Nos plus beaux documents autographes
4464 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
BRASILLACH RobertLettre autographe signée, adressée à une femme. Paris, 20 septembre 1941, 1 page 1/2 in-4°. Il répond à une épouse de prisonnier: « Vous semblez croire que j’étais avec lui en captivité. C’est une erreur. J’avais quitté Ingwiller en avril 1940 pour l’état-major de la 3e armée. Nous avons suivi ensuite le sort de nos camarades respectifs, et je n’ai pas eu le plaisir de le revoir. J’étais, moi, en Alsace du Sud d’abord, puis en Westphalie. J’ai eu la chance de pouvoir rentrer, grâce aux efforts de mes amis (réclamé par le gouvernement français dès juillet 1940 !), après neuf mois de captivité, en avril 1941. Hélas je ne puis pas grand-chose de direct pour mes camarades prisonniers, je vous le dis franchement. Je vous demanderais toutefois de me donner le numéro, et l’adresse de votre mari, et un motif de libération, au cas où une occasion se présenterait. Mais, à mon avis, pour lui, le meilleur système reste la raison sanitaire. Il faudrait faire faire des certificats médicaux (vous lui en enverrez un double épinglé à une lettre réglementaire) attestant qu’il a eu une maladie antérieure à la guerre. Vous adresserez le dernier à la Croix-Rouge, soit à Genève, soit à ses représentant dans la France du Nord. J’ai vu plusieurs camarades revenir avec ce motif. […] Les médecins allemands sont très libéraux. Dites-moi néanmoins quels sont les motifs que vous avez mis en avant pour vos démarches (car, en principe, le motif professionnel me semble un peu difficile à alléguer). » Il lui confie les conditions de sa captivité : « Nous avons été chauffés l’hiver dernier bien mieux qu’à Paris, et si la vie de l’officier captif est terriblement ennuyeuse, et moralement pénible, elle est fort supportable matériellement. » Il fera tout ce qui est possible pour son mari et surtout qu’elle ne se décourage pas.
Carte autographe signée
MIRÓ JoanCarte postale autographe signée, probablement adressée à H. Matarasso. Palma, 14 octobre 1960 ; 1 page in-12 oblongue.« Cher ami, je viens de rentrer de Montroig pour me remettre au travail. Je suis très content que vous ayez pu récupérer ces vieux dessins qui ont pour moi une grande valeur humaine. Bravo ! Pour vous et pour votre femme, nos plus affectueuses pensées, Mirò »
Lettre autographe signée
LOTI Pierre (Julien Viaud, dit)Lettre autographe signée, adressée à un ami. Sans date [mai 1883]; 3 pages in-12. Très belle lettre de Loti avant son départ à bord du cuirassier L’Atalante, pour la campagne du Tonkin sous les ordres de l’amiral Courbet.« Je vous écris de Brest, du Parisien, le café légendaire des officiers de marine. Nous sommes là un groupe, tous ceux de L’Atalante, bien des inconnus les uns pour les autres, appelés par notre destinée à vivre dans une promiscuité continuelle, pendant longtemps sans doute, — nous dévisageant, ébauchant pour faire une espèce d’intimité. On nous appelle les Tonkinois et une foule de camarades viennent nous voir parce que nous allons partir... J’entrevois avec une tristesse étrange, une espèce d’horreur, ce Tonkin, ce pays jaune où le sort m’envoie. J’ai le cœur affreusement serré de ce départ inattendu, de tout ce que je laisse derrière moi et que je ne retrouverai peut-être plus, amis, famille, amour... Le lendemain de ma dernière lettre à vous, j’ai reçu cet ordre impossible à prévoir, et je suis parti, sans délai, laissant brusquement tout ; on nous presse et nous allons bientôt prendre la mer... Envoyez-moi un mot d’adieu ; voulez-vous, j’y tiendrais bien ; en me répondant vite, vite, cela arriverait encore. Adressez à Brest, à bord de L’Atalante. Nous ne partons que dimanche. »
Lettre autographe signée
MUCHA AlphonseLettre autographe signée. « Rue de la Grande Chaumière 13. Lundi » ; 1 page in-8°. « Je suis désolée de ne pas avoir pu venir saluer hier Monsieur et Madame Manuel. Quel mauvaise infortune. Justement la semaine passée je change d’adresse en déménageant ure de la grande chaumière, en face de mon atelier et c’est pour cela, que la carte ne m’est parvenue qu’aujourd’hui. Comment réparer ma grande faute ? Peut-être dimanche prochain — serai-je importun ? Je pourrai apporter quelques dessins? Toujours à votre service, votre disposition, c’est mon plaisir. »
Lettre autographe signée
CHARPENTIER FrançoisLettre autographe signée (minute avec ratures et corrections), adressée à « Monseigneur ». 30 décembre 1667 ; 3 pages in-4° (rousseurs). Belle lettre sur le catalogue des villes prises par Louis XIV en vue d’une galerie des batailles.« Avant que de vous renvoyer le catalogue des prises de villes et des batailles arrivées sous le règne de Sa Majesté, je l’ay non seulement examiné en mon particulier avec le plus de soin qu’il ma esté possible, mais mesmes j’en ay pris l’avis de quelques personnes fort informées de nostre histoire, et sur tous, des Messieurs qui composent nostre Assemblée [...] J’ay trouvé que le nombre de 53 ou 54 tableaux que vous avez desirez, envelope tout ce qui est de plus remarquable depuis l’avenement de Sa Mté a la Couronne. Car en 1648 que les troubles de la France commencerent jusqu’en 1654, il sest fait peu de choses hors du Royaume, et je nay pas creu qu’on deust marquer les succez des armes du Roy dans ses propres Estats, pour ne point perpetuer la memoire de nos désordres. Depuis 1654 jusques en 58 que l’on commença a parler de la Paix, il sest fait veritablement plusieurs actions considerables, mais il y a eu beaucoup de reprises de villes que les ennemis nous avoient enlevées devant nos troubles, et on ne peut mettre deux fois les tableaux de ces places dans une galerie ou la diversité des peintures fait le principal ornement. »Ancienne collection Jean Hanoteau.
Ensemble de manuscrits musicaux autographes signés
WYLD AlfredoEnsemble de manuscrits musicaux autographes signés :— « Danse chinoise ». Manuscrits autographes, signés en tête, avec cachet de l’auteur. Ensemble de 8 pages in-folio.— « Danse Orientale ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur. Ensemble de 4 pages in-folio.— « Méditations ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur et de la Société des Auteurs Compositeurs (1938). 6 pages in-folio.— « Rag-Time ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur et de la Société des Auteurs Compositeurs (1937). Daté de 1910 ; 4 pages in-folio.— « Toccata ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de la Société des Auteurs Compositeurs (1936). 4 pages in-folio, effrangées.— « Zapateado ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur et de la Société des Auteurs Compositeurs (1937). 5 pages in-folio plus la page de titre.— « Bajo la mantilla blanca, danse espagnole ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur et de la Société des Auteurs Compositeurs (1937). 7 pages in-folio.— « Paso doble ». Manuscrit autographe, signé en tête et à la fin, avec cachet de la Société des Auteurs compositeurs (1937). 4 pages in-folio.— « Fête villageoise — Piano seul ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de la Société des Auteurs Compositeurs (1938). 8 pages in-folio plus la page de titre.— « Fête des fous - Piano seul ». Manuscrit autographe, signé en tête, avec cachet de l’auteur et de la Société des Auteurs compositeurs (1938). Ensemble de 8 pages in-folio plus la page de titre.— « Les Gitanes ». Suite orientale. 7 pages 1/2 in-folio. On joint un manuscrit (sans doute une copie pour La danse orientale).Belle et rare réunion.
Lettre autographe signée
NUNGESSER CharlesLettre autographe signée, adressée à sa mère. Tucuman, 15 février 1913 ; 8 pages in-8°.« Chère Maman, Depuis trois semaines, aucune nouvelle de France et aujourd’hui, tout d’un coup, trois lettres, deux de toi et une de Robert. Tu me dis que tu as fait toutes les banques, mais n’importe quelle banque te paieras toujours un billet argentin au moins 108 piastres. Je t’en envoie encore un dans cette lettre. Va à la Banque de France ou comme tu voudras, à la banque Victor, en face de la gare. […] Pour mon service militaire je demande aujourd’hui même un sursis d’un an afin d'être tranquille et de ne pas avoir d’ennuis. […] J’espère que tu es en bonne santé et que tu commences à te faire moins de bile qu’avant. Tous les mois, à partir de maintenant, je t’enverrais 50 piastres, soit 108 francs, tous les mois. […] Je pense à toi autant que tu penses à moi et je voudrais déjà pouvoir aller t’embrasser. […] Ce pauvre Robert est assez mal parti à Valenciennes d’après ce que je vois. Connais-tu la jeune fille dont il veut faire sa femme ? Qui est-elle ? […] J’ai revu toute la famille Hautcoeur à Tucuman le jour de l’arrivée de Pierre. J’ai été le chercher en automobile à la station. Il est grandi, grossi, méconnaissable. Il a été très gentil. Nous avons passé une bonne journée ensemble, je t’assure. Mon oncle a payé le champagne et m’a invité à aller à Rio Colorado. J’ai fait la bête et j'y suis allé. […] Jusque maintenant, aucune lettre de Louis, d’ailleurs, je crois comprendre que les Hautcoeur et les Barbieux sont brouillés. Bref, moi, pour le moment, je m’occupe de me faire une situation en dehors de mon travail d’automobile ».
Ensemble de 13 documents (6 photographies légendées ou signées par lui, 3 lettres autographes signées, 4 lettres signées)
NOBILE UmbertoEnsemble de 13 documents (6 photographies légendées ou signées par lui, 3 lettres autographes signées, 4 lettres signées), adressés au docteur Fernand Fossier. — 7 lettres : de 1968 à 1975, adressées au docteur Fernand Fossier. Il est question de son dirigeable Norge, de Charcot, de son ouvrage « Le Français au Pôle Sud », de l’envoi des photographies ci-dessous, de Voisin « qui était un héros de ma jeunesse », de P. Bellemare dont il est mécontent, d’un neveu qui s’appelle comme lui et qui est médecin, de l’avenir des dirigeables.— 6 photographies : Sa chienne la fameuse Titina qui a vécu lors de son atterrissage forcé sur le pôle sous la tente rouge ; cliché le représentant avec sa fille, Maria (1926) ; cliché le représentant avec sa fille, Maria (1968), signée ; 3 photographies anciennes représentant le dirigeable Norge en vol sur la campagne romaine, l’une d’elle est signée.On joint une carte de remerciements de sa femme, Gertrude, pour un foulard.
Lettre autographe signée
JAMES HenryLettre autographe signée, adressée à Mlle Souvestre. « November 4th »; 16 pages in-12. Sur papier à en-tête du « 34, de Vere-Gardens » (Kensington, Londres). « Dear Mademoiselle […]. I have come back from the country without having written to you again, but I will not come another hour. I took a chill while away which give me a violent cold so that I felt quite too little inactive of any faculties to hold epistolary ... with a lady of your formidable nation ! I will writing these next days, …………… to two friends of mine, one in New York and one in Washington, ………… M. Ribot, so that we will be so good as to call after ... they will be …… prepare to give him a friendly welcome of propose ……… rather than reasons .... impact to you ............ that I have for a long time part found myself forced to observe very religiously ……………………… of not going direct introductions in America to any person with ………… I have not direct personal acquaintance (buy) constant abscence from my owne country has …………… very much the intuinacy of any social relations …… …… it is a simple fact that will ………………… in the americans cities few persons (whose acquaintance would be worth a visitor sanking with whose I am in such terms as to make it all geither confortable to a stranger however
Lettre autographe signée sur les funérailles de Nelson.
SUR LES FUNERAILLES DE NELSON HoratioLettre autographe signée de M. Passaert (?). Lundi 14 janvier 1832 ; 4 pages 1/2 in-4°. Intéressant témoignage sur les obsèques de Nelson en 1805. Il n’a pu assister aux obsèques de Pitt et Fox, mais a vu celles de Nelson, qui furent un magnifique spectacle : « Toutes les villes d’Angleterre et toutes les corporations avaient envoyé des députations, tous les corps de l’armée de terre des détachemens et les regimens entiers des gardes à pied et à cheval précédaient et suivaient la marche ; mais de toute la marine des trois royaumes, il y avait de chaque vaisseau suivant sa force des marins de tous grades depuis le mousse jusqu’au capitaine et tous les officiers supérieurs que leur service ne retenaient pas a leur bord. Le corbillard était remplacé par un char en forme de vaisseau représentant de la manière la plus exacte celui sur lequel l’amiral avait été tué, ayant absolument les mêmes dimensions et le même aspect. Ce vaisseau était traîné par des chevaux cachés dans la quille et aurait semblé se mouvoir et glisser sur la terre comme sur les vagues, si une quantité innombrable de marins ne s’y était attelée. Sur le pont du vaisseau, près du grand mât était un catafalque fort élevé, où le corps était déposé. Mais ce catafalque recouvert de drapeaux semblait servir de lit à l’effigie de l’amiral représentée fidèlement en cire et revêtu de ses habits. Le corps était entouré de tous les marins, mousses, mâtelots, contre-maîtres, pilote, aspirant officiers, sous-officiers de son bord et présens au combat. Tous couverts de crêpe et de lauriers paraissaient bien plus pénétrés de leur douleur que du souvenir de la victoire et c’était chose touchante, même pour un bon Français de chercher sous cette forêt d’étendards dont le vaisseau était pavoisé au milieu de ces ......... si mâles et si consternées cette représentation d’un reste d’homme dont la moitié des membres s’était perdue dans les divers combats où il s’était signalé. En voyant l’exiguïté de l’homme et le peu qu’il lui restait de sa personne on s’étonnait que le boulet qui l’acheva y eut trouvé sa place. Encore survécut-il assez pour jouir de sa victoire et entendre les derniers hourras. » Vient ensuite la description du cortège royal, des familles nobles et notables, de toutes les cours de justice, de la population. « C’est au milieu de cette pompe vraiment triomphale qu’il fut conduit à l’abbaye de Westminster pour y être inhumé auprès des Rois et des grandes célébrités de tous les âges ». Précieux témoignage.
Lettre autographe signée
BRETON AndréLettre autographe signée, adressée à l’attaché culturel de Suisse. Paris, 24 décembre 1947; 1 page in-4°.« Je m’excuse vivement d’avoir tardé à vous répondre, en raison de mon état de santé et d’un certain nombre de dispositions que j’étais obligé de prendre en conséquence. Je voulais être en mesure de vous donner une assurance et jusqu’à ces derniers jours il m’eut fallu rester dans l’évasif. Je suis extrêmement sensible à l’offre que vous voulez bien me faire de votre part de celle de M. l’Ambassadeur. Il va sans dire que je me tiens à votre disposition pour une série de conférences en Suisse au printemps prochain. Je souhaiterais toutefois qu’elles puissent être prévues pour la seconde moitié de mai : force m’est, en effet, de quitter Paris pour trois mois à partir du début de janvier et je désirerais ne me rendre en Suisse qu’après avoir repris contact avec les choses de mon entourage habituel. Il me semblerait, en outre, très désirable qu’une exposition d’oeuvres surréalistes puisse être organisée à Genève ou à Berne : il me semble qu’elle aurait une valeur d’illustration irremplaçable et qu’elle répondrait au désir de bon nombre d’amateurs d’art. Même en mon absence de Paris, je me suis assuré qu’elle pourrait être réalisée en esprit dans les meilleures conditions. »
Ensemble de lettres autographes signées, de manuscrits, de dessins.
DEKOBRA Maurice (Maurice Tessier, dit)Ensemble de lettres autographes signées, de manuscrits, de dessins.— Manuscrit autographe « La Gondole aux chimères ». [1926] ; 12 pages in-4° numérotées 153 à 164. Avec un mot d’envoi autographe avec dessin « Princesse dear, je viens d’accoucher d’une gondole ! Le père et la quille se portent bien. Comment allez-vous là bas ? Je ne vous oublie pas du tout. On joue la Perle de Chicago à Bruxelles. Si vous étiez là, ce serait allé là-bas entre 2 flips. »— Dessin rehaussé au crayons de couleurs représentant un couple enlacé dansant, signé de ses initiales « M.D. »— 3 lettres autographes signées « Serpan », adressées à une jeune femme nommée Sandrina, toutes illustrées de dessins. « Je ne fais que manger des euff’ à la coque depuis que le Sioux m’a sculpté une cuiller serpentesque ! Merci Princesse du grand Canon pour la si charmante pensée. J’espère que Fisco vous enchante avec sa porte d’or et que vous reviendrez sans tatouage. » — « Comment va votre altesse Vénézuelarde » il se propose de manger avec elle. — Lettre autographe signée. 26 février 1920 ; 1 page in-4°. Lettre à un confrère relative à ses droits d’auteurs : « Mais si, comme je le souhaite, Lisons … est un succès et part pour une longue carrière, je ne peux pas m’engager à vous réserver des romans inédits au prix immuable de 4000 francs. Je pense que nous serons d’accord sur ces changements de détail. Si oui, vous pouvez faire établir le contrat sur papier timbré. »
Pièce signée
BERRY Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse dePièce signée « Marie Caroline », adressée au comte de Rochelines, chef de bataillon d’artillerie. Massa, 18 août 1831 ; 1 page in-4°, restaurée aux plis.La duchesse de Berry en chef de guerre, prépare l’insurrection royaliste dans l’Ouest de la France. « Monsieur le Comte de Rochelines partira pour la Catalogne où sont plusieurs émigrés français et tachera de les réunir afin d’en former un corps qui puisse agir quand j’en donnerai l’ordre. Il m’enverra les noms et les grades de ces hommes, ainsi que des notes sur leur capacité. Il verra le comte d’Espagne à qui je l’ai recommandé et ne fera rien sans son autorisation. Il rendra compte de ses opérations au maréchal de camp Marquis de Podenas, qui est en mission à Madrid, et qui plus tard doit prendre le commandement des forces réunies sur la frontière d’Espagne. »
Lettre autographe signée
MASSINE LéonideLettre autographe signée, adressée à M. Ballot. Prince’s Theatre, London, 14 juin 1927 ; 3 pages 1/4 in-4°.« Je vous envoie le bulletin de la répartition pour le ballet Les Fâcheux signé par les trois auteurs. […] Jusqu’à maintenant Les Fâcheux ont été donnés trois fois à Monte Carlo et trois fois à Paris, au Sarah Bernhardt. En ce qui me concerne, Les Pas d’Acier suivant la conversation que moi et Monsieur Prokofieff ont eu avec vous le 10 juin, j’avais demandé à M. Diaghilew d’être l’arbitre dans cette question. J’ai parlé au peintre Jakouloff, un des auteurs du livret, et nous sommes tombés d’accord pour la répartition suivante :Prokofieff 40 /°°Jakouloff 30 /°°Massine 30 /°°Mons. Diaghilew trouve cela acceptable pour tous les trois auteurs et si nécessaire, je puis le demander de l’affirmer par écrit.Depuis la conversation chez vous, je n’ai plus revu Prokofieff, qui devait venir me voir la veille de notre départ de Paris, pour terminer cette question. Je vais lui écrire tout de suite pour lui proposer cet arrangement, que M. Diaghilew trouve juste, et, j’espère bien qu’il l’acceptera. Si par contre il avait essayé de déclarer Les Pas d’Acier sans la participation du chorégraphe, je vous serais très reconnaissant, si vous pouvez défendre mes droits, comme vous l’avez fait pour toutes mes autres œuvres.»Peintre arménien de culture russe, Georges Yakoulov est d’abord connu pour ses décors et ses costumes de théâtre et de ballets : Diaghilev l’invite en 1927 à Paris pour Le Pas d’acier de Prokofiev. Comme beaucoup de ses collègues, il s’y consacre exclusivement au sortir de la révolution d’Octobre de 1917, année où il est invité avec Rodtchenko et Tatline à agencer le Café Pittoresque.
Lettre autographe signée
BAKST Léon (Lev Samoïlevitch, Rosenberg, dit)Lettre autographe signée [adressée au comte Robert de Montesquiou]. « Ce mardi » ; 1 page 1/2 in-12. « Madame Rubinstein m’apprend que vous avez bien voulu m’écrire deux lettres sur l’adresse de l’hotel Byron; mais ces deux lettres ne me sont pas parvenues, car je n’ai jamais mis le pied à mon atelier, ayant pris un autre, rue Falguière ! Je suis désolé qu’elles soient égarées et surtout qu’à plusieurs reprises je demandais à Reynaldo Hahn ou vous êtes et ou vous passez l’été. Il me disait que vous êtes à la campagne et que vous reviendriez l’automne. Je suis heureux de savoir que vous avez pensé à moi », etc.













