Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus (la mère de Roland-Manuel). 23 juillet 1916 ; 2 pages in-8° avec enveloppe jointe (cachet des Convois automobiles). Il s’est trop hâté d’annoncer sa permission car il n’y a toujours rien de nouveau. Sa demande lui a été retournée pour renseignements supplémentaires, et son lieutenant actuel l’a renvoyée lui-même en l’appuyant. « Je ne suis pas prêt de quitter ce pays verdoyant et paisible : on s’est avisé que mon radiateur était moche […] et j’en ai encore pour longtemps. Ce radiateur couvert de glorieuses blessures, dont j’étais si fier — il n’y avait pas de quoi : c’était mon prédécesseur qui les avait reçues, mais enfin cela faisait toujours le même effet. » Belle et longue lettre.
Lettres autographes signées
MANESSIER AlfredEnsemble de 9 documents : (6 lettres, 1 carte autographe signées, 1 lettre dactylographiée signée et 1 manuscrit autographe signé), adressés à Marcel Schneider. Principalement sans date, formats in-4° :— « Je ne veux plus tarder à vous dire combien ce “concert dédié à un ami” m’a ému ! (plus que vous ne pourriez le croire). Dans le choix, j’ai reconnu votre sensibilité et votre personnalité. Est-ce que je mérite toutes les équivalences que vous avez évoquées ? Peut-être me surestimez-vous, mon cher Marcel ! »— « Merci de votre article sur Zurbaran qui me donne très envie de descendre jusqu’à la Guadeloupe en sept. comme prévu. C’est une merveilleuse introduction au voyage... »— « Merci, Marcel, pour votre beau livre ... qui a dû être un enchantement pour votre ami Don Alphonso (j’espère que vous lui avez envoyé !) »— « Paris, 9 nov. 1949 ». « Votre dernier livre l’Homme Vert m’est arrivé l’autre jour au milieu d’un atelier plein de toiles. J’étais en plein travail. J’avais grand désir de le lire, mais j’étais si absorbé, si fatigué le soir que je ne pouvais m’y mettre. Je le découpais cependant à la nuit tombante d’un jour “sans lumière” et ma femme le lut. Elle avançait chaque soir un peu plus, et un peu plus chaque fois m’en parlait en termes chaleureux ; vers la fin, elle fut bouleversée, elle a versé de vraies larmes, que vous dire de plus ! À mon tour je viens de le lire et je ne puis que souscrire de tout mon cœur à son émotion et à son éloge. […] Vous avez là, je crois, atteint vraiment à ce merveilleux, qui est, je le pense simplement, la vérité profonde et émotionnelle des êtres et des choses aimées. »— « Merci pour votre nouveau livre reçu ce matin. Les trois premières pages, que je viens de lire, annoncent une […] confidence, confirmée par votre dédicace dont je vous remercie. Et ce : “... que nous poursuivions un trésor ou un secret, c’est à la rencontre de nous-mêmes que nous partons...” me semble bien vrai. »— « 21 avril 1961 ». « Je vous envoie ci-joint mon “hommage” un peu brouillon. Pardonnez-moi mais je compte sur vous pour corriger mon “devoir” et me donner, si possible “la moyenne” ! »— « Emancé, le 15 juillet 1978 ». « Surchargé de travail depuis six mois (vitraux, lithos, expositions...), je vous demande de bien vouloir m’excuser de répondre si tardivement à votre lettre. »— « Je serai heureux de vous présenter les derniers vitraux de l’église des Bréseux le samedi 15 ou le dimanche 16 juillet. »— Manuscrit racontant sa rencontre avec l’écrivain et ses débuts en peinture : « Marcel fut l’un des premiers à acheter ma peinture et à m’encourager, avec ce petit groupe d’amateurs, qui sont devenus mes amis intimes. Il y a 16-17 ans, cela nous reporte au temps de l’Occupation, l’amateur d’art n’allait pas (comme on peut le faire maintenant hélas !) compulser quelque journal de Bourse pour s’intéresser aux travaux des peintres... Il venait en toute pureté et désintéressement, avec sa sensibilité profonde, son enthousiasme, sa confiance... Quelle force alors pour un peintre de se sentir ainsi compris dans son œuvre au-delà de toute spéculation, et snobisme... et l’amitié scellait souvent ces rencontres. »
Lettre autographe signée
ZOLA Émile [Paris, 1840 - id., 1902], écrivain français.Lettre autographe signée adressée à un ami. Paris, 5 avril 1897 ; 2 pages in-8°. Emile Zola écrit travaillé dur à son roman “ Paris ” et de “ Messidor ” opéra de Bruneau Alfred pour lequel il avait écrit le livret. « Nous comptons sur vous, que ce soit dans trois semaines ou dans un mois. Nous ne partirons pour Médan que le 20 mai. Ici, vous savez que, n’importe quel jour, à partir de six heures, je vous appartiens. Je me suis cloitré dans ma besogne, “ Paris ” avance, mais il faudra que je donne un dur coup de collier cet été, pour avoir fini à la fin septembre. Oui, nous sommes assez contents de la bataille de “ Messidor ”, quoique on nous ait fortement bousculés. La pièce tient le coup et j’espère bien que vous la verrez. Vous n’avez pas idée de l’effarement premier du public devant le poême et la musique. Les fameux de l’opéra en reviennent avec peine. Nos bien vives amitiés à votre mère et à votre soeur. »
2 lettres autographes signées, adressées à sa marraine de guerre
RAVEL Maurice2 lettres autographes signées, adressées à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus. 27-31 mars 1916 ; 4 pages in-12, avec adresse dont une carte en franchise de correspondance des armées, au crayon violet. Émouvantes lettres du front : 27 mars 1916. Il la remercie pour l'envoi d'un exquis chocolat dans lequel il s'est hâté de faire une brèche. La vie est assez monotone. « Les zeppelins ne nous visitent même plus. » Il a fortement amoché sa voiture, son lieutenant l'a assuré qu'il en verrait bien d'autres. « Il nous arrive [ ] des autos dont l'état est impressionnant ; mais ce sont là de glorieuses blessures, et lorsqu'on demande ce que sont devenus les conducteurs, personne ne peut nous renseigner. » Il partage avec un camarade un logement en ville où il peut dormir « Sans crainte des souris, des puces et autres bestioles ». 31 mars 1916. Il la remercie pour des colis mais s'inquiète de l'état de conservation des boîtes : « Je vais toujours faire cuire, et verrai la tête que ça fait. Voyez ma chance : je pars cette nuit à... défense de le dire, avec quelques camarades, pour ramener des voitures [ ]. Je pourrai peut-être essayer de voir ce que donne là-bas le homard à l'américaine. »
Lettre autographe signée
SCHUMANN ClaraLettre autographe signée, adressée à Franz Stockhausen. 30 avril 1874 ; 2 pages in-8°, sur papier gravé « 10. In den Zelten. N.W. »
Lettre autographe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée avec dessin autographe adressées à l’éditeur Hellen. « Marly-le-Roi, mercredi » [1931] ; 1 page in-4°. Légèrement insolé. Il décrit la mise en page d’un livre contenant des gravures et fait un petit croquis pour argumenter ses idées. « Ne faites-vous pas erreur car la page 23 contient une gravure dont la place est juste. Vous voulez peut être dire la page 24, enfin voyez vous-même. J’ai fait beaucoup de petits dessins. Je crois en avoir déjà suffisamment. »
Dessin automatique au feutre. Signé et daté 1984
SOUPAULT PhilippeDessin automatique au feutre. Signé et daté 1984. 22,5 x 16 cm.Ce dessin a été offert par P. Soupault à Ré Soupault, sa femme. Il vient de recevoir fac-similé du manuscrit des Champs magnétiques publié par les éditions Lachenal et Ritter. (Archives de Ré Soupault).
Lettre autographe signée
COSSIGNY David Charpentier deLettre autographe signée, adressée à ses parents à Gaillac. Mahé sur la côte de Malabar 24 février 1784 ; 7 pages in-4°.Très intéressante lettre sur l’Inde, par un colonel de l’Armée du marquis de Suffren, futur gouverneur de Pondichéry. Il attend une frégate qui le transportera à la côte de Coromandel, près le marquis de Bussy, général de l’armée de l’Inde. « Mon projet n’est pas de faire un bien long séjour à Pondichery, d’autant que je suis appellé à l’Isle de France ». Il résume ses aventures : « je suis parti de l’Isle de France le 7e xbre 1781. Débarqué à Pondichery le 10e mars 1782 après un combat de mer. Dans le cours de la campagne, j’ai été détaché de l’armée et suis enfin parti de cette côte Coromandel le 5e fr 1783. Par une suitte des oppérations militaires et politiques, j’ai succesivement traversé la presqu’isle, et me voici a la côte de Malabar. Oh croiés que c’est passablement mener une vie vagabonde. Au surplus, j’ai eû un magnifique commandement et ce qui le rend tel, c’est d’avoir partagé la gloire qu’un corps de sept cents hommes a acquise dans le cours de cette pénible campagne. […] J’ai eû quelques actions de vigueur, des avantages toujours réels et éclatans, j’ai rempli ma tache, j’ai réüssi militairement au dessus de toute espérance et à la grande satisfaction du Général ». Il a été nommé colonel de régiment ; il sait que le marquis de Bussy a demandé davantage, et espère être promu brigadier : « dans cette expédition, j’ai acquis plus de gloire que de fortune […] La paix est survenüe, et si elle a dérrangé mes oppérations, elle a encore plus contrarié cette derniere. J’ai été contraint d’abandonner l’armée du Nabab Tipou Sultan Baader, ce prince aigri par les circonstances de cette paix étoit très disposé à me retenir […], très heureusement, j’ai dégagé les troupes du Roy …»
Lettre autographe signée
LAPERRINE D’HAUTPOULLettre autographe signée, adressée à un ami. Fort Motyhuski 4 février 1919 ; 4 pages in-4°. Rare et intéressante lettre sur l'aménagement et l’établissement de voies de communication dans les desserts du Sud de l'Algerie. Il est dans le Hoggar, et n'a pu dépasser en auto les gorges de l'Arak au sud de Tagemont ; « mais je crois qu'en deux mois […] la route peut être remise en état jusqu'à Tamanrasset. Des maintenant nous allons pouvoir faire venir des avions au Hoggar ». Il a reconnu et trace de bons terrains d'atterrissage, de Tagemont à Tamanrasset, prévoyant des vols à étapes. Au sujet des véhicules de terre, il faut des camionnettes ou voitures correspondant comme moteur et capacité de poids utile à emporter 1500 à 2000 Kg. « Les Fiat 15 ter ont donné satisfaction elles passent à peu près partout et maintiennent une vitesse de 150 km par jour en moyenne Il ne voit pas l'utilité de tanks, qui sont beaucoup trop lents, se fatiguent et s'abîment rapidement dans le désert, à moins de consteller le Sahara de nouveaux postes écuries de tanks ». Il est très intéressé par la mise au point d'un Wind Moto par un ingénieur français : « Vous savez que l'utilisation du vent au Sahara est une de mes marottes , et il demande si cette invention est vraiment sérieuse : nous pourrions en envisager l'emploi soit pour la T.S.F., soit pour l'éclairage des postes du Sahara ». Il constate : « On n'a pas fait grand-chose au Sahara dans la période qui a précède la guerre en dehors de la mission Nieger. On a fait surtout beaucoup de bluff et de bêtises. […] On commence le Bordj de Tamanraset où l'on va installer un appareil T.S.F […] ce sera un vrai central saharien. […] Ne pensez-vous pas que lorsque les autos viendront au Hoggar et que la T.S.F de Tamanraset fonctionnera, il serait intéressant de revérifier un certain nombre de longitudes obtenues par occultation ou transport de temps ».
Pièce signée par Marcel Pagnol et Jean Giono pour les droits d’adaptation au cinéma d’une des oeuvres de Giono
PAGNOL MarcelContrat dactylographié signé par les deux écrivains. Paris, 8 novembre 1932 ; 4 pages in-4°. Pièce signée par Marcel Pagnol et Jean Giono pour les droits d’adaptation au cinéma d’une des oeuvres de Giono et un droit d’option sur les quatre autres : Colline, Regain, Un de Baumugnes, Jean le bleu, Le serpent d’étoiles.
Ensemble de 26 documents
INDE — BAHADUR Jagatjit Singh [1872 -1949], maharajah de Kapurthala.Ensemble de 26 documents. Intéressant et rare ensemble sur le dernier maharadjah de Kapurthala (Penjab).— 4 lettres signées du maharadjah de Kapurthala. 1934-1948, en français.— 12 lettres autographes signées du prince héritier, Karam, en français. 1945-1956.— Dewan Jarmani Dass et Mathra Das, secrétaires du maharadjah : 9 lettres autographes signées, en français.— Lettre autographe signée de Fernand Henri Labourdette.On joint divers documents dont une lettre autographe signée de Maurice Dekobra sur un voyage qu’il compte faire au Népal sous la protection du maharadjah de Kapurthala.Lot rare.
Lettre autographe signée
GIDELettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [Paris, 13 décembre 1888] ; 6 pages in-8°. « Vous devez penser de moi des choses affreuses ; que je vous ai pour le moins oublié. » Il s’excuse de ne pas lui avoir donner de nouvelles car il a été « terriblement occupé ces jours-ci […]. Les premiers jours, ne sachant pas ce qu’on avait à faire, je concluais que l’on n’avait rien à faire et je ne faisais rien : c’était logique mais faux. Les compositions sont arrivées. J’en ai été dispensé, mais pris d’un beau zèle, j’ai rejeté la dispense et j’ai voulu composer comme les autres. Il m’a fallu travailler beaucoup pour cela. Puis sont arrivés les devoirs […] Enfin, j’ai eu longtemps la tête sous l’eau et je commence à peine à reprendre haleine. Je ne vous cacherai pas que je m’ennuie terriblement au lycée. De 8 à 10, de 9 1/2 à 4 1/2 et le mercredi pour l’histoire de 8 à 11 1/2, nous ne quittons pas la plume des mains. […] Une chose fastidieuse aussi, c’est la morne torpeur des choses, des élèves. On parle des farces, des chahuts, des joies du lycée. Il faut bien que ceux qui en parlent n’aient jamais connu autre chose. […] Quant à vous venez me parler de “goûter les charmes du lycée” ! C’est à moi d’ébaucher (!) un sourire. […] J’ai terminé Jouffroy seulement, j’ai abandonné Cousin qui m’ennuyait et l’ai remplacé par le premier livre du Traité des sensations de Condillac que j’ai presque fini. J’ai lu depuis le Discours de Descartes, que je relis encore et le Traité de la connaissance de Dieu. »
Lettre autographe signée
MetternichLettre autographe signée adressée à un ambassadeur. Vienne, 14 décembre [1812] ; 2 pages in-4° sur un bifeuillet (papier bruni, pli central partiellement fendu avec petite déchirure, sans atteinte au texte). Quelques jours après la bataille de la Bérézina. Intéressante lettre concernant les positions des troupes françaises et celle de l’Empereur. Metternich envoie deux lettres à son correspondant : « Leur rapprochement avec les données que nous avons d'autres côtés n'est pas telle que je le désirerais. Je prie V.E. de confronter les données françaises & russes d'après le petit tableau ci inclus ; Elle se convaincra que le peu que nous savons de Wilna [Vilnius] ne contredit pas les nouvelles russes. Je ne parle que des positions respectives. Il y a encore dans la lettre de Monsieur le d. de B. du 29 novembre, deux circonstances qui m'inquiètent. L'une est celle qu'il ne cite pas de nouvelles directes de S.M. mais des nouvelles portées par un particulier, & qui se trompe sur la position des lieux. Si votre excellence consulte la grande carte du Conseil de guerre, elle verra qu'il y a contradiction in re entre les positions et les opérations. Studzanka [Studienka] où Sa Majesté doit avoir été le 27 (tandis que l'affaire de Wezlowo doit avoir eu lieu le 26) se trouve sur la rive gauche du Dniepr et plus près de Locknitza que Wezlowo. Vous ne trouverez pas Studzabka mais bien Staroi Borisow [Borissov], un peu au nord de Borisow. C'est avec une bien vive impatience, Monsieur l'Ambassadeur, que j'attends les premières nouvelles que V. E. recevra & qui je me flatte nous tirerons d'inquiétude ». En post-scriptum, il évoque une dépêche leur apprenant que le général de Latour-Maubourg est arrivé de Constantinople.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Ernest Legouvé. Jeudi matin 19 décembre [1838] ; 1 page in-8°, adresse au verso du second feuillet. À propos de l’aide financière que vient de lui apporter Paganini. « Oui, mon cher Legouvé, tout cela est vrai ; mais vous êtes l’homme du monde que la noble action de Paganini doit le moins étonner. Remerciez-bien pour moi Mme Legouvé de l’intérêt qu’elle a pris à cet heureux incident de mon roman »… Berlioz avait donné au Conservatoire, le 16 décembre 1838, un concert auquel assista Niccolò Paganini. Après avoir entendu Harold en Italie, le violoniste adressa une lettre louangeuse au compositeur, avec un reçu pour toucher la somme de 20 000 francs. Ce don, important, provoqua toutes sortes de remous et de commentaires dans le milieu artistique. Quant à Ernest Legouvé, qui avait également aidé financièrement son ami - à une moindre hauteur - il se vit dédier l’ouverture de Benvenuto Cellini en janvier 1839.
Pièce autographe
RAIMU (Jules Muraire, dit)Pièce autographe. [1931] ; 1 page in-4°.Casting proposé par Raimu pour l’adaptation cinématographique de Marius.Raimu dans le rôle de César, Charpin dans le rôle de Panisse, Berval dans le rôle de Marius, Vilbert dans Escartefigue, etc.Antonin Berval ne sera pas retenu malgré le soutien de Raimu.














