Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
ÉLUARD Paul (Eugène-Émile Paul Grindet, dit)Lettre autographe signée « Paul », adressée à Tristan Tzara. Lundi [février 1933] ; 2 pages in-4°.« Oui, Moissac, St Jean, c’était bien beau. Parmi ces montagnes, ces nuages, ce froid et ces malades, j’y pense avec mélancolie. Car ne fais pas toujours le beau temps, ni des poèmes d’amour. J’ai aussi de vilaines nuits, avec des rêves déformants [...] “Ma” neige, elle “a” fondu !!! »... Il l’entretient de la revue « a.s.d.l.r. » [Le Surréalisme au service de la révolution], qu’il est « de plus en plus indispensable » de faire paraître: il parle des frais, du prix, des couvertures et de la composition.Il est triste que Tzara se plaigne de René Crevel: « On lui a dit que le passage sur Doumer l’empêchait de publier son livre. Je lui avais à ce sujet signalé la parenté de Renée avec Doumergue, ce qui lui a paru en rapport avec ton refus et ton prétexte avoué à des amis communs. D’autre part, il a appris par L.P. Quint que tu avais déconseillé à celui-ci de présenter le manuscrit à la N.R.F. sous le prétexte que ceci avait déjà été fait (Crevel avait présenté à la N.R.F. un autre roman, que je connais, et qu’il a renoncé à publier) »... Cependant, sa déception passée, Crevel travaille à nouveau à son livre, qu’Éluard estime être son meilleur, « le plus sérieux, le plus violent et le plus personnel »...Il espère que Tzara lui garde un Antitête sur japon... La publication de L’Évidence poétique est de moins en moins évidente. « Par contre, j’ai écrit un grand poème (grand pour moi - c’est-à-dire 70 vers) qui porte un curieux titre, un peu long. Je rêve de l’édition d’Achim d’Arnim - avec une couverture illustrée en couleurs sensationnelle »...
Lettre autographe signée
CLAUDEL PaulLettre autographe signée. 4 mai 1915 ; 1 page 1/2 in-8° et manuscrit autographe intitulé « Paul Claudel à Milan » ; 4 pages in-8°, à en-tête « Hôtel Victoria — Genève ». Paul Claudel, qui donne « en Italie et en Suisse une série de conférences qui reçoivent partout un admirable accueil » pense que « le public français serait ému de savoir combien la lutte actuelle, qui montre en lui le champion de la civilisation, fait au dehors chérir et honorer notre pays ». Il envoie donc à son correspondant une note sur sa conférence de Milan, qu’il espère voir paraître dans le Figaro, ainsi qu’une copie de l’article paru dans le Corriere della Serra. La note sur la conférence, rédigée dans un style assez emphatique, relate que « Le poète Paul Claudel […] vient de faire à Milan […] une conférence qui a pris les proportions d’une véritable manifestation en l’honneur de notre pays […]. Melle Ève Francis qui prêtait au poète le concours de son beau talent parut un moment aux yeux du public Milanais “l’incarnation même de la France frémissante et héroïque” ». Dans son introduction, le poète avait insisté sur l’honneur qu’on lui faisait en l’invitant lui, Français « à cette heure solennelle où la politique a fini sa tâche, où l’histoire prépare la sienne et où l’on entend au dehors retentir les pas de la destinée ». La copie de l’article du Corriere delle Serra, lui-même déclamatoire, s’interroge sur le moyen de donner au lecteur une idée de ces poèmes. Si « Tout n’était pas également accessible […] l’auditoire était pris, subjugué, tendu dans un effort avide. Il oubliait de respirer dans un crépuscule où passait les images nettes et fulgurantes et là où paraissait moins le sens précis de la parole, la poésie en sortait dans un grand battement d’ailes par l’ombre vers les hauteurs ». Ceux qui avaient lus ces poème lors de leur parution n’ont pu, comme les spectateurs, ressentir « la sensation héroïque du Chant aux morts pour la patrie, la vision grandiose de ces morts qui sont dans les pieds des vivants, dans leur chemin vers l’avenir, de ces morts qui combattent encore et qui ne peuvent être entièrement morts parce qu’ils ne peuvent être frustrés du souffle d’amour et de victoire qui va souffler demain sur les fronts des combattants. »
Lettre autographe signée
MICHEL LouiseLettre autographe signée, adressée à François Odysse Barot. 10 avril 1881 ; 1 page in-8° sur papier de deuil. Dix ans après les événements de la Commune de Paris, elle évoque son travail sur le premier volume de ses Mémoires qui seront publiées en 1886 : « Merci mille fois de votre lettre. Il fallait bien que j’aille pour soixante et onze qui était commencé jusqu’à l’endroit de la défaite (où je puis à volonté soit couper court en faisant des fins diverses à mes personnages — soit faire deux autres parties après (suivant la manière dont les choses marchent gardez ceci pour vous). Je travaille aux mémoires et vous embrasse tous les quatre. L. Michel.»François ODYSSE BAROT [Mirebeau, 1830 - Paris, 1907], écrivain, romancier, traducteur et journaliste français. Il avait certainement connu Louise Michel lors des événements de la Commune en qualité de secrétaire de Gustave Flourens.
Manuscrit autographe
DESNOS RobertManuscrit autographe. Extrait du recueil Le Vin est tiré, intitulé « Au bord du lac ». Sans date ; 5 pages in-4°. « C’est si rare d’être libre. Mais j’étais libre pour quelques heures. Un rendez-vous m’avait libéré au crépuscule du printemps. Des autos descendaient l’avenue du Bois et, aux fenêtres de la maison que je quittais, la lueur des lampes était pâle, à peine éclose. Il faisait doux et humide. L’air sentait la terre sous les arbres mouillés. J’avais le temps. Je pouvais, durant une heure, marcher dans le bois de Boulogne, au hasard, sans hâte, sans appréhension. […] Au milieu de l’allée, il y avait un soulier, un soulier de femme neuf, à peine crotté. Plus loin je trouvai l’autre. Drôle d’idée de se déchausser ainsi à la naissance de la nuit, près du lac du Bois de Boulogne. Quelle promeneuse excentrique était partie ensuite, marchant sur ses bas. Je la rencontrai bientôt. Près de l’embarcadère où les bateaux du dimanche se dissimulaient dans la brume de l’eau, sa silhouette m’apparut, penchée vers le lac boueux. En deux pas j’étais près d’elle au moment où déjà son corps allait basculer dans la vase et le liquide sale. Je la saisis par le bras. Sous ma main l’étoffe de la manche céda jusqu’à je tienne une tige de métal rigide. Elle avait un bras coupé et je distinguais l’extrémité du crochet adapté au moignon […]. De son visage, je ne distinguais que l’extraordinaire éclat du regard. Je jetai les souliers “Chausse-toi ! Remets ton manteau et ton chapeau et va-t’en, va-t’en !” […] Quand elle atteignit le trottoir, je distinguai nettement, avant qu’elle disparaisse, le reflet de son crochet de métal. »Est joint le tapuscrit.
Lettre autographe signée
ROUGET DE LISLE Claude-JosephLettre autographe signée « R.L». [28/29 décembre] 1831 ; 3 pages in-8°, avec manque dans la 3 ème page à l’endroit ou il y avait le cachet pour ouvrir la lettre. « Mais, bon Dieu ! Pays qui vous a demandé de prendre sur votre compte mes inquités et de vous donner pour se [père] de ma pauvre allemande ? Que Diantre, je ne suis pas assez votre ennemi pour cela non ; ce que je vous demandais,c’était par vous ou par quelqu’un d’autre, autant que vous le pourriez sans vous gêner de mettre si la chose est possible, l’infortunée adelaïde [...] avant et de la faire lire comme [...] d’un père inconnu ; quitte, s’il y a lieu, ce que je ne crois pas, à vous intéresser à la chose, pour aller plus [Lire?], lorsque le moment serait venu, que je sois encore, ou que je n’y sois plus. Au reste ou je me trompe, ou ce moment ne vendra point ; car bien que la pièce soit par son origine entachée d’un vernis de romantisme assez prononcé. Elle n’est à sa hauteur ni du joueur, ni de Richard d’Arlington, ni des six degrés du crime, ni de toutes ces [astusces], et sans doute sublimes [...] qui dit-on sont aujourd’hui, les hommes de la scène françaises comme les souvenirs de Mr CH. de Nodier remplacent ces vieilleries, ces rocoques de [p...] et Virginie et de .... , dans toutes les bibliothèques. quant à mon nom, gouailleur que vous êtes ! A ce beau nom qui seul répond d’un succès. Je vous renvoie à ce que je vous ai conté de mes rapports avec Mr Harrel pour vous prouver à quel point je peux être la dupe de vos [...] complimenteur certainement je n’entamerai pas de nouvelles relations avec ce cher homme pour peu qu’il continuât sur le ton qu’il a pris il faudrait finir par se facher, ert j’en ai plus la force, outre que selon toute apparence, la chose n’en vaut pas la peine. Quoiqu’il en soit, mon cher ami, vous avez tout bien fait de me parler franchement . C’est le ton qui m’a toujours convenu et me conviendra jusqu’au bout je l’espère, à moins que ma pauvre tête ne s’en aille tout à fait, comme elle est entrain de le faire. Mr [Maders] vous a t’il porté votre recuiel ? Il vint le chercher, il y a 15 jours, et je ne l’ai pas revu. Je crois vous l’avoir dit ; il a dü me trouver un bien maussade personnage ! Je travaille a la copie de quiberon de bec et d’ongles : mais mon impotance et la brièveté des jours me permettent pas qu’elle avance beaucoup. Qu’il est heureux pour vous que je ne vous aye pas sous ma patte, non pour vous imposer la corvée de la copier, je n’oserais ; mais vous n’échapperiez pas à celle de la lire, ce qui serait bien pir, quoique moins long. Et votre politique, qu’en dites vous? Quel gachis mon cher ! Quelle canaille que Mr le Président du conseil! Commeje le connaissais bien ! Comme j’ai prévu , prédit en masse tout ce qui arrive! Quel malheure que notre pauvre Roi soit [infecté] d’un homme .... d’un brigand de cette espèce, briagand est le mot sans exagération ! Et puis encore, cette [...] de franchise! Que ne donnerais-je pas pour que certain nom n’ait pas paru dans cette excécrable affaire ! »
Lettre autographe signée
MAUFRA MaximeLettre autographe signée adressée à Michelet. Saint-Jean-du-Doigt par Morlaix, Finistère. Lundi 28 octobre 1895 ; 4 pages in-12. « Tout d’abord merci pour le beau livre que tu m’as fait lire Curiosités esthétiques de Baudelaire. Jamais peut-être je ne m’étais trouvé en pareil communautés d’idées. […] En voilà un qui fut un vrai critique et que chacun devrait connaître. Il marque au feu l’art et pourquoi art il y a. Avant tous il a su reconnaître ce qui reste et qui ne devait pas rester d’après les commères du temps. » Il évoque son mariage : « Je suis marié à Londres depuis le 14 sep. ayant 3 mois pour remplir les formalités demandées par la loi. J’ai jusqu’au 14 déc. […]. Oh belle chose que l’Admi-nis-tra-tion ! J’ai mes impôt payés à Paris depuis 3 ans, c’est donc que je suis habitant de cette ville. […]. S’il faut des appuis, tâche de les trouver. […]. Je voudrais bien avoir un peu de tranquillité, ici devant la nature pourpre au ciel étincelant. Hélas, elle ne me paraît pas devoir venir vite. Les déménagements, emménagement, enterrement de la famille, etc. Cela n’en finit plus ».
Lettre signée
BÉJART MauriceLettre dactylographiée signée. Paris, 12 mai 1954 ; 1 page in-4°. Lettre confirmant son engagement dans « Les Ballets de l’Étoile » au Théâtre de l’Étoile. « pour une durée de quatre semaines prolongeables. Le nombre de représentations par semaine sera de sept ».
Lettre autographe signée
BERNARD ÉmileLettre autographe signée, adressée à Mme Duchâteau. Sans date [Novembre 1911 ?] ; 8 pages in-8°, enveloppe timbrée jointe. Concernant un dégât des eaux dans son atelier. « Merci de m’avertir de ce qui se passe à mon atelier. […] Les réparations, s’il y en a seront à faire ailleurs. Merci encore. Vous savez que j’ai de grandes inquiétudes quand je ne suis pas là de laisser les ouvriers chez moi. […] Si vous pouvez aller voir, je vous serai infiniment reconnaissant. Jamot est venu me voir à Tonnerre et je lui ai lu Le Juif Errant que je viens de terminer absolument. Il l’a trouvé fort à son goût […]. Je tiens compte de vos observations. […] Ils ne me persuaderont pas plus que ma forme est mauvaise que les peintres n’ont pu me persuader que je suis un crétin. Que voulez-vous, petites gens, petites opinions. Le Français est né envieux. Quant à moi, je me drape dans le mépris que mon âge et mon talent m’autorisent à avoir. […] Je veux sentir votre admiration dans votre amitié. »JAMOT Paul [Paris, 1863 - Villerville, 1939], peintre, critique d’art et conservateur de musée français.
Lettre autographe signée
BERNANOS GeorgesLettre autographe signée, adressée à son ami Jean Bénier. Hammamet (Tunisie), [6 août 1947] ; 6 pages in-8° avec enveloppe. Il donne de tristes nouvelles de ses proches, une de ses petites-filles est morte à l’âge de 13 mois, son fils Yves est au sana mais se soigne très mal. « J’aurai soixante ans l’année prochaine et la vie est de plus en plus lourde à porter ». Il souhaite à son ami tout le bonheur possible, « c’est-à-dire le peu de bonheur dont des gens comme nous sont susceptibles » et lui demande de prier pour lui. Il voudrait retrouver le texte « de ma dédicace de Nous autres français ou de Scandale (je ne me rappelle plus) — vous savez : Au maréchal qui trahira son pays, au Cardinal qui ... Mais vous avez peut-être oublié tout cela. Gallimard avait refusé cette dédicace (ou peut-être Grasset) » [C’est Gallimard qui avait refusé cette violente préface à Nous autres français en 1939.]
Réunion de 7 lettres autographes, signées
MAGNELLI AlbertoRéunion de 7 lettres autographes, signées adressées au critique dart Georges Boudaille. 1964-1968 ; 7 pages in-4° ou in-8°. 21 juillet 1964. « Lexposition est admirablement mise dans ces beaux locaux. Grand vernissage. Les Ramie ont fait tout ce quil fallait pour quelle soit bien. Je fais vraiment les éloges. Tabaraud a fait sur son journal daujourdhui un très bel article. [ ] Le catalogue est très bien fait [ ] et laffiche est très attirante [sic]. » « Chacun a le droit de faire et sexprimer selon ce quil pense et ce quil possède. On na pas le droit dentrer dans les domaines des autres. »
Dessin à la plume
TRÉMOIS Pierre-YvesDessin à la plume et à lencre sur papier, dédicacé et annoté en bas à droite. 16 x 31 cm. « Je file sans vous dire au revoir... Mais à très bientôt au grenier comme convenu et chez La commère. Un client le Rouzic Alain Bombard lhérétique par lErotographe Pierre Yves Trémois ». Le dessin représente Alain Bombard et, dans le coin à droite, son pneumatique LHérétique.
Lettre autographe signée
GOULD Benjamin ApthorpLettre autographe signée, adressée au Pr Foerster. Cambridge, 6 février 1870 ; 4 pages in-8°. « Meantime you have probably before now received my memoire on the transatlantic longitude, which, though finished soon after my return home three years ago, was not published by the new super-intendent of the Coast Survey ; but has been independently printed vy the Smithsonian Institution. [ ] Bruhuss memoir of Encke reached me a few weeks ago, and I have been reading it with a good deal of pleasure [ ] circumstances have placed it in my power to undertake an astronomical expedition to the Southern Hemisphere [ ] with the view of founding a permanent observatory & of completing the zone-catalogue [ ] May I ask of your kindness information as to the clocks now made by Tiede [ ] what form of chronograph is most in use [ ] in Germany. » Rare.
Lettre signée.
ORLÉANS Henri, duc dAumaleLettre autographe signée. Wood Norton, Evesham 26 juillet 1886 ; 1 page in-8°. Il a été condamné par la seconde loi dexil : « Comme ami vous souffrez avec moi du coup qui me frappe ; moi, comme Français, jen rougis avec vous, surtout quand il me faut lire ces lignes de la main de la Reine dAngleterre : Je serai fière de penser que ceux qui sont persécutés trouvent la liberté et la sûreté dans mon pays. Et cependant jaime la France plus que jamais ». Texte superbe.
Lettre autographe signée
ENTRECASTEAUXLettre autographe signée adressée aux frère Roux. Aix, 22 août 1772 ; 2 pages in-8°. « Je vous prie, Messieurs mes chers cousins, de vouloir bien remettre à fauchier que vous connaissez les deux dames- jeannes de vin de Chipre et Malaga, et vous aurez la Bonté de régler avec lui le prix du port : comme ce n’est peut- être pas la première fois que vous avez bien voulu vous charger de pareille commission, vous en saurés mieux le prix; je vous en prie de vouloir bien encore, par le retour de Fauchier de dire le prix de les deux dame-jeannes et celui du port que vous aurez fixé pour que j’en instruise M. de Lannes qui m’a chargé déjà de vous faire un million de remerciements. Permettez moi de vous demander messieurs mes cher cousins, se vous ne pourrais pas charger quelqu’un de vos capitaines allant aux isles, de vendre une montre à moi de maitre et à répétition qui m’a couté vingt- quatre louis ; comme je n’en suis pas prodigieusement content je désirerais m’en défaire et l’on m’a indiqué le moyen. je vous prie de vouloir bien me marquer s’il y auarait bientot quelqu’un de confiance et de votre connaissance que je peux charger de cette mission ».
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Lundi 25 août ; 1 page in-8°. « Muy amigo, C'est bien de vous de mettre à vos lettres pas n'importe quelles dates mais celle du 24 juin jour de la saint Jean. Je suis bien honteux de ne pouvoir répondre à telle courtoisie comme serait séant du fait que mon facteur m'a remis lors des étrennes un calendrier truqué où la saint André ne figure pas, je m'expliquerai de cela avec lui au prochain paquet recommandé. La langue espagnole est vraiment impayable et lire une lettre en espagnol au petit déjeuner du matin met l'homme en joie pour tout le jour. Je n'oublierai de ma vie les terribles grimaces que faisait Canitas à son partenaire et ses mines de diable quand il brandissait les banderilles à bouts de doigts d'une manière épouvantable. Canitas est mon homme et je suis content que se ha distinguide mucho en Arles et que Pujol lui à rendu hommage. La cristallerie des ballons d'essais et alambics de verre me parait le meilleur décor souhaitable pour une villégiature par été chaud. Lors de mon stage de naguère au laboratoire musical du havre je ne me lassais pas de regarder la flore de mousses ou d'algues qui peuplait le tube de réfrigération de l'alambic verre ; cette singulière végétation me fascinait et m'est restée dans le souvenir avec la même force qu'il restera Canitas grimaçant acteur japonais. Jean Paulhan séjourne dans les montagnes auvergnates mais suivant son habitus sort peu de sa chambre sinon vers le soir pour jouer au boules dans la cour. Je me suis quant à moi privé de déplacements si inutiles, et maintenu dans mon atelier et chantier de travail où le soleil d'août se donne à goûter à plein. Il ne me parait à moi non plus pas possible que cette corrida de septembre ait lieu sans que Jean P. et moi y assistions auprès de vous cette éventualité qui ne me parait pas concevable. Tout ce qui précède est futile bavardage et hors de saison, on me dit qu'une haute dignité d'empire, un bouton de cristal et haut rang de protocole et grande noblesse de république vient de toucher votre maison, on m'envoie des coupures de presse commentant cet événement/ A genoux donc je baise votre écarlate botte. ».












