Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé
CREVEL RenéLettre autographe signée [adressée à Georges Limbour ? ]. Sans date, écrite des Grisons en Suisse ; 4 pages in-4°. « Jai bien peu fait, bien peu pu faire à Munich. Jai juste été à Stadelheim [ ] Le gardien ma poliment prié de faire une demande de visite au Wittelsbach Palace. Là on aurait fait une enquête sur moi. Or, dabord je devais partir et aussi, il existe une loi qui veut que quiconque sest livré à des attaques contre le régime hitlérien dans son propre pays, peut être puni en Allemagne. Je nai pas essayé daller à Dachau. Limpression de Stadelheim, horrible. Cest une prison située dans un grand jardin. On sonne à la grille. Et la grille souvre comme une grille de château. Le gardien est une sorte de chef de gare suisse, ponctuel, atrocement administratif. Jy étais allé un jour de visite. Les visiteurs qui allaient voir leurs prisonniers faisaient (étaient bien forcés de faire des énormes saluts [ ]. Limpression à Munich, après lassassinat de Dolfuss était si lourde. On nichait des communiqués officiels, officiellement mensonges. Pas un journal étranger dans la ville. On respirait la guerre. Cétait atroce. Et dans le train, les gens qui, dès la frontière passée, se mettent à parler. Comme je voyageais en seconde jusquà certaine station suisse, la découvrait ferme le brave petit Dolfuss, etc., etc. Plus tard, en 3ème, les Suissards nétaient plus si cons. A constater que le sens de classe est une réalité, jai la même joie quà constater la lumière du soleil, chaque matin. À Stadelheim, je me suis présenté comme grand écrivain français, donneur de conférences à Berlin. Jai limpression que si je navais pas eu un nom à donner, ça aurait mal marché. Doù ma décision de ne pas aller à Dachau.»
Lettre autographe signée
GIONO JeanEnsemble de 16 lettres autographes signées, adressées à la Société des Auteurs et Compositeurs : [16 novembre 1953] ; 1 page in-4°. « Oui, en principe, autorisez toujours des demandes de théâtre damateur. Oui donc pour la société Amicale des Ardéchois et le Bout de la Route. » 15 novembre 1957 ; 1 page in-8°. « 40 000, alors donnons lautorisation, mais convenez que 7 000 francs français soit 7 francs suisse, ça ne payait même pas lencre ! Si les prix de ces messieurs sont à cet étiage, résilions, révoquons lautorisation pour lavenir. Mieux vaut ne rien gagner du tout plutôt que de travailler pour 7 francs. » 26 novembre 1957 ; 1 page 1/2 in-8°. « Bien reçu votre chèque dont je vous remercie. Je ne vois pas sur les bordereaux de règlement de toutes ces autorisations de radio que nous avons données précédemment, par exemple : 1. Autorisation du 1er juillet : 1. le Bout de la route [ ] 2. Lanceurs de graines, autorisation 6 mai, 3. Voyage en calèche ». 5 juin 1958 ; 1 page in-8°. « Tout à fait disposé à accepter le paiement de 300 couronnes danoises pour une émission sur La Femme du boulanger par la radio finnoise (votre lettre du 2 juin 58). Je suis étonné de ne pas avoir encore touché les droits radio de ma pièce de théâtre Domitien émise il y a deux mois. » 21 février 1964 ; 1 page in-8°. « Vous pouvez accorder lautorisation denregistrement du Bout de la Route. [ ] Aucun désir en ce qui concerne les acteurs. » 6 mars 1965 ; 1 page in-4°. « Daccord pour la Femme du boulanger version Pagnol pour Radio Canada. Daccord pour accorder à Monsieur André Picou de Levallois-Perret lautorisation de monter un livre-vivant avec Colline. À condition toutefois quil sagisse spécialement de spectacles destinés à Levallois. » 21 mars 1965 ; 1 page in-4°. « Dun divertissement romantique intitulé Le Voyage en Calèche, jai tiré une pièce de théâtre nouvelle intitulée La Calèche. Le texte est nouveaux aux deux tiers. » 28 mai 1965 ; 1 page in-8°. « Ci-joints les déclarations signées pour Domitien. Appliquez le taux habituel. » 5 mars 1966 ; 1 page 1/2 in-8°. « Merci de votre lettre mais elle ne me donne que des indications imprécises (ou erronées). Le montant total des recettes tel quil ressort des bulletins de recettes depuis le 10 décembre au 3 mars (moins les recettes du 20 janvier au 26 janvier que je nai pas) sélève à la somme totale de 589 424 F. » 11 mars 1966 ; 1 page 1/2 in-8°. « Votre explication ne doit pas être la bonne. Jai fait très exactement mon compte. Mes droits sélèvent du 10 décembre au 28 février inclus à la somme exacte de 69 580, 87. » 17 avril 1966 ; 1 page in-8°. « Vous devez être actuellement en mesure de me donner le montant de mes droits à fin mars. Jaimerais également savoir si la ville de Paris a versé la part de ses droits. » 6 juillet 1966 ; 1 page in-4°. « Mes excuses, jétais absent quand les contrats sont arrivés. Je rentre aujourdhui et vous les retourne signés aussitôt. » 17 janvier 1967 ; 1 page in-8°. « Merci de votre lettre. Voulez-vous être assez gentille de me faire envoyer un chèque de 50 000 F. » 28 janvier 1967 ; 1 page in-8°. « Je donne volontiers lautorisation pour 25 représentations environ de La femme du Boulanger au théâtre du Parc à Bruxelles . Mais dites-moi sil sagit de ma pièce de théâtre ou celle de Pagnol ? » 24 août 1967 ; 1 page in-8°. « Pour ma part, je consens à la diffusion de la Calèche pour Radio-Lausanne. » 21 septembre 1969 ; 1 page in-8°. « Pour la radio, pas pour la télévision, demandez le texte de la pièce Le Voyage en Calèche ou plus exactement la Calèche (car le texte diffère considérablement de celui du livre imprimé). »On joint un contrat imprimé signé entre Jean Giono et Georges Herbert pour la représentation de La Calèche dans plusieurs villes.
Lettre autographe signée
DUQUESNE Abraham, marquisLettre autographe signée, adressée au maréchal de Brézé, général des armées de Sa Majesté en Roussillon et Vice-Roi de Catalogne. Au bord du Macquayde dans le cap de Quiers 17 février 1642 ; 3 pages in-4°, adresse avec cachets de cire rouge aux armes sur lacs de soie jaune (petite déchirure avec manque affectant la signature). Il se plaint du procédé des galères, « lesquelles en mettant hier au soir en estat de sortir jenvoyay prier monsieur de Baume de ne point sortir sans lordre & que elles embaraceroit nos chalupes de gardes quy estoient dehors neanmoings il ne lessa de passer et sortir quoy que je leur fis tirer coups de canon. Cela nest pas suivre les ordres du Roy & de Son Eminence » De plus, au moment où les galères sortaient il apprit par une chaloupe de garde que quatre galères des ennemis étaient sorties de Collioure et longeaient la côte, mais il na pu les joindre à cause dun grand vent « Sy le vent nous permet je sortiray avec les vesseaux ce jourdhuy pour suivant les ordres de vostre Exelence demeurer autour de Rosse [Rosas] & nuire aux ennemis ». Autographe rare. On joint une longue lettre autographe signée de M. de Baumes (aux Medes 17 février) justifiant sa conduite et protestant contre la mauvaise action de Duquesne, « mieux en estat dagir dans un cabaret que dans une armée ».
Lettre signée
ENTRECASTEAUX Antoine-Raymond-Joseph de Bruni,Lettre signée, adressée à M. de Morassin. Pondichéry, 8 juin 1787 ; 1 page 1/4 in-folio. Afin de satisfaire à lapprovisionnement de M. de Morassin, dEntrecateaux signale « [...] que la frégate La Résolution ne séloignera pas de la côte de Coromandel jusquau renversement de la mousson, époque où elle ira à la côte de Malabar [...]. La frégate La Calipso ne prendra de vivres que jusquau mois de janvier prochain [...]. La Vénus doit être de retour en août [...] Jaurai lhonneur de vous prier, Monsieur, pour éviter toute discussion entre les différents bâtiments de vouloir bien régler la répartition du vin, 1° Daprès la quantité totale que vous comptez pouvoir vous en procurer dans le courant de lannée ». Texte rare de cette époque.
Importante correspondance adressée à son amie Yvette Rosenfeld, comprenant 10 lettres autographes signées, 14 cartes postales autographes signées, 2 cartes autographes signées, 2 télégrammes et un carton d'invitation avec apostille autographe signée
ÉDY-LEGRAND (Édouard Léon Louis Warschawsky, dit)Importante correspondance adressée à son amie Yvette Rosenfeld, comprenant 10 lettres autographes signées, 14 cartes postales autographes signées, 2 cartes autographes signées, 2 télégrammes et un carton dinvitation avec apostille autographe signée. [Suisse, Italie, Maroc, 1948-1966] ; Ensemble denviron 50 pages in-12, in-8° et in-4°, et 4 enveloppes avec suscription autographe. Lensemble permet de suivre lartiste dans ses pérégrinations à travers la Suisse, lItalie et le Maroc, où il vécut pendant une vingtaine dannées : Assise, 7 mai 1950 : « Ici, quoiquon en dise, peu dart, mais un étalage "romain" écrasant pour la fragile image du pauvre St François, dont la présence émouvante se retrouve néanmoins, dans de petits monastères des environs » ; Rabat, 21 avril 1952 : « Me voilà rentré, après un pénible voyage de retour (pénible, car le flotteur de mon carburateur, crevé dune façon invisible, ma laissé en panne 4 fois !!), et après de fatigantes dernières journées, accroché au mécanisme de ma voiture, défaillante pour les causes ci-dessus, hélas ! connues trop tardivement. Voilà des imprévus qui comptent, lorsquon voyage dans ces régions désertiques, et dune façon telle quils absorbent, à leur manière, la régularité des horaires et des travaux projetés. À Goulimine, jai dû faire venir un mécanicien dAgadir : il a trouvé la raison de la panne, et a fait sa soudure (pièce irremplaçable, et que lon doit faire venir de N. Y. - il sagit dun carburateur spécial, que fabrique que Chevrollet - chose inouïe !!) ». Quelques croquis dans les lettres et deux cartes à part tracées par lartiste pour représenter ses voyages au Maroc. La correspondance est accompagnée dune plaquette intitulée « Représenter le visage du Christ », portant un envoi autographe signé dÉdy-Legrand à Yvette Rosenfeld (4 novembre 1948), et dune carte autographe signée de Myriam Édy-Legrand (24 décembre 1972, 1 p. in-12). Plusieurs cartes portent des reproductions duvres de lartiste.
capitaine dartillerie à cheval
ÉCOLE FRANÇAISE DU XIXe HUILE SUR TOILE.Huile sur toile signée Taillade. Datée de 1850 ; 82 x 65 cm. Portrait en buste d'un capitaine d'artillerie à cheval [en uniforme portant épaulettes, giberne, cordon raquette, grenade, Légion d'honneur, ceinturon. Ancienne collection P. Benoit. Sur son chassis, non encadrée.
Lettre signée
PASTEUR LouisLettre signée. Villa Elysa, 1er janvier 1870 ; 1 page in-12. « Je vous ai envoyé hier une lettre d'affaires ; elle n'était pas plus tôt partie que j'ai beaucoup regretté son ton de mauvaise humeur, depuis le commencement jusqu'à la fin. Me souvenant de la bonté que vous avez eue de vous intéresser à ma santé, je me reproche de ne vous en avoir rien dit, et ces quelques lignes n'ont d'autre but que de m'excuser auprès de vous. »
Lettre autographe signée
DAVOUT Louis NicolasLettre autographe signée « Louis » adressée à sa femme. « Près de Presbourg», 2 juillet [1809] ; 2 pages 1/2 in-4°. « Je t’ai annoncé il y a quelques jours ma chère aimée l’envoi de 20 000 francs environ provenant de nos revenus de [...] Hanovre. J’avais espéré pouvoir réaliser les ordonnances qui m’aveient été envoyés sur les receveurs généraux françaisdans ces pays. La lettre ci jointe de Lenoir te prouvera que j’ai échoué. Je te l’envoie avec les ordonnances qui ne se montent qu’à 17 000 francs et non à 20 000 francs comme je le croyais. La lettre de Lenoir explique comment il faut s’y prendre pour faire acquitter les ordonnances. Ainsi je n’entrerai dans aucun détails. Tu as ma procuration qui est général et par conséquent suffisante pour toucher ces sommes. Hier soir j’ai passé une bonne soirée ayant recus tes lettres les 15, 18, 18, 21 et 22juin. Tous les détails que tu me donnes ma chere aimée, sur nos enfants me font le plus vif plaisir. Continue les ils me font trouver quelques fois avec eux et leur excellent et brave maman. Ce que tu me mandes ma chère aimée, de l’état de ta santée me trouble de plaisir des autres détails. Soigne la bien pour être prompteusement en état de venir joindre ton Louis. Il me semble que l’époque ou les circonstances le permettront s’approchent. »
Lettre autographe signée
CHATEAUBRIAND François René deLettre autographe signée, [adressée à la marquise de Castéras]. « Vendredi 28 avril 1821 » ; 1 page in-4°. « Ma première pensée a été de courir à la ferme ; puis les mille devoirs de la Diplomatie, sont venus m'arrêter. Dites, je vous prie, Madame la marquise à l'admirable princesse, que je n'aurai pas de plus grand bonheur que d'aller mettre mon respect à ses pieds. Malheureusement nous ignorons encore le jour [ ] ; mais il ne peut être éloigné. Mille tendres hommages. Chateaubriand. » Blanche-Marie-Elisabeth-Pola de Medina, marquise de CASTERAS SEIGNAN [Villa Carlos, Mahon, Minorque, 1777 - château de Seignan, 1844], demoiselle d'honneur de Marie-Louis-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre.
Manuscrit musical autographe signé
ROUSSEL AlbertManuscrit musical autographe signé. Circa 1928 ; 1 page oblongue (17,4 x 27 cm).Manuscrit d’une partie du Psaume LXXX op. 37.Manuscrit avec 10 portées, découpé d’une feuille plus grande, annotée au crayon par une autre main, comprend les cinq premières mesures de la partie Turn again o God, and cause thy face to shine, partition annotée pour trois voix (soprano, contralto et ténor) et pour piano sur un système unique de cinq portées, encre brune foncées, sous chemise demi-maroquin rouge moderne.Composé en 1928, ce psaume de Roussel a été publié à Boston et à New York en 1929. Le passage musical se trouve au signe de répétition 8 de la partition vocale de Birchard.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.Le Psaume LXXX op. 37 pour ténor solo, chœur et orchestre est une œuvre d’Albert Roussel.La version originale, composée d’avril à août 1928, repose sur le texte de l’Ancien Testament tel qu’il figure dans la traduction de la Bible utilisée par l’Église anglicane (ce qu’on appelle la King James Version). En effet la partition répondait à la commande d’un éditeur américain. Pour la version française qui a suivi peu après, Roussel a adopté avec quelques retouches le texte qu'on lit dans la Bible publiée par Louis Segond, d’un usage très courant à l’époque. La première audition en a été donnée à l’Opéra de Paris le 25 avril 1929 sous la direction d’Albert Wolff, à l'occasion d’un festival destiné à célébrer le soixantième anniversaire du musicien. La partie de ténor était tenue par Georges Jouatte.Sa durée d’exécution est d'une vingtaine de minutes.
Lettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe.
COCTEAU JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe. Santo-Sospir, St Jean Cap-Ferrat, dimanche [1959] ; 1 page in-8°.Pendant le tournage du Testament d’Orphée.« Mon Jeannot, c’était bien doux de t’entendre mais je préférerais t’entendre et le soir. Je me réjouis de notre trop brève besogne et je voudrais que tu penses à être terriblement beau (toi) et s’il y a barbe, une simple petite moustache grise. C’est ton visage à toi que je veux et si cela te convient. Madame Janet qui fait les faux yeux peux t’en préparer. On les applique sur les paupières. Madame Jan et est la fée des vitrines et sera près de nous pour les détails de masques, trop grossiers à l’écran. L’optique du théâtre n’est pas la même. Ne te fatigue pas. Je t’aime de me rendre solide et pas trop moche. Je t’embrasse. Jean. »
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus. 26 avril 1916 ; 2 pages in-8°.Belle lettre du front : « J’ai reçu hier vos lettres, celle acheminée à l’ambulance 13, et celle envoyée ici. J’ai reçu aussi tous les colis, les délicieux œufs de Pâques, le poisson, la mayonnaise. Tout cela est largement entamé. Les crèmes sont englouties. Je suis assez souvent privé de dessert. Je vous disais hier que je ne trouvais plus de remerciements. Je ne dis donc plus rien, mais n’en pense pas moins. Oui, oui, il faut que je dise encore quelque chose. Il faut que je vous dise ma joie, et ma reconnaissance, de savoir que l’état de Maman n’est plus grave. Édouard me le confirme. Je suis tout à fait heureux. Et le temps est splendide, et je vais repartir demain ; et je vais, peut-être bientôt, reprendre cette vie d’aventures, un peu fatigante mais si admirable. […] Il faut que je fasse mes malles, ou plutôt mes sacs. Écrivez-moi dorénavant à la 171, je vous prie. »
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus (la mère de Roland-Manuel). 29 juillet 1916 ; 1 page in-8°. Il a appris par sa mère que Mme Dreyfus avait eu un accident. Il l’espère rétablie mais se dit vivement inquiet. Il serait rassuré si elle pouvait télégraphier de ses nouvelles à M. Roger Noël à Chamouilly. «J’allais précisément vous demander pourquoi vous ne m’écriviez plus, quand j’ai reçu la lettre de Maman. Et cette lettre m’inquiète doublement, plus illisible que jamais, presque incohérente, au point que je me demande si ma pauvre maman n’a pas rêvé ce qu’elle m’y annonce. » Belle lettre.
Lettre autographe signée
HUGO Victor« La Voix de Guernesey ». Exemplaire imprimé daté « Hauteville House, novembre 1867 » ; 49,5 x 16 cm, déchirures et trous aux pliures. Exemplaire avec corrections. Avec au dos la mention autographe signée « A Eugène Pelletan Victor Hugo ». Ce poème, anticlérical et opposé au gouvernement de Napoléon III, fut composé par Victor Hugo après la bataille de Mentana (1867) au cours de laquelle les troupes Françaises et Pontificales mirent en déroute les Chemises Rouges de Garibaldi. Il conduisit à l’arrêt des représentations d’Hernani à Paris :« Ces jeunes gens, ces fils de Brutus, de Camille,De Thraséas combien étaient-ils ? quatre mille.Combien sont morts ? six cents. Six cents ! comptez, voyez. Une dispersion de membres foudroyés,Des bras rompus, des yeux troués et noirs, des ventres Où fouillent en hurlant les loups sortis des antres, De la chair mitraillée au milieu des buissons, C’est là tout ce qui reste, après les trahisons, Après le piège, après les guet-apens infâmes, Hélas, de ces grands cœurs et de ces grandes âmes ! Voyez. On les a tous fauchés d’un coup de faulx.Leur crime ? ils voulaient Rome et ses arcs triomphaux ; Ils défendaient l’honneur et le droit, ces chimères. Venez, reconnaissez vos enfants, venez, mères ! Car pour qui l’allaita, l’homme est toujours l’enfant. Tenez ; ce front hagard, qu’une balle ouvre et fend, C’est humble tête blonde où jadis, pauvre femme, Tu voyais rayonner l’aurore et poindre l’âme ; Ces lèvres, dont l’écume a souillé le gazon, O nourrice, après toi bégayaient ta chanson »…Grande rareté !
Manuscrit musical autographe signé. 6 pages de musique in-folio avec sa signature en haut
MILHAUD DariusManuscrit musical autographe signé. 6 pages de musique in-folio avec sa signature en haut.« Réduction des voix pour piano à quatre mains ».Sur la page de gauche intérieure de la chemise, envoi autographe signé « À Jacques Benoist Méchin, amateur de manuscrits, D.M. »












