Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 26 documents
INDE — BAHADUR Jagatjit Singh [1872 -1949], maharajah de Kapurthala.Ensemble de 26 documents. Intéressant et rare ensemble sur le dernier maharadjah de Kapurthala (Penjab).— 4 lettres signées du maharadjah de Kapurthala. 1934-1948, en français.— 12 lettres autographes signées du prince héritier, Karam, en français. 1945-1956.— Dewan Jarmani Dass et Mathra Das, secrétaires du maharadjah : 9 lettres autographes signées, en français.— Lettre autographe signée de Fernand Henri Labourdette.On joint divers documents dont une lettre autographe signée de Maurice Dekobra sur un voyage qu’il compte faire au Népal sous la protection du maharadjah de Kapurthala.Lot rare.
Lettre autographe signée
GIDELettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [Paris, 13 décembre 1888] ; 6 pages in-8°. « Vous devez penser de moi des choses affreuses ; que je vous ai pour le moins oublié. » Il s’excuse de ne pas lui avoir donner de nouvelles car il a été « terriblement occupé ces jours-ci […]. Les premiers jours, ne sachant pas ce qu’on avait à faire, je concluais que l’on n’avait rien à faire et je ne faisais rien : c’était logique mais faux. Les compositions sont arrivées. J’en ai été dispensé, mais pris d’un beau zèle, j’ai rejeté la dispense et j’ai voulu composer comme les autres. Il m’a fallu travailler beaucoup pour cela. Puis sont arrivés les devoirs […] Enfin, j’ai eu longtemps la tête sous l’eau et je commence à peine à reprendre haleine. Je ne vous cacherai pas que je m’ennuie terriblement au lycée. De 8 à 10, de 9 1/2 à 4 1/2 et le mercredi pour l’histoire de 8 à 11 1/2, nous ne quittons pas la plume des mains. […] Une chose fastidieuse aussi, c’est la morne torpeur des choses, des élèves. On parle des farces, des chahuts, des joies du lycée. Il faut bien que ceux qui en parlent n’aient jamais connu autre chose. […] Quant à vous venez me parler de “goûter les charmes du lycée” ! C’est à moi d’ébaucher (!) un sourire. […] J’ai terminé Jouffroy seulement, j’ai abandonné Cousin qui m’ennuyait et l’ai remplacé par le premier livre du Traité des sensations de Condillac que j’ai presque fini. J’ai lu depuis le Discours de Descartes, que je relis encore et le Traité de la connaissance de Dieu. »
Lettre autographe signée
MetternichLettre autographe signée adressée à un ambassadeur. Vienne, 14 décembre [1812] ; 2 pages in-4° sur un bifeuillet (papier bruni, pli central partiellement fendu avec petite déchirure, sans atteinte au texte). Quelques jours après la bataille de la Bérézina. Intéressante lettre concernant les positions des troupes françaises et celle de l’Empereur. Metternich envoie deux lettres à son correspondant : « Leur rapprochement avec les données que nous avons d'autres côtés n'est pas telle que je le désirerais. Je prie V.E. de confronter les données françaises & russes d'après le petit tableau ci inclus ; Elle se convaincra que le peu que nous savons de Wilna [Vilnius] ne contredit pas les nouvelles russes. Je ne parle que des positions respectives. Il y a encore dans la lettre de Monsieur le d. de B. du 29 novembre, deux circonstances qui m'inquiètent. L'une est celle qu'il ne cite pas de nouvelles directes de S.M. mais des nouvelles portées par un particulier, & qui se trompe sur la position des lieux. Si votre excellence consulte la grande carte du Conseil de guerre, elle verra qu'il y a contradiction in re entre les positions et les opérations. Studzanka [Studienka] où Sa Majesté doit avoir été le 27 (tandis que l'affaire de Wezlowo doit avoir eu lieu le 26) se trouve sur la rive gauche du Dniepr et plus près de Locknitza que Wezlowo. Vous ne trouverez pas Studzabka mais bien Staroi Borisow [Borissov], un peu au nord de Borisow. C'est avec une bien vive impatience, Monsieur l'Ambassadeur, que j'attends les premières nouvelles que V. E. recevra & qui je me flatte nous tirerons d'inquiétude ». En post-scriptum, il évoque une dépêche leur apprenant que le général de Latour-Maubourg est arrivé de Constantinople.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Ernest Legouvé. Jeudi matin 19 décembre [1838] ; 1 page in-8°, adresse au verso du second feuillet. À propos de l’aide financière que vient de lui apporter Paganini. « Oui, mon cher Legouvé, tout cela est vrai ; mais vous êtes l’homme du monde que la noble action de Paganini doit le moins étonner. Remerciez-bien pour moi Mme Legouvé de l’intérêt qu’elle a pris à cet heureux incident de mon roman »… Berlioz avait donné au Conservatoire, le 16 décembre 1838, un concert auquel assista Niccolò Paganini. Après avoir entendu Harold en Italie, le violoniste adressa une lettre louangeuse au compositeur, avec un reçu pour toucher la somme de 20 000 francs. Ce don, important, provoqua toutes sortes de remous et de commentaires dans le milieu artistique. Quant à Ernest Legouvé, qui avait également aidé financièrement son ami - à une moindre hauteur - il se vit dédier l’ouverture de Benvenuto Cellini en janvier 1839.
Pièce autographe
RAIMU (Jules Muraire, dit)Pièce autographe. [1931] ; 1 page in-4°.Casting proposé par Raimu pour l’adaptation cinématographique de Marius.Raimu dans le rôle de César, Charpin dans le rôle de Panisse, Berval dans le rôle de Marius, Vilbert dans Escartefigue, etc.Antonin Berval ne sera pas retenu malgré le soutien de Raimu.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à son amie Misz Hertz, épouse de Léopold Marchand, l’adaptateur de Chéri et La vagabonde. Sans date ; 4 pages in-4°, sur feuilles de couleurs différentes. Très belle lettre : « Notre indistinctible beau temps a cédé — depuis six mois et plus — la place pendant trois heures à un bel orage calme et ruisselant, qui enchante la verdure, et il fait plus beau encore, et l’odeur des pins, de l’eucalyptus et les feuilles de figuiers tonitrue, si j’ose écrire. J’ai vendangé ! Ma Misz ! Avec ma fille, avec Maurice, avec Pauline et Louise, avec mes vignerons et dix vendangeurs, des vendangeurs de Provence, c’est-à-dire assez opéra comique sans leurs propos étonnants. Trois petites sœurs noires, ambrées, très jolies, faisaient plaisir à voir. Me voici dans une étrange solitude, sans Maurice et ma fille vient de partir pour le Limousin, avec Pauline qui pleurait pour ses vacances. Je ne sais pas encore bien quel goût cette solitude va avoir, pendant une dizaine de jours au moins. Je m’accroche ici pour essayer de travailler. […] J’ai l’électricité ! Partout ! C’est une fête ! et je vais me ruiner avec l’eau ! Mais ce sera si bien... Je te prête la petite maison de ma fille, tu sais. Elle est si gentille ! (la maison, et la fille aussi) Misz, écoute : “page 29”, voilà ce que j’ai fait en deux mois. Je suis désespérée. (Mais j’ai appris à me mouvoir sous l’eau, et à me tenir debout sur les mains au fond de l’eau. Compensation. Un nouveau et charmant petit chat règne ici. Je le rapporterai car c’est une chatte, et tu le trouveras aussi joli que les premières. […] Nous avons ramassé un joli crapaud, la nuit, dans mes mains, il a jeté deux ravissant cris de cristal, je lui ai rendu sa liberté, tu penses. Mais quelle voix ! »
Lettre autographe signée
MONTPENSIER Anne-Marie-Louise dOrléans, duchesse de (dite La Grande Mademoiselle)Lettre autographe signée, adressée à sa tante Marie-Christine de France, duchesse de Savoie. [Paris, fin octobre 1638] ; 1 page in-4°, adresse autographe sur la 4e page et deux jolis petits cachets de cire rouge sur fils de soie rose. Rare lettre écrite à l'âge de onze ans, à l'occasion de la mort (4 octobre 1638) du jeune duc François-Jacinte, fils et successeur de Victor-Amédée Ier. « Madame ma tante, Je desires estre ases heureuse pour vous pouvoir consoler de votre perte et vous y soulager et servir comme j'y suis obligee », etc. Mme de Montpensier a pris part à la Fronde jusqu'à faire tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales pour défendre Condé.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier ancien gaufré avec une chromolithographie représentant un bouquet de fleurs.« Silencieux petit Claude, tu n’es pas malade, au moins ? Je suis inquiète. J’émerge d’un sacré remous de travail. Rejointe par “Marivaux” sur qui j’avais trop peu d’avance, et forcée de soutenir quand même mon feuilleton de critique... Quel métier. Il m’est toujours nouveau, pas ses dures surprises seulement. Nous t’embrassons, mon petit Claude, tendrement. Paris, l’hiver est affreux. Ta vieille amie, Colette. »
Lettre autographe signée
NUNGESSER CharlesLettre autographe signée, adressée à sa mère. Tucuman, 31 décembre 1912 ; 6 pages in-4°.« Chère Maman, Voilà trois semaines que je n'ai pas écrit et le temps commence à me paraître long, mais en échange j’ai pas mal de nouvelles à t’apprendre. Dans la dernière lettre que je t’ai écrit, je te parlais déjà de mon départ de l’estancia Santa Adela et ce départ n’a pas été tout seul. Mon oncle ne voulait absolument pas que je quitte la maison mais tu comprends bien que je ne suis pas ici en Amérique à 16000 km de ma mère pour gagner 15 pesos par jour en faisant le pion (domestique) de Monsieur Émilie Hautcoeur, bref j’attendais toujours à la casa dans l’espoir des melons, je comptais pouvoir les vendre et en retirer au moins 1500 à 2000 p. et pour comble de malheur ces maudits melons que j’ai eu tant de mal à planter ne valent rien, la semence n'était pas de melon, elle était de cayotte, une plante qui ne se vend pas et tu juges de ma colère quand j’ai su cela. […] Enfin bref toujours est-il que j’ai demandé à mon oncle de partir à Tucuman. À la suite de cette demande, une scène violente s’est produite entre nous deux. Il m’a traité d’insolent, m’a dit qu’il m'avait recueilli, en un mot, j’ai fait ma malle, ma valise et suis parti à Tucuman avec 5 piastres en poche, résultat d’un travail acharné de trois mois. » Sur la recommandation du consul de France, il s’est fait présenter à plusieurs millionnaires de Tucuman. « Monsieur René Hileret m’a dit simplement :“Jeune homme, j’ai trois autos, entre autre une automobile Bayard Clément de 50 chevaux qui n'a jamais marché, si vous pouvez me faire marcher le moteur, je vous prendrai comme mon mécanicien et vous donnerai 180 piastres pour commencer.” Il y a exactement onze jours que je travaille. J’ai démonté l’auto pièce par pièce et j'ai le plaisir de t’annoncer que je suis définitivement chez lui. […] Pour essayer l’auto, il m’a dit de le conduire avec sa fille, une charmante américaine de dix-huit ans dans une montagne à Vio-Etoguès. Moi qui n'ai peur de rien, je t’assure que je n’étais pas à mon aise. La première fois que je conduis une voiture en Amérique, c’est pour monter à 1500 mètres par des chemins épouvantables et toujours au bord de précipices dont on ne voyait pas le fond. Ces Américains sont extraordinaires de sang-froid au bord des précipices. Mlle Grimault chantait, lui lisait le journal avec un chauffeur qui conduisait leur voiture pour la première fois et ne m’ayant jamais vu conduire, c’est réellement extraordinaire. […] Je leur ai montré mon brevet de pilote et il n’aurait rien de drôle qu’il achète un aéroplane. […] J’ai quatre pions pour laver les voitures et astiquer les cuivres ; je vais me promener en auto pour essayer les moteurs une partie de la journée. […] Tu ne vas pas me reconnaître quand tu vas me revoir. Je t’assure que je prends le genre tout ce qu'il y a de plus américain. Autant j’étais bouillant et emporté en quittant la France, autant je suis calme et de sang-froid maintenant. »
Dessin original à la plume signé et daté
VIOLLET-LE-DUC Eugène-EmmanuelDessin original à la plume signé et daté. 17 mai 1854 ; 158 X 245 mm. Vue d’une place fortifiée, à vol d’oiseau, entourée d’eau sur la gauche. En haut à gauche, tête de serpent dessinée à la plume avec soin. Très jolie pièce.
lettre autographe signée
METTERNICH Clemens, prince deLettre autographe signée adressée à un ambassadeur. Vienne, 14 décembre [1812] ; 2 pages in-4° sur un bifeuillet (papier bruni, pli central partiellement fendu avec petite déchirure, sans atteinte au texte). Quelques jours après la bataille de la Bérézina. Intéressante lettre concernant les positions des troupes françaises et celle de l’Empereur. Metternich envoie deux lettres à son correspondant : « Leur rapprochement avec les données que nous avons d'autres côtés n'est pas telle que je le désirerais. Je prie V.E. de confronter les données françaises & russes d'après le petit tableau ci inclus ; Elle se convaincra que le peu que nous savons de Wilna [Vilnius] ne contredit pas les nouvelles russes. Je ne parle que des positions respectives. Il y a encore dans la lettre de Monsieur le d. de B. du 29 novembre, deux circonstances qui m'inquiètent. L'une est celle qu'il ne cite pas de nouvelles directes de S.M. mais des nouvelles portées par un particulier, & qui se trompe sur la position des lieux. Si votre excellence consulte la grande carte du Conseil de guerre, elle verra qu'il y a contradiction in re entre les positions et les opérations. Studzanka [Studienka] où Sa Majesté doit avoir été le 27 (tandis que l'affaire de Wezlowo doit avoir eu lieu le 26) se trouve sur la rive gauche du Dniepr et plus près de Locknitza que Wezlowo. Vous ne trouverez pas Studzabka mais bien Staroi Borisow [Borissov], un peu au nord de Borisow. C'est avec une bien vive impatience, Monsieur l'Ambassadeur, que j'attends les premières nouvelles que V. E. recevra & qui je me flatte nous tirerons d'inquiétude ». En post-scriptum, il évoque une dépêche leur apprenant que le général de Latour-Maubourg est arrivé de Constantinople.
Lettre autographe signée
BUFFET BernardLettre autographe signée [adressée à l’atelier de gravure Lacourière-Frélaut]. Sans date ; 2 pages 1/2 in-4°. Il remercie ses correspondants pour leur lettre et de leurs vœux. « Je vous envoie les bons à tirer. Le coq est bon à tirer — Le port avec l’hôtel est aussi bon à tirer. L’autre port avec la digue, j’aimerai retoucher la plaque avant que vous continuiez le tirage. Je vois que vous avez pris le phare pour la gravure pour vous — mais c’est une autre que je vous réserve qui va vous arriver ces jours-ci et qui est plus grande et meilleure. Le phare va aussi au Japon et vous serez gentil d’en tirer 10 aussi et de me la retourner comme le bon à tirer pour que je la retouche. Je vais aussi vous demander de tirer l’affiche pour mon exposition. Je vous enverrai la plaque avec la vôtre. »
Lettre autographe signée
CHARLET Nicolas-ToussaintLettre autographe signée, adressée à Marie Dorval. Sans date ; 3 pages in-8°, avec adresse et cachet de cire. Très belle lettre d’amour. « Je sors de l’église, ma bonne Marie, et j’y ai prié pour vous et pour moi. J’ai demandé dans toute la sincérité de mon âme que vous soyez heureuse ici-bas et là-haut. Vous savez, ma bonne amie, que l’amour que je ressens pour vous n’a rien de bien sensuel, il m’a été inspiré par le désir de vous amener à croire ce que je crois et à contribuer ainsi à calmer les chagrins inséparables d’une vie comme la vôtre. Je puis donc vous dire sans crainte que cet amour est violent, car je ne désire rien avec autant d’ardeur et de conviction et je suis persuadé que vous me croyez. Lisez bien la lettre de ma mère. Elle prie pour vous en même temps que pour moi, et ses prières sont meilleures que les miennes. Je ne doute pas qu’elle n’obtienne ce qu’elle me demande et que tout cela ne vous porte bonheur, si vous voulez vous y unir d’intention. Savez-vous, Marie, que c’est une chose digne de respect qu’une religion, qui vous porte à vous demander pour les autres ce que l’on regarde comme le bonheur et que cette religion est une chose bien consolante puisque la charité en est la base. Mais vous me comprenez à [mot absent] et j’espère que Dieu touchera votre cœur. Adieu, je vous aime de toute mon âme, Charlet ». Lettre d’amour très émouvante.
Lettre autographe signée
MAILLOL AristideLettres autographes signées adressées à l’éditeur Hellen. Banyuls-sur-Mer, 14 janvier 1931 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée jointe. « J’ai reçu le jour de mon départ de Villefranche votre lettre et le talon de votre chèque. Mlle Pamanant partait le lendemain. Je lui ai remis votre lettre et le talon qu’elle vous renverra j’espère mais elle n’aurait encore rien touché. Je crois aussi qu’elle sera en correspondance avec vous et que vous pourrez réclamer […]. Mais envoyez-moi je vous prie la litho que vous avez oublié de m’envoyer pour que je vous l’expédie tout de suite. Je ne pouvais vous envoyer le bon [à tirer] tel que vous l’avez envoyé car c’est justement celle qui manque qui est difficile à placer. J’attends donc votre gravure. »
Tapuscrit signé
GLEIZES AlbertTapuscrit signé, avec corrections autographes. « Cubisme. Vers une conscience plastique. Essai de généralisation II ». Septembre 1925 ; 15 pages in-4°, taches d’humidité sur le bas de certaines feuilles. Texte français de Kubismus, Bauhausbücher, Munich. Important document dans lequel Gleizes développe les principes du Cubisme.On joint un tapuscrit avec nombreuses corrections autographes « Kubismus - Eine neue gestalterische Erkenntuis Versuch einer Verallgemeinerung ». 90 pages in-4°, en allemand, tache sur le bas des pages sans grande importance.













