Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé
ACHARD MarcelManuscrit autographe signé « M.A. », intitulé « Deux contes à la manière de Wilde pour parler d’Armand Salacrou ». Sans date ; 1 page in-4°. Il s’agit d’une chronique relative à une pièce d’Armand Salacrou. « Il était une fois un poète qui s’appelait Armand Salacrou. Et les hommes l’aimaient parce qu’il racontait des histoires. Oh de drôles d’histoire... Des histoires de roi triste, de casseurs d’assiette, de matelots, de figures de rire, de bonne de restaurant et de bonne amie d’empereur. Un drôle de corps, allez, avec un drôle de visage. Il prétendait que la mort seule d’un de ses héros l’avait pu préserver d’un suicide inutile. […] Un jour qu’il avait dit une très belle histoire dont le héros était un certain Patchouli, des enchanteurs très puissants décidèrent que ce rossignol là serait une grenouille. Ainsi fut fait. Et Patchouli, moins heureux que ses frères les contes devient une grenouille. Mais c’est depuis ce jour que les grenouilles sont poétiques. »
Poème autographe signé
AUBANEL ThéodorePoème autographe signé. 2 pages in-4°. « Viélo Cansoun ». Poème provençal qui semble issu des Filles d’Avignon.
Lettre autographe signée
CUSTINE AstolpheLettre autographe, signée de ses initiales, adressée à Mme Gay. Sans date ; 1 page in-8°, avec adresse. « Je reviens de chez Madame Recamier, qui est sans voix et ne bouge pas de chez elle, ni même descend de son canapé. Elle m’a chargé de vous dire qu’elle espérait que vous prendriez cette trop bonne excuse pour vous expliquer qu’elle n’aille pas vous inviter elle-même à venir chez elle dimanche prochain […] afin d’entendre une demoiselle qui vient jouer du piano devant M. de Chateaubriand. […] J’aime à aller chez elle et j’aime surtout à aller avec vous. »
Lettre autographe signée
PÉRIER Odilon-JeanLettre autographe signée, adressée à André Berge. « Lundi 8 février 26 » ; 1 page in-8°. « Il y a plusieurs mois que Marcel Arland m’avait demandé cet examen de conscience : je ne sais pourquoi, malgré la promesse que je lui en avais faite, je ne pouvais m’y mettre. […] Voici cet exercice. Pourquoi n’y joindrait-on pas le poème ? Cela ferait deux courts chapitres : explication, illustration. »On joint un poème autographe signé, intitulé « Examen ». 29 janvier 1926 ; 1 page in-4°. « Sans doute, il fait trop beau pour vivre avec prudence.Le ciel a sur la mer établi ses balances,Chaque chose se donne un air immaculé,Chaque être est à son corps doucement appuyé.[…]Tout occupé par l’orgueil,Ainsi se refuse un homme.Si la gloire est sa couronneIl en a le front glacé. »
Lettre autographe signée
CANSON Anne-Jacques-Barthélémy Barou de La Lombardière deLettre autographe signée, adressée au sénateur Boissy d’Anglas. Annonay, 26 juillet 1807 ; 2 pages 1/2 in-4°, adresse avec marques postales.Très intéressante lettre sur le monument dédié aux frères Montgolfier. Il a cherché des moyens plus économiques auprès de M. Duvet « Nous avons reconnu qu’il n’était point en aussi mauvais état que nous avions lieu de le craindre et il nous a paru qu’avec l’aide et les avis d’un platrier intelligent que nous avons icy, nous pourrions parvenir à nous passer de secours étrangers, à l’exception toutefois de ce qui regarde les changements d’inscriptions et la suppression des armoiries de la province que l’aigle tient dans une de ses serres. » Il propose d’envoyer la table à M. Durandé pour changer les inscriptions et l’aigle. « Si le monument ne portait pas déjà et le nom et le médaillon des frères Montgolfier, on aurait pu graver leur chiffre à la place des armoiries. […] L’ouvrier sur lequel nous fondons nos ressources est absent depuis quelques jours, mais ne tardera pas j’espère de revenir. Au moment de son arrivée nous nous emparerons de lui et nous haterons autant que possible la besogne. Il nous tarde de voir enfin élevé le monument qui a éprouvé bien des retards et des contrariétés. »
lettre autographe signée
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Lettre autographe signée adressée à ses amis André et Elisa Boutet. [Paris] Vendredi soir 3 août [1866] ; 1 page in-8° à son chiffre, enveloppe. Elle ne pense pas pouvoir revenir à Palaiseau avant la première répétition des Don Juan : « J’attends Maurice d’un jour à l’autre car on joue jeudi prochain. […] Je vous garderai deux loges, ou une loge pour les femmes et des places d’hommes. Passez chez moi, ami André je jour que vous voudrez entre 5 et 6. Je ne sors du vaudeville qu’à 5 ». Co-écrite par George Sand et son fils Maurice, la comédie Les Don Juan du village fut créée au théâtre du Vaudeville le 12 août 1866.
Aquarelle signée
FAIVRE voir ABEL-FAIVRE Abel, dit ABEL-FAIVREAquarelle signée, représentant une jeune femme au chapeau fleuri. Sans date ; 1 page in-4°.
Lettre autographe signée
DU CAMP MaximeLettre autographe signée, adressée à un violoncelliste, prénommé Paul. Paris, 31 juillet ; 2 pages 1/2 in-8°. Amusante lettre écrite pour une jeune femme amoureuse : « Mlle Judith Lion s’étant légèrement blessée la main droite dans son déménagement, me prie de lui servir de secrétaire ; je saisis en hâte cette occasion de vous serrer cordialement la main. » Il écrit ensuite sous la dictée de Mlle Lion une très jolie lettre d’amour. « Cher adoré, la joie a inondé mon cœur en recevant ta lettre. Ah ! comme tu es aimé de ta Judith et comme elle voudrait t’accompagner dans ce voyage afin de jouir de tous les triomphes qui vont t’accueillir. Je m’ennuie, je languis, je suis souffrante. Pourquoi n’es tu pas là pour calmer les tourments de ce cœur qui t’appartient. […] Tu me demandes s’il faut jouer à la roulette : non ! non ! cher Paul ! ; ne sais tu pas le proverbe : heureux en amour, malheureux au jeu ! Tu perdrais tout, crois moi, car nulle tendresse ne fut plus violente que la mienne. Je vois Brice quelquefois, il fait la cour à ma mère qui se la laisse faire avec plaisir. […] Ne fais plus de rêves affreux, je t’en conjure, crois en moi comme on croit en Dieu et n’oublie jamais que pour la vie et l’éternité, je suis à toi. Ta Judith. Écris moi ! Écris moi ! j’attends ta réponse avec impatience ! tes lettres seules me font vivre ! »
Manuscrit autographe signé
ACHARD MarcelManuscrit autographe signé. Sans date ; 2 pages in-4°, avec en-tête « Palace Hôtel Bruxelles ». Il s’agit d’une chronique relative au film de Douglas Fairbanks Le Masque de fer. Nombreuses ratures. « Je viens de voir le nouveau film de Douglas Fairbanks. Je vous prie de croire que c’est quelque chose d’extraordinaire. On l’a tiré, paraît-il, des œuvres d’Alexandre Dumas père. J’ai heureusement lu Dumas père. Et je puis vous affirmer qu’il n’en est rien. […] Louis XIII, le chaste ayant eu deux fils jumeaux d’Anne d’Autriche d’une sombre et d’ailleurs incompréhensible machination du perfide Richelieu qui avait remplacé le premier jumeau par le second. Les enfants grandissent. Ils se ressemblent d’une façon extraordinaire […] Louis XIV (c’est-à-dire le vrai — celui dont on vous a parlé, celui qui règne) est tout bon. Tandis que l’autre, le roi Louis XIV (c’est-à-dire le faux, celui qui ne règne pas) est tout mauvais. »
Lettre autographe signée
BEATON CecilLettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-4°.« You have beenvery kind in trying to get change out of the […] exchange. I want to thank you for the offer of your snapshots - a very great addition. A great many personal tributes to Alfred Lunt amount to such a glittering feeling ! I hope he realizes what a loss he as been ! »
Dessin au crayon de couleur rehaussé de gouache
MOREAU-VAUTHIER PaulDessin au crayon de couleur rehaussé de gouache (sur papier in-8° à en-tête de la Direction de l’architecture de l’Exposition Universelle de 1900).Esquisse du projet de statue surmontant la Porte Monumentale de l’E.U. de 1900 ; cette statue sera dénommée « La Parisienne ». Elle fut très controversée lors de sa mise en place par Moreau-Vauthier sur la porte conçue par l’architecte René Binet (cf. Illustration du 14 avril 1900 qui reproduit la statue), et fut rapidement déposée et n’a pas été retrouvée depuis.On joint divers pièces de ou concernant PMV :— Manuscrit autographe de PMV intitulé « Ode à René Binet » ; 2 pages grand in-4° ; pliures ; il y est question de la fameuse Porte Monumentale.— reçu de l’Exposition Universelle pour PMV.— 2 cartons d’invitation à l’exposition de ses œuvres à la Palette Française en 1924.
Lettre autgraphe signée
GÉROME Jean-LéonLettre autographe signée. Paris, 28 juin 1901 ; 1 page in-8°. Au sujet de l’aigle blessé à Waterloo. « Je vous envoi une épreuve de l’aigle qui doit être placé sur le champ de bataille de Waterloo à l’endroit où est tombé le dernier Carré de la Vieille Garde. Voulez vous avoir la bonté de l’offrir à sa majesté l’Impératrice, comme un bien modeste hommage, et lui dire toute ma reconnaissance ? »
Ensemble de documents
[COLBERT Jean-Baptiste].Ensemble de documents :— Affiche imprimée en 1672 lors de la réunion des Îles situées le long du Rhône au domaine de Claude Bazin, Seigneur de Bezons. Traces de pliure et restauration, avec une une apostille originale signée au bas de l’affiche. — COLBERT de TORCY Jean-Baptiste [1665-1746], diplomate de Louis XIV. Lettre autographe signée, adressée le 27 février 1701 à M. de Chaalons. 1 page 1/2 in-4°. — COLBERT de CROISSY Charles [Reims 1625-1696]. Lettre autographe signée, adressée en novembre 1648 à M. Chavigny. 1 page 1/2 in folio, avec adresse et restes de cachet de cire.— Ensemble de 2 lettres provenant de la Commission des monnaies et des médailles, adressées au graveur Farochon, à propos du projet exécuté par lui-même d’une statue de Colbert.
Ensemble de 6 lettres autographes signées
GANDON YvesEnsemble de 6 lettres autographes signées, adressées à l’écrivain Michel de Saint-Pierre. 1947-1955 ; sur 5 feuillets in-4° et 1 feuillet in-8°.1947 : Il évoque Le pré aux Dames « J’ai conçu l’idée de cette série dans le temps que j’écrivais Le Dernier Blanc. Le monde vacillait, et il était permis de penser que notre civilisation allait mourir, si elle était morte. Nous ne sommes pas beaucoup mieux en point aujourd’hui, et si le loisir m’en est donné, j’espère aller au bout de mon dessein. Dans les volumes suivants, j’élargirai mon cadre, dans la mesure du possible, en m’efforçant de rendre l’atmosphère où vécurent les diverses classes de la société française. J’écris en ce moment Ginèvre [roman publié en 1948 aux éditions Henri Lefebvre et ayant reçu le Grand prix du roman de l’Académie française la même année]. Ce sera chronologiquement, le premier volume de ma chronique, puisque son action se déroule au XIIIe siècle. Sept ou huit volumes suivront, s’il plaît à Dieu. » 1948 : « Vous êtes un ami précieux. Vous verrez, dans le prochain numéro de Plaisir de France — celui de juin — que je ne vous ai pas oublié. La mention n’est pas aussi longue que je l’eusse voulu ; mais on m’oblige à parler de sept ou huit volumes en une page, et l’on tique sur les nouvelles éditions ! […] J’ai écrit un peu plus de la moitié de Ginèvre, qui sera d’ailleurs sensiblement plus important que Zulmé par la longueur et aussi, je l’espère, la perspective. Je ne veux pas me presser inconsidérément. Il ne faut livrer à la consommation que des fruits mûrs. » 1949 : « J’ai téléphoné à Pierre Benoit qui est tout à fait d’accord. Il parlera lui même à Grasset ». 1950 : « Vraiment vous m’avez fait la bonne mesure ! Je reçois à l’instant le n° de Silhouette, où vous me glorifiez en long et en large. J’en suis tout ému et presque honteux. […] Notre littérature est en passe de rêver par défaut de style. Je viens d’écrire là dessus une nouvelle étude : Cent ans de jargon, ou de L’écriture artiste au style canaille, qui figurera dans une prochaine édition revue et augmentée de mon Démon. Qu’un jeune écrivain aussi comblé de dons que vous se soit engagé dans le glorieux régiment des stylistes me comble de joie. Et c’est pourquoi vous me compterez en toute circonstances parmi vos défenseurs. Vous m’avez demandé de parler de votre Montherlant. Vous verrez ce que j’en dis dans le prochain numéro de Plaisir de France (n° d’avril. […] Montherlant est un grand écrivain, et je ne crois pas que Demain il fera jour, soit une bonne pièce. Mais qu’importe ! Votre talent est éclatant. » 1952 : « Comment vous remercier pour ce magnifique article de Silhouette ? J’en suis tout confus. […] Mille soins m’accablent ces temps-ci, mais d’ici une huitaine, je pense y voir un peu plus clair. »
Lettre autographe signée
MICHEL LouiseLettre autographe signée, adressée à son ami Alexandre Roy. Londres, 28 novembre 1899 ; 3 pages 1/4 in-12, enveloppe timbrée jointe. Lettre écrite d’Angleterre où elle s’était réfugiée avec son amie Charlotte Vauvelle et le frère de cette dernière Achille Vauvelle, à son retour de déportation en Nouvelle Calédonie. « J’ai été heureuse de recevoir votre lettre hier au soir et je tiens à vous le dire de suite. […] Ne croyez pas que j’ai oublié ce que je vous avais promis, je voulais même plus, j’avais le projet de vous envoyer Kropotkine, sa femme et sa fille et je les avais prévenu tout était donc prêt et comme je devais passer huit jours chez eux, j’ai commencé par lire nuit et jour . Ensuite, voilà ou la chose devient fantastique, j’ai passé le reste du temps à chercher un chat que nous avions confié à leurs voisins pour effrayer leurs souris et qu’ils avaient commencé par effrayer lui-même si bien qu’il était perdu. J’ai eu la chance de le retrouver, mais cela me faisait une anxiété que Charlotte partageait […]. Nous serons à Paris le 8 décembre […] le sujet de la conférence est la concorde entre les peuples ». Elle termine la lettre : « Nous allons profiter de votre bonne offre pour les livres avec d’autant plus de plaisir, qu’après les avoir dévorés avant de partir, nous les laisserons au père et au frère de Charlotte pour les distraire ».














