Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée, adressée à son oncle Félix Marmion. Berlin 30 mars [1843] ; 4 pages in-8° (21,6 x 13,9 cm) sous chemise demi-maroquin rouge.Belle lettre sur son premier séjour en Allemagne et ses premiers succès à l’étranger.Berlioz, tout juste arrivé à Berlin, confie à son oncle, grand amateur de musique, de nombreux détails sur sa tournée de concerts en Allemagne où son nom résonnait déjà. En 1834, Liszt avait en effet transcrit pour piano la Symphonie fantastique et Robert Schumann faisait son éloge dans la revue Neue Zeitschrift für Musik. Ce “voyage musical” (décembre 1842-mai 1843), dont il rêvait depuis longtemps, verra ses premiers triomphes à l’étranger.« J’ai reçu à Stuttgard votre lettre et vos lettres pour Munich ; malheureusement je n’ai pu profiter des entrées qu’elles me donnaient dans tant de maisons recommandables ; des impossibilités matérielles sont survenues à cette époque, à mes concerts au Grand Théâtre de Munich ; j’ai donc en conséquence décampé au plus vite vers le nord de l’Allemagne, sans visiter la capitale de la Bavière et de la bierre [sic]. Je m’en applaudis tous les jours : plus j’avance et plus je suis festoyé, choyé, adoré et payé. Le Sud n’a pas le sou ; ce sont partout des villes désertes et inertes ; les gens y dorment jour et nuit. je n’ai pas besoin de vous dire que j’utiliserai dans l’occasion vos introductions et que je vous en remercie deux cent et une fois. Vous avez dû lire dans les journeaux [sic] de toutes les couleurs mes bulletins de la grande armée ; le Frrrançais se couvre de lauriers sur toute la ligne, on est content de moi ! Vous avez vu à Dresde les sérénades, à Brunswick les couronnades, les soupers, les vers, les toasts ! à Hambourg d’où j’arrive ils m’ont rappelé deux fois après le concert. C’est ici qu’il faut maintenant faire une charge à fond. Je gagnerais assez d’argent si je n’en dépensais pas si horriblement mais les suppléments d’orchestre que je suis obligé de payer, le transport de ma musique qui pèse 500 livres (vous voyez que ce n’est pas de la musique légère) et les intervalles qu’il faut mettre pour les préparatifs entre chque concert et me font faire de longs sejours partout, me ruinent. Enfin, tout va la cruche à l’eau qu’à la fin elle s’emplit, mais je suis abymé par cette vie de répétitions continuelles, qui comporte néanmoins des satisfactions : À propos de chanteurs j’en ai trouvé deux qui ont tout à fait remué le cœur des Saxons et des Hambourgeois avec ma cantate sur la mort de l’Empereur [Le Cinq Mai ou la Mort de Napoléon, composée en 1835 sur un poème de Béranger] traduite en allemand. Je vais remonter cela ici. J’aurai ces jours-ci une audience du roi de Prusse [Frédéric-Guillaume IV] à qui je vais dédier mon Traité d’instrumentation qu’on publie en ce moment à Paris. Tout le monde, Meyerbeer en tête, m’a fait l’accueil le plus empressé et le plus amical ; mais je vois devant moi deux cents sauvages à civiliser, c’est-à-dire deux cents musiciens nouveaux à instruire et j’en sue d’avance. Il n’y a rien en Allemagne d’aussi complètement bien qu’au conservatoire de Paris, mais il y a partout de l’excellent. Je dois même dire qu’en raison de la soumission des musiciens et de leur discipline aux répétitions, j’ai obtenu des résultats supérieurs sous certains rapports à ceux de Paris. Ainsi à Brunswick et à Hambourg et à Leipzig, j’ai été exécuté d’une manière irréprochable. Il y eu même des morceaux d’orchestre dits d’inspiration. Les chœurs sont en revanche partout très faibles, il y a un préjugé français en leur faveur dont il nous faut décidément revenir. Les chanteurs ténors et les femmes sont d’une médiocrité insolente ; on ne chante pas plus sottement. (Berlioz écrira cependant le contraire dans ses Mémoires). J’ai écrit ces jours derniers à mon père et à Nanci, j’espère que les détails que je leur donne leur feront plaisir. Après mes concerts d’ici, peut-être irai-je à Breslaw où l’on m’a déjà annoncé maintes fois ; et je ne suis pas trop éreinté ; sinon je retournerai à petites journées à Paris le centrum gravitatis du monde musical et de tous les mondes possibles. Adieu cher oncle, si vous m’écrivez avant le 10 avril, addressez la lettre à Berlin. Votre affactionné neveu H. Berlioz. »Berlioz, Correspondance générale, éd. P. Citron, t. VIII, n° 823 ter.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Aquarelle à motifs de losanges.
DELAUNAY SoniaAquarelle à motifs de losanges. Projet pour tissus. 15 x 10,5 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Gouache.
DELAUNAY SoniaProjet pour tissus. Gouache à motifs serpentins. 10 x 10 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes aux oies dans un parc.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée au milieu du tampon à son monograme.Datée 190220 x 39 cm.
Lettre autographe signée
MÉHEUT MathurinLettre autographe signée, illustrée de 2 dessins signés, adressée à Mme Verdier. Paris, 11 mai 1926 ; 31 x 40,6 cm.Très belle lettre évoquant Raboliot de Maurice Genevoix.« Que vous avez de la joie dêtre au soleil alors que dans ce triste Paris nous ne connaissons plus que pluie et vent et que notre printemps si ardemment escompté va sévanouir. Je suis allé (voilà plus dun mois) passer quelques temps en Sologne, au pays de Raboliot, le prix Goncourt de cette année, pour en faire lillustration. Je me suis permis de couvrir ce petit mot avec deux petits croquis, souvenir de ce voyage en Sologne. Jétais assez près du château de la Sauldre, or comme lon na jamais répondu même à lenvoi de loriginal que javais fait pour le livre malgré vos recommandations, je me suis bien gardé de diriger mes pas de ce côté. Jai eu fort heureusement durant ce séjour un temps superbe et un accueil charmant de Genevoix le jeune auteur de Raboliot et de Rémy des Rauches, de Éparges, etc.Dimanche dernier nous avions la famille Manchotte à déjeuner. Inutile de vous dire combien et comment nous avons causé de vous ?Le docteur sera aussi heureux que nous, revoir les vrais amis sont si rares. Hier soir, cétait le vernissage du salon des Décorateurs. Monde fou et innovation ! un jazz... cétait épatant au Gd Palais. Tous ces spectacles intellectuels, uniques à Paris, compensent heureusement la vilaine saison. A la maison tout le monde va bien et vous adresse leurs compliments et tous leurs bons souhaits de bon séjour, tout en se réjouissant de vous revoir au plus vite. »
Gouache
DELAUNAY SoniaProjet pour tissus. Gouache à motifs serpentins. 10 x 10 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Lettre autographe signée
LOWE sir HudsonLettre autographe signée, adressée au comte Balmain. Castle James Town [Sainte-Hélène], le 15 septembre 1819 ; 2 pages 1/2 in-4°, en anglais. « Referring to a remark I made to you a few days since of an apparent misconception as to what had been expressed in the extrait from Mr O'Meara's letter in regard to the bulletins of Mr Baxter, I have written a short note upon it, which I [decided] to inclose herewith. Although Mr O'Meara, in the letter from which I transmitted you the extract, spoke only of information given to the persons at Longwood about the bulletins furnished by himself, yet I find in a recent publication he has made a similar assertion in respect to the bulletins of Mr Baxter and I inclose an extract for your information, requesting you to remark the passage which Mr O'Meara himself has pland in parenthesis. I send also the book with the leaf marked but request the favour of it being quickly returned to me, as I am referring to the publication on various other grounds ». Traduction française : « Faisant référence à une remarque que je vous ai faite il y a quelques jours depuis une apparente méconnaissance de ce qui avait été exprimé dans l'extrait de la lettre de M. O'Meara au sujet des bulletins de M. Baxter, j'ai écrit une brève note à ce sujet, que j'ai [décidé] d'inclure ici. Bien que M. O'Meara, dans la lettre dont je vous ai transmis l'extrait, n'ait parlé que des informations données aux personnes de Longwood au sujet des bulletins fournis par lui-même, je trouve pourtant dans une publication récente qu'il a fait une affirmation similaire en ce qui concerne les bulletins de M. Baxter et dont je vous inclus un extrait pour votre information, vous demandant de noter le passage que M. O'Meara a placé lui-même entre parenthèses. J'envoie également le livre avec la feuille marquée mais je vous demande la faveur qu'il me soit rendu rapidement, car je fais référence à la publication pour divers autres motifs. »
Lettre autographe signée,
BEAUHARNAIS Eugène deLettre autographe signée, adressée au général Bertrand. Bade, Grand Duché, 23 juillet 1821 ; 1 page in-4°. Admirable lettre sur la mort de Napoléon. « J'ai appris par les papiers publics d'Angleterre et de France la perte douloureuse que nous avons faite en la personne de l'Empereur Napoléon. Je juge par mes peines celles que vous avez éprouvées en ces cruels moments. Vous avez, ou du moins la douce consolation de recueillir les dernières paroles de cet illustre et infortuné Monarque, et de lui rendre les derniers soins et devoirs. C'était le prix justement dû à votre noble et généreux dévouement. Je pense, mon cher Général, que cette lettre vous trouvera à Londres et, en attendant que vous soyez sur le continent, je vous prie de me donner quelques détails qui me seront autrement précieux que de stériles articles de journaux. S'il vous avait été aussi permis d'emporter quelque partie de la dépouille mortelle du grand homme, je demanderais à votre amitié de me la confier. Mon respect et ma reconnaissance pour la mémoire vous tranquilliseraient sur ce dépôt sacré. Je vous embrasse, mon cher comte, jusqu'à ce qu'il me soit permis de vous serrer dans mes bras et je vous prie de faire agréer mes hommages à Madame la Comtesse. »
Lettre autographe
STENDHALlettre autographe adressée à Donato Bucci à Civitavecchia. [Paris], 19 novembre 1841 ; 3 pages petit in-4, adresse. Une des dernières lettres de Stendhal (il mourra quatre mois plus tard, le 22 mars 1842). Il vient de prendre un abonnement au Constitutionnel. « Voici une affaire pour laquelle je réclame votre complaisance et votre sagacité ordinaires. Il s'agit, je pense, d'une vente, on tient au secret. Combien vaut la terre de Canino ? Combien rend-elle ? Comment se payent les fermages ? Je voudrais 3 pages de détails, 4 si vous pouvez. Cette affaire serait fort avantageuse à la personne qui cultive la garance. [...] J'ai répondu que je pourrais donner des renseignemens vers le 4 ou 5 décembre. Peut-être serez-vous obligé d'écrire sur les lieux. En ce cas écrivez une première lettre pour donner les renseignemens que vous savez, et annoncez que vous avez écrit sur les lieux, et avec secret, pour obtenir plus de détails. On verra ainsi que j'ai mis du soin à faire la commission. Beaucoup de détails, sur le revenu, sur la manière de le percevoir. S'il fallait dans la suite un administrateur je vous proposerai, cela vous conviendrait-il ? Vous feriez 3 voyages par an. Surtout beaucoup de détails. Quel bâtiment pourrait habiter le nouveau propriétaire s'il allait passer 4 mois d'hiver dans le pays ? »... Il fait une récapitulation en 4 points. Bibliographie : Correspondance générale, t. VI, n° 3168.
Huile sur toile signée
FRANK-WILL (Frank Boggs, dit)Paris, les quais, la Conciergerie.Huile sur toile signée en bas à gauche « Franck Will ».54 x 65 cm.Bibliographie :Cette œuvre sera reproduite dans le catalogue raisonné de l’artiste actuellement en préparation par Monsieur Ludovic Saulnier.
Lettre autographe signée
MAGRITTE RenéLettre autographe signée, adressée à son ami André Bosmans. Nice, 26 juin 1963 ; 1 page 1/2 in-8°, à son en-tête.« Le moment a passé très vite, ici. Le moment du retour approche “inexorablement”, quoique d’une manière peu inquiétante. (Ce qui serait inquiétant, c’est que le retour signifierait “la fuite du temps”, alors qu’il ne “représente” pour moi qu’un simple déplacement corporel.) L’air, la lumière et la température sont ici d’une nature parfaite —inconnue en Belgique. Cependant les “brumes du Nord” ont un charme parfois que je ne suis loin d’estimer négligeable et, je ne serai pas fâché de “rentrer”. Je projette d’aller passer quelques jours à Knokke du vendredi 5 juillet au mardi 9. Vous serez libre justement alors. Vous conviendrait-il de venir à Bruxelles vendredi, vers 9 heures environ, pour aller avec nous dans notre nouvelle automobile jusque Knokke ? Nous pourrions ainsi passer quelques heures avec vous, dîner ensemble et peut-être vous revoir le samedi si vous logiez à Knokke ? Je vous signale que ce séjour au “littoral” belge sera agrémenté d’une visite possible d’une exposition Mesens à Knokke ! Adressez moi, désormais, je vous prie votre correspondance à Bruxelles où je serai revenu le lundi 1er juillet au soir. Ci-joint des exemplaires de nouvelles cartes illustrées. Malheureusement très mal imprimées ! En ce qui concerne Armstrong, ce que j’en pense pourrait être publié aux Éditions du Temps : Pour moi, Louis Armstrong est une manifestation du monde réduit à l’image d’un homme noir et à une voix accompagnée de “musique nègre” qui ne sont pas démunies d’une autorité superflue. »
Manuscrit.
JOURNAL DE LA CAMPAGNE DE 1742 EN ALLEMAGNE.Manuscrit. « Journal du Voiage et de la Campagne du Roi depuis le 18 janvier jusqu’au 12 juillet 1742 ecrit en forme de lettres par un officier prussien à un de ses amis à M. xxx ». Ouvrage orné de 5 aquarelles originales. Reliure en veau long d’époque, dos à 6 nerfs, tessons dorés, date, manque la pièce de titre, plats encadrés de règles à froids, épidermures au quatrième plat.Cet ouvrage provient de la Furstlich-Starhembergische Familienbibliothek Schloss Eferding, bibliothèque qui fut dispersée en 1956.Campagne de 1742 en Allemagne. — Nous allons continuer le précis des événements militaires de l’année 1742. Après la paix de Breslau, les Autrichiens tournèrent toutes leurs forces contre les Français , qui étaient maîtres d’une partie de la Bohême. Le prince Charles de Lorraine essaya en vain de forcer le maréchal de Broglie, qui les commandait depuis la fin de 1741 , à accepter une bataille : le maréchal évita un engagement par des manœuvres hardies et savantes ; mais la supériorité des forces autrichiennes le força à se renfermer dans Prague, où il fut cerné par le comte de Kœnigseck. Le maréchal de Bellisle, qui se trouvait aussi dans Prague, fit aux Autrichiens des propositions pour l’évacuation de la Bohême. Il eut, le 2 juillet 1742, une conférence avec Kœnigseck au château de Komarzau ; mais elle n’eut pas de résultat ; et la cour de Vienne, pour marquer son mépris du cardinal de Fleury , publia une lettre confidentielle que ce vieillard avait écrite , le 11 juillet, au général autrichien , et dans laquelle il protestait de la répugnance qu’il avait eue de consentir aux résolutions de sa cour et à la guerre avec la reine de Hongrie. Prague fut bombardé depuis le 19 août, et la garnison fit presque journellement des sorties. Cependant le maréchal de Maillebois , à la tête de 30,000 hommes , marcha au secours de cette place. Il avait passé le Rhin à Neuss , et s’avança par Düsseldorff, Deutz,Hanau,Aschaffenbourg, à Fûrth où son avant-garde arriva le 6 septembre. Le maréchal de Saxe qui commandait l’armée française en Bavière, et le comte de Seckendorf qui avait remplacé Thœrring dans le commandement des troupes bavaroises ou impériales, firent leur jonction avec Maillebois à Amberg, vers la mi-septembre. Le 14, les Autrichiens avaient levé le siège de Prague et occupé tous les défilés de la Bohême, par lesquels les Français pouvaient entrer dans ce pays , excepté celui d’Egra dont ceux-ci s’étaient emparés dès le 20 avril. La désunion se mit bientôt entre le maréchal de Maillebois et le comte de Saxe ; cette circonstance et l’ordre que le cardinal de Fleury avait donné au maréchal d’éviter une bataille décisive, firent manquer le but de son expédition. Le maréchal de Broglie sortit de Prague avec un corps de 12,000 hommes, et marcha sur Tœplitz , où il espéra trouver Maillebois. Celui-ci arriva jusqu’à Égra; mais il ne put traverser, sans livrer bataille au duc de Lorraine, les cercles d’Elnbogen et de Saatzpour marcher droit sur Prague , ni longer la frontière de la Saxe, parce que l’électeur , qui avait fait sa paix avec Marie-Thérèse , avait défendu toute exportation de vivres. Le 20 octobre, Maillebois commença sa retraite vers le Haut-Palatinat, après avoir perdu 12,000 hommes, depuis le mois d’août où il avait passé le Rhin. Le duc de Lorraine le suivit de près. Le maréchal de Broglie , alla , de sa personne , joindre Maillebois , laissant à Bellisle la gloire de défendre Prague. Broglie prit, le 18 novembre, le commandement de l’armée de Maillebois, et la plaça dans des quartiers d’hiver entre le Danube et l’Iser. Le maréchal de Maillebois retourna à Paris a.Le 26 octobre, le duc de Lorraine détacha le prince de Lobkowitz de la grande armée pour se joindre au général Festititz qui était resté avec 15,000 Hongrois dans les environs de Prague, et pour reprendre le siège de cette ville. Le maréchal de Bellisle s’y défendit jusqu’en décembre. Les rigueurs de la saison ayant alors forcé les Autrichiens de changer le siège eu blocus, le maréchal sortit de Prague, dans la nuit du 16, avec 15,000 hommes, et trompa si bien la vigilance de Lobkowitz, qu’il arriva à Égra, sans avoir éprouvé un échec : cette marche à travers les neiges fit le plus grand honneur au courage des Français. Le général Chevert, qui avait été laissé à Prague avec 6,000 hommes dont les deux tiers étaient malades, obtint, le 2(5 décembre, une capitulation infiniment honorable, et la faculté de se rendre avec ses troupes à Égra.En Italie. — En Italie, le roi de Sardaigne occupa, au mois de juin , les États du duc de Modène qui avait refuse de faire cause commune avec lui, et prit, le 1" juillet, par capitulation, la citadelle de Modène. La Mirandole se rendit le 22. Après la chute de cette place, le duc de Montemar, qui s’était porté sur la gauche du Panaro, repassa cette rivière et se retira par Pesaro et Fano à Foligno , où, vers la fin d’août, les troupes napolitaines le quittèrent. Le Commodore Martin, détaché avec une escadre par le vice-amiral Matthews qui commandait la flotte anglaise dans la Méditerranée, avait forcé, par son apparition devant Naples , le roi don Carlos de se déclarer neutre. Cet événement eut lieu le 20 août.Le duc de Montemar , ne pouvant se rendre dans l’Etat des Présides qui appartenait au roi de Naples , se retrancha dans les États du pape. Le roi de Sardaigne ne le poursuivit pas; ce prince était rappelé dans ses États parle danger dont ils étaient menacés. Don Philippe et le comte de Glimes tentèrent d’y pénétrer , par la Provence, à la tête de 18,000 Espagnols. N’y ayant pas réussi du côté de Nice, ils entrèrent par Saint-Jean de Maurienne en Savoie , et occupèrent Chambéry dans les premiers jours de septembre. Le roi de Sardaigne envoya par le Mont-Cenis un corps de troupes sous le commandement du général Schulenbourg, et marcha lui-même par le Pelit-Saint-Bernard , pour prendre les Espagnols entre deux feux ; mais ceux-ci n’attendirent pas son arrivée et quittèrent précipitamment la Savoie au commencement d’octobre.
Circulaire tapuscrite signée
SURRÉALISME.Circulaire tapuscrite signée. « Passons ». 12 janvier 1958 ; 1 page in-4°. Ce précieux document est signé par André Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin. Ce feuillet est le point de départ du jeu de la carte d’analogie.« Toute activité surréaliste, serait-elle une activité de jeu, suppose des responsabilités qui doivent être assumées. En raison des difficultés rencontrées au cours de l’élaboration des cartes d’analogie, étant donné que ces cartes sont destinées à être publiées dans le n°5 du Surréalisme, même le comité de rédaction décide que ne peuvent prendre part à cette activité que :1) Ceux qui peuvent arguer d’une connaissance réelle du personnage considéré (autres s’abstenir).2) Ceux qui éprouvent à l’égard de ce personnage un préjugé nettement favorable (autres s’abstenir).3) D’autre part, le comité de rédaction se réserve le droit de veto sur chacune des réponses obtenues, veto qui s’exprimera dans les vingt-quatre heures. Dans ce cas les autres réponses seront remises aux voix, sans préjudice de l’exercice du même droit de veto.L’accord avec ces décisions, dont l’effet est bien entendu rétroactif, conditionne désormais la participation à l’activité en cours.Le 12 janvier 1958. Le Comité de rédactionAndré Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin ».Subvertir un ordre littéraire, cela peut être celui des traditions poétiques, mais aussi celui de l’état civil, de ses rubriques, de ses codes linguistiques et littéraires, de ses logiques... Le jeu de la « carte d’analogie » revisite ainsi un genre littéraire administratif très pratiqué, mais un peu négligé : la carte d’identité ! Au lieu de la date de naissance, on inscrit la date d’un événement historique, la taille se dit au moyen du nom d’un arbre, les yeux par l’image d’un minéral... Le surréalisme, même disparaît en 1959 après son cinquième numéro.
Partition pour piano dédicacée à Mme Cocteau
SATIE Erik (Alfred-Erik-Leslie Satie, dit)Quatrième nocturne. Partition pour piano. Éditions E. Demets. Paris, 1920 ; 2 pages ; 27 x 35 cm.Rare envoi autographe dErik Satie, adressé à Mme Cocteau : « Chère Madame Ci-joint une petite chose, écrite par un homme tout simple, mais qui vous remercie de votre bienveillance pour lui. Erik Satie ».On joint dErik Satie : Prélude de la Porte héroïque du ciel.Partition pour piano seul. Éditions Rouart, Lerolle et Cie, Paris ; 2 pages 27 x 35,5 cm. Taches de rousseurs.Exemplaire de Mme Cocteau.
Lettre autographe signée
CLAUDE GeorgesLettre autographe signée. Montereau, sans date ; 2 pages in-8° sur papier à son adresse à Montereau. Très intéressante et rare lettre scientifique relative à la fabrication de l'ammoniac. Dans cette lettre vraisemblablement datable de 1917, Georges Claude développe son procédé de fabrication de l'ammoniac. « Dans ces petits tubes de 8 mm de diamètres intérieurs, avec mes procédés de catalyseurs de 15 gr répartis dans 10 cm de longueur (soit D app. = 3) on obtient couramment à 550° 500 l de gaz à 29 % de teneur soit plus de 110 g NH3 : h ou plus de 7 g par g de catal. et plus de 20 k par litre. J'ai indiqué moins par prudence. » Lettre scientifique très importante ! De forme chimique NH3, l'ammoniac est obtenu par combinaison chimique de deux gaz : l'Azote (N2 et l'hydrogène (H2). C'est en 1859 que la réaction de fabrication de l'ammoniac a été obtenue pour la première fois en laboratoire par le chimiste allemand Morren. Le passage du stade du laboratoire au stade de la fabrication industrielle à grande échelle ne fut obtenu que dans les premières années du XXe siècle. La fabrication de l'ammoniac soulève en effet deux séries de problèmes : Il faut d'abord libérer l'hydrogène et apporter l'azote pour obtenir un mélange gazeux ; Une fois ce mélange gazeux épuré et comprimé, il faut le transformer en ammoniac par une opération de synthèse. Le rendement pratique de l'opération de synthèse est fonction d'un certain nombre de données telles que la température, la pression et le débit gazeux. L'influence de ces divers facteurs a fait l'objet d'études systématiques qui ont précédé les réalisations industrielles. C'est le savant français Le Chatelier qui, en 1901, a montré que la réaction de synthèse de l'ammoniac s'effectuait grâce à une augmentation de la pression et un abaissement de la température. Les études théoriques de Le Chatelier furent reprises par l'Allemand Haber et la première réalisation industrielle de l'ammoniac fut entreprise dans l'usine allemande de la BASF peu avant 1914, la température adoptée étant de 550° et la pression de 200 kg au cm2. En 1917, en France, Georges Claude mit au point un procédé travaillant à la température de 550° sous une pression de 1 000 kg au cm2. À la même époque, en Italie, CASALE réalisait la synthèse de l'ammoniac à la température de 550° sous une pression de 700 à 800 kg au cm2. Dans un procédé plus récent (le procédé Fauser-Montecatin) la réaction s'effectue sous une pression de 325 kg au cm2. et à la température de 500°.














