Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre signée
HEMINGWAY ErnestLettre signée « Ernest », adressée à son ami Bill Davis. 5 septembre 1960 ; 6 pages in-4°. En-tête gravé : « Finca Vigia, San Francisco de Paula, Cuba ». Superbe et longue lettre à son ami qu’il avait surnommé « Negro ». Le corps de la lettre est de la main de Valerie Danby-Smith, une journaliste qu’Hemingway avait connue à Pamplona quand il avait des difficultés avec sa vue. Il est question d’un article sur la tauromachie écrit en trois parties pour le magazine Life. Le manuscrit sera finalement édité à titre posthume dans ce qui sera considéré comme son dernier roman, The dangerous Summer [L’Été dangereux].« Thank you very much for doing such a wonderful job with the two Krauts. Annamarie’s letter finally came through and you were right that she does not know when she is well off. I cannot give her exact publication dates nor give her some clarity as to her working program for the next few years having just this morning...gone over 92,000 words on something that I hoped would not exceed 18,000 when I started with it. Still at least 15 days of steady work to go. I had to postpone the Paris Book from this fall. But you have to do one damned thing at a time... It was impossible for me to contract with Rowhowlt to write the book since over 60,000 words of it was written before he made the offer. It would be nice to have that money tax free... if Rowhowlt published it before Scribners did I could lose the American copyright... I would prefer not to have him advance me any money on anything where there are possible angles... For years I have never taken advances ever from people that I trusted. Then I took this advance from Life & it has been nothing but a headache... I could have stopped the work at a certain date... rewrite on the Paris book, had it in shape for Scribners & then returned to the bullfight thing & finished it off. But my head was forced by having to produce that cash to pay out Rice’s mistake... I hate to ask you to do anything else... [but] can you get me an account of the Cuenca fight. All I remember is the terrible state of the piso and how dangerous it was and that Pepe Casares would not deal with his bulls and that Chicuelo II & Antonio could, due to greater experience... preoccupation with the dangerous ring drives the rest of it out of my head. I also need accounts in the local papers of the fights in Muncia... I might be wrong in remembering whether Antonio did the truco of kneeling in front of the bull & throwing away the munleta & the sword in the first or the second fight... do you remember too what was done exactly about the picadorsat Cuenca, Villara... & Ronda? Juanito Quintana has looked up several of the fights... Have handled the picador business OK so far & have only one more fight to write, the Ronda one. It is a hell of a difficult book to write, Negro, because of the because of the way it ended & the moral angle & what transcends it is the only frame it goes on... I still have to keep on writing... Val has caught 2 good white marlin & is handling rod very well. Sorry this letter is all business & begging ... »Hemingway a finalement soumis un manuscrit de 75 000 mots au magazine, duquel un extrait de 30 000 mots a été édité en trois parties, la première partie a été éditée le même jour où cette lettre a été écrite. The Dangerous Summer sera publié après sa mort par Charles Scribner’s Sons en 1985.
Dessin en sanguine signé
DERAIN AndréNu de dos.Sanguine, signée en bas à gauche.64 x 49 cm.Provenance : Drouot, 17 mars 2002.
Lettre autographe signée
BLANCHE ÉmileExtraordinaire lettre autographe signée. Passy, 24 septembre 1862 ; 2 pages 1/2. « Je vous remercie de la lettre affectueuse que vous avez bien voulu mécrire [ ]. Je mempresse de vous adresser toutes les pièces dont je vous ai parlé qui peuvent vous intéresser, et je nai pas besoin de vous dire que japprouve davance tel usage quil vous plaira den faire. »À la suite de cette lettre, le remarquable passage sur Gérard de Nerval « Gérard de Nerval est entré pour lavant-dernière fois dans la maison de Passy le 8 8 bre 1853. Il en est sorti le 27 mai 1854 pour voyager en Allemagne. Il a été ramené à la Maison de santé le 8 août 1854. Il en est sorti définitivement le 18 8 bre 1854.Il est mort le 26 janvier 1855. »Le 27 janvier 1855, le docteur Blanche écrivait : « Se croyant la même énergie dimagination et la même aptitude au travail, Gérard de Nerval comptait pouvoir vivre, comme autrefois, du produit de ses uvres ; il travailla plus que jamais, mais il fut déçu dans ses espérances. Sa nature indépendante et sa fierté de caractère sopposaient à ce quil voulût rien recevoir, même des amitiés les plus éprouvées ; sa raison sest égarée, et cest bien certainement dans un accès de folie quil a mis fin à ses jours. »
Gouache sur papier
TERECHKOVITCH Constantin (ou Kostia)Femme au chapeau.Gouache sur papier. 51 x 39 cmSigné et daté en bas à droite « C. Terechkovitch / Printemps 1956 »Au verso : Deux femmes au vase de fleurs. Lithographie en noir. Provenance : Vente Nantes, Couton & Veyrac, 9 novembre 2004, lot 303.Collection particulière, France.L’authenticité de cette œuvre a été confirmée par Madame France Terechkovitch.Cette gouache représente la fille de l’artiste.
Deux manuscrits autographes
PAGNOL Marcel [Aubagne, 1895 - Paris, 1974]Deux manuscrits autographes intitulé « La Belle et la Bête / Le Petit Ange », 4 janvier 1940 à 4 heures ¼ et Valberg lundi 28 mars 1950 ; 6 et 78 pages in-4 sur feuillets de cahier d’écolier, sous couverture titrée, numérotation à l’encre, corrigée au crayon rouge. Deux manuscrits de travail d’une pièce débutée en 1940, reprise en 1950, inachevée et restée inédite. Les six premières pages sont un synopsis, non dialogué, mêlé de notes d’un premier jet, résumant l’histoire de Gaby, de mèche avec son père pour escroquer l’inventeur d’un appareil de radiologie qui vaut des millions. La jeune femme se rend compte de la noblesse d’âme du médecin et décide de le sauver des griffes de son père et de ses complices. Le second manuscrit, dialogué cette fois, avec des corrections, des onglets rajoutés, des passages biffés, reprend la même trame avec quelques variantes : l’action se déroule à Cannes. Le père de Gaby et ses complices fomentent un plan pour forcer un jeune savant nommé Ferdinand à épouser sa fille sous la communauté de biens, ayant appris qu’un procès gagné le rendait richissime. Ledit plan fonctionne, Ferdinand déclare son amour à Gaby mais n’ose y croire, se croyant plus pauvre qu’elle. Sincèrement touchée, Gaby lui propose une promenade romantique avant le mariage prévu pour le soir même. Lors de la scène finale, les escrocs se réjouissent de ce dénouement, qui reste à leur profit : « Florent – Et on peut dire que c’est un génie dans un cœur d’or… Vernis ─ Et on peut dire aussi qu’il est fait comme un rat, qu’il l’a dans l’os, et qu’on l’a possédé jusqu’à l’âme du cœur du trognon ». Il est probable que Pagnol abandonna l’idée du premier titre après la sortie du film de Cocteau, La Belle et la Bête en 1946, film auquel il devait initialement participer mais auquel il renonça après avoir rompu avec Josette Day, l’interprète du personnage de Belle. Le « scénario » de ce « Petit Ange » a été adapté en bande dessinée par Luc Brahy et Véronique Grisseaux sous le titre Gaby ou la Belle et l'argent (Michel Lafon, 2024).
Pastel signé en bas à gauche.
PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)Deux femmes dans un intérieur. Pastel signé en bas à gauche. 58 x42 cm.
Pastel signé en bas à droite.
PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)Femme à la broderie. Pastel signé « Peské » en bas à droite.58 x 47 cm.La pastel représent la femme de l’artiste.
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes jouant dans un pré.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée en bas au milieu du tampon à son monograme.25,5 x 45 cm.
Manuscrit autographe signé
ROUSSEL AlbertManuscrit musical autographe signé en tête, intitulé « Rossignol mon mignon ». [1924] ; 19 systèmes de double portée sur 3 pages 1/4 in-folio. Les Amours de Ronsard mis en musique par Roussel.Mélodie pour chant et flûte, la première des Deux poèmes de Ronsard op. 26, composée en avril 1924 dans sa propriété de Vastérival à Varengeville (Seine-Maritime), sur la pièce n° XLIII des Amours de Ronsard. Ces Deux poèmes de Ronsard furent dabord publiés comme contributions dans le numéro spécial de la Revue musicale célébrant le quatre centième anniversaire de Ronsard (et auquel ont également participé Ravel, Honegger, Caplet, Delage, Dukas, Aubert et Roland-Manuel) et parurent en librairie chez Durand peu après 1924. « Rossignol mon mignon, qui dans ceste saulaie / Vas seul de branche en branche à ton gré voletant, / Et chantes à lenvi de moi qui vais chantant / Celle quil faut tousjours que dans la bouche jaie, / Nous souspirons tous deux : ta douce vois sessaie / de sonner lamitié dune qui taime tant, / Et moi, triste, je vais la beauté regrettant / Qui ma fait dans le cur une si aigre plaie. »À la première écoute, cest le morceau le plus ravissant des deux. Linstrument, tout en roulades et en trilles, joue le rôle du rossignol avec le plus grand naturel ; et ce contrepoint de deux parties tout aussi vocales, qui signorent et poursuivent chacune son chemin, ne se retrouvant réellement quaux cadences, rend avec une criante vérité lindifférence, au mal-aimé, de cet oiseau comblé damour. Rare. Cette mélodie a été enregistrée sur CD par Timpani en mai-juillet 2001, publié en 2002.
Lettre autographe signée
GAULLE Charles deLettre autographe signée, adressée à M. de Bardiès. « Sept Fontaines par Mézières, 13 septembre 1924 » ; 4 pages in-8°. « Lincommode et désagréable occasion du 1er sept. ne ma point parue favorable pour vous exprimer les sentiments de profonde estime et de cordiale affection que jéprouve à votre égard. Mon opinion est que le jugement porté sur votre compte par nos maîtres de lÉcole de guerre est erroné ; ma certitude est que lavenir en fournira la preuve. Jai été dautant plus ému de cette injustice que je crains den avoir été, peut-être, jusquà un certain point la cause. Cela na pu vous servir évidemment aux yeux de laréopage davoir été associé à ma personne au cours de ce fameux voyage de tactique générale ni une manière de voir [qui] sest heurtée à celle du directeur, une solution à sa solution peut-être même, qui sait ? une destinée à sa destinée. Et pourtant, bien des camarades et moi-même le premier ont observé en cette circonstance, comme en beaucoup dautres, les qualités qui sont les vôtres et que votre modestie minterdirait dénumérer. Votre mérite en fut dautant plus grand que vous avez été appelé à limproviste, je dirai même à la bousculade, au rôle quon vous a donné à remplir. Les juges auraient du tenir compte de ce fait mais ils étaient, tout au moins le principal , bien trop énervés et dogmatiques pour saisir cette réalité : en tous cas je ne cesserai point den porter le témoignage. »
Lettre autographe signée, adressée au docteur Lemonnier au Havre
SATIE Erik (Alfred-Erik-Leslie Satie, dit)Lettre autographe signée, adressée au docteur Lemonnier au Havre. [Paris, 7 janvier 1905] ; 1 page in-8°. Sur lettre gaufrée et surmontée dun chromo, enveloppe jointe.« Monsieur Louis, Cest en tremblant démotion que je mets ma bonne grosse main à la plume que voici pour vous souhaiter une bonne année à vous et à votre dame.Je vous salue poliment. Erik Satie ».
Recueil unique contenant les aquarelles originales
SAMAIN« ŒUVRES ». Édition d’art H. Piazza, Paris, 1936, 4 volumes :— 3 volumes de texte. 21 X 15,5 cm. Exemplaire unique imprimé spécialement pour M. Laurent Meeus sur japon impérial, contenant 25 illustrations de W. Fel et, à la fin de chaque volume, une suite en couleurs et une suite en noir des illustrations. Dos et titres conservés. Reliures plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés, dos à nerfs mosaïqués par des violettes.— volume d’aquarelles, Recueil unique contenant les aquarelles originales et accompagnant l’exemplaire unique imprimé sur japon pour M. Laurent Meeus. Paris, 1936 ; 200 X 280 mm. Volume contenant les 75 aquarelles originales de William Fel, relié dans un format plus grand que les volumes de textes. Reliure plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés. Les contreplats (ou doublures) de la reliure de ce volume sont ornés d’un décor mosaïqué de violettes aux quatre coins dans une plaque de filets dorés, gardes de soie moirée vieux vert, doubles gardes, tranches dorées. Dos à nerfs mosaïqué par des violettes.Reliure de Cretté sous étui pour tous les volumes.Exemplaire hors norme.
Manuscrit autographe « Beau Sang ».
ROY JulesManuscrit autographe « Beau Sang ». Manuscrit de la pièce de théâtre en trois actes. Publiée par Gallimard en 1952.
Correspondance
RIBEYROLLES CharlesTrès importante correspondance d’exil de 42 lettres autographes signées, adressées par Ribeyrolles à ses amis. Jersey, Guernesey, Londres, Petropolis, Saint-Vincent (île du Cap-Vert), puis Rio de Janeiro, entre 1858 et 1860.Correspondance très dense adressée à Fulbert Martin (7), Pianciani, Bonnet-Duverdier à Guernesey (25), divers amis à Rio. La dernière lettre, de ses amis, datée de Rio de Janeiro le 9 juillet 1860 relate l’enterrement de Charles Ribeyrolles et le choix de la pose d’une pierre tumulaire plutôt qu’un monument grandiose.On ne peut citer tous les détails de cette importante correspondance politique, consacrée à l’exil forcé de tous ceux qui avaient fui la France à la suite des événements de 1848 puis du coup d’État de 1851 qui évoque la vie mouvementée, les activités, les publications de l’auteur.Charles Ribeyrolles s’exile à Londres puis, après le coup d’État du 2 décembre 1851, sur l’île de Jersey. Il rendit visite fréquemment à Victor Hugo. Il devient le rédacteur en chef du journal hebdomadaire des proscrits, L’Homme, le journal de la Démocratie Universelle.Victor Hugo rédige son épitaphe, gravée sur sa tombe au cimetière de Catumbi à Rio de Janeiro :« À Charles Ribeyrolles.Il accepta l’exil ; il aima les souffrances ;Intrépide, il voulut toutes les délivrances ;Il servit tous les droits par toutes les vertus ;Car l’idée est un glaive et l’âme est une force,Et la plume de WilberforceSort du même fourreau que le fer de Brutus. »À cette correspondance sont joints 14 manuscrits (certains en fragments) d’articles politiques publiés dans L’Homme par Ribeyrolles et titrés « Bulletin politique », « Les dynasties », « L’assemblée de l’avenir », « La réaction espagnole », « Angleterre » « Espagne » ou « Italie », « Le 24 février », « Le traité de Paris », etc. Articles en majorité dirigés contre Napoléon III.Très bel ensemble pour chercheur ou centre d’archives.
Livre-Exemplaire unique imprimé
SAMAIN Albert [Lille, 1858 - Magny-les-Hameaux, 1900]« ŒUVRES ». Édition d’art H. Piazza, Paris, 1936, 4 volumes : — 3 volumes de texte. 21 X 15,5 cm. Exemplaire unique imprimé spécialement pour M. Laurent Meeus sur japon impérial, contenant 25 illustrations de W. Fel et, à la fin de chaque volume, une suite en couleurs et une suite en noir des illustrations. Dos et titres conservés. Reliures plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés, dos à nerfs mosaïqués par des violettes. — volume d’aquarelles, Recueil unique contenant les aquarelles originales et accompagnant l’exemplaire unique imprimé sur japon pour M. Laurent Meeus. Paris, 1936 ; 200 X 280 mm. Volume contenant les 75 aquarelles originales de William Fel, relié dans un format plus grand que les volumes de textes. Reliure plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés. Les contreplats (ou doublures) de la reliure de ce volume sont ornés d’un décor mosaïqué de violettes aux quatre coins dans une plaque de filets dorés, gardes de soie moirée vieux vert, doubles gardes, tranches dorées. Dos à nerfs mosaïqué par des violettes. Reliure de Cretté sous étui pour tous les volumes. Exemplaire hors norme.













