Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée, adressée à sa femme Julie. Rouen, Hôtel d’Angleterre, 25 octobre 1896 ; 3 pages 1/2 in-8°.« Ma chère Lucie, Voici une lettre de Lucien tu y verras combien il est difficile de faire entendre raison à ce pauvre Georges qui voit tout en mal, ne se figure-t-il pas que Lucien mets des bâtons dans les roues pour les empêcher de faire à leur guise.... On se casse la tête pour leur chercher un endroit possible, ils croyaient que c’est pour les ficher dedans, non, ils n’ont pas changé. Tu as raison Menton est en France, mais les gars choisiront l’endroit qui leur sera le plus commode, je ne demande pas mieux, seulement le Maroc ne me va guère. C’est trop loin et en cas de besoin, nous ne pouvons faire ce voyage et puis je sais que c’est un endroit difficile à cause de sa sauvagerie, pays bon pour y passer et revenir mais y rester non, ce serait absurde. J’écrirai à Dario de nouveau. J’espère avoir fini avec les 1ers jours de nov. le plus tôt possible car mes fonds baissent. Malheureusement je suis enrhumé en ce moment et ne puis travailler, j’espère que cela passera vite, je prends ce qu’il faut. Je comptais aller voir Depeaux aujourd’hui ... mais un sale vent me retient dans la chambre. Lucien m’a envoyé une lettre du Dr Georges où il dit que en effet c’est le mur sol de la 3e trituration qu’il a dû donner au début du mal de gorge qui lui a fait venir des aphtes, mais que cela allait mieux, qu’il avait conseillé à Georges d’aller à Epping qui est plus sec que Kero. Qu’il pensait qu’il n’était pas nécessaire de quitter l’Angleterre qu’à Bornemouth (en anglais, Bournemouth) ou l’ile de White ce serait très bien. Ce n’est en somme qu’une opinion, ces gens ont cru que l’on voulait les empêcher d’aller en Espagne. Cela m’est égal l’Espagne si cela convient. En somme le vrai mal est enrayé et tu as dû voir par la lettre de L. Simon qu’il n’en paressait pas inquiet.Je n’ai pas assez d’argent pour payer 80 f à L. Simon ce sera pour mon retour. Tu as dû recevoir 500 f de Durand [Ruel]Le Dr de Londres dit que dans une quinzaine les gars pourront partir, car tu sais qu’il ne faut pas prendre froid quand on est sous l’influence de Mere. Sol ou Bella. Voici la lettre de Lucien.Je vous embrasse touston mari aff. [ectionné]C. Pissarro.Peux tu m’envoyer mon schall ou couverture pour partir, il commence à faire froid. »Cette lettre, très importante, possède plusieurs associations artistiques importantes: elle est écrite de Rouen, ville préférée et sujet des impressionnistes; il discute longuement de ses deux fils artistes eux aussi, Lucien et Georges; il évoque François DEPEAUX [Bois-Guillaume, 1853 - Mesnil-Esnard, 1920], industriel, collectionneur d’art et mécène français. Il fut un collectionneur réputé des impressionnistes et postimpressionnistes ; et il fait référence au célèbre marchand d’art Paul DURAND-RUEL, qui a popularisé l’impressionnisme à l’échelle internationale.
Manuscrit musical autographe signé
JOLIVET AndréManuscrit musical autographe signé, Fanfares pour Horace [K129], 1947 ; 36 pages in-folio. Musique de scène inédite pour la tragédie de Pierre Corneille, créée à Lyon, au théâtre de Fourvière, le 28 juin 1947, sous la direction du compositeur, dans une mise en scène de Jean Debucourt, et des décors de Georges Wakhévitch. Ces fanfares, écrites pour 6 trompettes, 3 trombones, tuba, 2 percussionnistes, comprennent : « A: Ouverture. B: Fin du 1er acte. C: Fin du 2e acte. D1: Évocation du combat, D2: Acte 2, scène 3, D3: Acte 2, scène 4, D4: Acte 3, scène 6. E: Fin acte 3, Le Combat. F: Acte 4, fin. G: Acte 5, scène 1, Entrée du roi. H: Fin du 5e acte, Cortège final. »Partition dorchestre, à lencre noire sur papier Durand à 24 lignes, ayant servi de conducteur, avec quelques annotations au crayon rouge ; elle porte les cachets de dépôt à la SACEM, le 15 septembre 1947. On joint une page de notes autographes préparatoires ; et le matériel dorchestre, 8 parties de la main dun copiste.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe, signée « C.P », [adressée à son fil, Lucien Pissarro]. « Paris. Dimanche » [25 octobre 1891] ; 4 pages in-8° dont 2 oblongues, avec 2 petits dessins. Étonnante lettre de Camille Pissarro qui se transforme en médecin :« Je viens de voir de Bellio, je tai télégraphié chamois teinture mère 2 gouttes dans 8 cuillères deau toutes les deux heures si cest nécessaire pour le ballonnement du ventre, si il y a fortes douleurs Bell. Teinture mère. de Bellio ma répété que cest dommage de ne pas connaître létat des selles, digérées ou pas en bouillie jaune, fétide, etc... Si il y a des vents cest probable, etc... Le mieux cest de voir à Londres un médecin Homeo. Je tenvois 100 f pour cela, ce nest rien mais il faut suivre prudemment un régime ainsi il naurait pas fallu manger si vite, quand on a été secoué il faut y aller doucement, le poisson bouilli est moins digestif que frit. Bellio conseille pendant quelques jours du thé de Boeuf qui est très usité en Angleterre. Voilà comment cela se prépare. 1 livre de Boeuf absolument dégraissé et débarrassé de tout ce qui nest pas de la vraie chair. Couper en petit morceau faire bouillir même poid deau jetter la viande dans leau en ébullition, passer dans un linge et tordre ce qui reste comme on le fait pour les groseilles quand on en fait de la confiture. Georges pourra prendre cela pendant la maladie et il pourra y ajouter à un moment donné un jaune doeuf bien frais, cest inutile si loeuf nest pas frais. Il ne faut pas laisser de viande dans le bouillon au thé. Il me semble que Alice pourrait te rendre le service de confectionner ce thé car il faut que ce soit fait ainsi à la lettre, on sale un peu, on y ajoute un tout petit rond de carotte et un tout petit bout de poireaux dans leau bouillante après avoir jeté le boeuf dans leau. Quand il sera un petit peu mieux, cest-à- dire quil naura plus de douleurs ni de diarrhée il commencera tout en buvant du thé de viande, sucer la chaire dune côtelette, manger ensuite un oeuf frais à peine cuit. En ce moment il peut manger un jaune doeuf battu dans du sucre, loeuf cru bien entendu, une petite cuillèrée de temps en temps cest excellent, loeuf frais. Écris-moi tous les jours létat de Georges, et vois si cest nécessaire un médecin il doit y en avoir dans ton quartier. Jécris à ta mère, elle va encore être inquiète, je ne sais si ce nest pas mieux de ne lui rien dire, cependant il faut que je reste ici pour veiller à ce qui est nécessaire. Je comptais partir je reste encore, je técrirai quand je men irais. Jai vu hier Geffroy .... il ma dit quil navait pas encore reçu dordre de M. Gallimard .... Madame Gallimard a été fort malade et il parait que le père a été terrible de sorte que M. Gallimard na pas pu socuper de ton affaire. Jattends une occasion pour en parler à M. Gallimard, Geffroy va du reste lui en parler, dans 2 ou 3 jours il faut que je donne à ce dernier un rendez-vous .... Je ne sais que faire. Ta mère mappelle à cors et à à cris là bas elle est terriblement mécontente que je reste car elle a promis aux Estruc de venir passer une quinzaine, mais je ne demanderai pas mieux que de men aller, jai aussi à faire, cependant, il est absolument nécessaire que je ne laisse pas rater ton affaire et puis nest-ce pas nécessaire pour Georges... Enfin voilà tout, fais ce que tu dois adviendra ce que pourra!... Remercie je prie Madame de Beauvière que je nai pas lhonneur de connaître, qui par les éloges que tu men a fait, dis-lui combien je suis touché des soins quelle vous prodigue et que je regrette de ne pas pouvoir faire sa connaissance. Alice ne pourrait-elle pas taider pour les provisions ? Pour le thé de viande ...... tu sais quil ne faut pas laisser le bouillon au chaud et même ce serait mieux den faire tous les jours. Écris-moi, ce ne sera cependant rien cest une imprudence.... Compliments à Esther, Alice. Ton père aff. [affectionné] C.P.N.B. : avec le gonflement du ventre, il devait y avoir des vents.[ ] As tu le livre de Léon Simon ?»
Aquarelle sur traits de crayon.
HILAIRE CamilleLa Trapéziste.Aquarelle sur traits de crayon.Signée en bas à gauche.51 x 35 cm.Provenance : Acquis à la fille de lartiste, le 18 février 2000.Oeuvre référencée sous le numéro 2-08-001.
Photographie avec quatrain autographe signé
PAGNOL MarcelPhotographie avec quatrain autographe signé. 28 X 20 cm. Photographie des frères Manuel. Belle photographie de jeunesse recouverte d’un extrait de Catulle, acte II : « Mais quand la mousse aura dévoré jusqu’aux stèles,Nous pauvres morts, mangés par la vie immortelle,Mais sauvés de l’oubli par tes vers émouvantsNous revivrons au cœur fraternel des vivants ».
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à un ami. 17 juin 1923 ; 4 page in-4°. En-tête de la revue littéraire « Fortunio ». Longue lettre détaillée, relative à la nouvelle entreprise qu’il veut monter, fondée à Paris, sous sa seule responsabilité financière : une revue littéraire intitulée Le cahier bi-mensuelle. Les nouveaux collaborateurs et associés seront Malot, Rim, Ch. Brun, Myrriam, Bourdet, Jean Garat et quelques autres. Il seraient douze en tout. Cette revue serait mise en vente par la maison Hachette et bénéficierait de correspondants, directeurs régionaux à Saint-Étienne, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse. Il explique ensuite l’esprit qu’il voudrait donner à la revue : « La tendance de la revue : classicisme moderne, les œuvres idéales pour nous devraient être celles que Rabelais, Montaigne, Villon eussent écrites, vivant aujourd’hui. Et surtout guerre acharnée au commerce littéraire. » Il a un certain nombre d’appuis à Paris, sur lesquels il peut compter et est sûr de réussir : « Pour moi, le rôle que je veux jouer dans cette affaire, c’est celui d’organisateur de la victoire : je vous affirme que la victoire est sûre. » La revue littéraire ne l’intéresse plus autant, et il en donne les raisons : « Je sais que je m’étais trompé assez lourdement sur le choix de mes collaborateurs […]. La fondation de Fortunio a été pour moi un exercice, j’y ai fait mes dents. » Ce qui l’intéresse maintenant, c’est refaire le Mercure « Cette revue sera l’organe du groupe provençal, sans pour cela répandre une odeur d’ail. C’est notre façon de penser qui sera provençale, notre clarté latine, notre colère subite devant les snobismes, notre ironie acérée contre les mercantis de l’art. » Et pour se lancer dans la création de ce nouveau Mercure, il a besoin de nouveaux associés. « Je veux tenter la grande entreprise. Mais il est naturel que je choisisse d’autres associés. »
Lettre autographe signée
RAFFAËLLI Jean-FrançoisLettre autographe signée, adressée à M. William Pengelg. Paris, 2 janvier 1897 ; 2 pages in-12.Extraordinaire lettre sur l’impressionnisme. « Il y a longtemps que je veux répondre à votre aimable demande, mais je vis au milieu d’un ardent travail et ne sais gère m’en distraire. Vous me demandez quel est le Credo Impressionniste. Il faudrait un volume pour vous répondre . Et lorsqu’on ne peut écrire un volume il faut se borner à écrire une phrase et la voici : L’impressionnisme est le retour fervent à l’émotion esthétique, intellectuelle et morale, de la nature et des idées. C’est l’étroite communion des êtres avec tout ce qui les entoure, les émeut et les passionne. C’est l’âme en émoi dans la vie universelle! »
Lettre autographe signée
SAINT-SIMONLettre autographe signée, adressée à M. de Chiron. La Ferté, 20 août 1740 ; 1/2 page in-8°. « Vous scavez obliger, Monsieur, ce qui ne se trouve pas toujours obliger agreablement. Je ne me suis comme de raison adressé qu’à vous pour le Sr de Lorme, c’est a vous a qui il doit voire il est juste qu’il l’apprenne de vous, et que je m’en tienne a la reconnaissance. Je vous supplie donc que cela soit ainsy et d’estre bien persuadé Monsieur que vous avés en moy l’homme le plus parfaittement acquis. Le Duc de St Simon ».
Lettre autographe signée, adressée à Jacques Natanson
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à Jacques Natanson. 6 pages in-4°. « Au fond, tu es comme moi ; tu aimerai assez collaborer avec moi, mais tu prévois une longue suite d’emmerdements divers, suite inévitable des collaborations, quand les gens qui collaborent ont tous deux du talent et une forte personnalité. Envisageons donc les inconvénients, et voyons s’il n’y a point de remède.1°) - Signature - Je serai également gêné de signer avant ou après toi.2°) - Dans toute collaboration, chacun des deux collaborateurs est absolument persuadé, après la générale, qu’il n’a écrit que les bonnes scènes. Ceci n’est pas une plaisanterie, c’est absolument et rigoureusement vrai.3°) - Deux talents ne peuvent s’ajouter pour une œuvre de qualité. Si une suite de circonstances saugrenues me forçait d’ajouter une scène au Greluchon, même si cette scène était la meilleure que j’écrirai de ma vie, elle foutrait ta pièce par terre.Ceci posé, il reste que nous pouvons collaborer pour une œuvre de second ordre ; ta science innée du théâtre peut aider la mienne grandement. Nous pouvons faire une pièce très drôle, très mouvementée, très Palais-Royal en un mot et comme le frick est une denrée partageable, il n’y aurait pas de difficulté de ce coté-là. […] Quant à une vraie collaboration, ne faisons pas ça. Je ne suis pas jaloux, tu le sais, et toi, je l’admets, comme j’admets Daudet ou Bataille, c’est-à-dire que j’admire ce que tu fais, sans le comparer à ce que je fais moi-même. Cependant, tout nous destine à être sourdement ennemis. […]. Quand nous tiendrons à nous deux, les plus beaux théâtres de Paris, c’est-à-dire dans deux ou trois ans, tu penses comme nous serons aimés par la douzaine de demi-siphons qui font les échos dans les journaux. Je suis un solitaire, j’ai un grand mépris pour ces malheureux ; mais beaucoup de gens plus forts que moi s’y sont laissé prendre. […] Nous associer, oui. Nous allons faire une pièce en fumant la cigarette, pour nous amuser et gagner de l’argent, mais pas de la gloire, parce que çà ne peut pas se partager. Si ça réussit, nous pourrons en faire d’autres, et obtenir ainsi des rentes faciles. Il me semble que nous pourrions, à nous deux, torcher trois actes en un mois, en riant du matin au soir. Boucher me fait appeler encore une fois pour Topaze. […] Ma verve comique, dont tu parles, est incomplète, car je suis absolument incapable de donner une réplique drôle à une femme. J’ai voulu, dans Marius, faire une comédie populaire, et j’ai parfaitement réussi en ce qui concerne les hommes. Le rôle de femme, malgré moi, est devenu très pathétique, si bien que Marius est devenu quelque chose d’étrange : […] Je crois que le dénouement fera pleurer les femmes, alors que la pièce est une galéjade. Imagine toi Iphigénie dans Beulemans. C’est peut-être grotesque, peut-être puissamment original. Je te l’enverrai bientôt, avec quelques principes d’accent marseillais pour la lire. […] P.S.. Le plus grand danger de notre collaboration, c’est qu’après avoir fini notre vaudeville, nous constaterons avec terreur que c’est un chef d’oeuvre, et que nous ne ferons jamais mieux ni l’un ni l’autre. Penses y. »
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à un critique. Boulogne-sur-Seine [octobre 1931] ; 5 pages in-4°. Il remercie son correspondant pour sa lettre : « C’est un bien grand encouragement, pour un auteur dramatique […]. En général l’auteur dramatique est enfermé dans un dilemme : ou bien il écrira des pièces littéraires (on les appelle à tort littéraires, car une pièce sans valeur ne peut être littéraire et c’est mépriser fortement la littérature) c’est-à-dire des pièces qui contiennent quelques pages des manuels de philosophie à l’usage des candidats au bachot, et quelques imparfaits du subjonctif, autour d’une situation freudienne — ou bien il écrira de vraies pièces de théâtre, et alors la critique littéraire (et même dramatique) l’appellera aussitôt “fabricant” ou “fournisseur”. J’en ai fait l’expérience ». Il raconte alors le succès critique de sa première pièce Les Marchands de Gloire qui fut un four, et comment Marius a été boudé. « Pour ma prochaine pièce, naturellement, ce sera bien pire. Les dix mille représentations de Topaze, dans le monde entier, et les quatre ou cinq mille représentations de Marius, qui continue sa carrière un peu partout (surtout en Norvège, Italie, Roumanie et Amérique du Sud, dans d’excellentes traductions) — ne me facilitent guère ma tâche. Je sais que l’on m’attend au coin du bois […]. Je ne voulais plus faire jouer un seul acte. » Mais son contrat avec Volterra l’oblige à faire jouer Fanny ; il vient de relire sa pièce : « Elle est bien meilleure que Marius. Je vais y travailler encore […] j’ai la maladie d’écrire des pièces qui durent deux heures de trop, et il me faut couper cent pages.»
Lettre autographe signée
LOUŸS Pierre (Pierre Louis, dit)DOSSIER ÉROTIQUE : ensemble de 6 pièces autographes. Sans date ; 1 page in-12 chacune :— Dessin signé. Sans date ; 1 page in-16. Dessin à l’encre violette, symétrique, obtenu après pliage. Dessin érotique représentant un phallus.— Poème érotique autographe. Sans date ; 1 page in-4°, à l’encre violette.« Passe moi ta carotte, Alice,Berthe a crevé mon saucisson.Oh ! qu’elle est rouge et ronde et lisse !Dirait-on pas un beau garçon ? »— 1 pièce autographe intitulée « Cocottes » « I. Fille Montmartre, II. Fille Saint-Martin, III. Trottin St Denis, IV. boulevard Sébastopol. »— 1 pièce autographe intitulée « Maisons de tolérance » « I. Hôtel à putains, II. Bordel de pauvres, III. Cités ouvrières, IV. Bordel d’employés. »— Pièce autographe. Sans date ; 1 page in-4°.« Philis ayant un peu trop buChantait en relevant sa jupeJusqu’au-dessus du trou barbu.J’empoignai le con par la huppe ;Et comme j’y fourrais mes doigts,Elle me dit d’un air salace :“ Si tu faisais ce que tu dois,Tu mettrais ta pine à la place” »— Lettre autographe signée, adressée à une femme. « Dimanche, dès l’aube » ; 2 pages in-8°. « Je vous en prie à genoux : soyez assez bonne pour m’envoyer ce matin par les voies pneumatiques les plus rapides une adresse que je ne trouve pas dans les vingt-cinq mille volumes de ma bibliothèque — l’adresse de Madame Narischkine, née Alexandra de Zarneckau d’Oldenbourg. […] Je vous remercie, je m’excuse et comme j’ai commencé cette lettre à genoux, je ne changerai pas d’attitude pour la terminer respectivement à vos pieds. »
Discours de réception à l’Académie Française
COCTEAU JeanDiscours de réception à l’Académie Française. 1955 ; Tapuscrit de 46 pages in-4°, avec des corrections autographes de Jean Cocteau. Sur une chemise marquée « Exemplaire exact », Cocteau écrit : « M. Jean Cocteau ayant été élu par Messieurs de l’Académie française à la place vacante par la mort de M. Jérôme Tharaud y vint prendre séance, le 22 octobre 1955 et prononça le discours qui suit : Jean Cocteau. »Le tapuscrit est précédé du manuscrit autographe : « M. Jean Cocteau ayant été élu par Messieurs de l’Académie française à la place de feu M. Jérôme Tharaud y vint prendre séance, le samedi 22 octobre 1955 et prononça le discours qui suit. »Joint : une lettre autographe signée de Jean Cocteau, adressée à M. Fred Kiriloff qui fut son réalisateur sonore et à qui il envoie ce discours : « Je te demande en grâce de ne le laisser voir à personne ». (Saint-Jean-Cap-Ferrat, 19 août 1955).Document extraordinaire.
Lettre autographe signée
SHAW George BernardLettre autographe signée à son cher Paul. Londres, 24 février 1931 ; 1 page 3/4 in-4° oblongue, en anglais, sur papier à son en-tête imprimé. « My Dear Paul I have thought over your scenario repeatedly and readnand reread it; but I am even more helpless in the matter than you are yourself. If I go to the film firms who want a film by me and offer them one by yourself. Besides, your scenario is not a scenario : it is an idea - a story on which a scenario might be founded. It is an idea which pleases me because I am a vegetarian ; and there is something great in your way of presenting it because you are a great man. But Hollywood and Elstree (the British Hollywood) are carnivorous and terrified of great man ; and the exhibitors for whose they cater are capable of nothing higher than rabbit coursing with terriers. The hopelessness of approuching them with such a proposition is begoud description. To make the film irresistibly attractive the Man from Mars [oeuvre de Stanislas Lem] should restore all the animals whose heads are on the wall to life ; and they should hunt the sportsmen. The tiger whose skin and head are lying on the floor should use up and crouche for a spring at the man who shot him. There should be a gigantic chose across country, over mountains, precipices, gorges, polar seas, with bears and whale joining the pack until the last human being is eaten or dashed to pieces or droroned, and the animals are left to enjoy the earth in peace after the carnivorous ones have all eaten one another. But think of what it would cost ! Lord Rothshild, who collects and keeps live animals, would be ruined if he financed it. Still, nothing attracts men like ruin, especially when it promises a colossal financial success. Have you met Cecil Lewis, who lives on the Lago at Arolo ? He has just produced a film of one of my short plays. He is young, feverishly energetic, and might talte about the idea. The animals give it to commercial value. On the screen they are more popular than Chaplin. But, frankly, I dont know what advice to give you. I am too old to turn to scenario making ; it is incredibly laborious and mechanical, and the studio work murderously and maddeningly wasteful of time. On Tuesday next, the 3nd March, Charlotte and I start for a cruise round the Mediterranean, as we are both tired out. We shall be away among for six weeks or so. She is desolate at having been prostate and invisible when you called.»
Lettre autographe signée
FLAUBERT GustaveLettre autographe signée, adressée à Émile Laporte. « Jeudi soir, minuit » [1878] ; 1 page in-8°. Lettre qu'il signe « Aulus », personnage de Herodias. Cachet de la collection Émile Laporte. « Mon Vieux Solide, ma nièce vous invite à dîner pour dimanche prochain. Nous serons seuls (Commainville sera ce jour là à Dieppe) [ ]. Je suis revenu de Paris, tantôt à 4 heures. Mme Pelouze [propriétaire du château de Chenonceaux ] va s'occuper de trouver des souscriptions sur les bords de la Loire. [ ] Comment vous en retournerez-vous ? S'il vous gênait de venir dîner, venez déjeuner, mais par ces chaleurs, dîner est plus agréable. Je re-suis dans Bou [vard et Pécuchet]. » Belle lettre.
Lettre autographe signée
SUARÈS André (Isaac-Félix Suarès, dit)Très intéressant ensemble de livres et lettres adressées à l’écrivain belge Albert T’SERSTEVENS. Cet échange de livres avec envois et de lettres éclaire d’un jour nouveau les relations entre les deux écrivains.— « SAINT JUIN DE LA PRIMEVÈRE ». Cahiers du Capricorne n°4. Éditions Jo Fabre, Nîmes, 1926. Frontispice gravé à l’eau forte par Armand Coussens. Exemplaire d’auteur (n°6 sur 20, édition tirée à 560 exemplaires), broché. Très bel envoi à l’encre rouge en avril 1926 : « Je n’oublie pas, mon cher T’Sterstevens le beau Don Juan que vs m’avez deux fois dédié : prenez ce livre-ci, en attendant que je puisse vs faire don plus rare. J’espère toutefois que le poème vs fera passer sur l’édition. »— « PRÉSENCES ». Éditions Émile Paul, Paris, 1926 ; 120 x 190 mm. Exemplaire sur japon nominatif, broché. Bel envoi à l’encre en 1926 : « À mon cher T’Serstevens qui aime le rare et le grand; et qui s’en délasse en faisant de si bonnes caricatures dans un style excellent. »— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Collioure, 17 novembre 1929 ; 3 pages 1/2 in-4°, à l’encre rouge.« Ce pavillon in stercur omni necnum in quibus dum gliss, est ma maison d’été, mon cher pirate. Il n’a jamais été habité l’hiver. Par vent du sud, les cheminées sont des appareils à fumer les petits anchois jaune de Norvège ; et l’homme y est promptement saur […]. Je ne me relève pas de mon désastre. […] Le désespoir est pour soi. L’humour est pour les autres. Dans cette maison où il n’y est sans doute jamais un livre avant vs, j’ai trouvé deux livraisons de votre roman […] toutes deux très supérieures à ce que vs m’avez donné jusqu’ici […]. Vous êtes des rares écrivains, de qui l’on puisse dire autant. Taïa, par ce qu’elle a de moins bon, mérite de vs faire un grand succès dans le monde ; et vs auriez le prix des prix, - lequel est ce ? - Je n’en serais pas étonné. Mais Taïa vs fait un honneur peu ordinaire par ce qu’elle a de moins visible et d e plus excellent. Combien j’ai le plaisir à vs l’assurer. », etc.— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Paris, 11 avril 1933 ; 3 pages in-4°, à l’encre rouge. « Après tout, mon cher T’sers., votre Itinéraire est le meilleur livre que j’ai lu sur l’Espagne : on y est, et non pas se l’un de ces auteurs où l’on mourrait de dégoût, s’il fallait être en lui. […] Chez vous tout est du voyageur voyageant : direct, vivant, & simple. […] Vous avez pris le parti héroïque de tordre le cou à l’esthétique. […] Pascal n’est plus qu’un sacristain, mignon à punaises, & St-Simon un valet de chambre. Et les grands esprits , des domestiques. ».— Brouillon de lettre autographe signée d’Albert T’Serstevens, adressée à André Suarès. 6 novembre 1933 ; 2 pages in-4° abondamment corrigées. « Que je voudrais être critique, mon cher et grand Suarès, pou faire cette longue étude sur votre esprit. Vous êtes bien le personnage le plus troublant que je connaisse […]. On voudrait vous suivre dans ces domaines très élevés où vous montez à chaque instant, mais il y a dans votre envol quelque chose qui nous en empêche. […] Il y a trop d’ardeur dans votre départ pour que l’on vous suive dans ces jeux icariens. Vous aimez ou vous n’aimez pas. Vous êtes tout amour ou tout mépris. », etc.— « VUES SUR NAPOLÉON ». Éditions Grasset, Paris, 1933 ; 122 x 190 mm. Un des 300 exemplaires de presse, numéroté « CX », broché. Bel envoi à l’encre : « À mon cher T’Serstevens, pour la haute idée qu’il a de la pensée comme des lettres et la morale qu’il s’en est faite. S. »— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Paris, 2 juillet 1935 ; 1 page 1/2 in-4°, à l’encre bleue. Il venait de recevoir pour l’ensemble de son œuvre, le Prix de littérature de l’Académie française. « Vous l’avez bien deviné, mon cher T’Sers., ce laurier me donne bcp d’ennui. On me l’impose malgré moi : le jour même où on devait le mettre sur mon front pour y attirer la foudre, plutôt que pour l’écarter. Je l’ai refusé par écrit. […] Ces accolades publiques ne sont pas dans mon style. »— « RÊVES DE L’OMBRE ». Éditions Grasset, Paris, 1937 ; 145 x 195 mm. Exemplaire de service de presse, broché, non coupé. Bel envoi à l’encre en deux couleurs avec sa belle calligraphie : « À mon cher T’Serstevens qui au don du conteur ajoute le talent de l’écrivain. S. »— « VUES SUR L’EUROPE ». Éditions Grasset, Paris, 1939 ; 122 x 190 mm. Exemplaire de service de presse, broché, non coupé. Bel envoi à l’encre de plusieurs couleurs en 1939 : « À mon cher T’Serstevens, assez heureux pour ne pas craindre la puissance, ce livre de l’Occident. S. »On joint une très belle lettre autographe signée, d’Albert T’Serstevens, adressée à Franz Hellens. 17 mars 1964 ; 2 pages in-4° très denses. Concernant le livre de Franz Hellens « Le Pissenlit » (joint) : « Votre fantaisie sur le pissenlit m’a bien diverti. Je ne vous savais pas aussi boudhiste, ni aussi dramaturge, car vous avez fait de cet humble légume de pauvres un arbre aussi beau que celui de la Survie, dans le jardin de Tch’en Yuan, du Si Yeou Ki, ce Don Quichotte chinois », etc.Ensemble très intéressant.














