Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Huile sur toile, signée en bas à droite
LUCE MaximilienPaysage de Rolleboise.Huile sur toile, signée en bas à droite, située en bas à gauche (ré-entoilée).35 x 27 cm.Nous remercions Madame Denise Bazetoux d’avoir authentifié cette œuvre.
Lettre autgraphe signée
LANNES Jean, duc de MontebelloLettre autographe signée adressée au père de son épouse alors admisnitrateur des forêts. . Lisbonne, 9 nivose an 12 (31 décembre 1803) ; 2 pages in-4° avec ajout d’une page autographe signée « Louise » sur la 3 ème pages, adresse et cachet au dos. « Voilà deux courier mon ami que nous ne recevons pas de nouvelles de Paris ; je pense que je ne puis attribuer ce retard qu’à la mauvaise administration des postes ou au mauvais temps. je vous empris ne laissez jamais un courrier sans nous écrir vous, ou madame Guéhéneuc ; je vous ai expédié [au...] avec le traité de neutralité que vous aurez sans doute trouvé bon, j’attend la ratification du 1er consul. Les anglais ont donné hier un nouvel exemple de leur respect pour les nations, une frégate c’est jetée sur un batiment portugais d’envion 200 hommes, l’equipage qui était de [...] hommes à voulu faire des observations au capitaine anglais qui à répondu en ordonnant à ces matelos de faire feu, quatre pauvres portuguais ont été tués. Je vous demande mon ami le [...] que cela a fait dans Lisbonne, le prince Régent que j’ai vu aujourd’hui est très sensible à cette insulte, il a proposé de demander une [satisfaction eclatante] au gouvernement britanique, en attendant il a consigné la frégate dans le port de Lisbonne ou l’affaire c’est passé. Je fais part de cet évènement au premier consul, qui en sera sans doute indigné, cette [...] anglaise à soulevé tous les habitants de Lisbonne à tel point que si le prince n’obtenait pas une grande satisfaction ils seraient capables de mettre le feu à cette frégate, au reste il n’y aurait pas grand mal, les voila en [accord] à toutes les nations ; Le prince m’aime toujours beaucoup . Je l’aime aussi bien, je le vois encore tous les deux ou trois jours. Il se chante demaine un [...] à sa Chapelle de [...] il me fait l’honneur de m’y inviter ainsi que Louise enfin mon cher ami il m’est impossible de vous dire l’amitié existe entre nous deux, ce qui n’amuse par les anglais, leur rage vient de la : adieu mon ami embrassé le brave (docteur) pour moi dites lui que je l’aime bien, je ne doute pas que le premier consul ne lui [...] rendu son billet. » Cette magnifique lettre est écrite lorsque Lannes est Ambassadeur de France à Lisbonne et que le tensions avec les anglais sont grandissantes.
Ensemble de 4 lettres autographes signées
DREYFUS AlfredEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées à sa fille Jeanne. 1916 ; 6 pages in-12 avec 1 enveloppe jointe :— 31 janvier 1916, enveloppe jointe. Il a reçu son petit mot du 28 et « espère que vous profiterez bien de votre voyage, et que le soleil, que nous ne voyons guère ici, vous accompagne dans vos promenades. […] Nous venons d’avoir une nuit plutôt agitée. Après la première incursion d’un Zeppelin samedi soir sur Paris, un second Zeppelin est venu hier soir, mais n’a pu dépasser Montmorency. Il nous a gratifié d’un nombre considérable de bombes qui, par un hasard merveilleux, n’ont produit ni dégâts matériels, ni atteintes aux personnes. Dix énormes bombes incendiaires sont tombées dans un champ à 500 m environ de mon logement. »— 15 février 1916. Il a reçu sa gentille lettre. « Tu peux constater ce qu’est une installation sommaire. On n’y a pas toutes ses aises et ce n’est pas fait pour y habiter d’une façon constante. Maman est venue déjeuner avec moi dimanche ; elle a vu mon logement et a pu également constater combien l’humidité y règne. Tu es aussi plus proche de la ligne de combat et te rendre ainsi mieux compte de toute l’horreur d’une guerre que nous n’avons pas cherchée mais qu’il faut soutenir avec ténacité jusqu’au bout pour délivrer l’Europe de ce cauchemar qu’est le règne de l’hégémonie prussienne, c.à.d. celui du droit de la force. »— 2 mars 1916. « Nous n’avons toujours pas de nouvelles de Pierre mais je sais que toutes les correspondances de cette région sont arrêtées en ce moment, et tout le monde est dans les mêmes conditions. »— Dimanche 11 mars [1916]. « Je suis heureux de savoir que ta santé est toujours bonne ; tu vas être bientôt au bout de tes peines. […] La boue est effroyable sur les routes. Je vais cependant faire une bonne promenade à cheval. […] La réception du Rat a-t-elle été brillante ? »
Manuscrit de cinq poèmes autographes signés
LECONTE DE LISLE (Charles Leconte, dit)Manuscrit de cinq poèmes autographes signés formant un ensemble de 39 pages et demie, interfoliées et reliées dans un plein maroquin violet, janséniste, signé de Marius Michel. Le dos est titré entre quatre nerfs sautés, les contre plats, de maroquin vert, comportent un filet d’encadrement doré, les contregardes de soie sont à décor de filets crantés et les gardes sont peintes et marbrées. La reliure est placée dans un étui de protection prune. — Le premier poème manuscrit est Les Paraboles de Dom Guy. Il est composé de 23 pages et demie et forme un long poème d’inspiration chrétienne que l’on retrouvera dans les Poèmes Barbares publiés en 1859 dans la Revue Contemporaine puis par Poulet-Malassis. Le manuscrit est accompagné de ses deux dernières pages, imprimées, formant reflet du futur travail de l’imprimeur. — Le second poème est Cozza et Borgia. Fragment des Etats du Diable. Il est formé de 10 pages et comporte, au dos de certains feuillets des essais de vers qui resteront inédits. Ce poème est un dialogue en vers entre le Diable et le pape Alexandre VI, pape aux moeurs dissolues, que l’on retrouvera dans les Derniers Poèmes, recueil posthume publié en 1895. — Le troisième poème, « La Prairie » est formé, sur un feuillet, de six quatrains évoquant la chasse du bison par les indiens d’Amérique, et que l’on retrouve également dans les Derniers Poèmes. — Le quatrième poème, « Dans l’air léger… Villanelle » est formé de six tercets et d’un quatrain évoquant un amour disparu à jamais et la beauté de la nature exotique que Leconte de Lisle avait côtoyé, lui, originaire de l’ile Bourbon. Ce poème fut également publié dans les Derniers Poèmes. — Le cinquième et dernier poème, « L’Orient » est également un sonnet d’une page publiée dans les Derniers Poèmes. Cette élégante reliure de Marius Michel contenant cette réunion de poèmes provient de la seconde vente Louis Barthou (n°1061), puis de la vente du colonel Sickles (n°1231).
3 lettres autographes signées
MAILLOL Aristide3 lettres autographes signées, dont une avec dessin, adressées à l’éditeur Hellen :— Banyuls-sur-Mer, 14 janvier 1931 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée jointe. « J’ai reçu le jour de mon départ de Villefranche votre lettre et le talon de votre chèque. Mlle Pamanant partait le lendemain. Je lui ai remis votre lettre et le talon qu’elle vous renverra j’espère mais elle n’aurait encore rien touché. Je crois aussi qu’elle sera en correspondance avec vous et que vous pourrez réclamer […]. Mais envoyez-moi je vous prie la litho que vous avez oublié de m’envoyer pour que je vous l’expédie tout de suite. Je ne pouvais vous envoyer le bon [à tirer] tel que vous l’avez envoyé car c’est justement celle qui manque qui est difficile à placer. J’attends donc votre gravure. »— Lettre avec dessin autographe. « Marly-le-Roi, mercredi » [1931] ; 1 page in-4°. Il décrit la mise en page d’un livre contenant des gravures et fait un petit croquis pour argumenter ses idées. « Ne faites-vous pas erreur car la page 23 contient une gravure dont la place est juste. Vous voulez peut être dire la page 24, enfin voyez vous-même. J’ai fait beaucoup de petits dessins. Je crois en avoir déjà suffisamment. »— 1 page in-4°. « Ci-joint 2 lithos que vous voudrez bien faire tirer le plus vite possible pour que je puisse me baser dessus pour continuer les autres ainsi que celle que vous avez emportée l’autre jour. Dépêchez vous le temps passe. J’ai fait plusieurs dessins pour le Verlaine. Il me faudrait encore des épreuves du texte pour la dimension des bois et des dessins car si je fais des dessins trop grands ou trop petits c’est encore à recommencer. »
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes aux oies dans un parc.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée au milieu du tampon à son monograme.Datée 190222,5 x 44 cm.
Compte des sommes remises au Prince Eugène. 11 pièces.
SUCCESSION DE NAPOLÉON Ier.Compte des sommes remises au Prince Eugène. 11 pièces. 1822-1829 ; 42 pages in-folio. Les exécuteurs testamentaires demandèrent au Prince Eugène, beau-fils et fils adoptif de l'Empereur, de leur rendre compte d'une somme de 800.000 francs qu'il avait reçue, après la mort de l'Impératrice Joséphine, du comte de La Valette. Contrairement aux instructions de Napoléon, le Prince garda cette somme et ne la déposa pas à la banque Laffitte. Selon Bertrand, il l'employa même « à sa propre utilité et pour régler les dettes de sa mère et aucun compte sérieux ne sera rendu de cette somme, les payements ayant été faits avec une grande légèreté ». Ce dossier remarquable contient : La copie d'une lettre au Prince Eugène et un tableau du compte de dépôt de 1814 à 1823 revêtus des signatures des exécuteurs testamentaires : Montholon, Marchand et Bertrand. Des copies de lettres échangées entre le Prince Eugène et les exécuteurs testamentaires dont 4 signées par Montholon. Une note et 2 minutes de lettres autographes de Bertrand au Prince Charles de Bavière, beau frère et tuteur des enfants du Prince Eugène (mort en 1824). 11 pages in-folio. Une lettre signée du Prince Charles de Bavière au comte Bertrand, exigeant une copie authentique de la reconnaissance du dépôt (qui n'a semble-t-il jamais existé), avec enveloppe, cachet de cire rouge et belle marque postale de Munich.
PHOTOMONTAGES
PRÉVERT Jacques« Images de Jacques Prévert ». Éditions Filipacchi, Paris, 1974 ; 240 x 310 mm, 68 pages, reliure d’éditeur toilée (mouillure) sous jaquette (traces de mouillures sur la toile et sur le premier feuillet en dehors du texte). Collection « Les Yeux fertiles ». Texte de René Bertelé, illustré de photographies de Doisneau en noir et en couleurs, 68 pages. Première édition. On sera étonné par la richesse des collages et photomontages de Jacques Prévert contenus dans cet ouvrage.Notre ouvrage comprend :— Un envoi autographe au réalisateur et producteur américain Joseph Losey : « À Joë et Patricia Losey » avec 2 collages photomontages.— Sur une double page suivante un envoi de Prévert avec un autre collage. « Jacques Prévertet l’amitiéLa HagueMars 1975 »— Sur une page suivante un autre photomontage.Joseph LOSEY [La Crosse, États-Unis, 1909 - Londres, 1984], réalisateur, producteur et scénariste américain.Précieux ouvrage.
Correspondance illustrée
VAN ELSEN ThéodoreAdmirable correspondance intégralement illustrée d’aquarelles ou de lavis. 67 lettres autographes signées ou dessins. Toutes les pièces sont revêtues du cachet de l’atelier. 1939-1951 ; formats divers.Théodore Van Elsen s’est également fait connaître en illustrant des ouvrages de grands auteurs (Le Père Goriot et Les Chouans d’Honoré de Balzac, Crainquebille d’Anatole France).
Pièce signée, dédicacée à Erich Chlomovitch.
MATISSE Henri Émile ·Pièce signée, dédicacée à Erich Chlomovitch (ou Erich Šlomovi ). 19 juillet 1939 ; 33,5 x 26 cm. Reproduction d’un autoportrait de Matisse publié dans une revue dédicacée en bas à droite. Erich Chlomovitch (décédé au camp de Sajmiste en 1942) était un marchand d’art serbe, collectionneur d’art juif. Il fut secrétaire de Vollard et à l’origine de l’affaire Chlomovitch dont l’enjeu est une collection de centaines de toiles de maîtres (Renoir, Matisse, etc...). Cette affaire a été une des plus célèbres de l’après-guerre : l’ouverture en 1946 du coffre en déshérence qui avait été loué avant la guerre à la Société Générale par Eric Chlomovitch, avait permis la découverte d’une partie de la succession du célèbre collectionneur et marchand. Ambroise Vollard, marchand des Impressionnistes, ami de Matisse, de Picasso et d’autres grands noms de la peinture moderne, avait donné au jeune étudiant yougoslave quelque deux cents oeuvres d’art, parmi lesquelles un portrait de Zola peint par Cézanne en 1861, un Matisse de 1903, des fusains de Renoir, des eaux fortes de Degas et un tableau de Derain de 1905. L’histoire de la collection, relatée dans un ouvrage est assez rocambolesque par Momo Kapor et l’auteur suisse David Laufer, Le Mystère Chlomovitch, à la vie de Erich Šlomovi et au sort de la collectionLa dédicace n’en est que plus formidable. Voir l’article sur le web : https://www.letemps.ch/culture/mystere-collections-chlomovitch
Huile sur toile signée
FRANK-WILL (Frank Boggs, dit)Paris, les quais, la Conciergerie.Huile sur toile signée en bas à gauche « Franck Will ».54 x 65 cm.Bibliographie :Cette œuvre sera reproduite dans le catalogue raisonné de l’artiste actuellement en préparation par Monsieur Ludovic Saulnier.
Lettre autographe signée
MAGRITTE RenéLettre autographe signée, adressée à son ami André Bosmans. Nice, 26 juin 1963 ; 1 page 1/2 in-8°, à son en-tête.« Le moment a passé très vite, ici. Le moment du retour approche “inexorablement”, quoique d’une manière peu inquiétante. (Ce qui serait inquiétant, c’est que le retour signifierait “la fuite du temps”, alors qu’il ne “représente” pour moi qu’un simple déplacement corporel.) L’air, la lumière et la température sont ici d’une nature parfaite —inconnue en Belgique. Cependant les “brumes du Nord” ont un charme parfois que je ne suis loin d’estimer négligeable et, je ne serai pas fâché de “rentrer”. Je projette d’aller passer quelques jours à Knokke du vendredi 5 juillet au mardi 9. Vous serez libre justement alors. Vous conviendrait-il de venir à Bruxelles vendredi, vers 9 heures environ, pour aller avec nous dans notre nouvelle automobile jusque Knokke ? Nous pourrions ainsi passer quelques heures avec vous, dîner ensemble et peut-être vous revoir le samedi si vous logiez à Knokke ? Je vous signale que ce séjour au “littoral” belge sera agrémenté d’une visite possible d’une exposition Mesens à Knokke ! Adressez moi, désormais, je vous prie votre correspondance à Bruxelles où je serai revenu le lundi 1er juillet au soir. Ci-joint des exemplaires de nouvelles cartes illustrées. Malheureusement très mal imprimées ! En ce qui concerne Armstrong, ce que j’en pense pourrait être publié aux Éditions du Temps : Pour moi, Louis Armstrong est une manifestation du monde réduit à l’image d’un homme noir et à une voix accompagnée de “musique nègre” qui ne sont pas démunies d’une autorité superflue. »
Manuscrit.
JOURNAL DE LA CAMPAGNE DE 1742 EN ALLEMAGNE.Manuscrit. « Journal du Voiage et de la Campagne du Roi depuis le 18 janvier jusqu’au 12 juillet 1742 ecrit en forme de lettres par un officier prussien à un de ses amis à M. xxx ». Ouvrage orné de 5 aquarelles originales. Reliure en veau long d’époque, dos à 6 nerfs, tessons dorés, date, manque la pièce de titre, plats encadrés de règles à froids, épidermures au quatrième plat.Cet ouvrage provient de la Furstlich-Starhembergische Familienbibliothek Schloss Eferding, bibliothèque qui fut dispersée en 1956.Campagne de 1742 en Allemagne. — Nous allons continuer le précis des événements militaires de l’année 1742. Après la paix de Breslau, les Autrichiens tournèrent toutes leurs forces contre les Français , qui étaient maîtres d’une partie de la Bohême. Le prince Charles de Lorraine essaya en vain de forcer le maréchal de Broglie, qui les commandait depuis la fin de 1741 , à accepter une bataille : le maréchal évita un engagement par des manœuvres hardies et savantes ; mais la supériorité des forces autrichiennes le força à se renfermer dans Prague, où il fut cerné par le comte de Kœnigseck. Le maréchal de Bellisle, qui se trouvait aussi dans Prague, fit aux Autrichiens des propositions pour l’évacuation de la Bohême. Il eut, le 2 juillet 1742, une conférence avec Kœnigseck au château de Komarzau ; mais elle n’eut pas de résultat ; et la cour de Vienne, pour marquer son mépris du cardinal de Fleury , publia une lettre confidentielle que ce vieillard avait écrite , le 11 juillet, au général autrichien , et dans laquelle il protestait de la répugnance qu’il avait eue de consentir aux résolutions de sa cour et à la guerre avec la reine de Hongrie. Prague fut bombardé depuis le 19 août, et la garnison fit presque journellement des sorties. Cependant le maréchal de Maillebois , à la tête de 30,000 hommes , marcha au secours de cette place. Il avait passé le Rhin à Neuss , et s’avança par Düsseldorff, Deutz,Hanau,Aschaffenbourg, à Fûrth où son avant-garde arriva le 6 septembre. Le maréchal de Saxe qui commandait l’armée française en Bavière, et le comte de Seckendorf qui avait remplacé Thœrring dans le commandement des troupes bavaroises ou impériales, firent leur jonction avec Maillebois à Amberg, vers la mi-septembre. Le 14, les Autrichiens avaient levé le siège de Prague et occupé tous les défilés de la Bohême, par lesquels les Français pouvaient entrer dans ce pays , excepté celui d’Egra dont ceux-ci s’étaient emparés dès le 20 avril. La désunion se mit bientôt entre le maréchal de Maillebois et le comte de Saxe ; cette circonstance et l’ordre que le cardinal de Fleury avait donné au maréchal d’éviter une bataille décisive, firent manquer le but de son expédition. Le maréchal de Broglie sortit de Prague avec un corps de 12,000 hommes, et marcha sur Tœplitz , où il espéra trouver Maillebois. Celui-ci arriva jusqu’à Égra; mais il ne put traverser, sans livrer bataille au duc de Lorraine, les cercles d’Elnbogen et de Saatzpour marcher droit sur Prague , ni longer la frontière de la Saxe, parce que l’électeur , qui avait fait sa paix avec Marie-Thérèse , avait défendu toute exportation de vivres. Le 20 octobre, Maillebois commença sa retraite vers le Haut-Palatinat, après avoir perdu 12,000 hommes, depuis le mois d’août où il avait passé le Rhin. Le duc de Lorraine le suivit de près. Le maréchal de Broglie , alla , de sa personne , joindre Maillebois , laissant à Bellisle la gloire de défendre Prague. Broglie prit, le 18 novembre, le commandement de l’armée de Maillebois, et la plaça dans des quartiers d’hiver entre le Danube et l’Iser. Le maréchal de Maillebois retourna à Paris a.Le 26 octobre, le duc de Lorraine détacha le prince de Lobkowitz de la grande armée pour se joindre au général Festititz qui était resté avec 15,000 Hongrois dans les environs de Prague, et pour reprendre le siège de cette ville. Le maréchal de Bellisle s’y défendit jusqu’en décembre. Les rigueurs de la saison ayant alors forcé les Autrichiens de changer le siège eu blocus, le maréchal sortit de Prague, dans la nuit du 16, avec 15,000 hommes, et trompa si bien la vigilance de Lobkowitz, qu’il arriva à Égra, sans avoir éprouvé un échec : cette marche à travers les neiges fit le plus grand honneur au courage des Français. Le général Chevert, qui avait été laissé à Prague avec 6,000 hommes dont les deux tiers étaient malades, obtint, le 2(5 décembre, une capitulation infiniment honorable, et la faculté de se rendre avec ses troupes à Égra.En Italie. — En Italie, le roi de Sardaigne occupa, au mois de juin , les États du duc de Modène qui avait refuse de faire cause commune avec lui, et prit, le 1" juillet, par capitulation, la citadelle de Modène. La Mirandole se rendit le 22. Après la chute de cette place, le duc de Montemar, qui s’était porté sur la gauche du Panaro, repassa cette rivière et se retira par Pesaro et Fano à Foligno , où, vers la fin d’août, les troupes napolitaines le quittèrent. Le Commodore Martin, détaché avec une escadre par le vice-amiral Matthews qui commandait la flotte anglaise dans la Méditerranée, avait forcé, par son apparition devant Naples , le roi don Carlos de se déclarer neutre. Cet événement eut lieu le 20 août.Le duc de Montemar , ne pouvant se rendre dans l’Etat des Présides qui appartenait au roi de Naples , se retrancha dans les États du pape. Le roi de Sardaigne ne le poursuivit pas; ce prince était rappelé dans ses États parle danger dont ils étaient menacés. Don Philippe et le comte de Glimes tentèrent d’y pénétrer , par la Provence, à la tête de 18,000 Espagnols. N’y ayant pas réussi du côté de Nice, ils entrèrent par Saint-Jean de Maurienne en Savoie , et occupèrent Chambéry dans les premiers jours de septembre. Le roi de Sardaigne envoya par le Mont-Cenis un corps de troupes sous le commandement du général Schulenbourg, et marcha lui-même par le Pelit-Saint-Bernard , pour prendre les Espagnols entre deux feux ; mais ceux-ci n’attendirent pas son arrivée et quittèrent précipitamment la Savoie au commencement d’octobre.
Circulaire tapuscrite signée
SURRÉALISME.Circulaire tapuscrite signée. « Passons ». 12 janvier 1958 ; 1 page in-4°. Ce précieux document est signé par André Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin. Ce feuillet est le point de départ du jeu de la carte d’analogie.« Toute activité surréaliste, serait-elle une activité de jeu, suppose des responsabilités qui doivent être assumées. En raison des difficultés rencontrées au cours de l’élaboration des cartes d’analogie, étant donné que ces cartes sont destinées à être publiées dans le n°5 du Surréalisme, même le comité de rédaction décide que ne peuvent prendre part à cette activité que :1) Ceux qui peuvent arguer d’une connaissance réelle du personnage considéré (autres s’abstenir).2) Ceux qui éprouvent à l’égard de ce personnage un préjugé nettement favorable (autres s’abstenir).3) D’autre part, le comité de rédaction se réserve le droit de veto sur chacune des réponses obtenues, veto qui s’exprimera dans les vingt-quatre heures. Dans ce cas les autres réponses seront remises aux voix, sans préjudice de l’exercice du même droit de veto.L’accord avec ces décisions, dont l’effet est bien entendu rétroactif, conditionne désormais la participation à l’activité en cours.Le 12 janvier 1958. Le Comité de rédactionAndré Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin ».Subvertir un ordre littéraire, cela peut être celui des traditions poétiques, mais aussi celui de l’état civil, de ses rubriques, de ses codes linguistiques et littéraires, de ses logiques... Le jeu de la « carte d’analogie » revisite ainsi un genre littéraire administratif très pratiqué, mais un peu négligé : la carte d’identité ! Au lieu de la date de naissance, on inscrit la date d’un événement historique, la taille se dit au moyen du nom d’un arbre, les yeux par l’image d’un minéral... Le surréalisme, même disparaît en 1959 après son cinquième numéro.
Partition pour piano dédicacée à Mme Cocteau
SATIE Erik (Alfred-Erik-Leslie Satie, dit)Quatrième nocturne. Partition pour piano. Éditions E. Demets. Paris, 1920 ; 2 pages ; 27 x 35 cm.Rare envoi autographe dErik Satie, adressé à Mme Cocteau : « Chère Madame Ci-joint une petite chose, écrite par un homme tout simple, mais qui vous remercie de votre bienveillance pour lui. Erik Satie ».On joint dErik Satie : Prélude de la Porte héroïque du ciel.Partition pour piano seul. Éditions Rouart, Lerolle et Cie, Paris ; 2 pages 27 x 35,5 cm. Taches de rousseurs.Exemplaire de Mme Cocteau.














