Nos plus beaux documents autographes
4548 autographes de prestige trouvés
Ensemble de lettres autographes signées
LÉAUTAUD PaulEnsemble de 8 lettres autographes signées, adressées à M. Martin du Gard. — Paris, 19 juin 1941 ; 1 page in 16 oblongue. « On est tellement occupé à chercher sa subsistance, qu’on n’écrit qu’à moitié, quand on écrit. Je me fiche pas mal de la postérité. […] Que peut bien nous faire ce qu’on dira de nous quand nous n’y serons plus ? Que peut faire aux cendres de Racine d’être le premier tragique français... pour ceux qu’il intéresse ? Ou est le temps des nouvelles littéraires ? »— Fontenay-aux-Roses, 4 septembre 1942 ; 1 page in 16 oblongue. « Ne m’oubliez pas pour ce que vous m’avez dit que vous pourriez avoir pour moi […] me serait d’un grand bienfait. »— Fontenay-aux-Roses, 7 octobre 1942 ; 1 page in 16 oblongue. « Si je m’imagine que le gouvernement général avait, à son passage, bien d’autres choses en tête ? Il faudrait être le dernier des sots, et aveugle, et inconscient complet.»— Fontenay-aux-Roses, 4 septembre 1943 ; 2 pages grand in 12. Très longue lettre. « J’ai reçu votre lettre. Seigneur ! quelle écriture. j’ai bien la peine, souvent, à lire la mienne propre, et si on ne m’avait fait des copies dactylographiées de mon journal, jamais je n’aurais pu ou rien publier. […] Je ne suis pas responsable des propos qu’on m’a tenu et que je rapporte, exacts ou inexacts. […] Cette histoire d’enfants brûlés vifs […] , vous même, à l’époque, vous y avez ajouté foi. […] Mon journal est […] une suite de morceaux de ce genre, écrits au jour le jour […] Je me suis fait une règle de n’y pas changer un mot. […] À propos du tabac, on dit que la Belgique a offert au gouvernement français de lui en vendre autant qu’il voudrait. »— 13 février 1951 ; 2 pages grand in 12. Il le remercie pour son article, évoque ses entretiens à la radio, divers articles. « Je me rappelle souvent un petit couplet qui circulait à l’époque que les Débats se mettaient à paraître sur papier rose : Les Débats sont rosesSalut ma mignonneles Débats sont roses,Bonjour mes amours.»— 27 avril 1952 ; 1 page grand in 12. Il évoque ses entretiens à la radio, et leur publication, Robert Mallet, et Versailles. « Ce n’est pas Versailles en tant que localité que je n’aime pas, mais on m’a tant traîné dans les jardins, bosquets […] du palais, que j’ai pris en horreur tout cet ensemble. »— 3 juin 1952 ; 1 page grand in 12. Il lui reproche encore son écriture illisible. « Avec l’état de ma vue depuis quelques années, qu’il a fallu que je puisse me faire lire votre lettre (par une personne de confiance). Un rendez-vous au Mercure ? Je ne sais quand il pourrait avoir lieu. je vais le moins possible à Paris. […] Numéro spécial N.R.F. sur Gide et volume des Entretiens à la radio, dont je n’oublie pas que j’ai un exemplaire à offrir. »— 12 mai 1955 ; 1 page grand in 12. Cette lettre est adressée à Denoël. « N’attendez rien de moi pour votre brochure Cocteau. Il ne me vient rien à écrire. Je suis ainsi fait que lorsque rien ne me vient naturellement, c’est à dire sas effort, ni recherche, je renonce. […] L’album Gide m’a grandement intéressé et je ne vous ai pas assez remercié de me l’avoir apporté. Il est merveilleusement composé. »
Poème autographe signé
JAMMES FrancisPoème autographe signé. 1er mai 1933 ; 1 page grand in-4°, sur papier vergé. Superbe poème dédié à Anna de Noailles qui venait de s’éteindre le 30 avril.« à Anna de Noailles.Un jour tu vins me voir dans ce pays sauvage,Et je devinai vite alors que c’était toi,Car tes yeux pleins de nuit ravageaient ton visagePâle comme la lune, et versaient leur émoi.Près des mêmes rosiers qui te tendaient leurs lèvresS’étend le grand silence où tu me laisses seul.Ce soir le Rossignol qui brûlait de tes fièvresMourra dans cette sphère opaque du tilleul.Et moi, loin des amis pressés à ton cortège,Moi, jaloux du printemps qu’ils jetteront sur toi,Je ne pourrai t’offrir que ces flocons de neigeOù passe un chant funèbre entonné par ma voix.Mais bientôt je prendrai, comme on fait au villageAlors qu’on mène un deuil, lourde comme du plomb,La croix dont le sommet parfois touche au feuillage,La croix qui t’étonnait, ô fille d’Apollon !Et je la porterai, troussé dans cette capeDont ta bouche fermée a parlé si souvent,Et que soulèvera l’orage qui s’échappeD’un cœur qu’ont balayé l’injustice et le vent.Et je la planterai, ma sœur, ma bien-aimée,Sur le calvaire étroit dominant Hasparren,Afin que par-delà les monts et la valléeSa douce ombre s’étende et te rejoigne au loin. »
Ensemble de lettres autographes signées
FARGUE Léon-PaulCorrespondance de 13 lettres autographes signées et 1 carte autographe signée, adressées à son ami Léon Pivet. Paris, 1913-1940 ; formats divers. Il est question de son séjour en Suisse (1913), « 1800 mètres d’altitude, silence. Traîneaux, patins. On se casse la gueule. Lumières rousses, presque violettes dans le brouillard », de son exemption du service militaire, de Larbaud et Gallimard. « Je ne crois pas que les boches s’approchent de la grosse ligne des Forts de l’Est. » Il évoque son départ à Saint-Tropez, une inauguration d’une école, un rendez-vous avec Gignoux au Figaro, une invitation à déjeuner et un ennui de santé. « Il y a ce soir un grand dîner chez Adrienne en l’honneur de l’anniversaire de Rinette. Quelques camarades. Viens ! Tout le monde te désire et compte sur toi. » Il décrit enfin la débâcle de 1940 avec les villes dévastées. On joint une note autographe signée avec son adresse au Palace Hôtel.
Poème autographe, intitulé « Avant le collège ».
DESBORDES-VALMORE MarcelinePoème autographe, intitulé « Avant le collège ». Sans date ; 3 pages 1/4 grand in-4°. Publié en 1860 dans Poèsies inédites sous le titre : « À mon fils avant le collège ».Notre manuscrit présente des différences avec celui publié :« Un soir, l’âtre éclairait notre maison fermée,Par le travail et toi doucement animée.Ton ayeul tout rêveur te prit dans ses genoux,Il n’a jamais sommeil pour veiller avec nous.Il parla le premier de départ, de collège,De travaux, de la gloire aussi qui les allège,Content d’avoir été, (jeune alors comme toi),Emmené par sa mère… il le disait pour moi.Puis, traçant des tableaux pour étendre ta vue,De nouveaux horizons découvrant l’étendue,Il dit que, tout petit qu’il fût, par le chemin,Il soutenait sa mère et lui tenait la main.Il raconta comment cette femme prudenteL’avait porté loin d’elle en sa tendresse ardente.Ses yeux étaient mouillés me fixant en dessous…De ce poignant effort je l’aime ! et je l’absous.Sur quoi, me voyant coudre un manteau de voyage,Il m’embrassa deux fois pour louer mon courage,Et toi, voyant qu’à tout je n’opposais plus rien,Tu répondis : « Père, je le veux bien ! »...
Lettre autographe signée
D’ANNUNZIO GabrieleLettre autographe signée, adressée à M. Jean de Roverd, directeur de Comœdia. 2 juillet 1933 ; 1 page grand in-4°. En-tête imprimé de son escadrille « Primo Gruppo di Squadriglie », avec son enveloppe timbrée. « Pour le “prince des poètes” Paul Fort, un revenant poète français du XIIIe siècle, Guy d’Ardres. (2000 francs inclus). » On joint la coupure de presse dans laquelle fut reproduite cette lettre et la lettre autographe signée de Paul Fort évoquant la générosité de Gabriele d’Annunzio. « Je vais écrire au Prince des poètes de tous les pays, le divin Gabriele d’Annunzio. » Très bel et émouvant ensemble.
Lettre autographe signée
D’ANNUNZIO GabrieleLettre autographe signée. « Ce 15 août 1918 » ; 3 pages 1/2 in-4°, sur 2 feuilles à en-tête imprimé de son escadrille « Semper Adamas. Prima squadriglia navale. Il comandante ». Indisposé, il décline une invitation à déjeuner à la villa Paradiso : « J’espère pouvoir aller à mon escadrille dans l’après-midi. Mes officiers vont lever leurs verres à la gloire de la France, pour moi aussi. Tous les peuples libres et dignes de grandir sont témoins que le sang de la France ne fut jamais si précieux. Il sert aujourd’hui plus que jamais, contre la trahison et la corruption les plus lâches, à sauver la plus belle espérance de notre race et à trouver la plus haute pensée de la vie. Il servira demain à écrire les tables nouvelles pour la génération prochaine. Il est comme la splendeur présente de la foi que nous confessons.[…] C’est pour cela, mon camarade, que je veux encore crier encore une fois de toute mon âme : Vive la France ! » Texte magnifique.
Pièce autographe
[HUGO Victor ] — DROUET JuliettePièce autographe. Octobre 1835 ; 2 pages in-4°, petits trous dans le papier dus à l’encre. Page de comptes du mois d’octobre 1835. « Recette générale du mois 8bre 1835 ». Juliette dresse la liste de ses dépenses et recettes, « argent de la nourriture de mon Toto », « argent de la bourse de mon chéri », « argent gagné par mon Toto », « argent de la bourse de mon bien-aimé », déduisant les dépenses domestiques, nourriture et vin, éclairage, charbon, toilette, entretien et blanchissage, etc. Pièce émouvante.
Photographie signée
BARBEY D’AUREVILLY Jules AmédéePhotographie signée. Portrait de Barbey d’Aurevilly vers 1880.Épreuve : 13,8 x 10,2 cm. Montage : 16,5 x 10,8 cm.Tirage albuminé monté sur carton du studio Ancienne Maison Melandri, Poirel successeur, à Paris. Signature autographe de Barbey d’Aurevilly à l’encre rouge sous l’épreuve, sur le montage. Au dos mention manuscrite « Pour Madame Olga Lamoureux ».
Lettre autographe signée
HUGO Victor« Chez Victor Hugo par un passant » (par A. Lecanu, avocat). Paris, Cadart et Luquet, 1864 ; 1 volume (230 x 155 mm) de 68 pages, avec 12 eaux-fortes de Lalanne ; maroquin rouge, dos à nerfs, titre doré, dentelle et roulette intérieures, tête dorée, couverture conservée. . Édition originale. 12 eaux-fortes, d’après 10 photographies d’Edmond Bacot.Montée en tête, une jolie lettre autographe signée de Victor Hugo, adressée au publiciste belge Bérardi : 21 janvier [1862] ; 1 page in-8°. « Hauteville House. 21 janvier. Cher Monsieur Berardi, Je vous envoie quelques lignes qui pourront, je crois, être utilement publiées par L’Indépendance. J’ai tâché de les faire acceptables pour tout le monde. La publication de ces vers qu’on m’attribue me force à prendre la parole. Je voudrais bien que ce ne fût pas en vain. Je me remets entre vos excellentes mains. Votre ami, Victor Hugo. Mes hommages aux pieds de votre [épouse ?]». Cette lettre concerne l’affaire des condamnés à mort de Charleroi.Plusieurs journaux belges ayant attribué à Victor Hugo des vers adressés au roi des Belges pour demander la grâce des neuf condamnés à mort de Charleroi, Victor Hugo écrivit à ce sujet cette lettre le même jour que notre lettre : « Monsieur, Je vis dans la solitude, et, depuis deux mois particulièrement, le travail, un travail pressant m’absorbe à ce point que je ne sais plus rien de ce qui se passe au dehors. Aujourd’hui, un ami m’apporte plusieurs journaux contenant de fort beaux vers où est demandée la grâce de neuf condamnés à mort. Au bas de ces vers, je lis ma signature. Ces vers ne sont pas de moi. »Ils ont été en fait écrits par Adolphe Mathieu, chef de la section des manuscrits à la Bibliothèque royale de Bruxelles, pour demander la grâce de condamnés à mort depuis Jersey puis publiés sous le nom de Hugo dans plusieurs journaux belges. Le texte figurera dans Actes et Paroles et l’affaire est exposée dans Victor Hugo au cœur du monde (par Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster, ADPF, 2002). Quelques rousseurs au texte.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée, adressée à Madame veuve Duter à Paris. Éragny-sur-Epte dans l’Eure, 27 novembre 1897, d’après les cachets postaux ; 1 page in-8°, enveloppe jointe. Poignante lettre évoquant ses débuts à Paris et la mort de son fils Félix.« J’ai beau faire des efforts pour me souvenir de la famille Loudet je n’y arrive pas. Ma famille n'a jamais habité rue St-Quentin près le chemin de fer du Nord. À cette époque 1857 et 59, nous étions au 31 rue Notre-Dame-de-Lorette, j’ai eu un atelier peu de temps, rue Lamartine. Je ne suis venu en France qu’en 1856 au mois de novembre, mais j’avais un frère Alfred qui se trouvait à Paris de 1855 à 1859. Peut-être est-ce lui que vous avez connu, mais il est mort il y a quelques années. En ce moment, nous avons des chagrins de famille, nous venons de perdre un fils [Félix Pissarro], et me trouve, comme vous devez le penser, bien désorienté ; je ferai le possible pour aller à Paris dans les premiers jours de décembre et je verrai à éclaircir cette affaire. Il m’est impossible de m’absenter pour l’instant, j’espère pouvoir le faire en décembre.»
Pièce autographe
[HUGO Victor ] — DROUET JuliettePièce autographe. Octobre 1835 ; 2 pages in-4°, petits trous dans le papier dus à l’encre. Page de comptes du mois d’octobre 1835. « Recette générale du mois 8bre 1835 ». Juliette dresse la liste de ses dépenses et recettes, « argent de la nourriture de mon Toto », « argent de la bourse de mon chéri », « argent gagné par mon Toto », « argent de la bourse de mon bien-aimé », déduisant les dépenses domestiques, nourriture et vin, éclairage, charbon, toilette, entretien et blanchissage, etc. Pièce émouvante.
Lettre autographe signée
COOPER James FenimoreLettre autographe signée « J. Fenimore Cooper », adressée à l’éditeur George Roberts à Boston. 22 janvier 1841 ; 1 page in-4°. « I cannot help you to a copy of the tale. After all it is scarce worth the trouble of a search, nor as I know that it would at all suit the taste of the majority of readers. I very well remember some ladies speaking of Heart as a better story than Imagination. Though as I recalled than the latter is infinitely the best. It would not tally with my notion to publish a novel in the way you mention. I could not do it without putting at risk several thousands of dollars […] Nor should I like to publish a novel in this form at all. It requires a particular sort of composition for such a plan & the desultory digressive manner — and my practice of writing is diametrically opposed to it […]. I am about to publish an answer to the attacks on the Naval History […]. Still I think the articles might appear simultaneously, or nearly so, and they will, or ought, to have general interest, as they are connected with important historical facts. I say ought, with complain, however, because I very well know the American people are so prejudiced and dogmatical that is no easy matter to make them read evidence, however conclusive, that overcomes any cherished opinion. »
Ensemble de 5 lettres autographes signées
GROMAIRE MarcelEnsemble de 5 lettres autographes signées, adressées au peintre Huyot. Formats in-8° principalement, quelques enveloppes jointes :8 mai 1917. « Je vous renvoie le contrat de Stockholm, en vous remerciant d’avoir pensé à moi. Mais pour le moment tout au moins, je n’enverrai rien. Je n’ai à ma disposition que des choses récentes, de petite dimension et transitoires aussi. Pas ce qu’il faut pour une exposition qui est toujours un peu foire, si réduite soit elle. Et puis avec les risques de guerre, c’est bien embêtant. Pensez que je n’ai pas encore de nouvelles de Hollande et voilà trois mois que mes dessins sont partis....[…] Je suis encore à Paris, m’attendant à partir sous peu. J’ai eu de la chance de faire un séjour un peu long ; j’ai travaillé pas mal, beaucoup d’études nécessaires qui déblaient la route. J’espère être nommé bientôt interprète chez les Anglais. » ; 24 août 1918 : « J’ai reçu […] vos deux petites gravures. Je préfère, je crois l’église qui est plus riche en volumes. C’est d’une jolie couleur, un peu triste peut-être ; en tout cas c’est une belle tenue, sobre et très équilibrée. Je suis très content de les avoir. J’ai une gravure au burin de Laboureur. C’est très curieux de voir la différence entre lui, vous et moi. Trois tempéraments très divers. Et dire qu’il y a des gens qui croient que les peintres modernes font tous la même chose ! J’ai commencé une série de sept bois au canif, Les Péchés Capitaux. J’en ai deux de terminés. Quelle différence de technique avec le burin ! C’est beaucoup plus gras, plus étincelant, moins fin aussi mais pour moi, je préfère peut-être le canif, surtout lorsque je serai arrivé à parfaitement connaître les ressources de ce métier. Le burin est au fond un compromis ente le bois et le cuivre, quant à l’outil tout au moins. Il faudrait pouvoir faire en même temps du bois au canif et de l’eau forte. On ne serait pas tenté de vouloir exprimer avec un procédé ce qui ne s’exprime bien qu’avec l’autre. […] Au fond, rien ne vaut une bonne toile avec des couleurs et de l’huile dorée... Si vous recevez le Petit Messager, vous verrez probablement dans un des prochains numéros, un article de moi sur “ le cinéma nouveau”». 12 mai 1919 : « Hélas je ne suis pas démobilisé, j’ai été victime de l’arbitraire des ronds de cuir et morticoles, et je dois attendra m classe, pour quand ?... Si la paix est vite signée, ça ne tardera pas trop, aussi j’ai les regards tournés vers ce qui va se passer à Versailles. […] J’aurais perdu quelques précieux mois d’étude […]. En attendant ma chère et tardive liberté, je bricole vaguement quelques bois, des dessins, tout ça pour ne pas me rouiller. Lisez-vous le crapouillot — série nouvelle — J’y fais des articles sur le cinéma […]. Vous ai-je fait part de mes fiançailles ? J’ai trouvé une charmante et affectueuse compagne qui me donnera et me donne beaucoup de bonheur. Nous ne nous marierons que l’année prochaine sans doute, quand j’aurai un peu joué des coudes. » 26 août : il demande un service pour un de ses meilleurs amis, Pierre Dubreuil « C’est en surplus un collègue, peintre et peintre de grand talent à mon avis. Il désirerait rentrer au camouflage — auxiliaire définitif classe 1911 —. Seriez-vous assez aimable pour me donner les tuyaux nécessaires, en ce qui concerne la filière à suivre et le piston à employer. […] J’ai rencontré ici comme interprète Laboureur dessinateur et graveur semi cubiste. Il fait de jolies choses et est d’un commerce fort agréable. » Mercredi : « Je vous sais rentré à Paris, mais vous êtes invisible. Vous verra-t-on un dimanche soir ? »
Pièce signée
TOUSSAINT LOUVERTURE (Pierre-Dominique-Toussaint, dit)Pièce signée. « Au port Républicain, le 16 frimaire l’An sept » [6 décembre 1798] : 1 page in-folio avec vignette emblématique et cachet noir « République Française une et indivisible », traces de mouillures. Brevet provisoire de nomination du citoyen Joseph Allaire au grade de lieutenant quartier maître du 5e régiment colonial. Le document a été signé aussi par le commissaire des guerres A. Foret. Pièce très rare.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée « C. Pissarro », adressée au peintre William Thornley. Paris « 204 rue de Rivoli » 21 janvier 1900, ; 1 page ¾ in-8°.Sur la préparation de l’Album de 25 lithographies d’après Camille Pissarro.[Cet album de lithographies de William Thornley [1857-1935] d’après Pissarro, avec une préface de Gustave Geffroy, a été édité par Charles Hessèle dans un tirage limité à 108 exemplaires.] « Je reçois votre lettre ce matin, vous ne me dites pas avoir reçu l’échantillon de couverture que je vous ai envoyé en même temps que les tableaux. Ce ne serait pas une grande perte mais je voudrais en être avisé afin d’aviser autre chose, car il est temps, je crois de penser à votre couverture. En tout cas être fixé sur ce que vous aurez décidé. Jusqu’à présent je n'ai aucune nouvelle de G. Geffroy qui m’avait bien promis de venir me voir, j’attends qu'il fasse un peu moins mauvais temps je me déciderai à aller le voir sur les quais, c’est tout près d'ici, je sais qu’il est fort occupé en ce moment, mais moi aussi, je ne puis facilement manquer une séance, on ne retrouve pas aisément un effet attendu avec impatience. On fera pour le mieux […] amicalement votre, C. Pissarro. »Correspondance, n° 1691, t. V, p. 70.













