Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Poème autographe
SOUPAULT PhilippePoème autographe avec nombreuses ratures. Sans date ; 1 page in-4°, à l’encre et au crayon. Il s’agit très certainement du premier jet du poème « Ode à Rome ».On joint la plaquette de l’édition de ce poème : « Ode à Rome », poème de Philippe Soupault, eaux-fortes de Sergio Ceccotti et Georges de Canino. Texte de Jean Leymarie. (numérotées et signées). Éditions Matarasso. Nice, 1983 ; 250 x 350 mm, petits accrocs en bas de la couverture du recueil imprimé. Tirage à 70 épreuves.« Ce n’est pas la beautéCe n’est pas la cruautéCe n’est pas l’antiquitéCe n’est pas la qualitéCe n’est pas l’intensitéCe n’est pas la majestéCe n’est pas la papautéC’est surtout l’amitiéC’est surtout l’humanitéqu’il fallait découvrirà Rome. »
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippeEnsemble de 25 cartes postales autographes signées, adressées à Ré Soupault. De 1961 à 1964. Ré et Soupault font des émissions, lui à la radio française (Strasbourg), elle à la radio suisse allemande (Bâle). Ainsi ils sont séparés et correspondent. « Je t’en prie, tâche de dominer la situation comme tu as su la dominer si souvent comique. Tu ne dois pas oublier que je suis avec toi. Il faut aussi que tu te souviennes qu’après la nuit, vient l’aurore. » ; « Je rentre lundi. On commence à tourner la deuxième partie de mon opéra. » ; « J’espère que tu ne regrettes pas trop Strasbourg. » ; « Tout s’est bien passé pour une émission. » ; « Que Strasbourg est joli en été. » ; « Je me repose dans ce pays très doux et très calme. » ; « Demain commence le concours des opéras, je pars donc pour Salzburg demain. » ; « Strasbourg est joli sous la brume du Rhin. J’espère que ton travail avance. » ; « Je prépare mon émission pour jeudi soir. Je pense revenir à la fin de la semaine. » ; « L’émission a bien marché mais je suis fatigué. » ; « J’espère que tu ne t’énerves pas trop. Moi, je me sens moins fatigué. » ; « Strasbourg au printemps est vraiment très belle. J’espère que tes dents vont mieux. » ; « Tout à l’air de bien marcher (je touche bois) pour mon émission de ce soir. » ; « Il fait très beau et je pense me baigner et me reposer. » ; « Je pars la semaine prochaine pour New-Haven (Yale) » ; « J’ai pris contact avec les gens de Yale que Haris ne connaît pas et qui ne connaissent pas H. Tout a été facile par une grande chance que je te raconterais. » ; « J’espère que tu as eu en Hollande le même temps que moi. » ; « Ce n’est pas ennuyeux... mais j’aimerais me promener dans un jardin calme et silencieux » ; « J’essaye de faire une cure de repos et de calme. J’en avais besoin. » ; « Je me sens un peu fatigué, peut-être à cause de l’altitude. » ; « Je suis encore très fatigué par ma grippe bronchiteuse. Mais il faut bien tenir le coup. » ; « Cette fois, il pleut sur Strasbourg et cela ne contribue pas à dissiper mon ennui. C’est aujourd’hui la grande corvée. » ; « J’ai fait un bon voyage et j’ai trouvé le soleil et la chaleur presque tropicale. » ; « J’ai essayé de te téléphoner mardi matin et mercredi matin et avant mon départ pour Strasbourg. » ; « Robert me soigne très attentivement » ; « Ma répétition a marché mais je suis un peu las de ces émissions. ».
Lettre autographe signée
SOUPAULT PhilippeLettre autographe signée, adressée à un astrologue. 21 février 1972 ; 1 page in-4°.« Je pense que l’astrologie est une science qui mériterait d’être étudiée avec le plus grand sérieux mais qu’il est regrettable qu’elle soit “exploitée” par des gens sans scrupules en abusant de la bonne foi des anxieux et des désespérés. L’astrologie est une des branches de la méconnaissance de la destinée humaine. »En post-scriptum, il rajoute : « Mon ami André Breton, à la fin de sa vie m’avait déclaré qu’il attachait de l’importance à la découverte de l’astrologie. »
Lettre signée
SOUPAULT PhilippeLettre signée, adressée à Lucien François. Paris, le 13 janvier 1928 ; 1 page in-4°. « J’attends donc votre revue et dès que je l’aurai regardée, je vous enverrai quelque chose qui me paraîtra plus intéressant pour vous. Je serai très heureux de faire une conférence à Bruxelles mais pour les conditions, je vous avoue très franchement, cela m’est très difficile de vous fixer, je ne connais ni le prix du voyage ni le prix des Hôtels. »
Lettre autographe signée
SOUPAULT PhilippeLettre autographe signée, adressée à François Di Dio. 20 février 1976 ; 1 page in-8°, enveloppe jointe. « Je viens de recevoir votre carte du 14.2.76. Je vous remercie de m’avoir indiqué le livre d’Alain Jouffroy. Je vais me procurer ce livre. J’ai été, moi aussi, enchanté de faire votre connaissance et celle de Nicole. J’espère que vos recherches sur le manuscrit des Champs magnétiques aboutiront. C’est un mystère... À bientôt, j’espère. »
Ensemble de 2 lettres autographes signées :
SOUPAULT PhilippeEnsemble de 2 lettres autographes signées :— adressée à [Mme Georges Lubin]. 7 février 1932 ; 2 pages in-8°. « Voici l’article sur les frères Karamazov Allez voir ce beau, très beau film. Il vous passionnera. Je fais un voyage passionnant. J’essaie de voir clair mais c’est terriblement difficile. L’Allemagne est pleine de contradictions et tellement différente de la France. Depuis quelques années que je ne l’avais pas revue et tout est complètement modifié. »— Adressée à Robert Denoël. « 21 septembre » ; 2 pages in-8°, enveloppe jointe. « Bien que n’ayant pas l’honneur de vous connaître personnellement, je me permets de remettre cette lettre à Madame Lubin qui est secrétaire de l’Europe nouvelle depuis le mois d’octobre 1929. Ayant eu par mes fonctions de chroniqueur à cette revue l’occasion de travailler maintes fois avec elle je sais les services qu’elle peut rendre. Elle est extrêmement bien au courant de tous les détails techniques de l’imprimerie et possède les qualités d’ordre, d’initiative, d’intelligence qui manquent trop souvent, je le sais par expérience aux secrétaires de rédaction. Elle vous dira elle-même ce qu’elle a fait et ce qu’elle est capable de faire. Je n’insiste donc pas mais je tiens à vous dire que si je lui donne cette lettre, c’est que je sais qu’elle serait une précieuse acquisition pour un journal ou pour un éditeur, son mari qui est un de mes amis est l’écrivain Georges Lubin dont vous avez sans doute apprécié Le terre a soif, un des meilleurs romans parus cet année. »
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé. Sans date ; 2 pages in-8° intitulé « La grande Vérité ».« Ce n’est pas l’avenir avec ses drapeauxNi le futur en robe blancheNi ce qui viendra demainComme un beau corbillard empluméEncore moins les hommes aux grands yeuxEt aux ventres plus grands encoreQue je regarde que je proposeUne tasse d’air fraisUne goutte de sangEt cette rencontre au bord de l’eauLe grand brouillard qu’est l’espoirL’inconnu comme une étoileTout ce que je devine et qu’il faut ignorerParce qu’il faut déjà l’aimer. »Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé. Sans date ; 2 pages in-8° intitulé « Et vous ».« Je suis cet hommeDont on dit qu’il est noirComme la porcelaineFragile comme l’encreRoux comme un zèbreDoux comme un tigreEt coeteraSes dents tremblentSon coeur tourneSes mains claquentSa tête batEt coeteraEt coeteraIl a le coeur sur les lèvresIl a le sourire sur la mainLes talons dans l’estomacEt coeteraEt coeteraEt coeteraSon cousin n’est pas le roiEt coeteraEt coeteraEt coeteraEt coetera »Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.
Dessin automatique au feutre. Signé et daté 1984
SOUPAULT PhilippeDessin automatique au feutre. Signé et daté 1984. 22,5 x 16 cm.Ce dessin a été offert par P. Soupault à Ré Soupault, sa femme. Il vient de recevoir fac-similé du manuscrit des Champs magnétiques publié par les éditions Lachenal et Ritter. (Archives de Ré Soupault).
Poème autographe signé « Litanies pour Ré ». 2 août 1979
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé « Litanies pour Ré ». 2 août 1979 ; 1 page in-8°.« Arc en cielAnge gardieninspiratriceexploratricesourirecourageuselucidevraieingénieusesoigneusegracieusejoliegénéreuseet j’en oubliePhilippe le maladroit2 août 1979. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT Philippe[Poésies pour mes amis les enfants]. 7 manuscrits autographes dont trois signés, [1976-1982] ; 8 pages formats divers. Bel ensemble de textes et poèmes du recueil Poésies pour mes amis les enfants (Lachenal & Ritter, 1983). — Page de titre autographe calligraphiée au feutre bleu, avec un petit dessin d’enfant collé. — Texte de la préface : Six ans. Pas encore l’âge de raison ... Soupault évoque une distribution des prix présidée par son grand-père, où les écoliers chantaient une comptine. « C’est ce souvenir qui m a incité à écrire quelques poèmes pour mes amies et mes amis des écoles, des lycées, des grandes écoles et des maisons de retraite ». — Poème La petite EmmanuelleVive comme une hirondellerépond au téléphonequand on sonneElle ne joue pas au ballonmais aux bulles de savonsans ruse et sans malicecomme sa grande soeur Alice.— Poème Véronique est maladetrop de marmelade...— Poème C’est demain DimancheIl faut apprendre à souriremême quand le temps est grisPourquoi pleurer aujourd’huiquand le soleil brilleC’est demain la fête des amisdes grenouilles et des oiseauxdes champignons des escargotsn’oublions pas les insectesles mouches et les coccinellesEt tout à l’heure à midiJ’attendrai l’arc-en-cielviolet indigo bleu vertjaune orange et rougeet nous jouerons à la marelle.— Poème Qui frappe à la porte...— Poème Bastien mon amioù sont tes bottes...
Manuscrit autographe signé « Ode à Paris ».
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé « Ode à Paris ». 1 page in-4°.« J’ai fui les quais de Paris le froid le vent la pluie de onze heurestout ce qui pouvait éteindre cette flamme rouge ou bleueJ’ai fui le remords des remordset ce qui gémissait doucement sous mes pas.J’ai fui Paris et ses boulevards peuplés d’ombresles demandes de projetsles regards des femmes indifférenteset ceux des statues des grandes têtes molles.J’ai voulu écouter ton souffle et entendre tes appelsParis capitale de ma jeunesse entourée des brouillards de l’alcoolet de cet opium malicieux qu’on goûtait avec un sourire aux lèvresalors qu’on s'éveille à midila tête ronde et le corps léger »...
Manuscrit autographe « Pour faire plaisir à une jeune femme ».
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe « Pour faire plaisir à une jeune femme ». 3 pages in-4°.« Pour faire plaisir à une jeune femme de mes amies qui prétendait vouloir me demander conseil et sachant bien qu’elle ne le suivrait pas, je suis allé assister à une présentation de collection chez un couturier à la mode. […] Je n’étais pas le seul représentant du sexe fort au cours de ce qu’on ne peut considérer que comme une cérémonie. […] On proclamait des noms étranges pour désigner des robes ou des manteaux. J’admirais comme un rival, l’imagination et le sens poétique de celles qui baptisent ces robes des grands couturiers. Certaines ont même de l’humour. […] Et maintenant je crois que je le regrette. C’était si mes souvenirs sont exacts, un si merveilleux spectacle ! ».
Poème autographe dédié à sa femme, intitulé « Anniversaire pour Ré »
SOUPAULT PhilippePoème autographe dédié à sa femme, intitulé « Anniversaire pour Ré ». 29 octobre 1981 ; 1 page in-8°. « Je voudrais te donner une couronne constellée de toutes les étoiles du firmament Je voudrais te donner les chants des rossignols de toute la terre je voudrais te donner ces silences de l'hiver les sourires du printemps les clartés de l'été les flammes de l'automne je voudrais te donner tout ce que je n'ai pas pu pas su te donner ma vie notre éternité. » Ce poème est paru dans Poèmes retrouvés (1982).
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé. 17 pages in-folio (29,5 x 20,8 cm), montées sur onglets. Quelques rajouts, relié demi-chagrin marron (30,5 x 23 cm), titre en lettres dorées sur le dos.L’ouvrage commence par la lettre d’envoi autographe signée, adressée à Claude Couffon. 21 avril 1985 ; 1 page in-8°, enveloppe timbrée jointe.« Vous avez souhaité conserver un manuscrit de votre ami Ph. S. J’ai donc cherché dans mes papiers et j’ai trouvé un manuscrit : un récit que j’avais rédigé et qui ne m’avait pas déplu. Des souvenirs d’enfance. Quand vous passerez à Auteuil, faites moi signe et je vous remettrai ces 17 pages. Toutes mes amitiés. Philippe Soupault. »Manuscrit intitulé « Pourquoi j'ai écrit des chansons »: « Retrouver ses souvenirs en écrivant des chansons est plus facile que je ne l’imaginais. Il fallait commencer par le commencement. Il fallait que je me souvienne que je suis né à Chaville, en été, près des bois près des arbres comme un écureuil d’ailleurs je crois que je ressemble à un écureuil) mais toutes les premières années de mon enfance je les ai vécues à Paris dans une rue qui s’appelait (et s’appelle encore) rue de la Bienfaisance, dans cette capitale du bruit où tous les sons, tous les cris, tous mes tumultes ont pour moi une puissance d’évocation presque douloureuse... » Soupault rêve devant sa fenêtre et attache une grande importance aux sons: « la rengaine de l’orgue de barbarie, les cris des enfants de l’école... » souvenirs de ces bruits que j’ai retrouvés dans les chansons que j’ai écrites plus tard ». Le manuscrit est entrecoupé de vers (ou de chansons ?) sur le marchand d’habits, les jours de la semaine, les allumettes, le rémouleur, la neige, la lune... enfin l’adolescence avec les réflexions des parents... Son écriture est emplie de nostalgie et nous incite au rêve. Nous ne pouvons retranscrire les nombreuses pièces en vers, nous n’en citerons que deux:Les Parents :« On voudrait les connaîtreRecherchons les enfantsles parents de enfantsles enfants des enfantsles cloches du printempsles sources de l’étéles regrets de l’automnele silence de l’hiver ».Et cette chanson « Pour la vaisselle :Aimons les fleurs et leur parfumAimons les surtout pour ellesles narcisses lilas ou jasminsNe pensons plus à la vaisselleSouvenons du romarinchoisissons les plus bellesla rose l’oeillet ou le thymNe pensons plus à la vaisselleN’oublions pas le plantinfleur aimée des coccinellesdes papillons ou des serinsNe pensons plus à la vaisselle »Et une autre encore : « Puisque l’on vous dit que les fleurs parlentN’écoutez plus les gigolosImitez donc les abeillesLes papillons, les coccinelles … » etc.« Mais je n’étais plus ce qu’on appelait un enfant bien que je n’ai jamais cessé d’être un enfant. Puisqu’un enfant pose toujours des questions, il fallait qu’on me réponde. Et on ne m’a pas réponduPhilippe Soupaultqui n’est pas responsable de l’orthographe, de la ponctuation ni de l’accentuation. Tant pis ! »













