Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettres autographes signées
MASSON AndréEnsemble de 7 lettres autographes signées, adressées à Hubert Juin :— « Le Tholonet, 25 septembre 1954 » ; 1 page 1/2 in-4°. « Cher Hubert Juin. J’ai relu avec l’optique curieusement nouvelle — comme toujours — de l’imprimé, votre article. Vraiment je le trouve très bien et très courageux. À part le grand intérêt de vos vues il y a, en passant, un portrait du peintre qui sera trouvé ressemblant par tous ceux qui le connaissent vraiment. J’en suis sûr. Serez-vous à Paris en octobre ? J’y fais une exposition à la galerie Leiris le 20. Vous verrez comme vous avez raison : je suis ailleurs, à perpétuité ! Merci et bien cordialement à vous. »— Aix-en-Provence, 30 juin 1958 ; 3 pages in-4°. « Votre lettre m’est parvenue après bien des détours. C’est que ces derniers mois, j’ai été à l’étranger, en Suisse, en Italie. Je l’ai donc trouvée hier à mon retour. Je suis très heureux que vous ayez bien voulu vous pencher encore une fois sur mon travail. (À ce propos avez-vous reçu le catalogue de ma dernière exposition à Paris où tout est reproduit ? Si vous ne l’avez pas, je vous le ferai envoyer par la galerie Louise Leiris !) Pour l’éditeur... je ne suis guère “à la coule” comme on disait autrefois. Mais j’y songe ; peut-être cela intéresserait Les Éditions de Minuit […]. Pour les Editions de Minuit, j’ai été un peu en rapport avec Limbour. Au moment de la fabrication de L’Érotisme de Georges Bataille, pour les illustrations. […] À propos des Entretiens, il y a des coquilles très malchanceuses et impossibles à “rectifier de soi”. Par exemple : Géricault au lieu de Chirico […] Héraclite qualifié de vrai socratique au lieu de présocratique. »— « Aix-en-Provence 14/08/59 » ; 2 pages in-4°. « Cher Hubert Juin, Pour être en retard, ça, je le suis (trop avec vous). C’est en rangeant des lettres que je me suis aperçu que je ne vous avais pas encore répondu. Votre lettre date du 14 juillet, mais je croyais y avoir répondu à Paris. Mon excuse est d’avoir été tourneboulé ces temps derniers, assez fortement. Donc bien entendu je serais content de cet entretien que vous envisagez pour le n°4 des Cahiers du Musée de poche. Pour la collection Oswald : dessins de peintres bien volontiers aussi. En novembre dites-vous — mais quand vous faudrait-il les documents ? En tout cas si vous allez à la galerie Louise Leiris 47 rue de Monceau mon ami […] qui est là tout l’été vous accueillera. (Je lui écris à ce sujet.) Ils ont un grand nombre de photos de mes dessins de toutes les époques. Je serais à Paris vers la fin de ce mois (sans doute du 26 août jusqu’au 6 septembre) puis retour à Aix et reviendrais dans les premiers jours d’octobre. J’ai lu avec grand plaisir vos quatre poèmes, je les trouve très beaux et vous en reparlerais cet automne. […]. Nous sommes presque voisins, en effet ! »— Aix-en-Provence, le 8 décembre 1959 ; 2 pages in-4°. « Merci, grand merci, bien qu’en retard pour la belle plaquette que vous m’avez envoyée. C’est à la fois un poème et une esthétique. Et puis vous m’y introduisez d’une manière qui me plaît, et vous ne vous êtes pas trompé la Manière de dompter la vache ! […] Mais je pense qu’un jour prochain, je pourrai voir quand même les œuvres de Silva. Les dessins reproduits (un peu zénistes ma foi) m’en donnent bien envie. »— Le Tholonet, 24 octobre 1962 ; 2 pages in-4°. « Cher ami, Voyages imprévus, détours de la poste et c’est ainsi que je réponds si tard à votre lettre du 17. Hélas, je ne serai pas à Paris avant les premiers jours de décembre, donc comment faire pour votre échantillon ? D’autre part je me sens un peu embarrassé pour parler de La décision au défit que je n’ai d’ailleurs pas sous la main à Aix, mais à Paris. Je regrette, croyez-le bien. Votre lette m’est parvenue alors que je terminais la lecture de La cimenterie que j’aime beaucoup. Pas de vrai roman sans poésie, au fond. Et quel beau rêve vers le mitan du livre ! […] J’ai eu des épreuves de couleurs pour notre livre (des U.d.P). C’était bon je crois ; une seule correction demandée, celle-ci dans Migration vers la source : le “champ” est trop bleu, il doit être plus gris, afin qu’apparaisse la tache bleue (la source) sans quoi ce tableau est désaccordé, n’est plus rien. »— Paris, le 21 septembre 1964 ; 2 pages in-4°. « Merci deux fois. 1.) Pour l’envoi du poème. 2) Parce qu’il est très beau. Je voudrais bien le voir imprimé, ce qui ne tardera pas je pense. Vous savez bien mon cher ami, qu’une oeuvre peinte n’a de sens (vivant) que s’il rencontre un écho. Faut-il que cet écho “ressemble” ? oui et non. Oui puisqu’il est bien qu’il soit un “miroir journal”, non : parce qu’il est bon de prolonger librement une peinture. Je m’embrouille ! Mais au fond je ne crois qu’à la nécessité pour un travail, peint, écrit ou sculpté, de rencontrer cet écho là. L’oeuvre enterrée ne peut pas vivre. ( C’est une stupéfaction, et je ne suis pas le seul, d’assister à la remontée de Rouault qu’elle soit telle, mais il ne faudrait pas l’être car pas un concours peu ordinaire de circonstances […] cette oeuvre fût vraiement mise sous le boisseau. Si vous ne l’avez pas vue au Louvre, j’espère que vous la verrez à votre retour à Paris. »— « Route de Cézanne, le Tholonet, par Aix en Provence, 16 juillet 1984. » « Votre article est excellent. Mais l’avez-vous déjà envoyé à Critique ou m’en laissez vous le soin ? Si vous l’envoyez vous-même adressez le à J.B Piel, c'est lui qui s’en occupe. (Je l’ai eu ces temps derniers et il m'a dit attendre vos pages). À bientôt dans le midi ou à Paris en Automne. […] Ps : Ce que j'aime le mieux avec la provence c'est la Bretagne. J’ai eu vécu un peu autre fois. Ètes-vous prêt de Carnac et de la côte sauvage de Quiberon ? » — Manuscrit autographe intitulé “Note sur mes dessins”. Sans date ; 2 pages in-4°, au crayon noir. « Dessins spontanés, noir sur blanc, ou blanc sur noir. Ces dessins trouvent leur fin en eux-mêmes. Parfois recensés en albums, édités ou non. Leur “manière” n’est pas nécessairement la même que celle des tableaux contemporains de ces dessins, ni de celle des “esquisses” en vue de tableaux. Ainsi en 1941, aux Etats-Unis, je continuais une suite de dessins, commencés en France, qui devaient constituer par la suite un album intitulé Anatomie de mon Univers ; ils sont d’une esthétique très différente des esquisses faites à la même époque annonçant des tableaux de 1941 à 1945, qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler maintenant ma “période américaine”. Ces dessins “au trait” ou “hachurés” noir sur blanc ou blanc sur noir, sont donc ceux qui ressortissent plus généralement à la spontanéïté pure (exemple : premiers dessins surréalistes de 1924-1925). Les dessins en vue de tableaux sont la plupart du temps exécutés soit au lavis, au crayon, ou avec des “frottis” de fusain, de pastel, parfois réhaussés d’encre ou de gouache ; rarement “au trait”. »On joint deux lettres de la galerie Louise Leiris adressées à Henri Juin.
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à Jean-Baptiste Millet. Barbizon, 7 novembre 1866 ; 2 pages 1/2 in-8°, fente restaurée. Très jolie lettre concernant les activités de son frère Jean-Baptiste, peintre et graveur. « J’ai reçu il y a quelques jours un mot de Ziem [le peintre Félix Ziem] ayant pour but de me dire qu’il a parlé de toi à un de ses amis qu’il appelle le docteur Gruby qui peut-être te fera faire certains travaux mais je ne sais quels. Présente-toi donc dimanche prochain de la part de Mr Ziem chez ce docteur Gruby [David Gruby, médecin qui eut de nombreux écrivains et artistes parmi ses patients] rue Lepic (qui était rue de l’Empereur) n° 100 à Montmartre... Tâche de bien savoir ce que ce monsieur veut te faire faire avant de prendre un engagement avec quelconque avec lui. Sensier [Alfred Sensier, historien, critique et marchand d’art] m’a dit que tes eaux-fortes n'ont pas réussi comme tu l’aurais voulu et qu’il est survenu des accidents à la morsure. Sont-ce des choses réparables ? Est-ce toi qui les a fait mordre, ou Bracquemond [le graveur Félix Bracquemond] ? Tillot [le peintre, collectionneur et critique Charles Tillot] m’a dit qu'il t’a demandé un dessin de quelque chose de Bibliothèque (je crois du moins que c’est de là). Fais-le si tu en as le temps. Il le demande... Rien de neuf ici. Les migraines ne me quittent pas d’une minute, et très souvent me font horriblement souffrir. Tout le monde va, du reste, passablement. Hunt [le peintre et collectionneur américain William Morris Hunt] est à Paris. Il a passé ici et est resté avec nous à peu près une demi-heure. Nous vous embrassons bien tous... »
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée [adressée à léditeur musical berlinois Eduard Bote and Gustav Bock]. Paris, 13 octobre 1864 ; 2 pages in-8.« Je nai pas reçu lexemplaire que vous mannoncez de votre édition de Béatrice et Bénédict. Je viens décrire à Mr Koennemann [le compositeur Mi os aw Koennemann, chef dorchestre régulier du festival de Bade où fut créé Béatrice et Bénédict] de vous envoyer les premières feuilles de la grande partition. Jai écrit aussi à Mr Pohl [le critique musical Richard Pohl, favorable à Hector Berlioz et qui traduisit en allemand le livret de Béatrice et Bénédict], bien persuadé quil ne fera aucun cas de ma lettre ; cest la cinquième fois que je lui écris sans obtenir de réponse. En conséquence, si vous nobtenez pas de lettre de lui dici à 0 jours, veuillez men informer ; je vous enverrai alors le dialogue français que vous pourrez faire traduire en allemand sous vos yeux à Berlin. À laide de la pièce de Shakespeare (Much ado about nothing) traduite par [August Wilhelm] Schlegel, il y aura seulement à copier en beaucoup dendroits et cela prendra à peine trois jours. Je ne sais pas ce que vous avez demandé à la direction de Stuttgardt pour ma grande partition ; veuillez me faire savoir si votre proposition a été acceptée et ce qui me reviendra sur cette somme. Votre tout dévoué, H. Berlioz. »Hector Berlioz composa son opéra comique Béatrice et Bénédict sur un livret dÉdouard Plouvier largement remanié par ses soins, daprès la pièce Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare. Loeuvre fut créée en août 1862 à Bade.
Lettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte
BONAPARTE Louis, comte de Saint-LeuLettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte. Florence ce 28 janvier 1836 ; 1 page in-4°. « Ma chère Maman, Comme je l'avais prévu Caroline avait reçu de vos nouvelles et m'en a données. J'ai vu Jérôme qui est très gras et très bien portant. Charlotte aussi n'est pas mal, je n'ai pas pu encore voir Julie malgré ma bonne volonté, mais j'espère que la fin de l'hiver améliorera l'état de mes jambes. Cependant nous sommes encore ici au milieu de l'hiver ; le vent est au nord et très vif, mais je me ménage tant que je puis & je ne sors pas. J'a reçu vos deux lettres du 21 & du 26 à la fois ; je vous remercie doublement, ma chère Maman, de ne m'avoir pas oublié comme je le craignais. Je ne voudrais cependant pas que vous vous fatiguassiez en écrivant à tous à la fois ; il suffirait que vous écrivissiez à l'un de nous. Adieu ma chère Maman, je vous embrasse de tout mon coeur ; je vous prie de faire mes amitiés à mon Oncle et suis pour la vie Votre très affectionné et très dévoué fils. Louis »
Gouache sur papier froissé.
KIJNO LadislasGouache sur papier froissé. Signée. 54 x 38 cm.
Rare lettre signée des trois exécuteurs testamentaires
MONTHOLON BERTRAND MARCHAND.Rare lettre (rédigée par Bertrand), signée des trois exécuteurs testamentaires, adressée au comte de Lavalette. Paris 2 mai 1823 ; 1 page in-4°. Sur le legs de Napoléon. « Nous avons l'honneur de vous adresser un mandat de la somme de 400 francs. Vous recevrez ainsi pour 1822 les intérêts de cinquante pour cent de votre legs, à raison de quatre pour cent. Vos très humbles serviteurs, Montholon, Bertrand, Marchand. »
Pièce signée
WRIGHT OrvillePièce signée. 1927 ; 2 pages mesurant 10 x 6 cm. Licence sportive annuelle n° 215 délivrée à Joseph William Esch par la Fédération Aéronautique Internationale pour l'année 1927 pour pilotage d'avion. Est jointe une photographie de Esch le représentant avec son casque de pilote.
Lettre autographe signée
POULENC FrancisLettre autographe signée à son ami le comédien Amédée Glesener, dit Stéphane Audel. Bagnols-en-Forêt dans le Var, 22 décembre 1960. 4 pages in-12, enveloppe timbrée avec adresse autographe. « Du 15 nov. au 28 enregistrements Satie avec Février [le pianiste Jacques Février], très amusants mais très difficiles. Préparation d'une tournée italienne avec Duval [la cantatrice Denise Duval]... À Nice, chez une nièce de Mme Bretton [belle-fille de Chabrier], j'ai consulté des documents inouïs et, chez une filleule, acheté 65 lettres, deux portraits, des photos, etc. Tout ceci fait de mon livre une rareté car il y aura 10 lettres inédites mirobolantes [son ouvrage sur Emmanuel Chabrier paraît en 1961]. L'Office des ténèbres me donne du mal. Ce sera sûrement ma dernière uvre de chorale religieuse. J'aurai tout dit. Dans le fond, je n'ai qu'un peu de talent ! mais oui. Beaucoup de gens sont comme moi mais d'autres !!! » On joint un portrait photographique dédicacé, Cannes, août 1955 ; 5,3 x 4,2 cm.
Pièce signée
GEORGE IVPièce signée. Palais de Carlton House 27 décembre 1815 ; cahier in-folio de 10 pages, sceau aux armes sous papier ; en anglais, translation anglaise jointe. Copie ratifiée et signée comme prince régent pour le roi George III, et contresignée par lord Castlereagh, du traité établi entre la couronne d’Angleterre et le duché de Brunswick, concernant les subsides versés au gouvernement de Brunswick et à ses troupes. Le traité, en dix articles, a été signé à Paris le 28 août 1815 par Wellington et le comte de Munster.
Billet autographe signé
VLAMINCK Maurice deBillet autographe signé, destiné à maître Isorni. 28 janvier 1945 ; 1 page in-8° oblongue. « Cher Maître, En me plaçant en dehors de toutes fautes politiques commises, je m’associe à ceux qui demandent la grâce de Robert Brasillach. Vlaminck ». Cette lettre était destinée à l’attention de Maître Isorni pour être soumise au président de la République, le général de Gaulle. Pièce extraordinaire.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Amédée Méreaux1). Paris, 11 septembre [1854/55] ; 1 page 1/2 in-8°. « Je pars ce soir. Veuillez envoyer vos partitions, quand vous aurez fini, à Mr Rocquemont2) 38 rue des martyrs. Il vous adressera aussitôt le manuscrit de l’arrivée à Saïs3). Dans celui-là je ne vois guère que le trio instrumental qui doive être arrangé à 4 mains ; mais en tout cas ce morceau veut absolument un tel arrangement ; il faut deux mains pour les flutes et deux mains pour la Harpe. Je serais bien heureux qu’il vous fut possible d’achever l’arrivée à Saïs d’ici un mois, à cause des études de chants que je veux commencer au mois d’octobre. Je suis on ne peut plus fier et reconnaissant des preuves de sympathie que je reçois de vous et croyez bien que je ne les oublierai jamais. » 1) Amédée Méreaux : 2)Rocquemont est le copiste de Berlioz afin de l’aider à recopier ses partitions durant une péiode où le musicien est très solicité et enchaine les projets. 3)L’arrivée à Saïs : L’arrivée à Saïs est la troisième partie de l’oeuvre L’enfance du Christ qui fut créée l’année même de la rédaction de cette lettre, en 1854/1855.
Lettre autographe signée, adressée à Élie Allegret.
GIDE AndréLettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [Paris,] « Samedi 19 octobre 1888 » ; 6 pages in-8°. Il lui adresse des lettres qui lui sont revenues de son voyage en Angleterre et en Écosse. : « Une lettre de Madeleine du 4 ; vous rirez je pense encore, quoique tout cela […] bien vite dans le passé de l’indignation épique des Cuvervilliens et de vous voir appelé mon “perfide ami”. 2° une lettre avec illustrations de Jeanne […]. Il n’y a rien de bien curieux que celui de Jeanne qui est en vers qui rappellent ceux de son histoire d’il y a deux ans. “Oh ! mon ami, quel bonheur ! d’avoir une femme de bonne humeur ou quelque chose d’approchant. […] Nouvelle lettre de Valentine du 11 octobre où elle me remercie du book-mark. “Nous avons reçu, dit-elle aussi, ton petit... Je ne sais trop comme le nommer, oh !... eurêka... agace-nerfs, mais il a eu moins de succès auprès de nous que ton petit signet (il paraît que c’est l’orthographe). Nous nous sommes énervés les uns après les autres sans pouvoir arriver à rien”. […] J’espère au moins que je ne vous ennuie pas avec cette chronique hachée morne, cet “esprit des autres” que je réchauffe d’une semaine. […] Je me remets à peine à travailler. Il m’a fallu beaucoup de temps pour organiser les leçons car jamais ces professeurs ne sont chez eux, ou quand ils y sont, ils sont occupés […] puis je n’y étais plus du tout, j’avais des souvenirs de vacances encore plein la tête. […] Le lendemain de mon arrivée ici, j’ai été voir Notre Dame, je la croyais jusqu’alors colossale, maintenait elle ne me parait plus qu’une très grande église. Westminster me l’a gâtée, j’en suis désolé ! Pour tout le reste, Londres me fait goûter Paris, des monuments partout, des boulevards. […] Les journaux ne disent rien du tout et je suis vexé de ne rien pouvoir vous envoyer d’intéressant... Si pourtant une page de la revue sur “l’unification de l’heure”. »
Lettre autographe signée
ENTRECASTEAUX Antoine-Raymond-Joseph de Bruni, chevalier dEnsemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Roux Frères : Toulon, 4 août 1778 ; 3 pages in-12, adresse avec marque postale de Toulon. Lettre concernant la livraison de 30 caisses de café moka. Il évoque aussi la capitulation avec La Porte Ottomane et les répercussions sur le commerce. Toulon, 26 janvier 1781 ; 1 page in-4°, adresse au dos. « Je prend la liberté, messieurs mes chers cousins, de vous adresser le capitaine Joseph Félix Roux, commandant la corvette [...] et je vous prie de faire en la faveur tout ce que les circonstances pourrons vous mettre à portée de faire. Ce capitaine était dans lun des convois que jai ramené du Levant ; je ne saurai faire des relations trop avantageuses de la manière dont il a navigué ; sa conduite me paraît devoir lui attiré la confiance des armateurs, et vous pouvez messieurs lannoncer en toute force aux personnes de votre connaissance comme un capitaine très exact et très attentif et de qui jai lieu de croire que tous les officiers commandants les convois feront des rapports aussi favorables. » Toulon, 31 mai 1781 ; 2 pages in-12, adresse avec marque postale de Toulon. Quelques trous dans la feuille. « Les trois [...] vins de chippre que vous avez eu la bonté de remettre à Mr Pleville me sont parvenues, messieurs mes chers cousins, et je vous en renouvelle mes remerciements ; je vous prie de men envoyer trois encore, un pour moi et deux autres pour Mr le Vicomte de Rochechouart que vous voudrez bien passez sur mon compte, mais en les distinguant pour que je puisse me les faire rembourser par le général. Vous jugés bien, messieurs mes chers cousins, que je désire tout à mon bord avoir quelques occasions de vous convaincre de mes reconnaissances et destimes que jai de pouvoir vous être utile ou agréable en quoi que ce puisse être ; fournissés, je vous prie, les marques et je vous répond que ce sera la marque damitié à laquelle je serai le plus sensible. Recevez en même temps, les assurances du fidèle et tendre attachement avec lequel jai lhonneur dêtre, messieurs mes chers cousins, vôtre très humble obéissant serviteur. »
Lettre autographe signée
ARAGON Louis« ARAGON » illustré par Michel Michaux. 1963 ; 13 illustrations. Livre d’artiste ou maquette originale pour un ouvrage titré « Aragon », textes et illustrations de Michel Michaux, entièrement réalisé à la main. Textes écrits à la plume, rehaussés de lettrines à l’or, d’illustrations à pleines pages représentant des plantes ou des bouquets.L’ouvrage est truffé d’une lettre autographe signée d’Aragon, adressée au peintre Michel Michaux. Sans date ; 1 page 1/4 in-4°. Relative au présent ouvrage qu’Aragon avait reçu puis retourné au peintre, il comment le présent ouvrage :« D’abord merci de vous être intéressé à mes poèmes, et de les avoir pris pour prétexte, et de m’avoir envoyé votre travail. Il est toujours intéressant pour moi de voir dans l’esprit ou les yeux d’un autre ce reflet de ce que j’ai pensé. C’est ainsi que j’ai goût, et respect, des chansons qu’on fait de mes vers, même si cela n’est pas absolument ressemblant à ce que j’ai écrit. Une certaine atmosphère que vous avez cernée, que vous avez donnée à mes vers, vaut pour moi beaucoup plus que les critiques que l’on peut m’en faire. Ceci dit, il faut m’excuser de ne pas vous avoir retourné le recueil tout de suite. J’ai été malade, et surmené par le travail laissé en retard ; il fallait faire le paquet, imaginez-vous, cela ne va pas de soi pour moi... Et puis j’avais pensé montrer cela à quelqu’un qui aurait pu s’y intéresser, et qui était moins intelligent que je ne l’imaginais... Je vous renvoie donc tout ceci avec un grand retard, et mes regrets. Mais très sympathiquement. Aragon. »
Importante correspondance
BARRÈS MauriceImportante correspondance.Environ 70 lettres autographes signées, adressées à divers correspondants et 3 manuscrits autographes.Intéressantes lettres évoquant ses ouvrages (Sous l’œil des barbares, Un homme libre, etc., sa candidature à l’Académie, la Ligue des patriotes, etc.) :— « Je vous remercie des deux livres et des deux croquis. Voici depuis qu’ils m’ont entraîné trop loin et que je fais un discours sur Callot plutôt que sur Richepin. »— « Les déluges de ce samedi m’intimident. S’il pleut ainsi demain, ne pensez-vous pas que nous devrions remettre à huitaine notre projet ? »— « Je suis bien fier et bien touché […]. Quelle terrible chose de voir les meilleurs sauver les pires et disparaître en laissant la place libre à ces derniers. »— « Oui, je suis content que nous ayons réussi. […] Pomanols ne doit pas douter de ma sympathie et j’ai toujours désiré qu’il fût des nôtres. Ceci dit, je suis de plus en plus décidé à ne prendre jamais d’engagement et à voter […] sans rendre compte à personne de mon vote. »—« Merci de votre premier livre. Il est intéressant comme fermentation d’un jeune cerveau. ».— « Vous m’avez fait écrire cette préface dans des conditions exécrables […] n’ayant ni un volume de Stendhal, ni une note […] ni même la correspondance. »— « Je m’intéresse extrêmement à la candidature de M. Boucher. A-t-il des chances sérieuses ? Je le crois. Comment voyez-vous la chose ? »— « Je suis candidat à l’Académie pour le fauteuil de M. Guillaume. Je serai très heureux et très honoré si vous pouviez approuver ma candidature. »— « Ce jeudi 7 nov, je reçois enfin les deux gravures mais dans quel état ! Enfin rien d’irréparable. Veillez à l’emballage. »— Épreuves corrigées d’un article sur le général Boulanger. 3 pages in-folio, avec en marge de très nombreuses corrections autographes et phrases ajoutées modifiant la rédaction primitive et 1 page in-4° de texte autographe.« À de certains instants, un peuple n’attend plus rien de ses vieux partis ; il s’en désintéresse et l’on dirait qu’avant de retrouver de nouvelles positions de batailles, toutes les fractures de la politique intérieure veuillent s’accorder pour enterrer les querelles épuisées. Dans ces instants, les qualités d’un directeur, d’un leader sont insuffisantes, on cherche un excitateur du Génie National. L’examen de la situation conclut à ceci, qu’un nouveau venu qui posséderait le don du Général Boulanger […] s’imposerait comme l’homme nécessaire aux destinées de la République transformée. Vous le sentez bien, on n’attend pas un génie […]. L’un quelconque d’entre nous, un Français de France, ni voleur, ni sectaire, ni maussade, c’est assez pour que sur lui se fasse la cristallisation. »— Manuscrit autographe intitulé Le Scandale Dreyfus-Gonzalès. 7 pages in-8°. Manuscrit de premier jet portant des nombreuses corrections et ratures. Violent article sur les relations entre les familles Waldeck-Rousseau et Dreyfus-Gonzalès et sur l’incident qui opposa le fils Dreyfus à un journaliste auteur d’un article injurieux pour sa mère. « M.Albert Monniot, journaliste, reçoit d’innombrables témoignages des patriotes. Bernheim et Dreyfus-Gonzalès comptent sur les félicitations d’Alfred qui bave de fureur satisfaite. Voilà, Français, les mœurs des Dreyfus. »— « Le jardin de Bérénice paraît dans quelques jours. C’est l’ancien Qualis A.P. Il paraîtra immédiatement après un examen de ces trois volumes, suite de commentaires à placer en tête de cette petite série. »— 2 lettres adressées à Mme Level [1922] : « Je ne peux pas vous rendre le service si simple que vous me demandez. Je vous en dirai la raison que je ne peux pas vous écrire. » « Je ne fais pas partie de la commune de législation, c’est aussi d’elle qu’il faudrait agir. »— Lettre autographe signée, adressée à Léon-Paul Fargue. Sans date ; 1 page 2/3 in-4°. « C’est avec grand plaisir que je dis “oui”. Mais je suis en province, je serai rentré vendredi. Quel courrier, quelles obligations trouverai-je ? […] J’accepte votre invitation dont je suis honoré, mais je vous prie d’admettre que je pourrai être empêché. »— 3 lettres autographes signées, adressées à son éditeur. Sans date ; formats in-8° principalement. Concernent la publication de Sous l’œil des Barbares.— « Vous allez recevoir le Génie du Rhin ; vous en aurez également l’édition allemande […]. Tout ce que vous pourriez faire pour m’aider à faire connaître ces thèses que vous m’avez aidé à établir dès le premier moment, me serait précieux. »— « Merci de mon nom sous votre plume et merci de m’avoir fait connaître Carcassonne. »— « J’ai emporté les Cœurs malades en Auvergne. Je voyais les plus beaux paysages et les plus doux ; je n’en dégageais que de la douleur. C’est la phase centrale, n’est-ce pas ? Quelle analyse, quelle luxure sur les cœurs d’esclaves ! »— « Une œuvre ne s’épanouit et ne produit son effet que si elle est accueillie, si on lui donne de l’air, si l’on coupe et brutalise tout autour la mauvaise herbe. »— Il félicite un officier dont le poème sur le drapeau vient d’être couronné par l’Académie. « J’admire vote poème enthousiaste, sonore, et plein d’âme […]. Les poètes, les esprits supérieurs sont justement ceux qui s’émeuvent le plus vivement de ce qui toujours semble beau, noble, utilise à l’ordinaire des humains. Lamartine, Hugo, Musset ont développé les thèmes éternels de la famille et de la patrie, de l’amour et de l’inquiétude devant le destin […]. Le Drapeau était attaqué […] vous accourez à la rescousse. »— « J’avais tenu à vous témoigner tout l’intérêt avec lequel j’avais lu votre remarquable étude sur Corneille en vous envoyant un volume vers juillet-août. ».— « Je ne désapprouve nullement que les catholiques s’organisent, mais ce n’est pas mon affaire. Mon affaire plus étroite est d’émouvoir l’opinion si possible, de rallier des intellectuels adversaires, au nom de l’âme. »— « Je serais disposé à vous donner, pour le prochain numéro de la Revue, un fort chapitre de mon roman Un homme libre, faisant un tout. »— « Nos adversaires, les utopistes qui ne savent rien construire et qui veulent tout détruire, sont des scolaires ivres d’une théorie. Quant à nous, si nous voyons quelque chose qui existe, une réalité, et ici, c’est un vrai talent, allons-nous le briser, le rejeter ? »— « Je pense dans le mois de novembre faire une conférence […] sur l’état des choses en Alsace. »— « En m’envoyant votre beau livre, vous avez bien voulu me dire que nous devrions faire connaissance. »— « À jeudi midi 1/2. J’y vois cet avantage que nous pourrons causer plus librement étant seuls. »— « Permettez-moi de vous offrir cette récompense d’un livre vieux de 29 ans. Il ne prétend pas à occuper votre critique »,etc.On joint le faire-part de mariage de son fil, Maurice.














