Nos plus beaux documents autographes
4548 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
CONDÉ Louis II de Bourbon, prince deLettre autographe signée, adressée à son beau-frère, le duc de Longueville. Dijon, le 11 mai 1660 ; 2 pages in-4°, adresse, cachets de cire noire aux armes (brisés). Très intéressante lettre sur le prochain « mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz ». « Je viens de recevoir une lettre de mr le cardinal dont je vous envoie la copie vous veres comme il me mande ce quil croit du depart du roy de St Jean de Luz et quil croit que je feray bien daler jusques a Amboise. Il faict estat de partir dicy le 20 de ce mois pour estre a Valery le 25 et la attendre de vos nouvelles pour aler ensuite a la cour ensemble comme vous savez mieus que moy le chemin que nous aurons à faire je vous supplie de me faire scavoi ou jauray le bien de vous voir pour nous joindre ensemble et prendre nos mesures sur touttes choses […]. Je vous supplie que Mr de La Croisette soit de la partie […]. Je vous supplie de vouloir assurer mes neveux de mon tres humble service et leur dire que je les aime de tout mon coeur. »
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée,. Vendredi, SD ; 3 pages in-8° . Debussy répond avec colère à une lettre d’homme qui lui aurait prété de l’argent et l’aurait traité de malhonnête homme. Lettre de jeunesse. « Vraiment votre seconde lettre était inutile, vous vous ingéniez à me prouver par trop durement que je suis un malhonnete homme ! Vous savez aussi, que je ne suis pas assez sot, pour croire que je n’ai pas à me faire des reproches vis-à-vis de vous, et qu’évidemment vos insultes doivent me faire de la peine ! ( Vous le croirez si vous voulez !) maintenant quand à pensez que les gens doivent être flattés de mon amitié, voila une jolie erreur de votre part, je pense au contraire que ces mêmes gens doivent avoir beaucoup de bonne volonté pour m’aimer, car j’agis souvenr, avec une coupable légèreté, surtout dans certaines circonstances ! ce qui ne m’empêche pas d’avoir des remords en tout-cas, je ne suis pas si noir, que cela, croyez-le. Voyez comme je suis dupé par moi-même j’ai été assez etonné de la lettre pour laquelle vous me donniez rendez-vous ! et c’est peut-être cela qui est cause de ma sécheresse j’avoue que j’avais encore tord.[...] Bien des gens mériteraient immédiatement la corde, et des gens que vous estimez tout de même ! D’ailleurs je ne l’ai pas fait avec tout le monde, mais simplement avec ceux, qui me semblaient me témoigner quelques sympathies et à cause d’une guigne qui n’a jamais cessé de me poursuivre malgré ma soi disante facilité à gagner de l’argent. Enfin ! je vous demanderais seulement de le laisser un peu de temps pour vous rendre votre argent. Et puisque vous tenez absolument à me maltraiter, je n’ai qu’à le regeretter, ey à vous dire que, malgré tout, je ne le mérite pas et vaut encore quelque chose. je sais que je ne vous toucherais pas, mais, j’ai assez de chagrin ! ( me défendre davantage, est au dessus de mes forces, vous ferez comme il vous plaira.»
Lettres autographes signées
MASSON AndréEnsemble de 7 lettres autographes signées, adressées à Hubert Juin :— « Le Tholonet, 25 septembre 1954 » ; 1 page 1/2 in-4°. « Cher Hubert Juin. J’ai relu avec l’optique curieusement nouvelle — comme toujours — de l’imprimé, votre article. Vraiment je le trouve très bien et très courageux. À part le grand intérêt de vos vues il y a, en passant, un portrait du peintre qui sera trouvé ressemblant par tous ceux qui le connaissent vraiment. J’en suis sûr. Serez-vous à Paris en octobre ? J’y fais une exposition à la galerie Leiris le 20. Vous verrez comme vous avez raison : je suis ailleurs, à perpétuité ! Merci et bien cordialement à vous. »— Aix-en-Provence, 30 juin 1958 ; 3 pages in-4°. « Votre lettre m’est parvenue après bien des détours. C’est que ces derniers mois, j’ai été à l’étranger, en Suisse, en Italie. Je l’ai donc trouvée hier à mon retour. Je suis très heureux que vous ayez bien voulu vous pencher encore une fois sur mon travail. (À ce propos avez-vous reçu le catalogue de ma dernière exposition à Paris où tout est reproduit ? Si vous ne l’avez pas, je vous le ferai envoyer par la galerie Louise Leiris !) Pour l’éditeur... je ne suis guère “à la coule” comme on disait autrefois. Mais j’y songe ; peut-être cela intéresserait Les Éditions de Minuit […]. Pour les Editions de Minuit, j’ai été un peu en rapport avec Limbour. Au moment de la fabrication de L’Érotisme de Georges Bataille, pour les illustrations. […] À propos des Entretiens, il y a des coquilles très malchanceuses et impossibles à “rectifier de soi”. Par exemple : Géricault au lieu de Chirico […] Héraclite qualifié de vrai socratique au lieu de présocratique. »— « Aix-en-Provence 14/08/59 » ; 2 pages in-4°. « Cher Hubert Juin, Pour être en retard, ça, je le suis (trop avec vous). C’est en rangeant des lettres que je me suis aperçu que je ne vous avais pas encore répondu. Votre lettre date du 14 juillet, mais je croyais y avoir répondu à Paris. Mon excuse est d’avoir été tourneboulé ces temps derniers, assez fortement. Donc bien entendu je serais content de cet entretien que vous envisagez pour le n°4 des Cahiers du Musée de poche. Pour la collection Oswald : dessins de peintres bien volontiers aussi. En novembre dites-vous — mais quand vous faudrait-il les documents ? En tout cas si vous allez à la galerie Louise Leiris 47 rue de Monceau mon ami […] qui est là tout l’été vous accueillera. (Je lui écris à ce sujet.) Ils ont un grand nombre de photos de mes dessins de toutes les époques. Je serais à Paris vers la fin de ce mois (sans doute du 26 août jusqu’au 6 septembre) puis retour à Aix et reviendrais dans les premiers jours d’octobre. J’ai lu avec grand plaisir vos quatre poèmes, je les trouve très beaux et vous en reparlerais cet automne. […]. Nous sommes presque voisins, en effet ! »— Aix-en-Provence, le 8 décembre 1959 ; 2 pages in-4°. « Merci, grand merci, bien qu’en retard pour la belle plaquette que vous m’avez envoyée. C’est à la fois un poème et une esthétique. Et puis vous m’y introduisez d’une manière qui me plaît, et vous ne vous êtes pas trompé la Manière de dompter la vache ! […] Mais je pense qu’un jour prochain, je pourrai voir quand même les œuvres de Silva. Les dessins reproduits (un peu zénistes ma foi) m’en donnent bien envie. »— Le Tholonet, 24 octobre 1962 ; 2 pages in-4°. « Cher ami, Voyages imprévus, détours de la poste et c’est ainsi que je réponds si tard à votre lettre du 17. Hélas, je ne serai pas à Paris avant les premiers jours de décembre, donc comment faire pour votre échantillon ? D’autre part je me sens un peu embarrassé pour parler de La décision au défit que je n’ai d’ailleurs pas sous la main à Aix, mais à Paris. Je regrette, croyez-le bien. Votre lette m’est parvenue alors que je terminais la lecture de La cimenterie que j’aime beaucoup. Pas de vrai roman sans poésie, au fond. Et quel beau rêve vers le mitan du livre ! […] J’ai eu des épreuves de couleurs pour notre livre (des U.d.P). C’était bon je crois ; une seule correction demandée, celle-ci dans Migration vers la source : le “champ” est trop bleu, il doit être plus gris, afin qu’apparaisse la tache bleue (la source) sans quoi ce tableau est désaccordé, n’est plus rien. »— Paris, le 21 septembre 1964 ; 2 pages in-4°. « Merci deux fois. 1.) Pour l’envoi du poème. 2) Parce qu’il est très beau. Je voudrais bien le voir imprimé, ce qui ne tardera pas je pense. Vous savez bien mon cher ami, qu’une oeuvre peinte n’a de sens (vivant) que s’il rencontre un écho. Faut-il que cet écho “ressemble” ? oui et non. Oui puisqu’il est bien qu’il soit un “miroir journal”, non : parce qu’il est bon de prolonger librement une peinture. Je m’embrouille ! Mais au fond je ne crois qu’à la nécessité pour un travail, peint, écrit ou sculpté, de rencontrer cet écho là. L’oeuvre enterrée ne peut pas vivre. ( C’est une stupéfaction, et je ne suis pas le seul, d’assister à la remontée de Rouault qu’elle soit telle, mais il ne faudrait pas l’être car pas un concours peu ordinaire de circonstances […] cette oeuvre fût vraiement mise sous le boisseau. Si vous ne l’avez pas vue au Louvre, j’espère que vous la verrez à votre retour à Paris. »— « Route de Cézanne, le Tholonet, par Aix en Provence, 16 juillet 1984. » « Votre article est excellent. Mais l’avez-vous déjà envoyé à Critique ou m’en laissez vous le soin ? Si vous l’envoyez vous-même adressez le à J.B Piel, c'est lui qui s’en occupe. (Je l’ai eu ces temps derniers et il m'a dit attendre vos pages). À bientôt dans le midi ou à Paris en Automne. […] Ps : Ce que j'aime le mieux avec la provence c'est la Bretagne. J’ai eu vécu un peu autre fois. Ètes-vous prêt de Carnac et de la côte sauvage de Quiberon ? » — Manuscrit autographe intitulé “Note sur mes dessins”. Sans date ; 2 pages in-4°, au crayon noir. « Dessins spontanés, noir sur blanc, ou blanc sur noir. Ces dessins trouvent leur fin en eux-mêmes. Parfois recensés en albums, édités ou non. Leur “manière” n’est pas nécessairement la même que celle des tableaux contemporains de ces dessins, ni de celle des “esquisses” en vue de tableaux. Ainsi en 1941, aux Etats-Unis, je continuais une suite de dessins, commencés en France, qui devaient constituer par la suite un album intitulé Anatomie de mon Univers ; ils sont d’une esthétique très différente des esquisses faites à la même époque annonçant des tableaux de 1941 à 1945, qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler maintenant ma “période américaine”. Ces dessins “au trait” ou “hachurés” noir sur blanc ou blanc sur noir, sont donc ceux qui ressortissent plus généralement à la spontanéïté pure (exemple : premiers dessins surréalistes de 1924-1925). Les dessins en vue de tableaux sont la plupart du temps exécutés soit au lavis, au crayon, ou avec des “frottis” de fusain, de pastel, parfois réhaussés d’encre ou de gouache ; rarement “au trait”. »On joint deux lettres de la galerie Louise Leiris adressées à Henri Juin.
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à Jean-Baptiste Millet. Barbizon, 7 novembre 1866 ; 2 pages 1/2 in-8°, fente restaurée. Très jolie lettre concernant les activités de son frère Jean-Baptiste, peintre et graveur. « J’ai reçu il y a quelques jours un mot de Ziem [le peintre Félix Ziem] ayant pour but de me dire qu’il a parlé de toi à un de ses amis qu’il appelle le docteur Gruby qui peut-être te fera faire certains travaux mais je ne sais quels. Présente-toi donc dimanche prochain de la part de Mr Ziem chez ce docteur Gruby [David Gruby, médecin qui eut de nombreux écrivains et artistes parmi ses patients] rue Lepic (qui était rue de l’Empereur) n° 100 à Montmartre... Tâche de bien savoir ce que ce monsieur veut te faire faire avant de prendre un engagement avec quelconque avec lui. Sensier [Alfred Sensier, historien, critique et marchand d’art] m’a dit que tes eaux-fortes n'ont pas réussi comme tu l’aurais voulu et qu’il est survenu des accidents à la morsure. Sont-ce des choses réparables ? Est-ce toi qui les a fait mordre, ou Bracquemond [le graveur Félix Bracquemond] ? Tillot [le peintre, collectionneur et critique Charles Tillot] m’a dit qu'il t’a demandé un dessin de quelque chose de Bibliothèque (je crois du moins que c’est de là). Fais-le si tu en as le temps. Il le demande... Rien de neuf ici. Les migraines ne me quittent pas d’une minute, et très souvent me font horriblement souffrir. Tout le monde va, du reste, passablement. Hunt [le peintre et collectionneur américain William Morris Hunt] est à Paris. Il a passé ici et est resté avec nous à peu près une demi-heure. Nous vous embrassons bien tous... »
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée [adressée à léditeur musical berlinois Eduard Bote and Gustav Bock]. Paris, 13 octobre 1864 ; 2 pages in-8.« Je nai pas reçu lexemplaire que vous mannoncez de votre édition de Béatrice et Bénédict. Je viens décrire à Mr Koennemann [le compositeur Mi os aw Koennemann, chef dorchestre régulier du festival de Bade où fut créé Béatrice et Bénédict] de vous envoyer les premières feuilles de la grande partition. Jai écrit aussi à Mr Pohl [le critique musical Richard Pohl, favorable à Hector Berlioz et qui traduisit en allemand le livret de Béatrice et Bénédict], bien persuadé quil ne fera aucun cas de ma lettre ; cest la cinquième fois que je lui écris sans obtenir de réponse. En conséquence, si vous nobtenez pas de lettre de lui dici à 0 jours, veuillez men informer ; je vous enverrai alors le dialogue français que vous pourrez faire traduire en allemand sous vos yeux à Berlin. À laide de la pièce de Shakespeare (Much ado about nothing) traduite par [August Wilhelm] Schlegel, il y aura seulement à copier en beaucoup dendroits et cela prendra à peine trois jours. Je ne sais pas ce que vous avez demandé à la direction de Stuttgardt pour ma grande partition ; veuillez me faire savoir si votre proposition a été acceptée et ce qui me reviendra sur cette somme. Votre tout dévoué, H. Berlioz. »Hector Berlioz composa son opéra comique Béatrice et Bénédict sur un livret dÉdouard Plouvier largement remanié par ses soins, daprès la pièce Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare. Loeuvre fut créée en août 1862 à Bade.
Lettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte
BONAPARTE Louis, comte de Saint-LeuLettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte. Florence ce 28 janvier 1836 ; 1 page in-4°. « Ma chère Maman, Comme je l'avais prévu Caroline avait reçu de vos nouvelles et m'en a données. J'ai vu Jérôme qui est très gras et très bien portant. Charlotte aussi n'est pas mal, je n'ai pas pu encore voir Julie malgré ma bonne volonté, mais j'espère que la fin de l'hiver améliorera l'état de mes jambes. Cependant nous sommes encore ici au milieu de l'hiver ; le vent est au nord et très vif, mais je me ménage tant que je puis & je ne sors pas. J'a reçu vos deux lettres du 21 & du 26 à la fois ; je vous remercie doublement, ma chère Maman, de ne m'avoir pas oublié comme je le craignais. Je ne voudrais cependant pas que vous vous fatiguassiez en écrivant à tous à la fois ; il suffirait que vous écrivissiez à l'un de nous. Adieu ma chère Maman, je vous embrasse de tout mon coeur ; je vous prie de faire mes amitiés à mon Oncle et suis pour la vie Votre très affectionné et très dévoué fils. Louis »
Gouache sur papier froissé.
KIJNO LadislasGouache sur papier froissé. Signée. 54 x 38 cm.
Rare lettre signée des trois exécuteurs testamentaires
MONTHOLON BERTRAND MARCHAND.Rare lettre (rédigée par Bertrand), signée des trois exécuteurs testamentaires, adressée au comte de Lavalette. Paris 2 mai 1823 ; 1 page in-4°. Sur le legs de Napoléon. « Nous avons l'honneur de vous adresser un mandat de la somme de 400 francs. Vous recevrez ainsi pour 1822 les intérêts de cinquante pour cent de votre legs, à raison de quatre pour cent. Vos très humbles serviteurs, Montholon, Bertrand, Marchand. »
Pièce signée
WRIGHT OrvillePièce signée. 1927 ; 2 pages mesurant 10 x 6 cm. Licence sportive annuelle n° 215 délivrée à Joseph William Esch par la Fédération Aéronautique Internationale pour l'année 1927 pour pilotage d'avion. Est jointe une photographie de Esch le représentant avec son casque de pilote.
Lettre autographe signée
POULENC FrancisLettre autographe signée à son ami le comédien Amédée Glesener, dit Stéphane Audel. Bagnols-en-Forêt dans le Var, 22 décembre 1960. 4 pages in-12, enveloppe timbrée avec adresse autographe. « Du 15 nov. au 28 enregistrements Satie avec Février [le pianiste Jacques Février], très amusants mais très difficiles. Préparation d'une tournée italienne avec Duval [la cantatrice Denise Duval]... À Nice, chez une nièce de Mme Bretton [belle-fille de Chabrier], j'ai consulté des documents inouïs et, chez une filleule, acheté 65 lettres, deux portraits, des photos, etc. Tout ceci fait de mon livre une rareté car il y aura 10 lettres inédites mirobolantes [son ouvrage sur Emmanuel Chabrier paraît en 1961]. L'Office des ténèbres me donne du mal. Ce sera sûrement ma dernière uvre de chorale religieuse. J'aurai tout dit. Dans le fond, je n'ai qu'un peu de talent ! mais oui. Beaucoup de gens sont comme moi mais d'autres !!! » On joint un portrait photographique dédicacé, Cannes, août 1955 ; 5,3 x 4,2 cm.
Pièce signée
GEORGE IVPièce signée. Palais de Carlton House 27 décembre 1815 ; cahier in-folio de 10 pages, sceau aux armes sous papier ; en anglais, translation anglaise jointe. Copie ratifiée et signée comme prince régent pour le roi George III, et contresignée par lord Castlereagh, du traité établi entre la couronne d’Angleterre et le duché de Brunswick, concernant les subsides versés au gouvernement de Brunswick et à ses troupes. Le traité, en dix articles, a été signé à Paris le 28 août 1815 par Wellington et le comte de Munster.
Lettre autographe signée
O’MEARA Barry EdwardLettre autographe signée adressée à Alexandre [Thedoque]. Lundi 20 juillet ; 2 pages in-8°, en francais. Petit manque sur la page 3 dû à l’ouverture de la lettre. « Mon cher Alexandre, Je regrette beaucoup le prochain départ de votre père et plus encore la cause qui l’oblige de partir d’ici, mais j’espère qu’à son arrivé à Paris, il trouvera la santé de votre frère parfaitement rétabli. J’ai été malheureux de n’avoir pas été chez moi quand votre père et vous sont venu me voir, car j’aurai été bien aise d’avoir du prendre ses adieux. Mais nous nous verrons j’espère bien souvent encore à son retour. Je vous prie de le remercier beaucoup pour l’obligeante offre de ses services à Paris ; je lui chargerai seulement de dire mille chose et mille amitiées de ma part à mon excellent ami et de lui informer que l’ex bourreau est parti d’ici il y a quelques jours pour retourner à Ceylan encore comme simple major général et qu’il est bien mauvaise santé, causé à ce qu’on croit par le refus du ministère [...] de lui donner une meilleure récompense pour les services qu’il a rendu dans sa capacité de géolier et qu’il s’en plaigne ouvertement disant que dans [...] il ne se trouve pas un individu si maltraité comme lui. Toi mon cher je souhaite bon voyage à votre estimable père. »
Billet autographe signé
VLAMINCK Maurice deBillet autographe signé, destiné à maître Isorni. 28 janvier 1945 ; 1 page in-8° oblongue. « Cher Maître, En me plaçant en dehors de toutes fautes politiques commises, je m’associe à ceux qui demandent la grâce de Robert Brasillach. Vlaminck ». Cette lettre était destinée à l’attention de Maître Isorni pour être soumise au président de la République, le général de Gaulle. Pièce extraordinaire.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Amédée Méreaux1). Paris, 11 septembre [1854/55] ; 1 page 1/2 in-8°. « Je pars ce soir. Veuillez envoyer vos partitions, quand vous aurez fini, à Mr Rocquemont2) 38 rue des martyrs. Il vous adressera aussitôt le manuscrit de l’arrivée à Saïs3). Dans celui-là je ne vois guère que le trio instrumental qui doive être arrangé à 4 mains ; mais en tout cas ce morceau veut absolument un tel arrangement ; il faut deux mains pour les flutes et deux mains pour la Harpe. Je serais bien heureux qu’il vous fut possible d’achever l’arrivée à Saïs d’ici un mois, à cause des études de chants que je veux commencer au mois d’octobre. Je suis on ne peut plus fier et reconnaissant des preuves de sympathie que je reçois de vous et croyez bien que je ne les oublierai jamais. » 1) Amédée Méreaux : 2)Rocquemont est le copiste de Berlioz afin de l’aider à recopier ses partitions durant une péiode où le musicien est très solicité et enchaine les projets. 3)L’arrivée à Saïs : L’arrivée à Saïs est la troisième partie de l’oeuvre L’enfance du Christ qui fut créée l’année même de la rédaction de cette lettre, en 1854/1855.
Lettre autographe signée, adressée à Élie Allegret.
GIDE AndréLettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [Paris,] « Samedi 19 octobre 1888 » ; 6 pages in-8°. Il lui adresse des lettres qui lui sont revenues de son voyage en Angleterre et en Écosse. : « Une lettre de Madeleine du 4 ; vous rirez je pense encore, quoique tout cela […] bien vite dans le passé de l’indignation épique des Cuvervilliens et de vous voir appelé mon “perfide ami”. 2° une lettre avec illustrations de Jeanne […]. Il n’y a rien de bien curieux que celui de Jeanne qui est en vers qui rappellent ceux de son histoire d’il y a deux ans. “Oh ! mon ami, quel bonheur ! d’avoir une femme de bonne humeur ou quelque chose d’approchant. […] Nouvelle lettre de Valentine du 11 octobre où elle me remercie du book-mark. “Nous avons reçu, dit-elle aussi, ton petit... Je ne sais trop comme le nommer, oh !... eurêka... agace-nerfs, mais il a eu moins de succès auprès de nous que ton petit signet (il paraît que c’est l’orthographe). Nous nous sommes énervés les uns après les autres sans pouvoir arriver à rien”. […] J’espère au moins que je ne vous ennuie pas avec cette chronique hachée morne, cet “esprit des autres” que je réchauffe d’une semaine. […] Je me remets à peine à travailler. Il m’a fallu beaucoup de temps pour organiser les leçons car jamais ces professeurs ne sont chez eux, ou quand ils y sont, ils sont occupés […] puis je n’y étais plus du tout, j’avais des souvenirs de vacances encore plein la tête. […] Le lendemain de mon arrivée ici, j’ai été voir Notre Dame, je la croyais jusqu’alors colossale, maintenait elle ne me parait plus qu’une très grande église. Westminster me l’a gâtée, j’en suis désolé ! Pour tout le reste, Londres me fait goûter Paris, des monuments partout, des boulevards. […] Les journaux ne disent rien du tout et je suis vexé de ne rien pouvoir vous envoyer d’intéressant... Si pourtant une page de la revue sur “l’unification de l’heure”. »













