Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
tapuscrit corrigé
COCTEAU JeanTranscription dactylographiée daprès enregistrement, avec corrections autographes du texte, de sa conférence sur « Pablo Picasso ». 9 juin 1953 ; 14 pages in-4°. « Improvisation faite à Rome le 9 juin 1953 au théâtre Eden pour lexposition Picasso. Cette improvisation a été prise au magnétophone et transcrite par les soins des organisateurs du musée ». Nombreuses et intéressantes corrections de la main de Jean Cocteau. Précieux document.
Lettre autographe signée
MONTHOLON Charles-Tristan, comte deLettre autographe signée. Paris, le 8 novembre 1836 ; 4 pages in-folio (33,5 x 22 cm) « La toute aimable bienveillance avec laquelle vous avez bien voulu me permettre d'ajouter quelques renseignements au dire de Me Cremieux, me donne l'espoir que vous accueillerez avec une égale obligeance la note que j'ai l'honneur de vous adresser. Je commandais une brigade d'infanterie, division Marchand, corps de réserve du Lieut. Gal Grenier, défense de Paris, lorsque dans la soirée du 22 au 23 juin, l'Empereur me fit appeler et me dit avec émotion : Montholon tout le monde m'abandonne, même Drouot, m'abandonnerez-vous aussi ? Non Sire, jamais. Je vais faire dire à Davoust de vous donner l'ordre de m'accompagner ; je vais aux Etats-Unis. Vers 2 h du matin, le Mal Davoust qui réunissait les fonctions de Ministre de la Guerre et de généralissime de l'armée, en vertu d'un arrêté du gouvernement provisoire m'envoya chercher à son quartier général, et m'ordonna de remettre sur l'heure le commandement provisoire de ma brigade au plus ancien colonel et de me rendre sans délai auprès de l'Empereur Napoléon pour l'accompagner et suivre en tous lieux jusqu'à nouveaux ordres. Sur mon observation qu'un ordre verbal plus que suffisant pour marcher à l'ennemi, ne pouvait me suffire pour lui tourner le dos, le Mal dicta l'ordre écrit dont la copie littérale est dans l'attestation ampliative signée par le chef d'État du Mal Prince d'Eckmul, le gal César Laville. Cette attestation est jointe aux pièces. Jamais ordre donné par un général en chef, jamais ordre donné par le Prince de Neuchatel lorsqu'il était major Gal de l'Empereur & Ministre de la Guerre, n'a été déposé en minute ou communiqué de règle générale au ministère de la Guerre. Le fait est si notoire que les archives du Ministère ne possèdent qu'une partie des registres d'archives du Prince de Neuchatel et qu'il a fallu une ordonnance pour donner au Ministère le droit de réclamer dans les inventaires des généraux en chefs, les correspondances officielles et les registres d'ordre. Aussi M. le Mal Maison, que sa conscience à cet égard, arrêta dans son excès de malveillance, s'appuya-t-il surtout sur ce que l'ordre n'a pas été confirmé par le gouvernement légitime du Roi Louis XVIII et est conséquemment frappé de nullité. M. le Mal ne sait probablement pas que le Roi Louis XVIII a fait payer sur sa liste civile, sur le temps qu'ils estiment à Ste-Hélène, M. le Cte Bertrand de son traitement de grand Maréchal, MM. Marchand, Saint-Denis, Noverras, Pierron, Cipriani, de leurs gages pour leur service pendant les CentsJours auprès de l'Empereur et que Madame la Comtesse Bertrand, elle-même, a tenu de la liste civile, les appointemens connus dans le Palais pendant les Cent Jours. Mais enfin les chambres n'ont elles pas fait payer tous les services des Cent Jours ? Le gouvernement français recevait constamment par son commissaire à Ste Hélène, des dépêches signées de moi, dans mes rapports avec le gouvernement anglais comme officier général attaché au service de l'Empereur. Toute la correspondance officielle se faisait avec moi. Le gouvernement du Roi m'aurait donc considéré comme ayant abandonné mes drapeaux et fait condamner comme déserteur ou du moins rayé des cadres de son armée sil ne m'avait reconnu comme en mission. Car comment supposer qu'il eut pour moi une manière exceptionnelle d'agir, et que par respect pour un dévouement extrême à l'homme qui l'avait mis hors de la loi peu de mois auparavant, il ne m'ait pas traité comme les 30 officiers généraux qu'il a bannis ou fait condamner à mort. [ ] Seul, je serais donc indigne, repoussé par le seul fait que j'ai augmenté la dette de la France en fermant les yeux de Napoléon. Le gouvernement du roi Louis XVIII était si loin de me considérer comme douteux, qu'aussitôt mon arrivée en Angleterre à bord de la frégate Le Camel, avec le deuil de l'Empereur, l'ambassade de France me notifia d'attendre à Londres la décision que le Conseil des Ministres allait lui communiquer relativement à ce qu'il appelait le Deuil de Napoléon. En effet quelques jours après, l'ambassade me remit mes passeports et ceux des personnes de la maison de l'Empereur et me fît connaître les intentions du Gouvernement. Ce n'était pas encore assez. Deux heures après mon arrivée à Paris, le Sieur de Richelieu, Premier Ministre Président du Conseil me fait appeler au nom du Roi et me notifia les décisions du Conseil relativement au dépôt légal du testament et codiciles. Le Comité de la Guerre auquel le Mal Mortier a envoyé l'examen de ma réclamation a exigé la justification des faits que je viens d'exposer. [ ] Ces pièces lui ayant été délivrées, il a unanimement reconnu la justice de ma réclamation. Le Ministre, amiral de Rigny, a approuvé l'opinion du Comité et le 15 mai 1835 le lieutenant Gal Schramm Directeur Gal m'écrit : que le Ministre avait décidé que ma réclamation en rappel de solde pour mon service à Ste Hélène fera l'objet d'une proposition spéciale qu'il serait présentée aux chambres avec le budget de 1837. Mr le Mal Maison n'a pas confirmé cette décision, ou pour mieux dire n'a pas voulu qu'elle fut exemtée lors de l'établissement par [ ], des comptes pour le budget de 1837 et c'est alors seulement qu'après un an de convictions que ma réclamation était admise. J'eus indirectement avis de la décision prise comme affaire intérieure de bureau et écrivis au Mal Maison la lettre qu'il est plus à regarder comme une demande, et à laquelle il a répondu par l'avis de sa décision de rejet. Je comprendrais que la Gouvernement n'admit aucune réclamation de solde pour des services hors de sa sphere mais je ne puis comprendre qu'il ait reconnu la justice de la réclamation d'un banni ou d'un condamné à mort comme le Mal Soult, le Gal d'Erlon ou Lallemand, qu'il ait payé le Gal Gourgaud et qu'il regrette ma demande. »
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Mercredi 25 août ; 1 page in-8°. Extraordinaire lettre sur Picasso et sa future exposition de l'art brut. « Cher ami, Picasso ah non merci. Très peu pour moi. Faux artiste, fausse peinture, fausse gloire. Sale cabotin. Faux jeton. Sale type. Des vrais artistes j'en connais. Ça ne ressemble pas du tout à ça je vous prie de le croire, ça n'a pas ce genre de manières et de cette façon de se comporter dans la vie. Je suis terriblement occupé avec mon affaire d'art brut, l'installation du pavillon que Gallimard a été bien chic de nous prêter pour y installer nos collections et faire nos expositions ; et tout le travail de recherches et prospection et correspondance ; et la préparation de l'Almanach de l'Art Brut que nous avons projet de publier en fin de cette année (et donc ça presse) - de sorte que je ne pourrai sûrement pas m'éloigner de ma table de travail pour aller voir ces toros là et regarder Picasso les regarder. Sûrement qu'il va se faire photographier en train d'estorquer, ce vieux macaque. Il doit être peureux comme un pet. J'ai fait le nécessaire pour la commande de livres qui donc vous parviendrons sans tarder je pense - sinon avisez moi pour que je relance. Mille amitiés, S'il y a sur les murs de l'arène des beaux graffiti tauromachiques faites les photographier pour moi. »
Manuscrit musical autographe « Intermezzo ».
NABOKOV NicolasManuscrit musical autographe « Intermezzo ». 8 pages in-folio (33,7 x 26,5 cm) sur papier à musique. Manuscrit de travail au crayon. Une page est surchargée de corrections au crayon rouge.
Notes autographes
BERTRAND Henri-Gatien, comteNotes autographes de Bertrand sur le Brésil lorsque la Belle Poule fit escale à Bahia du 26 août au 14 septembre. Les habitants réservèrent au prince de Joinville et à ses compagnons un accueil très chaleureux. Bertrand s'intéressa beaucoup à ce pays et rédigea: 1. Une notice sur le Brésil (20 pages). 2. Une note sur Bahia (2 pages). 3. Des notes sur les habitants et les exploitations du pays (13 pages). 4. Plusieurs notes (avec dessins) sur les sucreries et sur la fabrication du sucre (13 pages). 5 Quelques notes de mots portugais usuels sur les feuilles détachées d'un carnet. (Archives du Général Bertrand)
Lettres autographes signées
CALAMATTA Lina (Mme Maurice Sand)Importante correspondance adressée à Félix Guy, pasteur de l'Église réformée de Bourges. SAND Maurice (Jean-François Maurice, baron Dudevant, dit) [Paris, 1823 - Nohant, 1889], illustrateur, caricaturiste, marionnettiste, romancier et entomologiste français : Lettre autographe signée. Nohant, 19 mars 1865 ; 2 pages 1/2 in-4°. « Ma mère arrive de Paris et me prie d'ajourner la consécration de mon mariage et le baptême de mon fils. La destitution de Mr Coquerel fils et la tendance rétrograde d'une partie de l'église protestante de Paris lui font désirer que pèse de nouveau ma résolution. En la prenant cette résolution, j'ai été gagné et convaincu par le mouvement du progrès qui s'opérait dans le sein du protestantisme et dont divers écrits remarquables m'avaient semblé être l'expression acceptée ou tolérée tout au moins par l'église entière. Ma position n'est pas une position tout à fait ordinaire. Ma mère est solidaire jusqu'à un certain point de mes actes par la raison que nous avons toujours vécu d'accord sur nos convictions. Elle pense comme moi qu'il faut élever un enfant dans des idées religieuses parfaitement sincères et ne pas lui en donner qu'on ne partage pas. Nous voulons ma femme et moi pouvoir dire à nos enfants tout ce que vous enseigne votre pasteur est vrai, nous le croyons, nous le partageons. Nous savons que vous êtes un esprit avancé et un caractère loyal, que par conséquent, vous ne nous demandez pas des croyances imposées, puisque la liberté de l'esprit devant la lettre est le principe fondamental de la réforme. Mais si l'esprit de l'autorité catholique s'introduit et triomphe dans l'église protestante, si le pasteur qui nous bénira doit être persécuté pour nous avoir autorisé à croire ce que nous croyons, nous devons y regarder à deux fois. Ma mère est trop en vue, trop haïe par les catholiques, ses moindres actes et par conséquent les miens seront trop discutés et commentés pour que nus ne soyons pas obligés de nous expliquer publiquement sur les motifs de mon abjuration. Il ne faut pas qu'on puisse nous répondre que nous ne sommes plus catholiques et que nous ne sommes pas protestants, que le pasteur qui nous a acceptés dans croyance à l'enfer et à la divinité de Jésus-Christ est un hérétique dans l'hérésie et mérite d'être destitué. Voilà, Monsieur, les réflexions que ma mère m'a engagé à vous soumettre afin que vous ne soyez pas compromis sans l'avoir prévu et accepté, par l'inévitable retentissement que doit avoir ma détermination. » CALAMATTA Lina (Mme Maurice Sand) [1842 - 1901], fille du célèbre graveur, elle épousa Maurice Sand en 1862 : Ensemble de 8 lettres autographes signées, adressées au pasteur Guy : Nohant, [Décembre 1867] ; 1 page 1/2 in-12. « Mon mari me charge de vous répondre en son nom à la lettre que vous avez bien voulu lui adresser. C'est avec le plus grand plaisir que nous vous verrons parmi nous, et nous désirions beaucoup qu'une occasion nous vint à même de faire connaissance avec vous. » Nohant, 22 septembre 1868 ; 1 page 1/2 in-8°. « Nous sommes forcés de remettre le baptême de nos fillettes au mois de décembre. Nous ne pourrons réunir les parrains et les marraines qu'à cette époque là. Nous vous récrirons donc aussitôt que nous aurons à peu près fixé la date de cette réunion, si pourtant vous voyiez dès à présent que vous ne pourriez pas vous absenter vers le 15 octobre, nous vous serions obligés de nous l'écrire de suite. » Nohant, 28 octobre 1868 ; 2 pages in-12. « Votre lettre nous a fait très grand plaisir, nous vous récrivons donc quelques jours avant celui qui sera fixé pour vous en prévenir. Veuillez s'il vous plaît me dire s'il faut une procuration de la marraine de Gabriele qui ne pourra pas venir et quelle en est la formule. » Nohant, 23 novembre 1868 ; 2 pages in-8°. « Nous ne voulons pas renoncer encore au plaisir de vous avoir parmi nous. Malheureusement il nous est impossible de fixer l'époque du baptême avant le 14, 15 ou 16 décembre, mais ne pourrez vous pas venir à Nohant quand bien même vous ne seriez pas à Bourges à ce moment là ? Ne pourriez-vous prendre deux ou trois jours de congé n'importe où vous serez ? Il est bien entendu que les frais de votre déplacement seraient à notre charge. » Nohant, 20 décembre 1868 ; 2 pages in-12. « J'espère que vous avez fait bon voyage et que vous avez retrouvé tout votre monde en bonne santé. Nous vous remercions encore une fois d'avoir bien voulu vous déplacer pour le baptême de nos fillettes. Puisque vous avez bien voulu vous charger de tâcher de nous retrouver à Rochefort les numéros de la Revue des Deux Mondes qui nous manquent, ou du moins une partie de ces numéros, je vous en envoie la liste tout en vous remerciant à l'avance de la peine que vous voudrez bien prendre. » « Nohant, le 17 janvier » ; 2 pages in-12. « Je vous écrit deux mots seulement pour vous dire que notre mère, étant à Paris encore pour quelques jours, nous lui avons écrit pour la prévenir et savoir le jour précis de son retour afin de nous faire savoir l'époque nous aurons choisie. Nous l'attendons à la fin de cette semaine. Ce sera donc probablement pour la semaine prochaine. » On joint un ensemble d'enveloppes et de cartes de visites. On joint l'acte de baptême d'Aurore et Gabrielle Sand, signé par le pasteur, les parents et les parrains et marraines : George Sand et le Prince Napoléon pour Aurore, Oscar et Herminie Cazamajou, pour Gabrielle. Avec un extrait de baptême pour Gabrielle.
Photographie dédicacée
RODIN AugustePhotographie dédicacée à Monsieur Spicer Simson (officier à la Royal Navy). [1900] ; 17 x 10 cm. Photographie le représentant accoudé à une cheminée de la Folie Payen. (Photographie d’Eugène Druet).
Aquarelle originale signée
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 31,5 x 24 cm. Aquarelle exécutée pour lillustration des Trois Mousquetaires (page 79 : « Monsieur dit-il, vous vous ferez étriller, je vous en préviens, si vous vous frottez ainsi aux mousquetaires ! »)
4 lettres autographes signées.
POULENC FrancisEnsemble de 4 lettres autographes signées. Sans date ; formats in-8° et in-4°: « Je suis très sincèrement heureux d'apprendre par Raymonde vos fiançailles. Le bruit m'en était parvenu quand j'étais encore à Paris mais de peur d'être indiscret, je n'avais osé pour téléphoner. Vous faites là un mariage selon votre coeur et je vous en félicite. » « Vous êtes bien indulgent quant au Bestiaire. Je regrette que vous ne l'ayez jamais ouï aux instruments. On le donne le 24 de ce mois. Hélas vous êtes au Rhin. Mais dites-moi cher ami, n'êtes-vous pas malheureux, vous faites-vous à cette vie nouvelle ? Je vous plains et pense à vous. J'ai peut-être tort car malgré tout vous me semblez vous occuper pas mal de musique. Vous avez de la chance d'avoir vu Arnold Isch. C'est un type étonnant. Il faut s'en méfier par exemple et ne pas oublier que tout cela c'est made in Germany, c'est à dire très loin de nous. Le Gendarme enfin terminé, et que j'ai hâte d'entendre à l'orchestre passe au théâtre Michel 3 fois en matinée, les 24,25 et 26 mai. On vient de donner Cocardes à Londres avec instruments, cela a beaucoup porté. [ ] Je termine mes Max Jacob dont je ne suis pas encore content, à l'exception du dernier. Que les mélodies sont choses difficiles et ne souffrent pas la médiocrité !!! » « Que devez-vous penser de mon silence, vous qui si gentiment, par deux fois m'avez donné cet été de vos nouvelles. [ ] Si je ne vous ai pas envoyé non plus Les Biches, c'est que je n'oublie pas ma promesse de vous donner les épreuves, puisque vous voulez bien attacher quelque prix à mes gribouillages marginaux. Ces épreuves sont chez M. Arnold qui s'en est servi pour écrire son article au Mercure (inouï !!!). À mon prochain passage, je les ferai passer de chez lui, chez vous. J'ai beaucoup travaillé tout cet été. Revu et en grande partie corrigé l'orchestre des Biches. J'ai supprimé des tas de difficultés techniques pour les instruments à vent, renforcé certains passages, etc. etc... Je suis sûr maintenant d'un très bon rendement. Comme nouveautés, j'ai écrit un trio pour piano (hautbois et basson en 3 parties allegro rythmico andante- allegro Italien) et travaillé à mon concerto pour piano et orchestre (marches militaires). J'espère que vous aimerez tout cela, d'une manière assez nouvelle, je crois. La Société des Auteurs me demande votre signature pour la déclaration des Biches (traduction). Soyez assez gentil pour me renvoyer le plus vite possible, signé le papier ci-joint. » « Soyez patient et ne vous ennuyez pas trop. Vous avez ma chambre. Vous ne savez pas quel bonheur vous échoit. Je suis en Touraine depuis le 25 mars. J'ai eu la jaunisse. C'est éreintant. Je retravaille ferme depuis 4 jours. Je termine Les Biches. Je suis assez content. J'arrive au port, espérons sans trop de fuites. »
Tapuscrit avec corrections autographes
CHAGALL MarcTapuscrit avec corrections autographes et une 1 lettre signée (écrite par sa femme, signée par lui en 1953). Le tapuscrit est une ébauche d’un entretien entre un journaliste et Chagall. Renvoyé à ce dernier, le peintre le corrige en y apportant les modifications nécessaires. « Je trouve que les pages que tu as écrites toi-même sont très jolies. Lorsque je parle moi-même, c’est moins bien il me semble. J’ai supprimé certaines choses, j’ai indiqué les endroits où il me semble préférable que tu parles en ton nom. […] J’ai donné à Maeght quelques matériels pour les livres en noir et blanc et en couleurs. » Le tapuscrit s’intitule « Chagall parle » et comporte 16 pages dactylographiées in-4°. On ne peut citer l’intégralité de ce précieux document. « J’étais bouleversé par Cézanne et Van Gogh. Nous trouvions en Cézanne, Gauguin, Van Gogh des anti-musées, pas de l’anarchisme bien au contraire, mais une nouvelle architecture proposée.[…] Lorsque j’introduis une tête coupée ou renversée, ce n’est pas pour raconter une histoire mais pour allumer autrement la surface de ma peinture. »On joint une lettre adressée à Chagall lui demandant ce qu’il convient de faire pour la réimpression d’un livre illustré par lui. Chagall demande à ce que les ouvrages soient mis au pilon.
Lettre autographe signée
NERVAL Gérard de (Gérard Labrunie, dit)Lettre autographe signée « Gérard Labrunie », adressée à son oncle Jean Labrunie. 17 août 1840 ; 2 pages in-8° à lencre sur papier, pliures, petit trou sur la page dadresse dû au décachetage (sans atteinte au texte).« Je profite du départ de mon cousin pour vous dire combien je désire vous aller voir à Sainte Foy, et vous remercier des choses aimables que vous avez bien voulu écrire dernièrement à mon père en ma faveur. Nous vivons tellement éloignés, que ces marques de souvenir sont dautant plus précieuses, et il faut bien regretter que nos positions rendent un rapprochement si difficile, mais peut-être cette année ou la prochaine me sera til possible de réaliser un désir que jai depuis bien longtemps. Lorsque jai passé à Agen, il y a quatre ans, mon intention avait été de venir vous voir à Sainte Foy, mais le tems était devenu si mauvais et jétais tellement en retard relativement à une affaire de Paris, quil ma fallu y retourner bien vite, espérant que je reviendrais lannée suivante dans vos pays. Mais depuis ce tems là je nen ai pas retrouvé loccasion. Le soin de mon avenir ma obligé à faire trois grands voyages en Allemagne, où lannée dernière jai été envoyé par le Ministre de lIntérieur chargé dune mission. Aujourdhui je suis encore au moment de repartir, mais pour trois ou quatre mois seulement. Lannée dernière, au moment où je partais pour Vienne, jai eu le plaisir de voir ma tante, et il me sera bien agréable de renouveler sa connaissance, dans des circonstances plus heureuses, puisque mon cousin était malade alors.Je vous envoie deux ouvrages que jai fait paraître dernièrement, et dont le premier a été représenté à la Porte Saint Martin. Je désire que ces essais vous fassent quelque plaisir. Nayant pu malheureusement prendre du goût pour la profession de mon père, jai besoin du moins de justifier le choix que j'ai fait dune carrière plus difficile, quoique non moins honorable. Avec de létude et du travail je pense que lon peut réussir dans tout aujourdhui ».Les lettres de Gérard de Nerval sont rares et recherchées.
Lettre autographe signée
CHAGALL MarcLettre autographe signée, adressée à l’éditeur Gabriel Talpir à Tel-Aviv, ami de Chagall et rédacteur en chef de la revue d’art israélienne Gazit. 15 janvier 1959 ; 1 page in-4°, en yiddish. En-tête imprimé : « Les Collines / Vence ».Traduction sommaire en français : « Cher Talpir, merci pour votre lettre. Comment puis-je vous remercier de votre tendresse pour moi, si je n’étais pas de mon âge, je dirais : Je vais essayer d’être digne d’elle, je vous remercie de vouloir écrire sur moi. Vous savez qu’un livre du Dr Franz Maier sur mon travail a été publié en Allemagne et en France par Calmann-Lévy. Vous avez quelque chose à dire, je le sens depuis longtemps. Habituellement, je pense que les Israéliens n’écrivent pas sur moi […]. Mon amour pour Israël n’a pas changé. Toutes mes peintures de la maison ont été envoyées au Musée de Hambourg pour une exposition rétrospective. À partir de là l’exposition se déplace au Musée de Munich et ensuite au pavillon Marsan (Louvre) — Musée des arts décoratifs —1908-1959, 50 ans de travail, c’est quelque chose ... Cordialement, Marc Chagall ». Rare en yiddish.
Portrait.
PASTEUR LouisHuile sur toile signée en bas à gauche « A. Guibert ». Fin XIXe siècle ; 24 X 19 cm. Rare portrait de Louis Pasteur avec la rosette de la Légion d’honneur.
Gouache sur papier représentant une fleur.
DELAUNAY SoniaProjet pour tissusGouache sur papier représentant une fleur. 20,4 x 11 cm.Au dos touches de couleurs figurant un autre projet. Tampon de Charles Delaunay au dos avec la mention « Ce projet de tissus provient de l’atelier que dirigeait Sonia Delaunay entre 1925 et 1933. Son fils Charles Delaunay » avec sa signature.
Manuscrit autographe
COCTEAU JeanManuscrit autographe, intitulé « Jean Cocteau ». Circa 1946 ; 3 pages in-4°. Très important manuscrit autobiographique écrit à la troisième personne vers 1946. Dans ce texte le poète souligne la cohérence profonde de son œuvre et son souci d’échapper ainsi aux critiques qui l’accusent de dispersion. « Jean Cocteau, poète français, est né près de Paris à Maisons Laffitte le 5 juillet 1889. Son oeuvre est ordonnée par lui-même en Poésie. Poésie de roman. Poésie de théâtre. Poésie critique. Poésie graphique. Poésie de cinématographe. Oeuvres principales. Poésie : Le Cap de Bonne Espérance. Plain Chant. Discours du Grand Sommeil. Opéra. Allégories. Léone. Poésie de roman : Le Potomak. Le Grand Écart. Thomas l’Imposteur. Les Enfants Terribles. Poésie de Théâtre : Orphée. Antigone. Les Mariés de la Tour Eiffel. La Machine infernale. Les Chevaliers de la Table Ronde. Les Parents Terribles. La Voix Humaine. Renaud et Armide. Poésie critique : Le Secret Professionnel. Le Coq et l’Arlequin. Carte Blanche. Le Rappel à l’Ordre. Essai de Critique Indirecte. Portraits-Souvenirs. Poésie graphique : L’Album de Dessins (Stock). Jean l’Oiseleur. Maison de Santé (Livres illustrés). Orphée. Le Secret Professionnel. Thomas l’Imposteur. Le Grand Écart. Dessins pour les Enfants Terribles. Dessins pour les Chevaliers de la table ronde. Poésie de cinématographe : le Sang du poète. L’Éternel retour. A cette liste s’ajoutent les innombrables articles de journaux et de revues qui regrouperont dans les Œuvres complètes entreprise à Genève. Le Coq et l’Arlequin (1924) fut le manifeste de la jeune musique, dite alors “Groupe des Six”. Il collabore en 1917 avec Picasso et Erik Satie pour le ballet Parade. Plusieurs années après, avec Stravinsky pour son oratorio Oedipe Rex. Les entreprises de Jean Cocteau sont multiples mais toujours reliées ensemble par une ligne droite dont on retrouve la trace profonde à travers toutes ses oeuvres. Son prochain ouvrage sera une pièce de théâtre dont il cherche le titre, un drame en trois actes qui s’inspire du style de vie de l’impératrice Elisabeth d’Autriche [L’Aigle à deux têtes]. De scandales en scandales, de succès en succès, nous en arrivons à l’aventure actuelle des « Parents Terribles » qui connaissent enfin le triomphe en 1946 après les foudres du Conseil Municipal avant la guerre et pendant l’occupation le déchaînement de haine de la milice et l’interdiction allemande. »














