Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
MONTHOLON Charles-Tristan, comte deLettre autographe signée. Paris, le 8 novembre 1836 ; 4 pages in-folio (33,5 x 22 cm) « La toute aimable bienveillance avec laquelle vous avez bien voulu me permettre d'ajouter quelques renseignements au dire de Me Cremieux, me donne l'espoir que vous accueillerez avec une égale obligeance la note que j'ai l'honneur de vous adresser. Je commandais une brigade d'infanterie, division Marchand, corps de réserve du Lieut. Gal Grenier, défense de Paris, lorsque dans la soirée du 22 au 23 juin, l'Empereur me fit appeler et me dit avec émotion : Montholon tout le monde m'abandonne, même Drouot, m'abandonnerez-vous aussi ? Non Sire, jamais. Je vais faire dire à Davoust de vous donner l'ordre de m'accompagner ; je vais aux Etats-Unis. Vers 2 h du matin, le Mal Davoust qui réunissait les fonctions de Ministre de la Guerre et de généralissime de l'armée, en vertu d'un arrêté du gouvernement provisoire m'envoya chercher à son quartier général, et m'ordonna de remettre sur l'heure le commandement provisoire de ma brigade au plus ancien colonel et de me rendre sans délai auprès de l'Empereur Napoléon pour l'accompagner et suivre en tous lieux jusqu'à nouveaux ordres. Sur mon observation qu'un ordre verbal plus que suffisant pour marcher à l'ennemi, ne pouvait me suffire pour lui tourner le dos, le Mal dicta l'ordre écrit dont la copie littérale est dans l'attestation ampliative signée par le chef d'État du Mal Prince d'Eckmul, le gal César Laville. Cette attestation est jointe aux pièces. Jamais ordre donné par un général en chef, jamais ordre donné par le Prince de Neuchatel lorsqu'il était major Gal de l'Empereur & Ministre de la Guerre, n'a été déposé en minute ou communiqué de règle générale au ministère de la Guerre. Le fait est si notoire que les archives du Ministère ne possèdent qu'une partie des registres d'archives du Prince de Neuchatel et qu'il a fallu une ordonnance pour donner au Ministère le droit de réclamer dans les inventaires des généraux en chefs, les correspondances officielles et les registres d'ordre. Aussi M. le Mal Maison, que sa conscience à cet égard, arrêta dans son excès de malveillance, s'appuya-t-il surtout sur ce que l'ordre n'a pas été confirmé par le gouvernement légitime du Roi Louis XVIII et est conséquemment frappé de nullité. M. le Mal ne sait probablement pas que le Roi Louis XVIII a fait payer sur sa liste civile, sur le temps qu'ils estiment à Ste-Hélène, M. le Cte Bertrand de son traitement de grand Maréchal, MM. Marchand, Saint-Denis, Noverras, Pierron, Cipriani, de leurs gages pour leur service pendant les CentsJours auprès de l'Empereur et que Madame la Comtesse Bertrand, elle-même, a tenu de la liste civile, les appointemens connus dans le Palais pendant les Cent Jours. Mais enfin les chambres n'ont elles pas fait payer tous les services des Cent Jours ? Le gouvernement français recevait constamment par son commissaire à Ste Hélène, des dépêches signées de moi, dans mes rapports avec le gouvernement anglais comme officier général attaché au service de l'Empereur. Toute la correspondance officielle se faisait avec moi. Le gouvernement du Roi m'aurait donc considéré comme ayant abandonné mes drapeaux et fait condamner comme déserteur ou du moins rayé des cadres de son armée sil ne m'avait reconnu comme en mission. Car comment supposer qu'il eut pour moi une manière exceptionnelle d'agir, et que par respect pour un dévouement extrême à l'homme qui l'avait mis hors de la loi peu de mois auparavant, il ne m'ait pas traité comme les 30 officiers généraux qu'il a bannis ou fait condamner à mort. [ ] Seul, je serais donc indigne, repoussé par le seul fait que j'ai augmenté la dette de la France en fermant les yeux de Napoléon. Le gouvernement du roi Louis XVIII était si loin de me considérer comme douteux, qu'aussitôt mon arrivée en Angleterre à bord de la frégate Le Camel, avec le deuil de l'Empereur, l'ambassade de France me notifia d'attendre à Londres la décision que le Conseil des Ministres allait lui communiquer relativement à ce qu'il appelait le Deuil de Napoléon. En effet quelques jours après, l'ambassade me remit mes passeports et ceux des personnes de la maison de l'Empereur et me fît connaître les intentions du Gouvernement. Ce n'était pas encore assez. Deux heures après mon arrivée à Paris, le Sieur de Richelieu, Premier Ministre Président du Conseil me fait appeler au nom du Roi et me notifia les décisions du Conseil relativement au dépôt légal du testament et codiciles. Le Comité de la Guerre auquel le Mal Mortier a envoyé l'examen de ma réclamation a exigé la justification des faits que je viens d'exposer. [ ] Ces pièces lui ayant été délivrées, il a unanimement reconnu la justice de ma réclamation. Le Ministre, amiral de Rigny, a approuvé l'opinion du Comité et le 15 mai 1835 le lieutenant Gal Schramm Directeur Gal m'écrit : que le Ministre avait décidé que ma réclamation en rappel de solde pour mon service à Ste Hélène fera l'objet d'une proposition spéciale qu'il serait présentée aux chambres avec le budget de 1837. Mr le Mal Maison n'a pas confirmé cette décision, ou pour mieux dire n'a pas voulu qu'elle fut exemtée lors de l'établissement par [ ], des comptes pour le budget de 1837 et c'est alors seulement qu'après un an de convictions que ma réclamation était admise. J'eus indirectement avis de la décision prise comme affaire intérieure de bureau et écrivis au Mal Maison la lettre qu'il est plus à regarder comme une demande, et à laquelle il a répondu par l'avis de sa décision de rejet. Je comprendrais que la Gouvernement n'admit aucune réclamation de solde pour des services hors de sa sphere mais je ne puis comprendre qu'il ait reconnu la justice de la réclamation d'un banni ou d'un condamné à mort comme le Mal Soult, le Gal d'Erlon ou Lallemand, qu'il ait payé le Gal Gourgaud et qu'il regrette ma demande. »
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Mercredi 25 août ; 1 page in-8°. Extraordinaire lettre sur Picasso et sa future exposition de l'art brut. « Cher ami, Picasso ah non merci. Très peu pour moi. Faux artiste, fausse peinture, fausse gloire. Sale cabotin. Faux jeton. Sale type. Des vrais artistes j'en connais. Ça ne ressemble pas du tout à ça je vous prie de le croire, ça n'a pas ce genre de manières et de cette façon de se comporter dans la vie. Je suis terriblement occupé avec mon affaire d'art brut, l'installation du pavillon que Gallimard a été bien chic de nous prêter pour y installer nos collections et faire nos expositions ; et tout le travail de recherches et prospection et correspondance ; et la préparation de l'Almanach de l'Art Brut que nous avons projet de publier en fin de cette année (et donc ça presse) - de sorte que je ne pourrai sûrement pas m'éloigner de ma table de travail pour aller voir ces toros là et regarder Picasso les regarder. Sûrement qu'il va se faire photographier en train d'estorquer, ce vieux macaque. Il doit être peureux comme un pet. J'ai fait le nécessaire pour la commande de livres qui donc vous parviendrons sans tarder je pense - sinon avisez moi pour que je relance. Mille amitiés, S'il y a sur les murs de l'arène des beaux graffiti tauromachiques faites les photographier pour moi. »
Manuscrit musical autographe « Intermezzo ».
NABOKOV NicolasManuscrit musical autographe « Intermezzo ». 8 pages in-folio (33,7 x 26,5 cm) sur papier à musique. Manuscrit de travail au crayon. Une page est surchargée de corrections au crayon rouge.
Notes autographes
BERTRAND Henri-Gatien, comteNotes autographes de Bertrand sur le Brésil lorsque la Belle Poule fit escale à Bahia du 26 août au 14 septembre. Les habitants réservèrent au prince de Joinville et à ses compagnons un accueil très chaleureux. Bertrand s'intéressa beaucoup à ce pays et rédigea: 1. Une notice sur le Brésil (20 pages). 2. Une note sur Bahia (2 pages). 3. Des notes sur les habitants et les exploitations du pays (13 pages). 4. Plusieurs notes (avec dessins) sur les sucreries et sur la fabrication du sucre (13 pages). 5 Quelques notes de mots portugais usuels sur les feuilles détachées d'un carnet. (Archives du Général Bertrand)
Lettres autographes signées
CALAMATTA Lina (Mme Maurice Sand)Importante correspondance adressée à Félix Guy, pasteur de l'Église réformée de Bourges. SAND Maurice (Jean-François Maurice, baron Dudevant, dit) [Paris, 1823 - Nohant, 1889], illustrateur, caricaturiste, marionnettiste, romancier et entomologiste français : Lettre autographe signée. Nohant, 19 mars 1865 ; 2 pages 1/2 in-4°. « Ma mère arrive de Paris et me prie d'ajourner la consécration de mon mariage et le baptême de mon fils. La destitution de Mr Coquerel fils et la tendance rétrograde d'une partie de l'église protestante de Paris lui font désirer que pèse de nouveau ma résolution. En la prenant cette résolution, j'ai été gagné et convaincu par le mouvement du progrès qui s'opérait dans le sein du protestantisme et dont divers écrits remarquables m'avaient semblé être l'expression acceptée ou tolérée tout au moins par l'église entière. Ma position n'est pas une position tout à fait ordinaire. Ma mère est solidaire jusqu'à un certain point de mes actes par la raison que nous avons toujours vécu d'accord sur nos convictions. Elle pense comme moi qu'il faut élever un enfant dans des idées religieuses parfaitement sincères et ne pas lui en donner qu'on ne partage pas. Nous voulons ma femme et moi pouvoir dire à nos enfants tout ce que vous enseigne votre pasteur est vrai, nous le croyons, nous le partageons. Nous savons que vous êtes un esprit avancé et un caractère loyal, que par conséquent, vous ne nous demandez pas des croyances imposées, puisque la liberté de l'esprit devant la lettre est le principe fondamental de la réforme. Mais si l'esprit de l'autorité catholique s'introduit et triomphe dans l'église protestante, si le pasteur qui nous bénira doit être persécuté pour nous avoir autorisé à croire ce que nous croyons, nous devons y regarder à deux fois. Ma mère est trop en vue, trop haïe par les catholiques, ses moindres actes et par conséquent les miens seront trop discutés et commentés pour que nus ne soyons pas obligés de nous expliquer publiquement sur les motifs de mon abjuration. Il ne faut pas qu'on puisse nous répondre que nous ne sommes plus catholiques et que nous ne sommes pas protestants, que le pasteur qui nous a acceptés dans croyance à l'enfer et à la divinité de Jésus-Christ est un hérétique dans l'hérésie et mérite d'être destitué. Voilà, Monsieur, les réflexions que ma mère m'a engagé à vous soumettre afin que vous ne soyez pas compromis sans l'avoir prévu et accepté, par l'inévitable retentissement que doit avoir ma détermination. » CALAMATTA Lina (Mme Maurice Sand) [1842 - 1901], fille du célèbre graveur, elle épousa Maurice Sand en 1862 : Ensemble de 8 lettres autographes signées, adressées au pasteur Guy : Nohant, [Décembre 1867] ; 1 page 1/2 in-12. « Mon mari me charge de vous répondre en son nom à la lettre que vous avez bien voulu lui adresser. C'est avec le plus grand plaisir que nous vous verrons parmi nous, et nous désirions beaucoup qu'une occasion nous vint à même de faire connaissance avec vous. » Nohant, 22 septembre 1868 ; 1 page 1/2 in-8°. « Nous sommes forcés de remettre le baptême de nos fillettes au mois de décembre. Nous ne pourrons réunir les parrains et les marraines qu'à cette époque là. Nous vous récrirons donc aussitôt que nous aurons à peu près fixé la date de cette réunion, si pourtant vous voyiez dès à présent que vous ne pourriez pas vous absenter vers le 15 octobre, nous vous serions obligés de nous l'écrire de suite. » Nohant, 28 octobre 1868 ; 2 pages in-12. « Votre lettre nous a fait très grand plaisir, nous vous récrivons donc quelques jours avant celui qui sera fixé pour vous en prévenir. Veuillez s'il vous plaît me dire s'il faut une procuration de la marraine de Gabriele qui ne pourra pas venir et quelle en est la formule. » Nohant, 23 novembre 1868 ; 2 pages in-8°. « Nous ne voulons pas renoncer encore au plaisir de vous avoir parmi nous. Malheureusement il nous est impossible de fixer l'époque du baptême avant le 14, 15 ou 16 décembre, mais ne pourrez vous pas venir à Nohant quand bien même vous ne seriez pas à Bourges à ce moment là ? Ne pourriez-vous prendre deux ou trois jours de congé n'importe où vous serez ? Il est bien entendu que les frais de votre déplacement seraient à notre charge. » Nohant, 20 décembre 1868 ; 2 pages in-12. « J'espère que vous avez fait bon voyage et que vous avez retrouvé tout votre monde en bonne santé. Nous vous remercions encore une fois d'avoir bien voulu vous déplacer pour le baptême de nos fillettes. Puisque vous avez bien voulu vous charger de tâcher de nous retrouver à Rochefort les numéros de la Revue des Deux Mondes qui nous manquent, ou du moins une partie de ces numéros, je vous en envoie la liste tout en vous remerciant à l'avance de la peine que vous voudrez bien prendre. » « Nohant, le 17 janvier » ; 2 pages in-12. « Je vous écrit deux mots seulement pour vous dire que notre mère, étant à Paris encore pour quelques jours, nous lui avons écrit pour la prévenir et savoir le jour précis de son retour afin de nous faire savoir l'époque nous aurons choisie. Nous l'attendons à la fin de cette semaine. Ce sera donc probablement pour la semaine prochaine. » On joint un ensemble d'enveloppes et de cartes de visites. On joint l'acte de baptême d'Aurore et Gabrielle Sand, signé par le pasteur, les parents et les parrains et marraines : George Sand et le Prince Napoléon pour Aurore, Oscar et Herminie Cazamajou, pour Gabrielle. Avec un extrait de baptême pour Gabrielle.
Photographie dédicacée
RODIN AugustePhotographie dédicacée à Monsieur Spicer Simson (officier à la Royal Navy). [1900] ; 17 x 10 cm. Photographie le représentant accoudé à une cheminée de la Folie Payen. (Photographie d’Eugène Druet).
Lettre autographe signée
GEORGE IerLettre autographe, signée « George R », adressée à sa fille Sophie Charlotte de Hanovre, deuxième femme de Frédéric Ier, roi de Prusse. Saint-James, « 20 avril » ; 3 pages in-4°, en français. Il lui exprime la satisfaction « Les affaires prennent un assés bon train et que il y a apparense que la tranquillité se rétablira présentement assez bien issy que en Allemagne depuis que Wismar s’est rendu, tellement que vous n’aurés plus besoin de faire la campagne et que nous serons touts deux en liberté de menner une vie plus tranquille ensemble, j’ay été en paine pour avoir des chevaux pour le Roy, j’en ay trouvé quelques-uns qu’y me paroissent pourtent pas de la bonté comme je les souhaiterais. » Très rare.
Ensemble de 5 lettres autographes signées
SAUVAGE AndréEnsemble de 5 lettres autographes signées d’André Sauvage dont 4 sont écrites à des étapes de La Croisière jaune dans les années 1930. Il s’occupa des prises de vues de l’expédition et réalisa le film La Croisière jaune en 35 mm. Cette gigantesque expédition transatlantique se rendit à travers l’Asie, de Beyrouth à Pékin, en passant par l’Himalaya et la Chine centrale. Les lettres sont datées de Kaboul (11 juin 1931 ; 4 pages in-8°), Astor (29 juillet 1931 ; 7 pages in-4°), « À bord du Kahoku Maru »(27 février 1932), Hanoï (26 mars 1932 ; 4 pages in-8°). On joint une lettre du 13 juillet 1934 (4 pages in-8°). Très rares courriers de cette expédition mythique.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée, adressée à sa femme Julie. Rouen, Hôtel d’Angleterre, 25 octobre 1896 ; 3 pages 1/2 in-8°.« Ma chère Lucie, Voici une lettre de Lucien tu y verras combien il est difficile de faire entendre raison à ce pauvre Georges qui voit tout en mal, ne se figure-t-il pas que Lucien mets des bâtons dans les roues pour les empêcher de faire à leur guise.... On se casse la tête pour leur chercher un endroit possible, ils croyaient que c’est pour les ficher dedans, non, ils n’ont pas changé. Tu as raison Menton est en France, mais les gars choisiront l’endroit qui leur sera le plus commode, je ne demande pas mieux, seulement le Maroc ne me va guère. C’est trop loin et en cas de besoin, nous ne pouvons faire ce voyage et puis je sais que c’est un endroit difficile à cause de sa sauvagerie, pays bon pour y passer et revenir mais y rester non, ce serait absurde. J’écrirai à Dario de nouveau. J’espère avoir fini avec les 1ers jours de nov. le plus tôt possible car mes fonds baissent. Malheureusement je suis enrhumé en ce moment et ne puis travailler, j’espère que cela passera vite, je prends ce qu’il faut. Je comptais aller voir Depeaux aujourd’hui ... mais un sale vent me retient dans la chambre. Lucien m’a envoyé une lettre du Dr Georges où il dit que en effet c’est le mur sol de la 3e trituration qu’il a dû donner au début du mal de gorge qui lui a fait venir des aphtes, mais que cela allait mieux, qu’il avait conseillé à Georges d’aller à Epping qui est plus sec que Kero. Qu’il pensait qu’il n’était pas nécessaire de quitter l’Angleterre qu’à Bornemouth (en anglais, Bournemouth) ou l’ile de White ce serait très bien. Ce n’est en somme qu’une opinion, ces gens ont cru que l’on voulait les empêcher d’aller en Espagne. Cela m’est égal l’Espagne si cela convient. En somme le vrai mal est enrayé et tu as dû voir par la lettre de L. Simon qu’il n’en paressait pas inquiet.Je n’ai pas assez d’argent pour payer 80 f à L. Simon ce sera pour mon retour. Tu as dû recevoir 500 f de Durand [Ruel]Le Dr de Londres dit que dans une quinzaine les gars pourront partir, car tu sais qu’il ne faut pas prendre froid quand on est sous l’influence de Mere. Sol ou Bella. Voici la lettre de Lucien.Je vous embrasse touston mari aff. [ectionné]C. Pissarro.Peux tu m’envoyer mon schall ou couverture pour partir, il commence à faire froid. »Cette lettre, très importante, possède plusieurs associations artistiques importantes: elle est écrite de Rouen, ville préférée et sujet des impressionnistes; il discute longuement de ses deux fils artistes eux aussi, Lucien et Georges; il évoque François DEPEAUX [Bois-Guillaume, 1853 - Mesnil-Esnard, 1920], industriel, collectionneur d’art et mécène français. Il fut un collectionneur réputé des impressionnistes et postimpressionnistes ; et il fait référence au célèbre marchand d’art Paul DURAND-RUEL, qui a popularisé l’impressionnisme à l’échelle internationale.
Manuscrit musical autographe signé
JOLIVET AndréManuscrit musical autographe signé, Fanfares pour Horace [K129], 1947 ; 36 pages in-folio. Musique de scène inédite pour la tragédie de Pierre Corneille, créée à Lyon, au théâtre de Fourvière, le 28 juin 1947, sous la direction du compositeur, dans une mise en scène de Jean Debucourt, et des décors de Georges Wakhévitch. Ces fanfares, écrites pour 6 trompettes, 3 trombones, tuba, 2 percussionnistes, comprennent : « A: Ouverture. B: Fin du 1er acte. C: Fin du 2e acte. D1: Évocation du combat, D2: Acte 2, scène 3, D3: Acte 2, scène 4, D4: Acte 3, scène 6. E: Fin acte 3, Le Combat. F: Acte 4, fin. G: Acte 5, scène 1, Entrée du roi. H: Fin du 5e acte, Cortège final. »Partition dorchestre, à lencre noire sur papier Durand à 24 lignes, ayant servi de conducteur, avec quelques annotations au crayon rouge ; elle porte les cachets de dépôt à la SACEM, le 15 septembre 1947. On joint une page de notes autographes préparatoires ; et le matériel dorchestre, 8 parties de la main dun copiste.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe, signée « C.P », [adressée à son fil, Lucien Pissarro]. « Paris. Dimanche » [25 octobre 1891] ; 4 pages in-8° dont 2 oblongues, avec 2 petits dessins. Étonnante lettre de Camille Pissarro qui se transforme en médecin :« Je viens de voir de Bellio, je tai télégraphié chamois teinture mère 2 gouttes dans 8 cuillères deau toutes les deux heures si cest nécessaire pour le ballonnement du ventre, si il y a fortes douleurs Bell. Teinture mère. de Bellio ma répété que cest dommage de ne pas connaître létat des selles, digérées ou pas en bouillie jaune, fétide, etc... Si il y a des vents cest probable, etc... Le mieux cest de voir à Londres un médecin Homeo. Je tenvois 100 f pour cela, ce nest rien mais il faut suivre prudemment un régime ainsi il naurait pas fallu manger si vite, quand on a été secoué il faut y aller doucement, le poisson bouilli est moins digestif que frit. Bellio conseille pendant quelques jours du thé de Boeuf qui est très usité en Angleterre. Voilà comment cela se prépare. 1 livre de Boeuf absolument dégraissé et débarrassé de tout ce qui nest pas de la vraie chair. Couper en petit morceau faire bouillir même poid deau jetter la viande dans leau en ébullition, passer dans un linge et tordre ce qui reste comme on le fait pour les groseilles quand on en fait de la confiture. Georges pourra prendre cela pendant la maladie et il pourra y ajouter à un moment donné un jaune doeuf bien frais, cest inutile si loeuf nest pas frais. Il ne faut pas laisser de viande dans le bouillon au thé. Il me semble que Alice pourrait te rendre le service de confectionner ce thé car il faut que ce soit fait ainsi à la lettre, on sale un peu, on y ajoute un tout petit rond de carotte et un tout petit bout de poireaux dans leau bouillante après avoir jeté le boeuf dans leau. Quand il sera un petit peu mieux, cest-à- dire quil naura plus de douleurs ni de diarrhée il commencera tout en buvant du thé de viande, sucer la chaire dune côtelette, manger ensuite un oeuf frais à peine cuit. En ce moment il peut manger un jaune doeuf battu dans du sucre, loeuf cru bien entendu, une petite cuillèrée de temps en temps cest excellent, loeuf frais. Écris-moi tous les jours létat de Georges, et vois si cest nécessaire un médecin il doit y en avoir dans ton quartier. Jécris à ta mère, elle va encore être inquiète, je ne sais si ce nest pas mieux de ne lui rien dire, cependant il faut que je reste ici pour veiller à ce qui est nécessaire. Je comptais partir je reste encore, je técrirai quand je men irais. Jai vu hier Geffroy .... il ma dit quil navait pas encore reçu dordre de M. Gallimard .... Madame Gallimard a été fort malade et il parait que le père a été terrible de sorte que M. Gallimard na pas pu socuper de ton affaire. Jattends une occasion pour en parler à M. Gallimard, Geffroy va du reste lui en parler, dans 2 ou 3 jours il faut que je donne à ce dernier un rendez-vous .... Je ne sais que faire. Ta mère mappelle à cors et à à cris là bas elle est terriblement mécontente que je reste car elle a promis aux Estruc de venir passer une quinzaine, mais je ne demanderai pas mieux que de men aller, jai aussi à faire, cependant, il est absolument nécessaire que je ne laisse pas rater ton affaire et puis nest-ce pas nécessaire pour Georges... Enfin voilà tout, fais ce que tu dois adviendra ce que pourra!... Remercie je prie Madame de Beauvière que je nai pas lhonneur de connaître, qui par les éloges que tu men a fait, dis-lui combien je suis touché des soins quelle vous prodigue et que je regrette de ne pas pouvoir faire sa connaissance. Alice ne pourrait-elle pas taider pour les provisions ? Pour le thé de viande ...... tu sais quil ne faut pas laisser le bouillon au chaud et même ce serait mieux den faire tous les jours. Écris-moi, ce ne sera cependant rien cest une imprudence.... Compliments à Esther, Alice. Ton père aff. [affectionné] C.P.N.B. : avec le gonflement du ventre, il devait y avoir des vents.[ ] As tu le livre de Léon Simon ?»
Aquarelle sur traits de crayon.
HILAIRE CamilleLa Trapéziste.Aquarelle sur traits de crayon.Signée en bas à gauche.51 x 35 cm.Provenance : Acquis à la fille de lartiste, le 18 février 2000.Oeuvre référencée sous le numéro 2-08-001.
Manuscrit autographe signé.
PAGNOL MarcelManuscrit autographe signé. Octobre 1957 ; 2 pages in-4°, avec corrections. Traduction en vers français des Bucoliques de Virgile destinée à paraître dans un ouvrage chez Grasset en 1958.« Virgile — BucoliquesElle avait pris Daphnis, la mort inexorable.Ruisseaux et coudriers, vous vîtes ces adieux : Serrant son enfant mort sur son cœur misérable Une mère accusait les astres et les Dieux.Nul pâtre n’a conduit, en ces tristes journéesSes bœufs rassasiés aux fontaines du soir...Nulle bête n’a bu les ondes consternéesNulle n’a pu brouter les tendres graminées,Et les monts ont redit le rauque désespoirDes lions : accablés par ce trépas iniqueIls ont gémi longtemps sur la rive paniqueCar ce fut toi, Daphnis, divin adolescent Qui lias à ton char les tigres de l’Asie,Et qui pour célébrer l’ardente DionysieFis fleurir la houlette en thyrse arborescent...La vigne est l’ornement de l’arbre qu’elle embrasseLa grappe, du sarment, son modeste soutien.Le taureau fait l’honneur des troupeaux de sa race,La moisson est l’orgueil de la campagne grasseComme tu fus l’honneur et la gloire des tiens... Depuis que les Destins nous ont pris ta présenceApollon et Palès, ces Dieux de notre aisanceOnt quitté pour jamais nos champs jadis fécondsDans les sillons où l’orge enflait sa blonde graine,Sur la stérile ivraie, aujourd’hui souveraineLa folle avoine vide agite ses flocons.Aux lieux où bleuissait la violette fraîche,Aux lieux où rougissait le narcisse pourpréLe chardon bruissant dresse une griffe rèche,Et l’épineux roncier cache l’herbe du pré.Enfants, jonchez le sol de feuilles funéraires.Puis, en signe de deuil, au-dessus des ruisseaux,Du saule et de l’osier inclinez les arceaux :Tels sont les seuls honneurs qu’il demande à ses frèresPuis, élevez un tertre aux bois silencieux Et gravez ces deux vers comme un adieu suprême :“ Je fus Daphnis, connu des forêt jusqu’au cieux... Maitre d’un beau troupeau, mais bien plus beau moi-même.”MénalquePoète, le plaisir que donne ton poème C’est la douceur d’un long sommeil délicieux Pour ceux que la fatigue étend dans la prairie, Et c’est la volupté d’aspirer à longs traits Quand la chaleur déssèche une lèvre flétrieL’eau vive qui jaillit aux sources des forêts. »
Belle lettre d'amour autographe signée, à Victor Hugo
DROUET JulietteBelle lettre d'amour autographe signée, à Victor Hugo. « Paris, le 16 novembre 1870. Mercredi soir 4 h 1/2 » ; 4 pages in-24. Durant le siège de Paris, âgée de soixante-quatre ans, toujours follement amoureuse de l’écrivain, mais souvent malade, Juliette écrit : « Mon pauvre cher bien aimé, il faut que j’en prenne mon parti et toi aussi car rien n’est plus embêtant qu’une femme qui se plaint toujours. ». Elle charge Victor Hugo de la « dégager de Madame Ugalde » avec l’aide de Madame P. Meurice ; elle pense que Madame Ugalde chantera à merveille la « grande et adorable Patria […]. C’est un bien grand et bien humiliant regret pour moi, mon ineffable adoré d’être forcée de renoncer à l’honneur de l’interpréter […]. Mais mon respect pour la personne et pour ton œuvre ne me permet pas de risquer une parodie de cet hymne sublime, ni de caricaturer celle que tu honores de ton amour depuis trente-huit ans. » Dans ses dernières lignes, la maîtresse passionnée se transforme en une affectueuse et attendrissante grand-mère (Mme Hugo était morte en 1868) : « Je n’ai pas vu les enfants (Georges et Jeanne) mais j’ai entendu leurs petits cris joyeux toute la matinée. J’attends avec impatience le moment où tu ouvriras leur porte ; en attendant je t’ouvre les bras et le cœur et je t’adore. » Belle lettre émouvante.
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée, adressée à André Caplet. Turin, le 24 juin 1911 ; 2 pages in-8°. « Où êtes-vous, cher André Caplet ? ... Ou plutôt que n’êtes-vous prêt de moi pour m’aider à faire admettre à cet orchestre turinois que la musique, ne se joue pas, les mains dans les pochez ... ! Quel métier, mon pauvre ami ! Si heures de répétitions par jour ! Vous avouerez que pour quelqu’un d’aussi peu entraîné, c’est un peu dur ! Et si vous voyiez le col de ma chemise au sortir de ces petites fêtes je suis sûr que vous pleureriez ! Alors je suis pitoyable et fatigué et la reproduction exacte de ce « roseau pensant » dont parle Monsieur B. Pascal. Naturellement je n’ai pas la force d’écrire et c’est bien compréhensible. Ma femme, après un voyage déplorable, à continuer d’être malade chaque jour. Cela n’arrange rien, au contraire ! Heureusement, Chouchou est bien portante et gaie. Elle raconte des histoires sur ses amis : Caplet, Kiki, Teddy... Enfin, le concert a été remis à demain dimanche, mais cela ne nous empêchera pas de partir Lundi soir et d’être à Paris le Mardi dans l’après-midi. Ça sera, vraisemblablement, les meilleurs moments de ce voyage sans agrément. Excusez cette lettre hâtive et déprimée, et avec les affectueux souvenirs de ma femme et de Chouchou, croyez qu’à Turin, je reste votre vieil ami. »Venu à Turin pour une semaine avec Emma, Chouchou et une nurse, Debussy voulut diriger lui-même les répétitions. Prenant acte de son incapacité à maîtriser l’orchestre qui n’avait pas été préparé, il accepta de laisser la baguette au jeune Vittorio Gui, qui conduisit en fait toutes les répétitions, pour laisser le maître diriger seulement le jour du concert, le 25 juin 1911. Gui a raconté les péripéties des répétitions dans « Debussy in Italy », Musical Opinion (janvier-février 1939, p. 305-306 et 404-405), ainsi que dans Battute d’orchestra (Firenze, 1944, p. 222 et suivante). Le programme comprenait : l’ouverture de Gwendoline d’Emmanuel Chabrier, Sarabande de Roger-Ducasse, le prélude de l’acte III d’Ariane et Barbe-Bleue de Paul Dukas, Children’s Corner (version Caplet), le Prélude à l’après-midi d’un faune et Iberia, seconde des trois Images pour orchestre.Lettre publiée dans la correspondance de Debussy établie par MM. Lesure et Herlin chez Gallimard (2005).














