Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à son amie Misz Hertz, épouse de Léopold Marchand, l’adaptateur de Chéri et La vagabonde. Sans date ; 4 pages in-4°, sur feuilles de couleurs différentes. Très belle lettre : « Notre indistinctible beau temps a cédé — depuis six mois et plus — la place pendant trois heures à un bel orage calme et ruisselant, qui enchante la verdure, et il fait plus beau encore, et l’odeur des pins, de l’eucalyptus et les feuilles de figuiers tonitrue, si j’ose écrire. J’ai vendangé ! Ma Misz ! Avec ma fille, avec Maurice, avec Pauline et Louise, avec mes vignerons et dix vendangeurs, des vendangeurs de Provence, c’est-à-dire assez opéra comique sans leurs propos étonnants. Trois petites sœurs noires, ambrées, très jolies, faisaient plaisir à voir. Me voici dans une étrange solitude, sans Maurice et ma fille vient de partir pour le Limousin, avec Pauline qui pleurait pour ses vacances. Je ne sais pas encore bien quel goût cette solitude va avoir, pendant une dizaine de jours au moins. Je m’accroche ici pour essayer de travailler. […] J’ai l’électricité ! Partout ! C’est une fête ! et je vais me ruiner avec l’eau ! Mais ce sera si bien... Je te prête la petite maison de ma fille, tu sais. Elle est si gentille ! (la maison, et la fille aussi) Misz, écoute : “page 29”, voilà ce que j’ai fait en deux mois. Je suis désespérée. (Mais j’ai appris à me mouvoir sous l’eau, et à me tenir debout sur les mains au fond de l’eau. Compensation. Un nouveau et charmant petit chat règne ici. Je le rapporterai car c’est une chatte, et tu le trouveras aussi joli que les premières. […] Nous avons ramassé un joli crapaud, la nuit, dans mes mains, il a jeté deux ravissant cris de cristal, je lui ai rendu sa liberté, tu penses. Mais quelle voix ! »
Lettre autographe signée
MONTPENSIER Anne-Marie-Louise dOrléans, duchesse de (dite La Grande Mademoiselle)Lettre autographe signée, adressée à sa tante Marie-Christine de France, duchesse de Savoie. [Paris, fin octobre 1638] ; 1 page in-4°, adresse autographe sur la 4e page et deux jolis petits cachets de cire rouge sur fils de soie rose. Rare lettre écrite à l'âge de onze ans, à l'occasion de la mort (4 octobre 1638) du jeune duc François-Jacinte, fils et successeur de Victor-Amédée Ier. « Madame ma tante, Je desires estre ases heureuse pour vous pouvoir consoler de votre perte et vous y soulager et servir comme j'y suis obligee », etc. Mme de Montpensier a pris part à la Fronde jusqu'à faire tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales pour défendre Condé.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier ancien gaufré avec une chromolithographie représentant un bouquet de fleurs.« Silencieux petit Claude, tu n’es pas malade, au moins ? Je suis inquiète. J’émerge d’un sacré remous de travail. Rejointe par “Marivaux” sur qui j’avais trop peu d’avance, et forcée de soutenir quand même mon feuilleton de critique... Quel métier. Il m’est toujours nouveau, pas ses dures surprises seulement. Nous t’embrassons, mon petit Claude, tendrement. Paris, l’hiver est affreux. Ta vieille amie, Colette. »
Lettre autographe signée
NUNGESSER CharlesLettre autographe signée, adressée à sa mère. Tucuman, 31 décembre 1912 ; 6 pages in-4°.« Chère Maman, Voilà trois semaines que je n'ai pas écrit et le temps commence à me paraître long, mais en échange j’ai pas mal de nouvelles à t’apprendre. Dans la dernière lettre que je t’ai écrit, je te parlais déjà de mon départ de l’estancia Santa Adela et ce départ n’a pas été tout seul. Mon oncle ne voulait absolument pas que je quitte la maison mais tu comprends bien que je ne suis pas ici en Amérique à 16000 km de ma mère pour gagner 15 pesos par jour en faisant le pion (domestique) de Monsieur Émilie Hautcoeur, bref j’attendais toujours à la casa dans l’espoir des melons, je comptais pouvoir les vendre et en retirer au moins 1500 à 2000 p. et pour comble de malheur ces maudits melons que j’ai eu tant de mal à planter ne valent rien, la semence n'était pas de melon, elle était de cayotte, une plante qui ne se vend pas et tu juges de ma colère quand j’ai su cela. […] Enfin bref toujours est-il que j’ai demandé à mon oncle de partir à Tucuman. À la suite de cette demande, une scène violente s’est produite entre nous deux. Il m’a traité d’insolent, m’a dit qu’il m'avait recueilli, en un mot, j’ai fait ma malle, ma valise et suis parti à Tucuman avec 5 piastres en poche, résultat d’un travail acharné de trois mois. » Sur la recommandation du consul de France, il s’est fait présenter à plusieurs millionnaires de Tucuman. « Monsieur René Hileret m’a dit simplement :“Jeune homme, j’ai trois autos, entre autre une automobile Bayard Clément de 50 chevaux qui n'a jamais marché, si vous pouvez me faire marcher le moteur, je vous prendrai comme mon mécanicien et vous donnerai 180 piastres pour commencer.” Il y a exactement onze jours que je travaille. J’ai démonté l’auto pièce par pièce et j'ai le plaisir de t’annoncer que je suis définitivement chez lui. […] Pour essayer l’auto, il m’a dit de le conduire avec sa fille, une charmante américaine de dix-huit ans dans une montagne à Vio-Etoguès. Moi qui n'ai peur de rien, je t’assure que je n’étais pas à mon aise. La première fois que je conduis une voiture en Amérique, c’est pour monter à 1500 mètres par des chemins épouvantables et toujours au bord de précipices dont on ne voyait pas le fond. Ces Américains sont extraordinaires de sang-froid au bord des précipices. Mlle Grimault chantait, lui lisait le journal avec un chauffeur qui conduisait leur voiture pour la première fois et ne m’ayant jamais vu conduire, c’est réellement extraordinaire. […] Je leur ai montré mon brevet de pilote et il n’aurait rien de drôle qu’il achète un aéroplane. […] J’ai quatre pions pour laver les voitures et astiquer les cuivres ; je vais me promener en auto pour essayer les moteurs une partie de la journée. […] Tu ne vas pas me reconnaître quand tu vas me revoir. Je t’assure que je prends le genre tout ce qu'il y a de plus américain. Autant j’étais bouillant et emporté en quittant la France, autant je suis calme et de sang-froid maintenant. »
Dessin original à la plume signé et daté
VIOLLET-LE-DUC Eugène-EmmanuelDessin original à la plume signé et daté. 17 mai 1854 ; 158 X 245 mm. Vue d’une place fortifiée, à vol d’oiseau, entourée d’eau sur la gauche. En haut à gauche, tête de serpent dessinée à la plume avec soin. Très jolie pièce.
lettre autographe signée
METTERNICH Clemens, prince deLettre autographe signée adressée à un ambassadeur. Vienne, 14 décembre [1812] ; 2 pages in-4° sur un bifeuillet (papier bruni, pli central partiellement fendu avec petite déchirure, sans atteinte au texte). Quelques jours après la bataille de la Bérézina. Intéressante lettre concernant les positions des troupes françaises et celle de l’Empereur. Metternich envoie deux lettres à son correspondant : « Leur rapprochement avec les données que nous avons d'autres côtés n'est pas telle que je le désirerais. Je prie V.E. de confronter les données françaises & russes d'après le petit tableau ci inclus ; Elle se convaincra que le peu que nous savons de Wilna [Vilnius] ne contredit pas les nouvelles russes. Je ne parle que des positions respectives. Il y a encore dans la lettre de Monsieur le d. de B. du 29 novembre, deux circonstances qui m'inquiètent. L'une est celle qu'il ne cite pas de nouvelles directes de S.M. mais des nouvelles portées par un particulier, & qui se trompe sur la position des lieux. Si votre excellence consulte la grande carte du Conseil de guerre, elle verra qu'il y a contradiction in re entre les positions et les opérations. Studzanka [Studienka] où Sa Majesté doit avoir été le 27 (tandis que l'affaire de Wezlowo doit avoir eu lieu le 26) se trouve sur la rive gauche du Dniepr et plus près de Locknitza que Wezlowo. Vous ne trouverez pas Studzabka mais bien Staroi Borisow [Borissov], un peu au nord de Borisow. C'est avec une bien vive impatience, Monsieur l'Ambassadeur, que j'attends les premières nouvelles que V. E. recevra & qui je me flatte nous tirerons d'inquiétude ». En post-scriptum, il évoque une dépêche leur apprenant que le général de Latour-Maubourg est arrivé de Constantinople.
Lettre autographe signée
BUFFET BernardLettre autographe signée [adressée à l’atelier de gravure Lacourière-Frélaut]. Sans date ; 2 pages 1/2 in-4°. Il remercie ses correspondants pour leur lettre et de leurs vœux. « Je vous envoie les bons à tirer. Le coq est bon à tirer — Le port avec l’hôtel est aussi bon à tirer. L’autre port avec la digue, j’aimerai retoucher la plaque avant que vous continuiez le tirage. Je vois que vous avez pris le phare pour la gravure pour vous — mais c’est une autre que je vous réserve qui va vous arriver ces jours-ci et qui est plus grande et meilleure. Le phare va aussi au Japon et vous serez gentil d’en tirer 10 aussi et de me la retourner comme le bon à tirer pour que je la retouche. Je vais aussi vous demander de tirer l’affiche pour mon exposition. Je vous enverrai la plaque avec la vôtre. »
Lettre autographe signée
CHARLET Nicolas-ToussaintLettre autographe signée, adressée à Marie Dorval. Sans date ; 3 pages in-8°, avec adresse et cachet de cire. Très belle lettre d’amour. « Je sors de l’église, ma bonne Marie, et j’y ai prié pour vous et pour moi. J’ai demandé dans toute la sincérité de mon âme que vous soyez heureuse ici-bas et là-haut. Vous savez, ma bonne amie, que l’amour que je ressens pour vous n’a rien de bien sensuel, il m’a été inspiré par le désir de vous amener à croire ce que je crois et à contribuer ainsi à calmer les chagrins inséparables d’une vie comme la vôtre. Je puis donc vous dire sans crainte que cet amour est violent, car je ne désire rien avec autant d’ardeur et de conviction et je suis persuadé que vous me croyez. Lisez bien la lettre de ma mère. Elle prie pour vous en même temps que pour moi, et ses prières sont meilleures que les miennes. Je ne doute pas qu’elle n’obtienne ce qu’elle me demande et que tout cela ne vous porte bonheur, si vous voulez vous y unir d’intention. Savez-vous, Marie, que c’est une chose digne de respect qu’une religion, qui vous porte à vous demander pour les autres ce que l’on regarde comme le bonheur et que cette religion est une chose bien consolante puisque la charité en est la base. Mais vous me comprenez à [mot absent] et j’espère que Dieu touchera votre cœur. Adieu, je vous aime de toute mon âme, Charlet ». Lettre d’amour très émouvante.
Lettre autographe signée
MAILLOL AristideLettres autographes signées adressées à l’éditeur Hellen. Banyuls-sur-Mer, 14 janvier 1931 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée jointe. « J’ai reçu le jour de mon départ de Villefranche votre lettre et le talon de votre chèque. Mlle Pamanant partait le lendemain. Je lui ai remis votre lettre et le talon qu’elle vous renverra j’espère mais elle n’aurait encore rien touché. Je crois aussi qu’elle sera en correspondance avec vous et que vous pourrez réclamer […]. Mais envoyez-moi je vous prie la litho que vous avez oublié de m’envoyer pour que je vous l’expédie tout de suite. Je ne pouvais vous envoyer le bon [à tirer] tel que vous l’avez envoyé car c’est justement celle qui manque qui est difficile à placer. J’attends donc votre gravure. »
Tapuscrit signé
GLEIZES AlbertTapuscrit signé, avec corrections autographes. « Cubisme. Vers une conscience plastique. Essai de généralisation II ». Septembre 1925 ; 15 pages in-4°, taches d’humidité sur le bas de certaines feuilles. Texte français de Kubismus, Bauhausbücher, Munich. Important document dans lequel Gleizes développe les principes du Cubisme.On joint un tapuscrit avec nombreuses corrections autographes « Kubismus - Eine neue gestalterische Erkenntuis Versuch einer Verallgemeinerung ». 90 pages in-4°, en allemand, tache sur le bas des pages sans grande importance.
Lettre autographe signée
MATISSE Henri 亨利·马蒂斯Lettre autographe signée, adressée à une dame. 15 juillet 1937 ; 1 page in-4°.« Je suis entièrement à votre disposition pour vous aider à vendre votre tableau et je comprends tout en le regrettant que votre situation vous oblige à le faire. Téléphonez moi, je vous prie, de 1h à 2 heures pour convenir d’un rendez-vous qui ne vous dérangera pas trop. Ma femme se rappelle à votre bon souvenir et je suis votre dévoué, H. Matisse. »
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée. Barbizon, 15 mai 1873 ; 2 pages in-8°. « Monsieur, mon temps a été si absolument pris à Paris et je me suis trouvé en un tel état de fatigue, que je ne voyais plus qu'une chose : revenir ici bien vite ! Je ne puis vous laisser croire que je pourrai faire ce que vous me demandez. Depuis longtemps déjà mes yeux sont très fatigués et par intervalles le sang s’y porte à ce point qu'ils en deviennent tout rouges et depuis mon retour de Paris, me voilà très fortement repris. Un travail qui demande une grande application de la vue achèverait de me les fatiguer, et j’aime mieux réserver ce que j’ai de vue pour ma peinture qui est bien loin de demander la même attention qu’un dessin ou une eau-forte. Croyez... que j’aurai du plaisir à causer avec vous si vous jugez bon de venir ici dimanche prochain, et que vous m’y rencontrerez à coup sûr... »
Photographie signée
TWAIN Mark (Samuel Langhorne Clemens, dit)Photographie signée. 13,5 X 8,8 cm. Photographie signée au dos « Mark Twain ». Rare et recherché.
Lettre autographe signée
LA CONDAMINELettre autographe signée, adressée à labbé Venuti. Rome, 17 avril 1756 ; 2 pages in-4°, adresse au dos avec cachet de cire rouge. Labbé Venuti désire sétablir en France, mais il doit pour cela présenter un mémoire résumant ses raisons, ses qualités. « Je pars mercredi au plus tard [ ]. Je vais a Lorrete puis a Boulogne et a Parme ou je vous prie de mecrire et de menvoyer dix lignes soit de votre main ou dune autre contenant le tems que vous avez demeuré en France, en quelle qualité, le dessein que vous aviés de vous y fixer ». La Condamine est prêt à laider, mais il lui faut des renseignements précis, il fera le reste : « faites le memoire en Italien si cela vous est plus commode : je lhabillerai a la française, je le donnerai copie de ma main avec ce que jy mettrai que vous pourriez dire. » Le Condamine ne garantit pas le résultat pour autant, mais ce qui est sûr, cest que sans le mémoire, labbé Venuti nobtiendra rien. Dans un post-scriptum, il annonce : « Nous navons point encore de nouvelles du depart de notre flotte de Toulon. M. le Duc dOrleans a fait inoculer ses enfants sous la direction du docteur Tronchin de Genève. » Il sagit certainement de linoculation de la petite vérole, dont La Condamine par ses écrits contribua à répandre lutilisation et à en vanter lusage. Cette lettre est écrite au cours dun voyage en Italie, durant lequel il obtint la permission dépouser la nièce du pape.
Notes autographes
BERTRAND Henri-Gatien, comteNotes autographes. « Des relations avec le gouverneur de Sainte-Hélène ». 4 pages in-folio. Très intéressant manuscrit sur les rapports avec Hudson Lowe, que l'Empereur a toujours considéré comme un geôlier. Bertrand ayant lui-même envoyé un cartel au gouverneur, c'est Napoléon qui assurait l'échange de correspondance avec « son bourreau ». Ces rapports sont examinés dans les phases successives : jusqu'aux départs de Las Cases, Gourgaud, Montholon puis jusqu'à la mort de l'Empereur. Il est question aussi des placements financiers de Bertrand en Angleterre et enfin sur la bonne harmonie qui régnait à Sainte-Hélène dans l'entourage de Napoléon.













