Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre signée
PELET-CLOZEAU Jean-Jacques-Germain, baronLettre signée, adressée à un rédacteur de journal. Paris 20 décembre 1840 ; 1 page in-4°. Retour des cendres de Napoléon. « Je suis allé à Courbevoie le 15 Décembre au matin, pour rendre à l'empereur Napoléon, un dernier devoir, comme l'un des généraux de la vieille garde et l'un des historiens qui ont le plus hautement défendu sa mémoire. Une violente douleur dans la jambe gauche ne me permettait pas de mettre pied à terre et de marcher derrière le char funèbre. J'ai dû suivre le cortège à cheval jusqu'aux Invalides, avec les officiers du Dépôt général de la guerre. » Émouvant témoignage.
Lettre autographe signée
BERTRAND Henri-Gatien, comteLettre autographe signée (double de sa lettre) adressée au Président du Conseil des Ministres. « En rade de Cherbourg, à bord de la Belle Poule , le 7 décembre 1840 » ; 3 pages in 4°. « La lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le cinq de ce mois, laquelle accompagnait l'ampliation d'une ordonnance du Roi qui m'élevait à la dignité de Pair de France, m'a été remise hier soir par le général Meslin L'honorable mission à laquelle S.M. a daigné m'associer, a comblé tous mes voeux et terminé ma carrière politique Heureux de l'accomplissement des dernières volontés de l'Empereur, fort reconnaissant des témoignages d'estime dont le Roi, à cette occasion, m'a honoré; comblé pendant cinq mois d'attentions et de prévenances par un jeune prince, animé des plus nobles sentiments, et doué d'une droiture d'esprit et de coeur qui lui concilieront tous ceux qui auront occasion de le connaître; certes, il ne pourrait être dans mes intentions de faire quoique que ce soit qui puisse être pénible à S.M. et j'ose espérer qu'elle en sera aisément persuadée » On sait que le 15 octobre 1840, le cercueil de Napoléon fut hissé à bord de la Belle Poule qui revint à Cherbourg le 30 novembre. Le 15 décembre 1840, le cercueil retrouve la capitale de la France. (Provenance : Archives du Général Bertrand).
Lettre autographe signée
BERTRAND Henri-Gatien, comteLettre autographe signée, adressée à Hudson Lowe. Longwood, 19 juin 1816 ; 1 page in-4°, en français. « Monsieur le Gouverneur, Ayant instruit l'Empereur que vous désirez lui présenter l'amiral Sir Putney Malcolm commandant la station et divers officiers d'Etat Major de terre ou de mer, j'ai l'honneur de vous prévenir qu'il vous recevra demain entre 2 et 4 heures de l'après midi. J'ai instruit également M. L'amiral. J'ai l'honneur d'être Monsieur le gouverneur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Cte Bertrand. »
Lettre signée « Moncey »
MONCEY Bon Adrien Jannot, duc de ConeglianoLettre signée « Moncey », adressée à M. Robert à Bourges. Paris, 31 décembre 1840 ; 2 pages in-4°. Il le remercie pour ses voeux et lui offre les siens et évoque le retour des cendres de Napoléon : « Oui, mon cher intendant, j'ai versé de bien douces larmes, le jour de la solennelle et imposante cérémonie qui nous a rendu les précieux restes du souverain dont la France est fière à de si justes titres ; il est impossible de vous exprimer toutes les émotions que j'ai ressenties, mais je vous connais, vous êtes un bon Français, et vous vous les imaginerez facilement. Cette mémorable journée a, pour ainsi dire, enlevé aux vingt cinq années qui viennent de s'écouler, tout ce qu'elles ont eu d'amertume, et les glorieux souvenirs qu'elle m'a rappelés, m'ont fait trouver bien courtes les sept heures que j'ai passées dans notre église,et quoique le froid fût bien vif, j'y ai été peu sensible. Ma santé continue toujours à se soutenir, mais ce sont les nuits que j'ai de la peine à passer, et elles sont souvent bien longues pour moi.» Le maréchal Moncey signe d'une écriture tremblante, il avait 86 ans.
Manuscrit illustré et dessin original
Guerre de CriméeManuscrit illustré et dessin original adressé à Charles de Martel, lieutenant de vaisseau à l’École de tir de Vincennes ; 4 pages in-8° sur un feuillet à chiffre couronné, plus carte de 10 x 7 cm, avec enveloppe (marque postale à la date du 27 septembre 1856 et cachet de cire armorié). Récit du débarquement de l’armée française à Old-Fort, le 14 septembre 1854, en présence du prince Napoléon, généralissime de l’armée d’Orient, illustré par un croquis indiquant les emplacements des états-majors français et des différents régiments de zouaves et de chasseurs. Le scripteur, qui a participé à cette campagne, détaille les mouvements des navires, le débarquement des chevaux, des troupes et du matériel, citant plusieurs officiers comme le colonel Cornely, aide-de-camp du général Canrobert parti à cheval reconnaître les convois russes, ou encore l’amiral Hamelin débarqué par une baleinière avec l’un des officiers « tué à ses côtés au combat du 17 » [lors des bombardements du 17 octobre suivant qui marquèrent le début du siège de Sébastopol]. Il décrit le paysage de la lagune, le déploiement des drapeaux, la musique, les navires. « Le Gal Canrobert était encore là. Les moustaches tirées et cirées, en grande tenue et l’air vainqueur. Le prince était à cheval. Les officiers d’état-major avaient des ceintures turques et des pistolets passés dedans en attendant leurs fontes et leurs chevaux. Ils couraient beaucoup. Ce qui prouve que ces messieurs tiennent beaucoup du centaure [...] Les chevaux débarqués piaffaient et cabriolaient de bonheur ; tout le monde était joyeux. On se serrait la main, etc. etc. » Le dessin, d’une grande finesse d’exécution, à la mine de plomb rehaussé à la gouache blanche et rouge, représente le débarquement, vu de la mer.
Lettre autographe signée
BERTRAND Henri-Gatien, comteLettre autographe signée, adressée à Hudson Lowe. Longwood, ce 28 avril 1816 ; 1 page in-folio, en français. « Monsieur le Gouverneur, J'ai reçu la lettre du 27 avril pour laquelle vous me faites l'honneur de me dire que ma femme est comprise dans la declaration que j'ai faite. Quelqu'ait été la rigueur du sort auquel les événements m'ont condamné dans ces dernières années, ma femme a voulu le partager. Je suis persuadé du reste qu'une femme et de jeunes enfants ne peuvent trouver dans le gouvernement britannique que bienveillance et protection. La situation de l'Empereur, mes sentiments, mon devoir m'ont imposé l'obligation de rester ici une année, comme je m'y suis engagé. je ne puis donc que vous remercier de l'offre que vous voulez bien faire de remettre ma declaration. Veuillez croire, Général, que j'ai été sensible à l'intérêt que vous avez témoigné à ma famille dans cette circonstance, j'espère que vous voudrez bien le continuer. J'ai l'honneur d'être Monsieur le gouverneur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Cte Bertrand. »
Lettre autgraphe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée, adressée à Jean-Paul Luthringer. Banyuls-sur-Mer, 1er octobre 1942 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée avec adresse autographe. Il n’a pas eu le temps de répondre plus tôt à sa lettre. « Je suis tellement accablé de lettres que si je répondais à toutes je ne pourrai plus travailler. Vos travaux m’ont parus bons à encourager. Malheureusement une lettre ne peut apprendre grand chose. Cependant je vous engage à dessiner avec continuité, ne vous arrêtez pas à des dessins faciles mais dessinez pour apprendre en poussant très loin l’étude des formes, en faire sortir puissement tous les détails. de plus tachez de faire grandeur naturele des bras des jambes des mains. Jusqu’à ce que vous sachiez par coeur, ainsi vous pourrez faire des statues sans avoir recours au modèle, car la copie bête du modèle éloigne de l’esprit, mais il faut savoir vos dessins sont harmonieux. Étudiez avec un petit carnet dans la rue et aux champs, vous arriverez surement. Vos photos sont trop petites pour que je puisse dire quelque chose sur les sculptures mais cela m’a paru un bon commencement. Bon courage, Maillol. »
Lettre signée
RODIN AugusteLettre signée. Paris, le 27 novembre 1905 ; 1 page 1/2 in-8°, fente, aux plis et fort pli sur la signature, sur papier à en-tête du 182 rue de l’Université. « Monsieur Rodin ayant été en voyage pendant huit jours regrette de n’avoir pas pu répondre à votre lettre immédiatement. Si les étrangers orientals, qui vous voulez lui amener si aimablement sont encore à Paris, M. Rodin serait bien heureux de les recevoir samedi prochain vers 2 heures comme vous le proposez. En attendant, M. Rodin, très reconnaissant de votre attention vous envoie l’assurance de ses meilleurs sentiments. » Lettre probablement rédigée par R.M. Rilke qui fut secrétaire de Rodin en 1905/1906.
Lettre autographe signée
CHATEAUBRIAND François René deLettre autographe signée, [adressée à la marquise de Castéras]. « Vendredi 28 avril 1821 » ; 1 page in-4°. « Ma première pensée a été de courir à la ferme ; puis les mille devoirs de la Diplomatie, sont venus m'arrêter. Dites, je vous prie, Madame la marquise à l'admirable princesse, que je n'aurai pas de plus grand bonheur que d'aller mettre mon respect à ses pieds. Malheureusement nous ignorons encore le jour [ ] ; mais il ne peut être éloigné. Mille tendres hommages. Chateaubriand. » Blanche-Marie-Elisabeth-Pola de Medina, marquise de CASTERAS SEIGNAN [Villa Carlos, Mahon, Minorque, 1777 - château de Seignan, 1844], demoiselle d'honneur de Marie-Louis-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre.
Manuscrit musical autographe signé
ROUSSEL AlbertManuscrit musical autographe signé. Circa 1928 ; 1 page oblongue (17,4 x 27 cm).Manuscrit d’une partie du Psaume LXXX op. 37.Manuscrit avec 10 portées, découpé d’une feuille plus grande, annotée au crayon par une autre main, comprend les cinq premières mesures de la partie Turn again o God, and cause thy face to shine, partition annotée pour trois voix (soprano, contralto et ténor) et pour piano sur un système unique de cinq portées, encre brune foncées, sous chemise demi-maroquin rouge moderne.Composé en 1928, ce psaume de Roussel a été publié à Boston et à New York en 1929. Le passage musical se trouve au signe de répétition 8 de la partition vocale de Birchard.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.Le Psaume LXXX op. 37 pour ténor solo, chœur et orchestre est une œuvre d’Albert Roussel.La version originale, composée d’avril à août 1928, repose sur le texte de l’Ancien Testament tel qu’il figure dans la traduction de la Bible utilisée par l’Église anglicane (ce qu’on appelle la King James Version). En effet la partition répondait à la commande d’un éditeur américain. Pour la version française qui a suivi peu après, Roussel a adopté avec quelques retouches le texte qu'on lit dans la Bible publiée par Louis Segond, d’un usage très courant à l’époque. La première audition en a été donnée à l’Opéra de Paris le 25 avril 1929 sous la direction d’Albert Wolff, à l'occasion d’un festival destiné à célébrer le soixantième anniversaire du musicien. La partie de ténor était tenue par Georges Jouatte.Sa durée d’exécution est d'une vingtaine de minutes.
Lettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe.
COCTEAU JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe. Santo-Sospir, St Jean Cap-Ferrat, dimanche [1959] ; 1 page in-8°.Pendant le tournage du Testament d’Orphée.« Mon Jeannot, c’était bien doux de t’entendre mais je préférerais t’entendre et le soir. Je me réjouis de notre trop brève besogne et je voudrais que tu penses à être terriblement beau (toi) et s’il y a barbe, une simple petite moustache grise. C’est ton visage à toi que je veux et si cela te convient. Madame Janet qui fait les faux yeux peux t’en préparer. On les applique sur les paupières. Madame Jan et est la fée des vitrines et sera près de nous pour les détails de masques, trop grossiers à l’écran. L’optique du théâtre n’est pas la même. Ne te fatigue pas. Je t’aime de me rendre solide et pas trop moche. Je t’embrasse. Jean. »
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus. 26 avril 1916 ; 2 pages in-8°.Belle lettre du front : « J’ai reçu hier vos lettres, celle acheminée à l’ambulance 13, et celle envoyée ici. J’ai reçu aussi tous les colis, les délicieux œufs de Pâques, le poisson, la mayonnaise. Tout cela est largement entamé. Les crèmes sont englouties. Je suis assez souvent privé de dessert. Je vous disais hier que je ne trouvais plus de remerciements. Je ne dis donc plus rien, mais n’en pense pas moins. Oui, oui, il faut que je dise encore quelque chose. Il faut que je vous dise ma joie, et ma reconnaissance, de savoir que l’état de Maman n’est plus grave. Édouard me le confirme. Je suis tout à fait heureux. Et le temps est splendide, et je vais repartir demain ; et je vais, peut-être bientôt, reprendre cette vie d’aventures, un peu fatigante mais si admirable. […] Il faut que je fasse mes malles, ou plutôt mes sacs. Écrivez-moi dorénavant à la 171, je vous prie. »
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus (la mère de Roland-Manuel). 29 juillet 1916 ; 1 page in-8°. Il a appris par sa mère que Mme Dreyfus avait eu un accident. Il l’espère rétablie mais se dit vivement inquiet. Il serait rassuré si elle pouvait télégraphier de ses nouvelles à M. Roger Noël à Chamouilly. «J’allais précisément vous demander pourquoi vous ne m’écriviez plus, quand j’ai reçu la lettre de Maman. Et cette lettre m’inquiète doublement, plus illisible que jamais, presque incohérente, au point que je me demande si ma pauvre maman n’a pas rêvé ce qu’elle m’y annonce. » Belle lettre.
Lettre autographe signée
HUGO Victor« La Voix de Guernesey ». Exemplaire imprimé daté « Hauteville House, novembre 1867 » ; 49,5 x 16 cm, déchirures et trous aux pliures. Exemplaire avec corrections. Avec au dos la mention autographe signée « A Eugène Pelletan Victor Hugo ». Ce poème, anticlérical et opposé au gouvernement de Napoléon III, fut composé par Victor Hugo après la bataille de Mentana (1867) au cours de laquelle les troupes Françaises et Pontificales mirent en déroute les Chemises Rouges de Garibaldi. Il conduisit à l’arrêt des représentations d’Hernani à Paris :« Ces jeunes gens, ces fils de Brutus, de Camille,De Thraséas combien étaient-ils ? quatre mille.Combien sont morts ? six cents. Six cents ! comptez, voyez. Une dispersion de membres foudroyés,Des bras rompus, des yeux troués et noirs, des ventres Où fouillent en hurlant les loups sortis des antres, De la chair mitraillée au milieu des buissons, C’est là tout ce qui reste, après les trahisons, Après le piège, après les guet-apens infâmes, Hélas, de ces grands cœurs et de ces grandes âmes ! Voyez. On les a tous fauchés d’un coup de faulx.Leur crime ? ils voulaient Rome et ses arcs triomphaux ; Ils défendaient l’honneur et le droit, ces chimères. Venez, reconnaissez vos enfants, venez, mères ! Car pour qui l’allaita, l’homme est toujours l’enfant. Tenez ; ce front hagard, qu’une balle ouvre et fend, C’est humble tête blonde où jadis, pauvre femme, Tu voyais rayonner l’aurore et poindre l’âme ; Ces lèvres, dont l’écume a souillé le gazon, O nourrice, après toi bégayaient ta chanson »…Grande rareté !
Manuscrit musical autographe signé. 6 pages de musique in-folio avec sa signature en haut
MILHAUD DariusManuscrit musical autographe signé. 6 pages de musique in-folio avec sa signature en haut.« Réduction des voix pour piano à quatre mains ».Sur la page de gauche intérieure de la chemise, envoi autographe signé « À Jacques Benoist Méchin, amateur de manuscrits, D.M. »









