Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé
JAMMES FrancisManuscrit en partie autographe signé et édition originale de son ouvrage biographique sur le cardinal Lavigerie. 2 volumes en maroquin rouge sous étuis. Importante biographie du cardinal Lavigerie [1825-1892], archevêque d'Alger à partir de 1867 puis chef de l'église d'Afrique, qui engagea un effort important d'évangélisation en Afrique, fondant notamment la société des Pères Blancs (1868), et s'illustra dans la lutte contre l'esclavagisme. Le manuscrit est en grande partie autographe, signé en six endroits. Environ 130 pages in-folio dont environ 100 de la main de Francis Jammes et 30 dictées à sa fille Bernadette. Nombreuses ratures et corrections autographes, aussi bien sur les pages autographes que sur celles dictées. Le tout relié en un volume in-folio, maroquin rouge, dos lisse, plats ornés d'un listel vertical de veau crème entre deux filets dorés coupant un filet doré horizontal, encadrement intérieur de maroquin rouge où se poursuivent le listel et les filets des plats, étui. Sur la première page de titre, Jammes a précisé : « Hasparren. Basses-Pyrénées. Livre sur le cardinal Lavigerie commencé le 7 juillet 1926 », et a rappelé le lieu sur les pages de titre des deux autres parties du texte. Une note manuscrite, signée « Ginette Francis Jammes» et datée du 25 décembre 1942 à Hasparren, certifie l'authenticité de l'écriture du poète et de sa fille. Comparé à l'édition originale, le texte comprend de très nombreuses variantes (dans sa structure et dans le détail) dont plusieurs passages supprimés. En frontispice a été relié un portrait gravé du cardinal par Jasinski d'après Bonnat. L'édition originale. Lavigerie. Paris, E. Flammarion, 1927, in-8° carré, (2)-201-(2) pages, maroquin rouge, dos lisse, tête dorée sur témoins, étui. Un des cinquante exemplaires de tête sur hollande. Portrait-frontispice à l'eau-forte tiré sur japon. On a relié en tête de cet exemplaire un manuscrit autographe de Francis Jammes (9 pages in-folio avec ratures et corrections), intitulé « Cambo» et correspondant au chapitre XVIII de Lavigerie. Il présente un état primitif du texte imprimé avec diverses variantes. Est jointe une lettre autographe signée de Charle Lavigerie, datée du 22 mars 1859, en tant que prêtre et professeur à la Sorbonne, à Charles Jourdain ; 2 pages in-8°, en-tête uvre des Ecoles d'Orient. Le Conseil d'administration de l'uvre le charge de demander à Jourdain s'il accepterait de faire partie de ses membres. « Il me prie de vous dire, Monsieur, combien il s'estimerait heureux de profiter des lumières de votre expérience et de voir votre nom, si honorable à tous les titres, se joindre à ceux des membres illustres qu'il compte déjà dans son sein. »
Poème signé
GOETHE Johann Wolfgang vonPoème signé, imprimé, Die Feier des siebenten avec signature et date autographes. 28 août 1831; 1 page in-8° avec encadrement imprimé ; en allemand.Très belle pièce décorative. Poème célébrant les festivités du 50e anniversaire de larrivée de Goethe à Weimar, le 7 novembre 1775 (Goethe lavait en fait composé en 1819, en remerciement aux félicitations pour son 70e anniversaire) : le poète sy compare à un chevalier entouré de ses nombreux fils savançant vers le trône de lempereur. Il est ici envoyé le 28 août 1831 à loccasion de son 82e anniversaire.« Sah gemalt, in Gold und Rahmen, Grauen Barts, den Ritter reitenUnd zu Pferd an seinen SeitenAn die vierundzwanzig kamen » Traduction : « Jai vu, dans un cadre doré, le chevalier à barbe grise, en selle, entouré de deux douzaines de cavaliers. Ils savançaient vers le trône de lEmpereur, accueillis avec plaisirs, gaillards plein de vigueur, un air en même temps de grâce et de décence, et tous félicitaient le père entouré de ses fils et filles, brillantes étoiles, bien formés, vigoureux, éprouvés dans laction, desprit libre, maîtres deux-mêmes, toujours soucieux de la besogne présente, dévoués et tous silencieusement persévérants.»Sous le poème, Goethe a inscrit à lencre brune sa signature « JWGoethe », et la date « erneut d. 28 Aug. 1831 » [renouvelé le 28 août 1831].
Pièce autographe signée
CLAUDEL CamillePièce autographe signée. 2 octobre 1897 ; 1/2 in-8°, timbre fiscal. « Reçu de M. Fenaille la somme de mille francs à titre d'avance sur La Vague. Camille Claudel ». Le timbre fiscal est aussi signé. Les autographes de Camille Claudel sont dune grande rareté.
Pièce signée
NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)Pièce signée « NP », adressée « Au Grand Maréchal », le général comte Bertrand. Longwood, 30 juin 1817 ; 1 page in-8° oblongue, de la main de son valet Louis Marchand avec deux additions de la main du comte de Montholon. « Faites payer le 1er juillet prochain 1° pour gages 1700 F 2° pour la toilette 1000 F, 3° pour besoins de la maison 4500 F. » Le tout s'élevant à « sept mille deux cents francs ». Si on trouve des notes et des manuscrits autographes datant de la captivité, les documents signés à Sainte-Hélène par l'Empereur sont de la plus grande rareté, Napoléon se refusant d'écrire ou de signer des lettres qui devaient passer par la censure de Hudson Lowe.
Très beau portrait en fixé sous verre
GARIBALDI GiuseppeTrès beau portrait en fixé sous verre. XIXe siècle. Garibaldi est représenté en uniforme de major-général de l’armée piémontaise. On peut dater le tableau de 1859-1860. Présenté dans son cadre d’origine. (Hauteur 580 mm). Giuseppe Garibaldi est la grande figure du risorgimento italien, un personnage emblématique, élevé au rang de mythe par la République italienne. Très jolie peinture.
Communiqué du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu
PÉTAIN PhilippeCommuniqué original du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, le 23 juillet 1951 ; 1 page in-8° Certificat original affiché à l’île d’Yeu, signé par le médecin capitaine Maître. « Communiqué : “Le Malade est décédé ce matin à 9 heures 22”. Le 23 juillet , 9 heures 45, Le Médecin Capitaine Maître ». Est jointe une lettre autographe signée du médecin Maître authentifiant ces deux pièces. « Entre les deux pièces qui m’ont été présentées par Monsieur Pierre Bourget il m’est apparu que le certificat original affiché à l’île d’Yeu est celui qui comporte mon cachet au dessus de ma signature. »On joint l’autre certificat identique (mais sans le cachet de l’île d’Yeu). Un papier sans doute de la main de Bernard-Derosne explique l’origine : « Ce document historique a été apporté le 23 juillet 1951 à l’Hôtel des voyageurs, à l’île d’Yeu par un garde-mobile et aussitôt affiché à l’usage de la presse. Après l’enterrement de Pétain, il fut joué au 421 par deux journalistes, Ledieu de l’A.F.P. et Bernard-Derosne de l’Aurore et gagné par celui-ci. Ledieu en fit établir un second par le médecin pour sa collection personnelle. »
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée, adressée à Durand-Ruel. Cherbourg 20 décembre 1870 ; 3 pages 1/2 in-8°, fente sur la dernière page.« Vous devez vous demander pourquoi je ne vous ai point fait encore l’envoi des tableaux dont je vous ai parlé. Plusieurs raisons m’en ont empêché. Quand j’ai répondu à votre première lettre je venais de mettre en train un tableau plus important que ceux dont je vous parlais, et j’ai voulu le continuer en laissant les autres pour un moment. Il m’est survenu un rhûme horrible qui m’a mis en de telles souffrances que j’ai été forcé de ne pas travailler pendant quelque temps. Les jours sont devenus si sombres qu’on n’y voyait véritablement pas. Puis la tête pleine de nouvelles menaces d’invasion et par terre et par mer, à ce point qu’on se tenait prêt à partir. Voici enfin mon tableau terminé & un des petits. Je le laisse seulement un peu sécher pour y revoir certaines choses après que je l’aurai desambuer. Pour comble de malchance, revoici des journées si tristes et si sombres qu’on ne peut se rendre compte au juste de ce qu’on a fait. Je crois donc qu’il vaut mieux pour vous comme pour moi que je garde ce tableau quelques jours encore, pour tâcher de lui faire gagner un degré de mieux.Mais les nécessités de la vie n’en vont pas moins leur train, & je me trouve si à court que je prends le parti de vous demander une nouvelle avance d’argent. J’aurai pourtant bien voulu n’en point venir là avant de vous envoyer mes tableaux, mais je vous le répète, j’aurai la conscience et l’esprit plus calmes en revoyant tranquillement mon tableau désambu. Je pourrais bien vous l’envoyer en l’état qu’il est, mais encore une fois, je serai plus satisfait en le gardant quelques jours de plus, très persuadé que vous comprendrez cela. Si vous pouvez faire ce que je vous demande, faites le aussi promptement que possible, je vous en prie. Je ne vois point de honte à avouer qu’il y a nécessité. Je vais prendre des informations sur la manière de vous envoyer mes tableaux. Comme il faut tenir compte des nécessités du moment comme vous me le disiez dans votre première lettre, et c’est bien raison, je vous demanderai de mes deux tableaux 2,500 f.Vous êtes à Londres au moins, aussi bien informés que nous ici. Vous savez donc comment Le Hâvre est menacé & le reste. Pourvu qu’on ne nous débusque pas d’ici ! Je n’ai point de nouvelles de Sensier depuis déjà longtemps. J’imagine qu’il a dû suivre le gouvernement à Bordeaux, mais je n’en sais pourtant rien & ne peux lui écrire sans savoir son adresse.Recevez de moi, cher Monsieur Durand-Ruel, ma très cordiale poignée de main. J.F. Millet. »Les lettres de Jean-François Millet sont d’une insigne rareté.
Important ensemble de correspondance et photographies provenant des archives de Jeanine Crispin.
CRISPIN Janine et Jules ROYImportant ensemble de correspondance et photographies provenant des archives de Jeanine Crispin. Une très importante correspondance (plus de 200 lettres très denses) de Jules Roy à Jeanine Crispin. Correspondance littéraire et amoureuse totalement inédite et très intéressante, relative à leur relation, à ses oeuvres et au théâtre. Une très importante correspondance amoureuse entre Jeanine Crispin et Georges Kessel (le frère de Joseph Kessel) qu'elle a finalement épousé (plusieurs centaines de lettres extraordinaires de J. Crispin et autant de G. Kessel). Une correspondance inédite de Louis Jouvet à J. Crispin. De nombreuses autres lettres figurent dans cette correspondance, notamment de Jean-Louis Barrault qui l'a accompagné et a joué avec elle dans les tournées à l'étranger de Louis Jouvet, Jean-Louis Curtis, Maurice Druon, Joseph Kessel, Ludmilla Pitoëff, André Boll et de nombreux autres. De nombreuses photographies agrémentent cet ensemble complètement conservé. On joint le journal manuscrit de Jeanine Crispin (plusieurs centaines de pages). L'ensemble est classé dans 7 classeurs.
Lettre signée
EINSTEINLettre dactylographiée signée « A. Einstein » adressée au Docteur Oliver E. Ford, physicien qui avait collaborer avec Einstein et collaborer aux idées liés à la gravitation et cosmologie. 27 janvier 1954 ; 1 page grand in-4°sur papier en-tête de l’université de Princeton “the institute for advanced study”, en allemand. 2 trous de classeur et pièce très légèrement jauni. Un témoignage rare où Einstein partage ses références et perspectives sur la physique quantique, à la croisée de la fin de sa vie. Einstein y explique que, s'il n'a pas écrit de livre sur la physique ou les théories quantiques, il a produit plusieurs courtes réflexions sur ces sujets, dont il n'a plus d’exemplaires. Il donne alors les références de certains de ces articles : - « Physics and Reality », dans le Franklin-Journal de Philadelphie en 1935 ou 1936 - « Einstein-Band » en 1949 édité par le professeur Paul A. Schilpp. - « Ein Aufsatz übet Quatentheorie und Realität in “Dialectica » Un essai sur la théorie quantique et la réalité paru dans Dialectica (une revue philosophique suisse) vers la fin des années 1940. - Ma contribution au recueil d'hommages récemment publié en l'honneur de Max Born, Édimbourg.
Danseuse debout. Sanguine sur papier.
DERAIN AndréDanseuse debout.Sanguine sur papier.Signée en bas à droite.61 x 46 cm.Sanguine on paper.Signed lower right.Provenance: collection privée.(Anciennes étiquettes de provenance et d’exposition au dos)
lettre autographe signée
HEMINGWAY ErnestLettre autographe signée « papa » adressée à Roberto Herrera Sotolongo (secrétaire et photographe d’Hemingway à Cuba). Madrid, hotel Florida, 22 juillet 1953 ; 1 page avec un ligne et signature au dos -in-4°. petit trou sur le haut d’une lettre “f”. Enveloppe jointe. « Thank you very much for fowarding the mail and for taking up the things of the “Pilar”with captain Rakow at the Embassy. When we are back in Paris the first week in august will send z check to cover any expenses you have lead at the Fuica. Glad to hear everything is well at the Fuica and hope everything goes well with you and your family. Please give them my best and best to Feo. Please tell Juanito Dunabeitia I will see his mother and give her the fountain pen which I carried away by mistake at the Floridita. It is Juanito’s pen. Give my best to all the boys there. I just missed seeing Pedrico in Pamplona. He was on an excursion from Cuba that was passing through. But I saw Paco Echauri and Saralequi at the bull fights also Aymar and Pepe Harios. Aymar Aguolin sent you his best. Pamplona was wonderful. We have had a very interesting trip but Madrid is quite hot now. »
Photographie dédicacée
ABD EL-KADERPhotographie dédicacée. 90 X 55 mm dans un feuillet cartonné de 240 x 189 mm.Rare portrait photographique ancien le représentant, tirage sépia monté sur carton avec dédicace autographe signée. Texte en arabe avec traduction en français par l’interprète de l’émir, N. Siouffi.« Les hommes sont la famille de Dieu, celui que Dieu aime le plus c’est celui qui leur est le plus utile. Au milieu de Rabbi-Esvel 1282. l’Emir Abd-el-Kader ».Très rare.
5 lettres autographes signées
DUCOS DU HAURON LouisLettre autographe signée, adressée à « A. Lumière & ses fils ». Alger, 19 juin 1896 ; 4 pages in-4°. Très importante lettre sur la photographie en couleurs, adressée aux frères Lumières. Louis Ducos du Hauron était parti à Alger de 1884 à 1896. Cette lettre est écrite juste avant son retour à Paris.« Mon frère vient d’achever un long ouvrage intitulé La Triplice Photographique des Couleurs et l’Imprimerie, système de Photochromographie, Louis Ducos du Hauron, Nouvelles descriptions théoriques et pratiques mises en rapport avec les progrès généraux de la photographie, de l’optique, des tirages photomécaniques et des arts auxiliaires. Cet ouvrage rend compte de tous les travaux que j’ai consacrés, depuis une trentaine d’années, aux moyens de réaliser cette triplice sous ses différentes formes, et il divulgue d’importantes nouveautés tenues secrètes jusqu’à ce jour. Nous venons de traiter avec la librairie Gauthier-Villars pour l’impression de ce livre qui doit paraître prochainement. Il arrive bien à son heure. Ce qui est certain, c’est qu’en ce moment l’excessive vulgarisation de la photographie noire, devenue le passe-temps de presque tout le monde, prédispose nombre de photographes, amateurs ou professionnels, à vouloir réaliser, fallut-il un travail plus attentif ou plus compliqué, ce prestigieux idéal qu’on appelle la couleur. Vous-mêmes, Messieurs, avez compris toute la puissance de cette aspiration et vous l’avez secondée. Vous l’avez secondée, non seulement par la création des plaques spéciales qui conviennent pour la mise en œuvre de la chromophotographie interférentielle de M. Lippmann, mais encore et à une date plus récente par l’inauguration d’un très beau procédé de tirages par voie de réversibilité d’empreintes, lequel rentre dans la Triplice photographique des couleurs. À notre tour, dans le livre en question, tout en y mentionnant avec soin ce procédé, nous avons fait, mon frère et moi, un exposé complet de tous les autres modes de tirages, qui, en l’état actuel de la science et de l’industrie, s’attachent à la reconstitution de nos trois couleurs. […] Il est hors de doute que cette publication venant s’ajouter soit aux projections polychromes, soit aux impressions pigmentaires effectuées un peu partout, en Europe et en Amérique, d’après le même principe de division et de synthèse des couleurs, va précipiter le mouvement. Dans ces circonstances, je vous prie, Messieurs, de prêter toute votre attention à ce que je vais vous dire : Qu’ils le veuillent ou non, tous ceux qui, sous une forme quelconque, tirages photomécaniques et accélérés ou tirages d’amateur et à petite vitesse, vont vouloir faire de la polychromie photographique en trois couleurs, seront forcément conduits à préférer aux incommodes et encombrantes triples chambres noires proposées soit par moi-même jusqu’à ces derniers temps, soit par différents constructeurs, le dispositif que j’ai imaginé et breveté sous le nom de Polyfolium Chromodialytique : c’est un mince cahier constitué par une alternance d’écrans colorés pelliculaires et de pellicules sensibles s’impressionnant les unes à travers les autres, le tout contenu dans le châssis négatif d’une chambre noire quelconque. Le livre que nous allons faire paraître contient la minutieuse description de ce dispositif. Je viens de l’expérimenter à fond : il fonctionne dans la perfection, il me procure le trio irréprochable des trois phototypes, créés, l’un par la lumière bleu-violette, le second par la lumière verte, le troisième par la rouge-orangée. Pour ces expériences j’ai dû, faute de trouver dans le commerce les trois pellicules toutes préparées, m’accommoder de pellicules Planchon mises en vente par votre maison ; j’ai dépouillé du gélatino-bromure d’argent deux de ces pellicules et j’y ai substitué les préparations transparentes voulues, la troisième, celle du rouge-orangé, étant laissée telle quelle. Une pression très modérée du livret dans le châssis a assuré la grande finesse des trois images. […] Je viens maintenant vous proposer de vous charger de la fabrication industrielle de ce polyfolium. […] Autre chose non moins importante que j’ai à vous soumettre : dans ma lointaine, trop lointaine résidence, j’ai appris les considérables succès de votre cinématographe ; je sais qu’il fait courir tout Paris ; mais j’ai appris également […] que M. Francis Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de phantoscope qui constituerait un progrès. […] Il y a un grand nombre d’années, j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux qui, théoriquement présenté plus tard par M. Maret en France et exécuté en Amérique par Edison sous une forme défectueuse, a été repris par vous dans de meilleures conditions ; je pris soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété sur cette invention. Les circonstances ne me permirent pas la mise à exécution du système. Il entre absolument dans les projets de mon frère de publier une brochure spéciale rétablissant, tout au moins dans un intérêt honorifique, mes droits d’inventeur : les mémoires ou je consignai mes descriptions d’autrefois vous fourniraient au besoin des armes à l’encontre des prétendus perfectionnements de M. Francis Jenkins dont je décrivis nettement le système procurant à la fois la continuité du mouvement et la non intermittence de l’éclairage. […] Je suis prêt, Messieurs, avant de m’adresser à tout autre[…] à vous faire bénéficier de ma science spéciale et des documents dont je dispose. Voyez, Messieurs, dans quelles conditions vous pourriez m’encourager à vous faire ouvertement mes communications ».On joint : DUCOS DU HAURON Alcide [Langon, 1830 - Savigny-sur-Orge, 1909], avocat à Alger et frère de Louis. Ensemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Auguste Lumière. 1896-1912.— Sans date, « Mardi » ; 1 page 1/2 in-12, à l’encre rouge. « C’est avec une bien grande joie que nous voyons arriver le moment, où, enfin nous allons avoir le bonheur de faire votre connaissance. C’est par un simple mot, comme vous le feriez avec des parents, que nous vous prions de nous annoncer votre arrivée en nous disant simplement le jour où vous viendrez déjeuner ou dîner avec nous. Notre installation est simple mais n’en est pas moins confortable, et certainement ce serait de très bon coeur que nous vous verrions accepter une hospitalité entière. Nous avons une bonne chambre à offrir […] vous serez absolument chez vous, à 15 minutes du centre de Paris. »—1896 : Lettre dans laquelle Ducos du Hauron présente son travail et son ouvrage le «Triplice photographique des couleurs et de l’imprimerie » : « J’ai appris les considérables succès de votre Cinématographe […] Monsieur François Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de Phantascope […] Je vais vous faire une révélation que vous ne dédaignerez certainement pas. Il y a un grand nombre d’années j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux. […] Je vous prie soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété de cette invention ».— 11 juillet 1900 ; 4 pages in-12. Importante lettre scientifique. Il remercie L. Lumière pour son envoi de pellicules rigides. « Nos plaques colorées nous ont donné un mal de chien. Un jour les choses se passaient à la perfection, le lendemain, rien ne pouvait réussir. L’insuccès venait toujours de questions de détails, tout à fait en dehors du principe parfait en lui-même. Bref ! aujourd’hui tout va pour le mieux et à l’aide de nos Mélano A avec lesquels on obtient en une seule pose de 8 à 10 secondes et avec un seul objectif, les trois négatifs de n’importe quel sujet, il est aisé d’obtenir de très beaux résultats en couleur. Les amateurs photographes semblent s’intéresser de plus en plus à la photographie des couleurs, et certainement si nous ne réussissons pas, faute de capitaux, d’autres pourront en prenant nos affaires toutes créées, réussir pleinement. Ces derniers modèles d’appareils se vendent bien et l’amateur est heureux de réussir à coup sûr. La préfecture de police pour son service ant[h]ropométrique, vient d’adopter définitivement après essais couronnés de succès, ce nouvel appareil, qui sert non seulement à prendre les trois négatifs qu’on peut utiliser pour n’importe quel mode de tirage, mais aussi à la vision synthétique. Notre modeste exposition a semblé intéresser vivement les membres du jury. Qu’adviendra-t-il de tout ça ? Je l’ignore. Ce qu’il y a de très sûr c’est que de tous les coins de l’horizon, nous recevons des demandes de renseignements, des commandes, auxquelles nous ne pouvons pas donner satisfaction, car notre installation, aussi simple que notre personnel, ne nous permet pas une production très régulière ».On joint : une lettre autographe signée « Al. Ducos du Hauron ». 3 avril 1912 ; 2 pages in-12 sur papier de deuil. « Comment vous exprimer les sentiments que j’éprouve, et mon entourage avec moi, en apprenant l’acte si généreux que m’annonce votre lettre reçue ce matin. […] Nous sommes une fois de plus touchés. Dans les heures si cruelles que nous traversons, quelle détente, quel repos d’esprit vous venez de nous procurer »On joint une lettre très intéressante du docteur Léon Duchesne, à Louis Lumière, concernant la microphotographie (1892).
RELIURE AUX ARMES.
BONAPARTE Joseph, prince, comte de Survilliers« Lettera pastorale » de Bernardo Della Torre. Napoli, nella stamperia Simoniana [probablement 1807] ; in-4°, 14 pages -2 blanches. Basane fauve marbré, dos lisse orné d’une frise de rubans et de fleurs dorée, large encadrement doré sur les plats avec aigle impérial doré au centre frangé de rinceaux végétaux, coupes guillochées (reliure de l’époque). Le vicaire général de Naples compose là un panégyrique de Napoléon et de son frère Joseph (roi de Naples depuis le 30 mars 1806), à l’occasion de la paix qui suivit la victoire de Friedland (14 juin 1807). Exemplaire de dédicace offert par l’auteur à Joseph Bonaparte (fer armorié inconnu à Olivier), estampille couronnée à l’encre rouge « R.B » avec, en dessous, une estampille à l’encre bleue : « duplicado ». Splendide reliure italienne aux armes de Joseph Bonaparte, roi de Naples.
RECUEIL DE POÈMES, DE PENSÉES et dessins
LIVRE DORLivre dor pour le fils de Georges Ricou, Tony Ricou. Superbe album amicorum richement illustré à pleine page de dessins et de pensées autographes signées. De 1913 à 1938 ; 28,5 x 22 cm. Tony Ricou alias Richard Tavernier [1912-1944] fut un résistant français et un dirigeant de combat Zone Nord. Avant-guerre, il est adjoint au chef de cabinet de Camille Chautemps. En juin 1940, affecté au 2e bureau de la Place de Paris, arrêté le 5 février 1942, il est emprisonné à Fresnes au Cherche-Midi puis déporté à la prison de Sarrebruck il est condamné à mort et guillotiné à la prison de Cologne. Le livre dor a été commencé en 1913, par son père Georges, homme politique de gauche, il avait alors 1 an, les derniers écrits sont de 1933. De très nombreux artistes ont laissé une trace de leurs passages dans la vie de cet homme courageux qui a exposé et perdu sa vie au service de la France. Un petit poème de Jean Richepin 1919 Poème de Louis Marsolleau. Une chanson de lécrivain Maurice Maeterlinck. Poème autographe signé dAndré de Lamandé 1920. « Le vieux Mal est toujours tout près dêtre vainqueur,Et le bien ne prévaut quen sy rompant le coeur! » de Fernand Gregh poète et critique littéraire Un petit air composé par Claude Terrasse qui a écrit la musique de la pièce Ubu Roi dAlfred Jarry 1913. Petit poème dAlbert du Bois, homme de lettre de langue française et diplomate belge militant wallon 1919. Une page musicale autographe signée par Manuel de Falla, 1913. Un dessin de Charles Granval acteur 1919 Page de texte du dramaturge français Henri Bernstein.« Ou donc est-il ce temps charmantoù le mot marrivait si vite!Le mot venait dabord, et la pensée ensuite...Jétait un poète vraiment! » de Tristan Bernard. Superbe dessin de Don 1920 Superbe dessin de E. Clair-Guyot 1926. Poème autographe signé de Paul Bourget. Superbe dessin à la gouache de Joseph Hémard. Poème dHenry Marx écrivain français, auteur de romans, de poèmes, de pièces de théâtre et dessais. Petit écrit dHenri Bataille dramaturge et poète français . Petit écrit de Jean Sarment acteur et écrivain français. Très beau poème de Paul Fort, poète et dramaturge français « La Ronde autour du MondeSi toutes les filles du monde voulaient sdonner la main, tout autour de la mer elles pourraient faire une rondeSi tous les gars du monde voulaient bien être marins, ils f raient avec leurs barques un joli pont sur londeAlors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient sdonner la main». Très beau dessin colorié de Charles Bétout, costumier pour le théâtre et le music hall 1921. Un dessin au crayon de couleur de Jean Gabriel Domergue. Très beau portrait signé par Henri Rudaux artiste peintre. Page de musique autographe signée de Manuel de Falla, 1928. Une page musicale autographe signée dAlfred Bachelet, compositeur et chef dorchestre français 1928 . Une portée musicale autographe signée Georges Hüe compositeur de musique français (prix de Rome en 1879) Une page musicale autographe signée de Max dOllone chef dorchestre, compositeur et musicographe français 1930.- Et bien dautres encore... Un magnifique livre dor.














