Nos plus beaux documents autographes
4464 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
MATISSE Henri ÉmileLettre autographe signée, adressée à M. Pottier. 29 novembre 1915 ; 1 page in-8°. « Ci-inclus le certificat d’origine des 15 eaux fortes à 100 F pièce que je vous prie d’envoyer par le prochain bateau à Madame S.D […]. Je paie le port. »
Lettre autographe signée
MICHEL LouiseLettre autographe signée, [adressée à François Odysse Barot]. 27 décembre 1885 ; 2 pages 1/4 in-8° sur papier de deuil. Très belle lettre sur l’édition du premier tome de ses Mémoires.« Vous n’avez pas encore compris que ce qui m’avait tourmentée ce n’est pas qui s’est placé au milieu des épreuves afin d’être édité pour le 1er janvier au lieu d’après avec la fripouille de lettres comme moi c’est que (vous auriez toujours su que ma lettre avait été écrite à votre intention sans le dire honnêtement face à face) loin d’écouter les conseils de qui que ce soit personne ne m’en donne sachant que je n’écouterais pas c’est un peu ce qui fait bien des mauvaises humeurs contre moi. Je suis si peu de nature obéissante et croyante que […] en dérangeant la forme que j’avais donnée à mes mémoires m’a causé ce supplice d’écrire le reste avec un mortel dégoût. Je ne suis pas assez bête pour travailler avec entrain quand même en mieux on dérange ce qui me plaisait dans l’ensemble. A cela près - il faut bien que tout soit dégoût pour moi. Voici la lettre du petit Dacheut pour que vous voyiez qu’il n’y a qu’une dizaine de frs à lui envoyer. Je vous embrasse tous les quatre et suis bien fâchée de vous causer autant d’ennuis. L. Michel. Renvoyez moi la lettre de mon serin de petit cousin, comme il a tenu à me faire placer, je la garderai. L.M.»François ODYSSE BAROT [Mirebeau, 1830 - Paris, 1907], écrivain, romancier, traducteur et journaliste français. Il avait certainement connu Louise Michel lors des événements de la Commune en qualité de secrétaire de Gustave Flourens.
Manuscrit autographe signé
BARRUCAND VictorManuscrit autographe signé. Cabourg, juillet 1888 ; 95 x 148 mm, plusieurs centaines de pages. « Notes Philosophiques ». Important manuscrit daté de Cabourg, juillet 1888, comportant de nombreuses notes de lectures, des pensées, des poèmes.
Ensemble de lettres autographes signées
BOSQUET Alain (Anatole Bisk, dit)Ensemble de 17 lettres autographes signées, 3 lettres signées et 7 cartes autographes signées, adressées à Hervé Bazin. De 1961 à 1989 ; 20 pages formats divers, parmi lesquelles principalement :— 27 octobre 1961 ; 1 page in-4° avec en-tête « Calmann-Lévy ». Lettre de remerciements : « Vous avez eu des paroles on ne peut plus encourageantes pour Roger Bordier […]. En mon nom personnel et au nom des Éditions, je vous en remercie. »— 26 septembre 1965 ; 1 page in-4°. Présentation de La Confession mexicaine : « J’ai été amené à décrire l’émerveillement d’un jeune Français devant le Mexique, sa splendeur végétale, sa cruauté, ses dieux précolombiens. »— 22 février 1968 ; 1 page in-4°. « Vous m’avez promis de vivre des heures intenses dans l’intimité de votre pensée. J’en ai été exalté. Je sais mieux maintenant combien l’homme est proche de son œuvre, et à quel point son univers écrit correspond à son univers viscéral. »— 29 octobre 1971 ; 1 page in-4°. « Il faut éliminer Miquel et son Fils interrompu : c’est de la merde qui se veut attendrissante et c’est indigne de toi ».— 20 août 1975 ; 1 page 1/4 in-4°. « Te souviens-tu de l’Académie Mallarmé, jadis ? il y avait là Valéry, Gide, Cocteau, Fargue, Vielé-Griffin, Audiberti, Maeterlinck, etc. Elle est morte il y a une quinzaine d’années, avec la disparition de Cocteau et d’Audiberti. […] Quelques poètes ont eu l’idée de la ressusciter. À la fois pour réunir quelques voix intéressantes et aussi pour venir en aide aux jeunes, notamment en donnant un grand prix de l’Académie Mallarmé. »— 14 mars 1980 ; 1 page in-4° : « Il y a 2 ans, j’avais demandé aux éditions Seghers d’écrire sur toi un poète d’aujourd’hui. Il y a 1 an, après mille hésitations, je recevais la réponse dont je te remets une photocopie. C’était l’époque de Ma Mère Russe, et il avait été inopportun, sinon agaçant, de t’en faire part. »— 7 décembre 1980 ; 1 page 1/4 in-4°. Bazin est à l’hôpital Lariboisière et ne peut pas recevoir de visite. « Après le premier choc, j’ai beaucoup réfléchi à ton destin d’homme et d’écrivain. ». Alain Bosquet a relu les romans et poèmes. « Mieux que jamais je mesure la place que tu tiens en notre sensibilité : cette force qui ne rejette pas la révolte, cette permanence qui, de se savoir menacée, en est comme enrichie, cette rage vaincue qui se veut certitude déchirée ».— 22 décembre 1980 ; 1 page in-4°. « Je me dis que dans ta générosité bourrue et dans l’ampleur sévère des grandes mutations psychiques où bien et mal connaissent d’inextricables noces, tu n’as pas ton pareil. »— Poème dactylographié. « Fragment d’une cosmogonie pour les 70 ans d’Hervé Bazin ». Avril 1981 ; 3 pages in-4°. Sont joints 2 brouillons autographes de Bazin sur la définition de la poésie (2 pages in-4°).Ensemble intéressant.
Lettre autographe signée
CAPOTE TrumanLettre autographe signée, adressée à son cousin John Faulk. Sans date ; 2 pages in-8° sur papier jaune, enveloppe jointe. « Forgive me not replying sooner but I have been in Calif. I talked to my tax lawyer about your matter, and there is no way I can do it unless I can write it off as a tax deduction otherwise it would cost me $8,000 to give you $1,000 — because I have to give the government 80c out of every dollar I earn (isn’t that outrageous !) […] will see if I can get a tax write off […] affectionate wishes […] Truman. »
Lettre signée
CHAR RenéLettre signée, adressée à A. Rolland de Renéville. L’Isle sur la Sorgue, 19 juillet 1945 ; 1 page in-4°.Magnifique lettre sur son approche du Surréalisme.« Je lis dans la NEF les lignes que vous voulez bien consacrer à “Seuls Demeurent”. Puisque vous trouvez de l’intérêt à ce livre je serai contrarié que cet intérêt rencontra d’emblée son erreur dans le fait que l’oxygène qui le nourrit n’est pas perçu par vous correctement. je ne sais pas, en ce qui me concerne ce que tend à signifier “être fidèle à la doctrine surréaliste”. “Être surréaliste”, lorsque je le suis “devenu”, cela voulait dire que je me joignais à des hommes dont le comportement révolutionnaire (humain) en face de la vie se rapprochait le plus du mien. Je n’ai pas eu à le regretter, (tout en gardant la tête froide et en sauvant le peu de lucidité que la nature m’a accordé.)J’écris “face à la vie” et non “par rapport à la littérature” où de nombreuses divergences de vue nous séparèrent, sans altérer notre amitié, les surréalistes d’alors et moi, en particulier sur la question de l’écriture automatique que je juge une frivolité sans portée. Aucun de mes poèmes ne fut écrit sous ce signe et si vous avez lu “Partage formel”, avec un peu de chance, j’espère m’être fait comprendre. Cela valait déjà du temps d’Artine ».
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. Paris, 7 décembre 1945 ; 2 pages 1/2 in-4°. Contrat signé entre Colette et Le Fleuron . « Mme Colette confère à la société Le Fleuron qui l’accepte et ce, dans les termes des lois actuelles et futures tant françaises qu’étrangères et des conventions internationales, le droit exclusif d’imprimer, de publier et de vendre la totalité de sa production actuelle et future dans une édition à tirage limité sous forme d’œuvres complètes ». Rare.
Manuscrit autographe
SUARÈS AndréManuscrit autographe intitulé « Sur la Vie — simplesse des Barbares ». Sans date ; 5 pages in-8°. « Une moyenne entre les intérêts et le code de l’habitude. C’est toute la morale. Mais il ne s’agit que de ce qui nous intéresse, et c’est nos habitudes qu’il ne faut pas troubler. Tout ce qui nous étonne nous offense. Il y a du crime en ce qui nous effraie : le loup n’est pas un bon loup, qui, dans les bois, quand on a découplé la meute […]. Quand un misérable, ne sachant où donner de l’estomac, entre au Louvre et y crève une toile, tout le monde s’indigne : tout le monde ? Cela fait bien un millier de gens, car on ne compte pas les journalistes. Le reste des hommes n’en prend point le deuil, n’en a pas le plus petit souci. Et même au temps de Delacroix, ses amis eussent ri que le vagabond déchirât une toile d’Ingres ; et les amis d’Ingres eussent peut-être engagé un gueux pour crever un Delacroix. […] Notre art nous est cher comme la fleur de notre âme et de notre amour, sur la tige des siècles. Celui qui comprend une cathédrale et qui l’aime, peu s’en faut, tandis qu’il y est, qu’il ne soit catholique. […] Je veux du pain ! Voilà le mot du ventre, que ceux qui n’ont jamais faim ne peuvent jamais entendre, pas plus que les esclaves n’entendent le soupir de l’artiste : je veux du rêve, je veux une œuvre belle. »
Lettre autographe signée
CHAISSAC GastonLettre autographe signée, adressée à un critique d’art. 3 pages in-4° sur papier d’écolier. Transcription jointe. Il lui demande des renseignements sur Tramier « dont j’ai remarqué l’envoi au dernier salon des Indépendants, envoi qui m’a paru fort intéressant […] et fait penser à la fois à ma craie encrier blanche qui a été trempée dans un encrier par un écolier aux chromos, aux bijoux en toc (dans la sciure de bois) des bazars forains ou mieux encore ceux que portent les romanichelles si magnifiques et magnifiquement crasseuses. […] Me voilà en train de relire l’histoire de France ; j’en suis déjà à Jules Grévy car j’en ai passé, surtout ce qui concerne le fameux Clovis […] mais à partir de Charles IX je n’en ai pas perdu une miette. […] Mais mes préférences n’en vont pas moins au règne de Louis 13 car tout est beau sous ce règne. » Jolie lettre.
Lettre autographe signée
BERNANOS GeorgesLettre autographe signée, adressée à l’écrivain Raoul Auclair. La Bagarre, route d’Hyères, Var, [janvier 1932] ; 3 pages in-8° sur papier de deuil. « Vos pages sont entre les mains d’Henri Massio. Allez le voir de ma part, vous serez bien reçu. Ou si cela vous coûte trop, téléphonez lui. Elles ont été remises en mai, par l’assassin secrétaire de la Revue, Michel Dard. Je n’ai pas reçu votre livre. Mais non, que voulez-vous, je ne l’ai pas reçu ! Assuré que vous n’en croiriez rien, je vous le dis quand même. Et puis ne me saluez pas comme ça “une dernière fois et une fois pour toutes.” La vie est tellement plus simple et plus sure ! Le comique est que vous avez l’air de me prendre pour un monsieur derrière un bureau anglais, avec un emploi du temps. Alors que vous me trouveriez entre cinq gosses possédés de toutes les furies paternelles — et d’ailleurs adorables — trois grands chiens noirs et des portées de chats siamois, dans un désordre pathétique. De plus mes amitiés ne sont ni courtes ni longues, elles sont juste à la mesure de ma vie, je ne les renie jamais. Vous trouverez ci-inclus votre lettre. Je ne vous la renvoie pas du tout par dépit, mais on ne rompt pas avec moi dans ce style, comme la maison Durand et Cie cesse toutes relations d’affaires avec la maison Dubois en raison du désordre de ses comptes et de la correspondance. Oubliez là, ou si vous désirez la confirmer, écrivez moi à l’adresse ci-dessus, simplement et surréalistement : Merde. Bien à vous Bernanos. » Belle lettre d’humour.On joint trois brouillons de lettres de Raoul Auclair à Georges Bernanos.
Manuscrit autographe signé
FRANCE Anatole (Anatole François Thibault, dit)Manuscrit autographe signé « Paul Verlaine - Mes hôpitaux ». Dimanche 15 novembre 1891 ; 6 pages in-4°.Manuscrit destiné à La vie Littéraire dans le journal Le Temps. « En ce mince petit livre (70 pages environ) le poète raconte une existence succincte de vie d’hôpital. On sait que Paul Verlaine a beaucoup fréquenté depuis sept ou huit ans Broussais. […] Cynique et mystique, Paul Verlaine est de ceux-là dont le royaume n’existe pas de ce monde, il appartient à la pauvre famille des amants de la pauvreté »…
Lettre autographe signée
DUBUFFET JeanLettre autographe signée, adressée à Maurice Saillet, à la librairie Adrienne Monnier, rue de l’Odéon. Île du Levant (Var), 26 mai 1951 ; 1 page in-8°, enveloppe timbrée jointe. « On m’a communiqué hier votre article de Combat relatant les imbéciles violences dont vous avez été l’objet. J’ai toujours eu l’impression que le surréalisme consiste essentiellement dans des grossièretés de ce genre. Je tiens à vous manifester ma très chaleureuse sympathie et vous salue amicalement Jean Dubuffet. »Dans un article intitulé “boulevard du Crépuscule” Maurice Saillet (un esprit fort distingué du Paris littéraire de l’époque, ami de Pascal Pia, de Maurice Nadeau et de Patrick Waldberg) dressa dans Combat un méchant parallèle entre l’illustre Gloria Swanson, cette revenante du cinéma muet qui joue le rôle d’une actrice déchue dans le film de Billy Wilder récemment sorti dans les salles, et André Breton, « star » vieillissante qui s’évertue à tenir le sien dans ce « film à vedette unique » qu’est le surréalisme.
Lettre autographe signée
ROPS FélicienLettre autographe signée. 14 mars 1886 ; 1 page in-8°, quelques rousseurs.« « Les illustrations des Cythères Parisiennes étaient gravées sur une grande planche, on découpait les petits sujets séparément puis on les collait dans le texte. La planche densemble des Cythères a été tirée à un certain nombre dépreuves. Combien dépreuves ? Je lignore. Cest M. Dentu léditeur qui les faisait. Un de mes amis a acheté une de ces épreuves au prix de 50 frs. Cest tout ce que jen sais. [ ] Il circule sous mon nom en ce moment beaucoup deaux-fortes et de dessins apocryphes. »
Manuscrit autographe de la main de Jean Michel CAYRE
[COLLÉGIAL] EL CONDOR PASA.Manuscrit autographe signé par Jean-Michel Cayre. 4 pages 27 X 34,5 cmEl cóndor pasa est dabord une uvre théâtrale musicale classée traditionnellement comme zarzuela, doù est extraite la célèbre chanson du même nom. La musique de ce petit conte lyrique a été composée par le compositeur péruvien Daniel Alomía Robles avant 1912, mais la pièce ne fut publiée quen 1933. Fondé en 1953 par Jean-Jacques Cayre et Jean Bessalel, Los Chacos est le tout premier ensemble interprétant la musique des Andes et circum andine constitué exclusivement de musiciens français, de surcroît appartenant à la même famille. En février 1968, Los Chacos, composés de Jean-Jacques Cayre, Christiane Cayre, Jean Bessalel, Anne-Marie Bessalel-Cayre, Jean Michel Cayre et, pour la première fois, le concours du guitariste Daniel Darmezin, enregistrent un microsillon 33 tours 30 cm dont ils sont alors les seuls producteurs, et au répertoire duquel figure El Cóndor Pasa. Cest cet album, éponyme, auquel sera décerné le Grand Prix International du Disque de lAcadémie Charles Cros en 1970.
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée avec annotation autographe précisant la prononciation des mots, adressée à André Castel. mardi ; 1 page in-8°. « Cher ami mille merci pour mon petit trousseau de clefs retrouvé. Parait que René de Solier n'a pas pu aller à Nîmes ; ça n'est pas pour vous je crois une très grande perte. Il a vu la corrida d'Arles et m'en a parlé. Parait qu'il y avait des beaux messieurs des picassos et tous ça. Je vais vous envoyé lady chatterley encuademado qui vous tente. Je suis bien content d'avoir retrouvé mes petites clefs et je vous demande bien pardon du dérangement. J'ai un ami qui s'appelle Sentein, il est de Montpellier, c'est un type intéressant, il connaît bien la Camargue il est ami avec Jean Hugo et habite quelque fois chez lui ou chez sa soeur et il connaît aussi les Godebski. J'ai un bien bon souvenir de Mr. Godebski si élégant. Mais pas de sa peinture. J'étudie l'arabe avec une outrancière application ; je commence à me tirer d'affaire ; pour dire : son frère est mort, ça se dit : métro. Voyez comment c'est bref. Et pour dire : elle est partie : c'est rôti. Et pour dire chambre on dit : bite. Ça c'est désagréable. Mais naturellement il faut mettre la prononciation, l'intonation. Pour dire : bien (un qui a du bien, qui possède un bien) on dit : mal. Ça prête à confusion. amitié »











