Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
SAINT-SIMONLettre autographe signée, adressée à M. de Chiron. La Ferté, 20 août 1740 ; 1/2 page in-8°. « Vous scavez obliger, Monsieur, ce qui ne se trouve pas toujours obliger agreablement. Je ne me suis comme de raison adressé qu’à vous pour le Sr de Lorme, c’est a vous a qui il doit voire il est juste qu’il l’apprenne de vous, et que je m’en tienne a la reconnaissance. Je vous supplie donc que cela soit ainsy et d’estre bien persuadé Monsieur que vous avés en moy l’homme le plus parfaittement acquis. Le Duc de St Simon ».
Lettre autographe signée, adressée à Jacques Natanson
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à Jacques Natanson. 6 pages in-4°. « Au fond, tu es comme moi ; tu aimerai assez collaborer avec moi, mais tu prévois une longue suite d’emmerdements divers, suite inévitable des collaborations, quand les gens qui collaborent ont tous deux du talent et une forte personnalité. Envisageons donc les inconvénients, et voyons s’il n’y a point de remède.1°) - Signature - Je serai également gêné de signer avant ou après toi.2°) - Dans toute collaboration, chacun des deux collaborateurs est absolument persuadé, après la générale, qu’il n’a écrit que les bonnes scènes. Ceci n’est pas une plaisanterie, c’est absolument et rigoureusement vrai.3°) - Deux talents ne peuvent s’ajouter pour une œuvre de qualité. Si une suite de circonstances saugrenues me forçait d’ajouter une scène au Greluchon, même si cette scène était la meilleure que j’écrirai de ma vie, elle foutrait ta pièce par terre.Ceci posé, il reste que nous pouvons collaborer pour une œuvre de second ordre ; ta science innée du théâtre peut aider la mienne grandement. Nous pouvons faire une pièce très drôle, très mouvementée, très Palais-Royal en un mot et comme le frick est une denrée partageable, il n’y aurait pas de difficulté de ce coté-là. […] Quant à une vraie collaboration, ne faisons pas ça. Je ne suis pas jaloux, tu le sais, et toi, je l’admets, comme j’admets Daudet ou Bataille, c’est-à-dire que j’admire ce que tu fais, sans le comparer à ce que je fais moi-même. Cependant, tout nous destine à être sourdement ennemis. […]. Quand nous tiendrons à nous deux, les plus beaux théâtres de Paris, c’est-à-dire dans deux ou trois ans, tu penses comme nous serons aimés par la douzaine de demi-siphons qui font les échos dans les journaux. Je suis un solitaire, j’ai un grand mépris pour ces malheureux ; mais beaucoup de gens plus forts que moi s’y sont laissé prendre. […] Nous associer, oui. Nous allons faire une pièce en fumant la cigarette, pour nous amuser et gagner de l’argent, mais pas de la gloire, parce que çà ne peut pas se partager. Si ça réussit, nous pourrons en faire d’autres, et obtenir ainsi des rentes faciles. Il me semble que nous pourrions, à nous deux, torcher trois actes en un mois, en riant du matin au soir. Boucher me fait appeler encore une fois pour Topaze. […] Ma verve comique, dont tu parles, est incomplète, car je suis absolument incapable de donner une réplique drôle à une femme. J’ai voulu, dans Marius, faire une comédie populaire, et j’ai parfaitement réussi en ce qui concerne les hommes. Le rôle de femme, malgré moi, est devenu très pathétique, si bien que Marius est devenu quelque chose d’étrange : […] Je crois que le dénouement fera pleurer les femmes, alors que la pièce est une galéjade. Imagine toi Iphigénie dans Beulemans. C’est peut-être grotesque, peut-être puissamment original. Je te l’enverrai bientôt, avec quelques principes d’accent marseillais pour la lire. […] P.S.. Le plus grand danger de notre collaboration, c’est qu’après avoir fini notre vaudeville, nous constaterons avec terreur que c’est un chef d’oeuvre, et que nous ne ferons jamais mieux ni l’un ni l’autre. Penses y. »
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à un critique. Boulogne-sur-Seine [octobre 1931] ; 5 pages in-4°. Il remercie son correspondant pour sa lettre : « C’est un bien grand encouragement, pour un auteur dramatique […]. En général l’auteur dramatique est enfermé dans un dilemme : ou bien il écrira des pièces littéraires (on les appelle à tort littéraires, car une pièce sans valeur ne peut être littéraire et c’est mépriser fortement la littérature) c’est-à-dire des pièces qui contiennent quelques pages des manuels de philosophie à l’usage des candidats au bachot, et quelques imparfaits du subjonctif, autour d’une situation freudienne — ou bien il écrira de vraies pièces de théâtre, et alors la critique littéraire (et même dramatique) l’appellera aussitôt “fabricant” ou “fournisseur”. J’en ai fait l’expérience ». Il raconte alors le succès critique de sa première pièce Les Marchands de Gloire qui fut un four, et comment Marius a été boudé. « Pour ma prochaine pièce, naturellement, ce sera bien pire. Les dix mille représentations de Topaze, dans le monde entier, et les quatre ou cinq mille représentations de Marius, qui continue sa carrière un peu partout (surtout en Norvège, Italie, Roumanie et Amérique du Sud, dans d’excellentes traductions) — ne me facilitent guère ma tâche. Je sais que l’on m’attend au coin du bois […]. Je ne voulais plus faire jouer un seul acte. » Mais son contrat avec Volterra l’oblige à faire jouer Fanny ; il vient de relire sa pièce : « Elle est bien meilleure que Marius. Je vais y travailler encore […] j’ai la maladie d’écrire des pièces qui durent deux heures de trop, et il me faut couper cent pages.»
Lettre autographe signée
LOUŸS Pierre (Pierre Louis, dit)DOSSIER ÉROTIQUE : ensemble de 6 pièces autographes. Sans date ; 1 page in-12 chacune :— Dessin signé. Sans date ; 1 page in-16. Dessin à l’encre violette, symétrique, obtenu après pliage. Dessin érotique représentant un phallus.— Poème érotique autographe. Sans date ; 1 page in-4°, à l’encre violette.« Passe moi ta carotte, Alice,Berthe a crevé mon saucisson.Oh ! qu’elle est rouge et ronde et lisse !Dirait-on pas un beau garçon ? »— 1 pièce autographe intitulée « Cocottes » « I. Fille Montmartre, II. Fille Saint-Martin, III. Trottin St Denis, IV. boulevard Sébastopol. »— 1 pièce autographe intitulée « Maisons de tolérance » « I. Hôtel à putains, II. Bordel de pauvres, III. Cités ouvrières, IV. Bordel d’employés. »— Pièce autographe. Sans date ; 1 page in-4°.« Philis ayant un peu trop buChantait en relevant sa jupeJusqu’au-dessus du trou barbu.J’empoignai le con par la huppe ;Et comme j’y fourrais mes doigts,Elle me dit d’un air salace :“ Si tu faisais ce que tu dois,Tu mettrais ta pine à la place” »— Lettre autographe signée, adressée à une femme. « Dimanche, dès l’aube » ; 2 pages in-8°. « Je vous en prie à genoux : soyez assez bonne pour m’envoyer ce matin par les voies pneumatiques les plus rapides une adresse que je ne trouve pas dans les vingt-cinq mille volumes de ma bibliothèque — l’adresse de Madame Narischkine, née Alexandra de Zarneckau d’Oldenbourg. […] Je vous remercie, je m’excuse et comme j’ai commencé cette lettre à genoux, je ne changerai pas d’attitude pour la terminer respectivement à vos pieds. »
Discours de réception à l’Académie Française
COCTEAU JeanDiscours de réception à l’Académie Française. 1955 ; Tapuscrit de 46 pages in-4°, avec des corrections autographes de Jean Cocteau. Sur une chemise marquée « Exemplaire exact », Cocteau écrit : « M. Jean Cocteau ayant été élu par Messieurs de l’Académie française à la place vacante par la mort de M. Jérôme Tharaud y vint prendre séance, le 22 octobre 1955 et prononça le discours qui suit : Jean Cocteau. »Le tapuscrit est précédé du manuscrit autographe : « M. Jean Cocteau ayant été élu par Messieurs de l’Académie française à la place de feu M. Jérôme Tharaud y vint prendre séance, le samedi 22 octobre 1955 et prononça le discours qui suit. »Joint : une lettre autographe signée de Jean Cocteau, adressée à M. Fred Kiriloff qui fut son réalisateur sonore et à qui il envoie ce discours : « Je te demande en grâce de ne le laisser voir à personne ». (Saint-Jean-Cap-Ferrat, 19 août 1955).Document extraordinaire.
Lettre autographe signée
SHAW George BernardLettre autographe signée à son cher Paul. Londres, 24 février 1931 ; 1 page 3/4 in-4° oblongue, en anglais, sur papier à son en-tête imprimé. « My Dear Paul I have thought over your scenario repeatedly and readnand reread it; but I am even more helpless in the matter than you are yourself. If I go to the film firms who want a film by me and offer them one by yourself. Besides, your scenario is not a scenario : it is an idea - a story on which a scenario might be founded. It is an idea which pleases me because I am a vegetarian ; and there is something great in your way of presenting it because you are a great man. But Hollywood and Elstree (the British Hollywood) are carnivorous and terrified of great man ; and the exhibitors for whose they cater are capable of nothing higher than rabbit coursing with terriers. The hopelessness of approuching them with such a proposition is begoud description. To make the film irresistibly attractive the Man from Mars [oeuvre de Stanislas Lem] should restore all the animals whose heads are on the wall to life ; and they should hunt the sportsmen. The tiger whose skin and head are lying on the floor should use up and crouche for a spring at the man who shot him. There should be a gigantic chose across country, over mountains, precipices, gorges, polar seas, with bears and whale joining the pack until the last human being is eaten or dashed to pieces or droroned, and the animals are left to enjoy the earth in peace after the carnivorous ones have all eaten one another. But think of what it would cost ! Lord Rothshild, who collects and keeps live animals, would be ruined if he financed it. Still, nothing attracts men like ruin, especially when it promises a colossal financial success. Have you met Cecil Lewis, who lives on the Lago at Arolo ? He has just produced a film of one of my short plays. He is young, feverishly energetic, and might talte about the idea. The animals give it to commercial value. On the screen they are more popular than Chaplin. But, frankly, I dont know what advice to give you. I am too old to turn to scenario making ; it is incredibly laborious and mechanical, and the studio work murderously and maddeningly wasteful of time. On Tuesday next, the 3nd March, Charlotte and I start for a cruise round the Mediterranean, as we are both tired out. We shall be away among for six weeks or so. She is desolate at having been prostate and invisible when you called.»
Lettre autographe signée
FLAUBERT GustaveLettre autographe signée, adressée à Émile Laporte. « Jeudi soir, minuit » [1878] ; 1 page in-8°. Lettre qu'il signe « Aulus », personnage de Herodias. Cachet de la collection Émile Laporte. « Mon Vieux Solide, ma nièce vous invite à dîner pour dimanche prochain. Nous serons seuls (Commainville sera ce jour là à Dieppe) [ ]. Je suis revenu de Paris, tantôt à 4 heures. Mme Pelouze [propriétaire du château de Chenonceaux ] va s'occuper de trouver des souscriptions sur les bords de la Loire. [ ] Comment vous en retournerez-vous ? S'il vous gênait de venir dîner, venez déjeuner, mais par ces chaleurs, dîner est plus agréable. Je re-suis dans Bou [vard et Pécuchet]. » Belle lettre.
Lettre autographe signée
SUARÈS André (Isaac-Félix Suarès, dit)Très intéressant ensemble de livres et lettres adressées à l’écrivain belge Albert T’SERSTEVENS. Cet échange de livres avec envois et de lettres éclaire d’un jour nouveau les relations entre les deux écrivains.— « SAINT JUIN DE LA PRIMEVÈRE ». Cahiers du Capricorne n°4. Éditions Jo Fabre, Nîmes, 1926. Frontispice gravé à l’eau forte par Armand Coussens. Exemplaire d’auteur (n°6 sur 20, édition tirée à 560 exemplaires), broché. Très bel envoi à l’encre rouge en avril 1926 : « Je n’oublie pas, mon cher T’Sterstevens le beau Don Juan que vs m’avez deux fois dédié : prenez ce livre-ci, en attendant que je puisse vs faire don plus rare. J’espère toutefois que le poème vs fera passer sur l’édition. »— « PRÉSENCES ». Éditions Émile Paul, Paris, 1926 ; 120 x 190 mm. Exemplaire sur japon nominatif, broché. Bel envoi à l’encre en 1926 : « À mon cher T’Serstevens qui aime le rare et le grand; et qui s’en délasse en faisant de si bonnes caricatures dans un style excellent. »— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Collioure, 17 novembre 1929 ; 3 pages 1/2 in-4°, à l’encre rouge.« Ce pavillon in stercur omni necnum in quibus dum gliss, est ma maison d’été, mon cher pirate. Il n’a jamais été habité l’hiver. Par vent du sud, les cheminées sont des appareils à fumer les petits anchois jaune de Norvège ; et l’homme y est promptement saur […]. Je ne me relève pas de mon désastre. […] Le désespoir est pour soi. L’humour est pour les autres. Dans cette maison où il n’y est sans doute jamais un livre avant vs, j’ai trouvé deux livraisons de votre roman […] toutes deux très supérieures à ce que vs m’avez donné jusqu’ici […]. Vous êtes des rares écrivains, de qui l’on puisse dire autant. Taïa, par ce qu’elle a de moins bon, mérite de vs faire un grand succès dans le monde ; et vs auriez le prix des prix, - lequel est ce ? - Je n’en serais pas étonné. Mais Taïa vs fait un honneur peu ordinaire par ce qu’elle a de moins visible et d e plus excellent. Combien j’ai le plaisir à vs l’assurer. », etc.— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Paris, 11 avril 1933 ; 3 pages in-4°, à l’encre rouge. « Après tout, mon cher T’sers., votre Itinéraire est le meilleur livre que j’ai lu sur l’Espagne : on y est, et non pas se l’un de ces auteurs où l’on mourrait de dégoût, s’il fallait être en lui. […] Chez vous tout est du voyageur voyageant : direct, vivant, & simple. […] Vous avez pris le parti héroïque de tordre le cou à l’esthétique. […] Pascal n’est plus qu’un sacristain, mignon à punaises, & St-Simon un valet de chambre. Et les grands esprits , des domestiques. ».— Brouillon de lettre autographe signée d’Albert T’Serstevens, adressée à André Suarès. 6 novembre 1933 ; 2 pages in-4° abondamment corrigées. « Que je voudrais être critique, mon cher et grand Suarès, pou faire cette longue étude sur votre esprit. Vous êtes bien le personnage le plus troublant que je connaisse […]. On voudrait vous suivre dans ces domaines très élevés où vous montez à chaque instant, mais il y a dans votre envol quelque chose qui nous en empêche. […] Il y a trop d’ardeur dans votre départ pour que l’on vous suive dans ces jeux icariens. Vous aimez ou vous n’aimez pas. Vous êtes tout amour ou tout mépris. », etc.— « VUES SUR NAPOLÉON ». Éditions Grasset, Paris, 1933 ; 122 x 190 mm. Un des 300 exemplaires de presse, numéroté « CX », broché. Bel envoi à l’encre : « À mon cher T’Serstevens, pour la haute idée qu’il a de la pensée comme des lettres et la morale qu’il s’en est faite. S. »— Lettre autographe signée, adressée à Albert T’Serstevens. Paris, 2 juillet 1935 ; 1 page 1/2 in-4°, à l’encre bleue. Il venait de recevoir pour l’ensemble de son œuvre, le Prix de littérature de l’Académie française. « Vous l’avez bien deviné, mon cher T’Sers., ce laurier me donne bcp d’ennui. On me l’impose malgré moi : le jour même où on devait le mettre sur mon front pour y attirer la foudre, plutôt que pour l’écarter. Je l’ai refusé par écrit. […] Ces accolades publiques ne sont pas dans mon style. »— « RÊVES DE L’OMBRE ». Éditions Grasset, Paris, 1937 ; 145 x 195 mm. Exemplaire de service de presse, broché, non coupé. Bel envoi à l’encre en deux couleurs avec sa belle calligraphie : « À mon cher T’Serstevens qui au don du conteur ajoute le talent de l’écrivain. S. »— « VUES SUR L’EUROPE ». Éditions Grasset, Paris, 1939 ; 122 x 190 mm. Exemplaire de service de presse, broché, non coupé. Bel envoi à l’encre de plusieurs couleurs en 1939 : « À mon cher T’Serstevens, assez heureux pour ne pas craindre la puissance, ce livre de l’Occident. S. »On joint une très belle lettre autographe signée, d’Albert T’Serstevens, adressée à Franz Hellens. 17 mars 1964 ; 2 pages in-4° très denses. Concernant le livre de Franz Hellens « Le Pissenlit » (joint) : « Votre fantaisie sur le pissenlit m’a bien diverti. Je ne vous savais pas aussi boudhiste, ni aussi dramaturge, car vous avez fait de cet humble légume de pauvres un arbre aussi beau que celui de la Survie, dans le jardin de Tch’en Yuan, du Si Yeou Ki, ce Don Quichotte chinois », etc.Ensemble très intéressant.
Lettre autographe signée
ROSAZ Louis SébastienLettre autographe signée, adressée à Mme Micholet. Paris, « vendredi 30 juillet 1830 à 4 h du soir » ; 1 page in-4°.Extraordinaire lettre révolutionnaire d’un Français célébrant la révolution de 1830 :« Paris la première ville du monde, vendredi 30 juillet 1830 à 4 h du soirMadame MicholetLundi soir, mardi, mercredi et hier toute la journée le sang français a coulé à flots.La cause sacrée du peuple a triomphé de tant de forfaits ; les couleurs nationales sont arborées de toutes parts.J’ai vu... J’ai agi, je suis heureux !!!!Je porte sur mon Cœur et à la Cîme de mon Chapeau, Le Signe de l’honneur et de la victoire, LA GLORIEUSE COCARDE TRICOLORE....! N’oubliez jamais que je suis votre AMI L. Sébn Rosaz »Acquise en mars 1846, la collection Louis-Sébastien Rosaz comprend 9 850 objets se rapportant à l’histoire moderne de Lyon (de 1787 à 1837), soit des souvenirs de la Révolution complétés par des objets illustrant les révolutions du début du XIXe siècle. L’ensemble forme un musée symbolique de la grandeur et de l’ancienneté de la ville de Lyon. Lorsqu’en 1853, le préfet Vaïsse tient les rênes de l’administration de la ville, il installe les appartements de l’empereur dans l’Hôtel de Ville. En 1857, le musée est alors en caisse et dispersé.
Réunion de 9 lettres autographes signées d’écrivains et adressées à Gustave Flaubert
FLAUBERT GustaveRéunion de 9 lettres autographes signées d’écrivains et adressées à Gustave Flaubert de 1859 à 1879 ; montées sur papier vergé en un volume petit in-4, reliure janséniste maroquin vert, dos à nerfs (un peu passé), filets intérieurs dorés (Yseux de Thierry-Simier).— SAINTE-BEUVE Charles-Augustin. « Vous revenez donc, et avec le titre de Punique j’espère ; Carthage est prise et rendue, n’est-ce pas » (15 février 1862 ; à propos de Salammbô).— BAUDRY Frédéric. Il donne maints renseignements sur les « Donatistes » sous l’empereur Constantin. Documentation pour La Tentation de Saint Antoine (2 pages in-8, sans date).— MICHELET Jules. « Vous nous avez promis, n’est-ce-pas, de venir dîner jeudi 25. » Il le confirme et demande réponse (17 février 1863).— DU CAMP Maxime. « Dans le cas où tu pourrais l’utiliser encore dans ton roman [L’Éducation sentimentale] je t’envoie le mot de passe dont se servaient les Bonapartistes insurgés pendant les journées de février 1848 : Arrosez le peuplier. » (19 mai 1869).— BOUILHET Louis. ll a terminé sa pièce [L’Honneur d’une femme] et va venir la lire à Tisserant et à Laroumat (adresse au verso avec timbre et cachets ; 10 décembre 1872).— GONCOURT Edmond de. Il donne rendez-vous chez la princesse Mathilde lundi (septembre 1879).—DUMAS fils Alexandre. Il retrouvera Flaubert à Bruxelles (sans date).— ABOUT Edmond. Il souhaite dîner avec Flaubert avant son départ pour l’Alsace (sans date).— BANVILLE Théodore de. Il a la goutte et déménage. Les deux maisons sont « pleines de charretées de livres. » (2 janvier 1875). Relié en tête le beau portrait de Flaubert finement gravé sur cuivre d’après le dessin de Caroline Commanville, sa nièce.(Provenance : bibliothèque du colonel Daniel Sickles, cat., XV, 1993, n° 6353.)
Lettre signée en tête et en fin James R
JACQUES II , roi d’Angleterre et d’IrlandeLettre signée en tête et en fin « James R [ex] », à un membre du Conseil privé. Château de Saint-Germain-en-Laye, 2 avril 1692 [12 avril 1692]. 1 page 2/3 in-folio, quelques taches marginales, petite déchirure atteignant la deuxième signature. Importante et rare lettre écrite peu avant sa tentative de débarquement en Angleterre ayant aboutie à la défaite de La Hougue : Louis XIV, opposé à Guillaume III dans le cadre de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, se laissa convaincre par Jacques II d’organiser le débarquement d’une armée en Angleterre. La traversée devait être protégée par la flotte de l’amiral de Tourville, mais la mauvaise organisation du ministre Barbezieux et l’ordre inconsidéré d’engager la bataille coûte que coûte obligèrent la flotte française à livrer un combat à un ennemi deux fois supérieur en nombre. Tourville réussit un des plus grands exploits de l’histoire maritime en résistant sans perte à la flotte anglo-hollandaise, mais dut se retirer, et le transport des troupes fut annulé. INVITATION À ASSISTER À L’ACCOUCHEMENT PROCHAIN DE SA FEMME MARIE DE MODÈNE, enceinte de leur dernier enfant, Louisa Maria Theresa. Des rumeurs de substitution ayant couru à la naissance de son fils James en 1688, il lança cette fois-ci une série d’invitations, à sa fille, épouse de Guillaume III, et à diverses personnalités protestantes. Personne ne vint. Le nouveau-né eut pour parrain et marraine Louis XIV (d’où son premier prénom de Louisa) et la princesse palatine duchesse d’Orléans. « Trusty and wellbeloved councellor, Wee greet you well. Whereas our royall predecessors used to call such of their Privy Councill, as could conveniently be ha, to be present at the labour of their queens, and witnesses of the birth of their children, and whereas Wee have followed their exemple at the birth of our dearest son James prince of Wales, though even that precaution was not enough to hinder Us from the malitious aspersions of such as were resolved to deprive Us of Our royall right that Wee may not be wanting to ourselves, NOW THAT IT HAS PLEASED ALMIGHTY GOD, THE SUPPORTER OF TRUTH, TO GIVE US THE HOPES OF FURTHER ISSUE, OUR DEAREST CONSORT THE QUEEN BEEING BIG AND DRAWING NEAR HER TIME, WEE HAVE THOUGHT FITT TO REQUIRE SUCH OF OUR PRIVY COUNCILL AS POSSIBLY CAN COME, TO ATTEND US HERE AT ST-GERMAIN’S TO BE WITNESSES OF OUR SAID DEAREST CONSORT THE QUEEN HER LABOUR, Wee doe therfor hereby signify Our royall pleasure to you, that you may use all possible means to come with what convenient haste you can […] Our dearest brother the most christian king has given Us his consent to promise to you, as Wee hereby doe, that you shall have leave to come, and (the queen’s labour over), to return with all safety. Though the iniquity of the times, the tyranny of strangers and a misled party of Our own subjects have brought Us under the necessity of useing this unusuall way, yet Wee hope it will convince the world of the truth and candor of Our proceeding to the confusion of Our enemies. »
Photographie autographe signée
PRÉVERT JacquesPhotographie signée, dédicacée à Sonia. 130 x 180 mm. Cliché Harcourt. « À Sonia avec l’hymne printemps, Jacques Prévert ». Sur le côté gauche, Prévert a dessiné sa célèbre fleur. Rare.
Dessin à l’encre sur papier signé
GROMAIRE MarcelÉtude de nu.Dessin à l’encre sur papier signé en bas à droite « 1951 Gromaire ».1951 ; 33 x 25,5 cm (12,87 x 9,95 in.)Provenance :Galerie Louis Carré & Co, Paris.À l’actuel propriétaire par cessions successivesUn certificat de Madame Florence Chibret-Plaussu sera remis à l’acquéreur.
Lettre autographe signée
TWAIN Mark (Samuel Langhorne Clemens, dit)Lettre autographe signée « S.L. Clemens », adressée à Frederick J. Hall. Florence 1er janvier 1893 ; 4 pages in-8° (légères traces d’insolation); en anglais.Lettre confidentielle d’affaires financières au directeur de Webster & C°, la maison d’édition fondée par Twain en 1885 [lancée par le succès des Mémoires du général Grant et Les Aventures de Huckleberry Finn, elle fera faillite en avril 1894].Mrs. Clemens est désespérée, pensant que son mari a blâmé Hall, mais cela ne se peut: certes il dit parfois des choses hâtives et regrettables, mais il ne croit pas avoir pu agir de façon si ingrate; si c’est le cas, qu’on lui déverse des charbons ardents sur la tête (« I tell her that although I am prone to write hasty & regrettable things to other people, I am not a bit likely to write such things to you. I can’t believe I have done anything so ungrateful. If I have, pile coals of fire on my head, for I deserve it !»)... Il se demande maintenant si sa lettre de crédit n’est pas gênante, surtout s’il a fallu mettre le montant total du crédit à sa disposition; il n’a tiré dessus qu’en cas de nécessité, croyant que Hall devait seulement alors mettre le montant retiré... Il aurait bien pu se passer de son chèque mensuel, pendant deux ou trois mois, et se serait contenté du solde de la lettre de crédit de sa femme. Il va écrire à Whitmore d’envoyer à Mr. Hall le chèque de $1000 de Century, et il peut prendre celui de $2000 de Mrs. Dodge (Whitmore a sa procuration, et pourra sans doute le lui endosser): s’il faut ces $3000 à la société, qu’il les encaisse et qu’il envoie à Whitmore une reconnaissance de dette de la société, pour un an; sinon, qu’il remette l’argent à Mr. Halsey pour investissement pour Twain. Luimême est un piètre financier (« I’ve a mighty poor financial head »), et il pourrait se tromper, mais aurait-il tort de croire qu’en prêtant de l’argent à sa propre société à 6%, il pourrait payer 4% lui-même et par là retirer seulement 2% ? Il ne faut pas rire, si c’est stupide...Bien entendu, comme prévu, son ami a décliné d’acheter 25% de la L.A.L. [Library of American Literature, un coûteux recueil d’une dizaine de volumes que Twain blâmera pour la faillite de sa maison d’édition], pour $200 000. Il espérait une offre de $100 000, mais non, et si le choléra éclate en Amérique dans quelques mois, il sera impossible d’emprunter et d’acheter; ils devront s’efforcer de lever cette somme, et il voudrait le faire avant qu’il n’y ait d’alerte de choléra. Qu’il regrette de n’avoir pas apprécié leur besoin de $100 000, quand il était à New-York, l’été dernier ! Il aurait fait de son mieux pour collecter les fonds.Cela leur aurait permis de supporter 1000 lots de L.A.L. par mois, mais plus maintenant... Hall a réussi de façon magnifique, avec l’affaire, et il leur faut lever les fonds d’une manière ou d’une autre, pour lui permettre de récolter la récompense de tout ce labeur...
tapuscrit corrigé
COCTEAU JeanTranscription dactylographiée daprès enregistrement, avec corrections autographes du texte, de sa conférence sur « Pablo Picasso ». 9 juin 1953 ; 14 pages in-4°. « Improvisation faite à Rome le 9 juin 1953 au théâtre Eden pour lexposition Picasso. Cette improvisation a été prise au magnétophone et transcrite par les soins des organisateurs du musée ». Nombreuses et intéressantes corrections de la main de Jean Cocteau. Précieux document.














