Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
CLAUDE GeorgesLettre autographe signée. Montereau, sans date ; 2 pages in-8° sur papier à son adresse à Montereau. Très intéressante et rare lettre scientifique relative à la fabrication de l'ammoniac. Dans cette lettre vraisemblablement datable de 1917, Georges Claude développe son procédé de fabrication de l'ammoniac. « Dans ces petits tubes de 8 mm de diamètres intérieurs, avec mes procédés de catalyseurs de 15 gr répartis dans 10 cm de longueur (soit D app. = 3) on obtient couramment à 550° 500 l de gaz à 29 % de teneur soit plus de 110 g NH3 : h ou plus de 7 g par g de catal. et plus de 20 k par litre. J'ai indiqué moins par prudence. » Lettre scientifique très importante ! De forme chimique NH3, l'ammoniac est obtenu par combinaison chimique de deux gaz : l'Azote (N2 et l'hydrogène (H2). C'est en 1859 que la réaction de fabrication de l'ammoniac a été obtenue pour la première fois en laboratoire par le chimiste allemand Morren. Le passage du stade du laboratoire au stade de la fabrication industrielle à grande échelle ne fut obtenu que dans les premières années du XXe siècle. La fabrication de l'ammoniac soulève en effet deux séries de problèmes : Il faut d'abord libérer l'hydrogène et apporter l'azote pour obtenir un mélange gazeux ; Une fois ce mélange gazeux épuré et comprimé, il faut le transformer en ammoniac par une opération de synthèse. Le rendement pratique de l'opération de synthèse est fonction d'un certain nombre de données telles que la température, la pression et le débit gazeux. L'influence de ces divers facteurs a fait l'objet d'études systématiques qui ont précédé les réalisations industrielles. C'est le savant français Le Chatelier qui, en 1901, a montré que la réaction de synthèse de l'ammoniac s'effectuait grâce à une augmentation de la pression et un abaissement de la température. Les études théoriques de Le Chatelier furent reprises par l'Allemand Haber et la première réalisation industrielle de l'ammoniac fut entreprise dans l'usine allemande de la BASF peu avant 1914, la température adoptée étant de 550° et la pression de 200 kg au cm2. En 1917, en France, Georges Claude mit au point un procédé travaillant à la température de 550° sous une pression de 1 000 kg au cm2. À la même époque, en Italie, CASALE réalisait la synthèse de l'ammoniac à la température de 550° sous une pression de 700 à 800 kg au cm2. Dans un procédé plus récent (le procédé Fauser-Montecatin) la réaction s'effectue sous une pression de 325 kg au cm2. et à la température de 500°.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée, adressée à son oncle Félix Marmion. Berlin 30 mars [1843] ; 4 pages in-8° (21,6 x 13,9 cm) sous chemise demi-maroquin rouge.Belle lettre sur son premier séjour en Allemagne et ses premiers succès à l’étranger.Berlioz, tout juste arrivé à Berlin, confie à son oncle, grand amateur de musique, de nombreux détails sur sa tournée de concerts en Allemagne où son nom résonnait déjà. En 1834, Liszt avait en effet transcrit pour piano la Symphonie fantastique et Robert Schumann faisait son éloge dans la revue Neue Zeitschrift für Musik. Ce “voyage musical” (décembre 1842-mai 1843), dont il rêvait depuis longtemps, verra ses premiers triomphes à l’étranger.« J’ai reçu à Stuttgard votre lettre et vos lettres pour Munich ; malheureusement je n’ai pu profiter des entrées qu’elles me donnaient dans tant de maisons recommandables ; des impossibilités matérielles sont survenues à cette époque, à mes concerts au Grand Théâtre de Munich ; j’ai donc en conséquence décampé au plus vite vers le nord de l’Allemagne, sans visiter la capitale de la Bavière et de la bierre [sic]. Je m’en applaudis tous les jours : plus j’avance et plus je suis festoyé, choyé, adoré et payé. Le Sud n’a pas le sou ; ce sont partout des villes désertes et inertes ; les gens y dorment jour et nuit. je n’ai pas besoin de vous dire que j’utiliserai dans l’occasion vos introductions et que je vous en remercie deux cent et une fois. Vous avez dû lire dans les journeaux [sic] de toutes les couleurs mes bulletins de la grande armée ; le Frrrançais se couvre de lauriers sur toute la ligne, on est content de moi ! Vous avez vu à Dresde les sérénades, à Brunswick les couronnades, les soupers, les vers, les toasts ! à Hambourg d’où j’arrive ils m’ont rappelé deux fois après le concert. C’est ici qu’il faut maintenant faire une charge à fond. Je gagnerais assez d’argent si je n’en dépensais pas si horriblement mais les suppléments d’orchestre que je suis obligé de payer, le transport de ma musique qui pèse 500 livres (vous voyez que ce n’est pas de la musique légère) et les intervalles qu’il faut mettre pour les préparatifs entre chque concert et me font faire de longs sejours partout, me ruinent. Enfin, tout va la cruche à l’eau qu’à la fin elle s’emplit, mais je suis abymé par cette vie de répétitions continuelles, qui comporte néanmoins des satisfactions : À propos de chanteurs j’en ai trouvé deux qui ont tout à fait remué le cœur des Saxons et des Hambourgeois avec ma cantate sur la mort de l’Empereur [Le Cinq Mai ou la Mort de Napoléon, composée en 1835 sur un poème de Béranger] traduite en allemand. Je vais remonter cela ici. J’aurai ces jours-ci une audience du roi de Prusse [Frédéric-Guillaume IV] à qui je vais dédier mon Traité d’instrumentation qu’on publie en ce moment à Paris. Tout le monde, Meyerbeer en tête, m’a fait l’accueil le plus empressé et le plus amical ; mais je vois devant moi deux cents sauvages à civiliser, c’est-à-dire deux cents musiciens nouveaux à instruire et j’en sue d’avance. Il n’y a rien en Allemagne d’aussi complètement bien qu’au conservatoire de Paris, mais il y a partout de l’excellent. Je dois même dire qu’en raison de la soumission des musiciens et de leur discipline aux répétitions, j’ai obtenu des résultats supérieurs sous certains rapports à ceux de Paris. Ainsi à Brunswick et à Hambourg et à Leipzig, j’ai été exécuté d’une manière irréprochable. Il y eu même des morceaux d’orchestre dits d’inspiration. Les chœurs sont en revanche partout très faibles, il y a un préjugé français en leur faveur dont il nous faut décidément revenir. Les chanteurs ténors et les femmes sont d’une médiocrité insolente ; on ne chante pas plus sottement. (Berlioz écrira cependant le contraire dans ses Mémoires). J’ai écrit ces jours derniers à mon père et à Nanci, j’espère que les détails que je leur donne leur feront plaisir. Après mes concerts d’ici, peut-être irai-je à Breslaw où l’on m’a déjà annoncé maintes fois ; et je ne suis pas trop éreinté ; sinon je retournerai à petites journées à Paris le centrum gravitatis du monde musical et de tous les mondes possibles. Adieu cher oncle, si vous m’écrivez avant le 10 avril, addressez la lettre à Berlin. Votre affactionné neveu H. Berlioz. »Berlioz, Correspondance générale, éd. P. Citron, t. VIII, n° 823 ter.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Aquarelle à motifs de losanges.
DELAUNAY SoniaAquarelle à motifs de losanges. Projet pour tissus. 15 x 10,5 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Gouache.
DELAUNAY SoniaProjet pour tissus. Gouache à motifs serpentins. 10 x 10 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes aux oies dans un parc.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée au milieu du tampon à son monograme.Datée 190220 x 39 cm.
Lettre autographe signée
MÉHEUT MathurinLettre autographe signée, illustrée de 2 dessins signés, adressée à Mme Verdier. Paris, 11 mai 1926 ; 31 x 40,6 cm.Très belle lettre évoquant Raboliot de Maurice Genevoix.« Que vous avez de la joie dêtre au soleil alors que dans ce triste Paris nous ne connaissons plus que pluie et vent et que notre printemps si ardemment escompté va sévanouir. Je suis allé (voilà plus dun mois) passer quelques temps en Sologne, au pays de Raboliot, le prix Goncourt de cette année, pour en faire lillustration. Je me suis permis de couvrir ce petit mot avec deux petits croquis, souvenir de ce voyage en Sologne. Jétais assez près du château de la Sauldre, or comme lon na jamais répondu même à lenvoi de loriginal que javais fait pour le livre malgré vos recommandations, je me suis bien gardé de diriger mes pas de ce côté. Jai eu fort heureusement durant ce séjour un temps superbe et un accueil charmant de Genevoix le jeune auteur de Raboliot et de Rémy des Rauches, de Éparges, etc.Dimanche dernier nous avions la famille Manchotte à déjeuner. Inutile de vous dire combien et comment nous avons causé de vous ?Le docteur sera aussi heureux que nous, revoir les vrais amis sont si rares. Hier soir, cétait le vernissage du salon des Décorateurs. Monde fou et innovation ! un jazz... cétait épatant au Gd Palais. Tous ces spectacles intellectuels, uniques à Paris, compensent heureusement la vilaine saison. A la maison tout le monde va bien et vous adresse leurs compliments et tous leurs bons souhaits de bon séjour, tout en se réjouissant de vous revoir au plus vite. »
Gouache
DELAUNAY SoniaProjet pour tissus. Gouache à motifs serpentins. 10 x 10 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Lettre autographe signée
LOWE sir HudsonLettre autographe signée, adressée au comte Balmain. Castle James Town [Sainte-Hélène], le 15 septembre 1819 ; 2 pages 1/2 in-4°, en anglais. « Referring to a remark I made to you a few days since of an apparent misconception as to what had been expressed in the extrait from Mr O'Meara's letter in regard to the bulletins of Mr Baxter, I have written a short note upon it, which I [decided] to inclose herewith. Although Mr O'Meara, in the letter from which I transmitted you the extract, spoke only of information given to the persons at Longwood about the bulletins furnished by himself, yet I find in a recent publication he has made a similar assertion in respect to the bulletins of Mr Baxter and I inclose an extract for your information, requesting you to remark the passage which Mr O'Meara himself has pland in parenthesis. I send also the book with the leaf marked but request the favour of it being quickly returned to me, as I am referring to the publication on various other grounds ». Traduction française : « Faisant référence à une remarque que je vous ai faite il y a quelques jours depuis une apparente méconnaissance de ce qui avait été exprimé dans l'extrait de la lettre de M. O'Meara au sujet des bulletins de M. Baxter, j'ai écrit une brève note à ce sujet, que j'ai [décidé] d'inclure ici. Bien que M. O'Meara, dans la lettre dont je vous ai transmis l'extrait, n'ait parlé que des informations données aux personnes de Longwood au sujet des bulletins fournis par lui-même, je trouve pourtant dans une publication récente qu'il a fait une affirmation similaire en ce qui concerne les bulletins de M. Baxter et dont je vous inclus un extrait pour votre information, vous demandant de noter le passage que M. O'Meara a placé lui-même entre parenthèses. J'envoie également le livre avec la feuille marquée mais je vous demande la faveur qu'il me soit rendu rapidement, car je fais référence à la publication pour divers autres motifs. »
Lettre autographe signée,
BEAUHARNAIS Eugène deLettre autographe signée, adressée au général Bertrand. Bade, Grand Duché, 23 juillet 1821 ; 1 page in-4°. Admirable lettre sur la mort de Napoléon. « J'ai appris par les papiers publics d'Angleterre et de France la perte douloureuse que nous avons faite en la personne de l'Empereur Napoléon. Je juge par mes peines celles que vous avez éprouvées en ces cruels moments. Vous avez, ou du moins la douce consolation de recueillir les dernières paroles de cet illustre et infortuné Monarque, et de lui rendre les derniers soins et devoirs. C'était le prix justement dû à votre noble et généreux dévouement. Je pense, mon cher Général, que cette lettre vous trouvera à Londres et, en attendant que vous soyez sur le continent, je vous prie de me donner quelques détails qui me seront autrement précieux que de stériles articles de journaux. S'il vous avait été aussi permis d'emporter quelque partie de la dépouille mortelle du grand homme, je demanderais à votre amitié de me la confier. Mon respect et ma reconnaissance pour la mémoire vous tranquilliseraient sur ce dépôt sacré. Je vous embrasse, mon cher comte, jusqu'à ce qu'il me soit permis de vous serrer dans mes bras et je vous prie de faire agréer mes hommages à Madame la Comtesse. »
Lettre autographe
STENDHALlettre autographe adressée à Donato Bucci à Civitavecchia. [Paris], 19 novembre 1841 ; 3 pages petit in-4, adresse. Une des dernières lettres de Stendhal (il mourra quatre mois plus tard, le 22 mars 1842). Il vient de prendre un abonnement au Constitutionnel. « Voici une affaire pour laquelle je réclame votre complaisance et votre sagacité ordinaires. Il s'agit, je pense, d'une vente, on tient au secret. Combien vaut la terre de Canino ? Combien rend-elle ? Comment se payent les fermages ? Je voudrais 3 pages de détails, 4 si vous pouvez. Cette affaire serait fort avantageuse à la personne qui cultive la garance. [...] J'ai répondu que je pourrais donner des renseignemens vers le 4 ou 5 décembre. Peut-être serez-vous obligé d'écrire sur les lieux. En ce cas écrivez une première lettre pour donner les renseignemens que vous savez, et annoncez que vous avez écrit sur les lieux, et avec secret, pour obtenir plus de détails. On verra ainsi que j'ai mis du soin à faire la commission. Beaucoup de détails, sur le revenu, sur la manière de le percevoir. S'il fallait dans la suite un administrateur je vous proposerai, cela vous conviendrait-il ? Vous feriez 3 voyages par an. Surtout beaucoup de détails. Quel bâtiment pourrait habiter le nouveau propriétaire s'il allait passer 4 mois d'hiver dans le pays ? »... Il fait une récapitulation en 4 points. Bibliographie : Correspondance générale, t. VI, n° 3168.
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à son ami le peintre Lavieille. «Vendredi » [circa 1849-1850] ; 1 page1/2 in-8°.« Mon cher Lavieille, Il serait bon que vous vinssiez voir comment va votre habitation ne fut-ce que pour une journée, car d’après quelques paroles échappées à Coppin, la fenêtre de votre atelier devrait être moins grande que vous n’en étiez convenus ensemble. Venez le plus vite possible et ne manquez pas de venir d’abord chez moi avant de voir Coppin, afin que nous puissions causer un peu de la chose en question. Vous saurez que ces gens-là (ceux de Barbizon) ont besoin d’être surveillés d’une façon très suivie, sans quoi on obtient la moitié à peine de ce dont on était convenu avec eux. Pour ma part j’ai des tracasseries avec mon propriétaire, ainsi pour la fenêtre de mon atelier qu’il voulait me réduire d’un quart et j’exige l’entier accomplissement de la chose convenue. Il va être forcé de démolir ce qu’il avait bâti, la fenêtre seulement. Je suis allé dernièrement à Paris, je vous dirai pourquoi je ne vous ai pas vu. Bonjour et poignées de main. »Les lettres de Jean-François Millet sont d’une insigne rareté.
Manuscrit autographe signé « Autour de la table »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Manuscrit autographe signé « Autour de la table ». Septembre 1856 ; 32 pages in-8°. Manuscrit complet d’un article de critique dialoguée. C’est l’avant-dernier d’une série de huit articles publiés dans La Presse du 24 juin au 25 octobre 1856 sous le titre Autour de la table, et recueillis en 1862, avec d’autres articles, dans un volume qui porte ce titre, chez l’éditeur Dentu. Celui-ci, paru le 26 septembre 1856 sous le numéro VII, deviendra le dernier (VIII) dans le volume. Le manuscrit, à l’encre bleue, présente de nombreuses ratures et corrections. Il est daté en tête « 15 7bre 1856. Montfeuilly » [20 septembre dans La Presse et le volume], le lieu fictif de Montfeuilly n’étant autre que Nohant. Autour d’une table, se réunissent les membres de la famille et l’auteur, dont Théodore, Julie, Louise, qui interviennent dans cet article pour discuter des « auteurs nouveaux », et d’abord du Livre du bon Dieu d’Édouard Plouvier, avec des musiques de Joseph Darcier. C’est l’occasion de débattre de « l’association du chant et de la poésie ». À Julie qui soutient que la musique prime sur les paroles, Théodore répond : « Je vous accorde que les paroles doivent être très simples, parce que la musique, étant une succession d’idées et de sentimens par elle-même, n’a pas besoin du développement littéraire, et que ce développement recherché et orné lui créerait une entrave et un trouble insurmontables. Je crois que de la musique de Beethoven sur des vers de Goethe (à moins qu’ils n’eussent été faits ad hoc, et dans les conditions voulues) serait atrocement fatigante. Mais, de ce que j’avoue qu’il faut que le poëte s’assouplisse et se contienne pour porter le musicien, il n’en résulte pas que j’abandonne, comme vous, le texte littéraire à un crétinisme de commande. Nous sommes, du reste, en progrès sous ce rapport et j’ai entendu, dans ces derniers temps, des opéras très bien écrits et d’excellens ou de charmants vers qui ne gênaient en rien la belle musique : entr’autres la Sapho de Gounod, dont Émile Augier avait fait le poëme. Et si vous voulez monter plus haut encore dans la région de l’art, vous reconnaîtrez que le Dies irae de Mozart doit l’ampleur sublime de son style à la couleur sombre et large du texte latin »... On lit les poèmes de Plouvier, et on en fait l’éloge, les rapprochant des Contemplations de Victor Hugo : « Vous verrez que, chez les poëtes vraiment inspirés de ce tems-ci, la réhabilitation par l’expiation est annoncée, et que cette doctrine, sortant victorieuse de la démonstration philosophique, a trouvé dans l’art son expression éloquente et sa forme vulgarisatrice. C’est la prédiction du progrès indéfini, c’est la bonne nouvelle des âges futurs, l’accomplissement des temps, le règne du bien vainqueur du mal par la douceur et la pitié ; c’est la porte de l’enfer arrachée de ses gonds, et les condamnés rendus à l’espérance, les aveugles à la lumière ; c’est la loi du sang et la peine du talion abolies par la notion du véritable Évangile […] Le dix-neuvième siècle a pour mission de reprendre l’œuvre de la Révolution dans ses idées premières. […] Nos poëtes descendent aujourd’hui dans l’arène du progrès pour purifier le siècle nouveau, et cette fois leur tâche est à la hauteur d’un apostolat »… On parle ensuite de La Tentation du poète italien Giuseppe Montanelli, « un des hommes dont s’honore l’Italie patriotique et littéraire », grand poème dominé par « l’idée de douceur, de chasteté, de dévouement et de pitié », dont Théodore résume les différents chants, peignant la lutte du Christ contre Satan ; mais c’est aussi « une œuvre philosophique et patriotique […] une large esquisse symbolique de l’histoire de l’Italie », par un homme appartenant « à la politique révolutionnaire libérale de son pays », qui conclut à « l’alliance avec la monarchie sarde pour sauver la nationalité italienne » … On finit par La Mort du Diable de Maxime Du Camp : « La forme est un mélange de tristesse, d’ironie et d’enthousiasme : c’est ce que l’on peut appeler de l’humour, et vous verrez que cela mène à une conclusion philosophique […] Théodore nous lut ce poëme remarquable, abondant, facile, un peu trop facile parfois, mais dont les longueurs sont rachetées par des traits brillants et un sentiment profond »... On en conclut qu’il « est bien temps que l’homme soit guidé vers le bien par l’idée du beau, et que le laid périsse en prose comme en vers. […] C’est par la foi, ce rêve sublime, que tout ce à quoi l’homme aspire devient une certitude, une conquête, une réalité ».
Photographie signée, dédicacée
ROSSINI GioacchinoPhotographie dédicacée au compositeur Samuel David. Passy, 20 septembre 1865 ; 420 x 320 mm, légères traces de mouillures, encadrée. Rare envoi autographe signé : « À mon ami et collegue Samuel David, G. Rossini ».
Dessin à l’encre, crayon et aquarelle signé
DETAILLE ÉdouardDessin à l’encre, crayon et aquarelle signé, représentant l’Empereur Napoléon Ier.12,5 x 11,3 cm, sur papier. Encadrement ancien.Envoi autographe signé « à Madame Thérèse Jour.. souvenir bien affectueux, Detaille ».
Pièce signée
NAPOLÉON Ier (Pièce signée « NP », Palais de Trianon, 22 mars 1813 ; 2 pages in-folio. Contresignée par comte de Sussy ministre secrétaire d’État ; Duc Decrès ministre de la Marine et des Colonies, et François Ferrier directeur général des Douanes. En partie imprimé vignette aux armes impériales et cachet sec. Passeport maritime accordé à un navire américain depuis le port de Bordeaux sous la raison de “A. Bareau & Bernard ainé” pour introduire des denrés et à la charge du navire d’exporter des marchandises française.













