Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé. [Vers 1948-1953] ; 4 pages 1/2 in-4°. Sur le rocher de Gibraltar : « Vu de la mer ou vu du ciel le rocher de Gibraltar fait penser à un gigantesque poing fermé. Ce que la Grande-Bretagne a voulu affirmer en s’incrustant depuis 1704 à la pointe de l’extrême occident européen c’est qu’elle entendait jouer un rôle en Méditerranée. La forteresse dont on devine malgré les secrets bien gardés qu’elle est formidable, le port et le champ d’aviation si remarquablement aménagés surtout si l’on tient compte du très petit espace dont disposaient ces constructeurs, la ville si britannique d’aspect et de mœurs […] Tout le décor de Gibraltar est une manifestation de la volonté anglaise. »
Manuscrit autographe signé
LOUŸS PierreManuscrit autographe signé. 1 page grand in-4°, à l’encre violette. Page manuscrite extraite de son livre L’Homme de pourpre (1901). « Six esclaves sarmates s’avançaient deux par deux, chacun portant une charge d’or et un coutelas à la ceinture. Derrière eux, un négrillon tenait horizontalement, comme une patère à libations une longue crosse de cèdre rose serrée par un lacet d’or : la canne auguste du Maître. »
Manuscrit autographe signé
FARRÈRE ClaudeManuscrit autographe signé, intitulé « Un Sujet de Roman, par Sacha Guitry ». [Janvier 1923] ; 22 pages in-4°. Bel article de critique dramatique sur la pièce de Sacha Guitry, Un sujet de roman (créée au Théâtre Édouard VII le 4 janvier 1923). « Le public de M. Sacha Guitry a accoutumé de venir au théâtre Édouard VII pour y rire à gorge déployée. Hier, confiant dans son habitude acquise, il riait comme à l’ordinaire. Mais peut-être avait-il tort... [...] La nouvelle pièce de M. Sacha Guitry, réputé l’amuseur de Paris, est une pièce pleine de vérités très rares […] L’auteur du Blanc et du Noir, qui venait de commettre une façon de vaudeville, a jugé qu’il se devait de commettre, immédiatement après, une manière de tragédie. Et cette tragédie m’a bien l’air d’être un chef-d’œuvre. » Farrère décrit l’intrigue dramatique, rapporte quelques répliques frappantes, et conclut sur l’interprétation de « la plus belle pièce, à mon goût, de toute l’œuvre de Sacha Guitry, parce que la plus cruellement inhumaine » : « M. Levaillé, c’est Lucien Guitry, celui qui n’a pas besoin de texte. [...] Tout ce qu’avait créé Sacha, Lucien l’a multiplié. Et il semble, en vérité, qu’un seul cerveau, celui du père et celui du fils, ait mis debout ce résultat superbe. »
Lettre autographe signée
MILLER HenryLettre autographe signée, adressée à Ariel Marinie. 15 juillet 1979 ; 1 page in-4°. Jolie lettre sur ses yeux et son amour pour une jeune actrice : « I have juste read the story you sent me. (My sight is no better, perhaps a little worse.) It is a very strange, but grupping story, and extremely well written. I would like, with your permission, to send it to a friend of mine N.Y.C. who edits a small mag.[azine] called “stroker”. I write for it exclusively. I feel he would like it very much and perhaps after to publish it in his review (but he does not pay, or if he does, it is a very small sum). Would this be agreeable to you ? Let me know, please. I am glad you continue to write these prose-poems - they are quite unique. Did your first one even get published in a French revue ? All good wishes to you. Aside from the trouble with my sight, I am in good shape and deeply in love with a beautiful young actress from Mississippi ( for 3 whole years now. Still happy, ébloui rather) Sincerely. Henry Miller. »“Je viens de lire l’histoire que tu m’as envoyée. (Ma vue n’est pas meilleure, peut-être un peu moins bonne.) C’est une histoire très étrange, mais captivante et extrêmement bien écrite. Je voudrais, avec votre permission, l’envoyer à un de mes amis, N.Y.C. qui édite un petit magazine appelé "stroker". J’écris pour cela exclusivement. Je pense qu’il aimerait beaucoup et peut-être par la suite le publier dans sa revue (mais il ne paye pas, ou s’il le fait, c’est une très petite somme). Cela vous conviendrait-il? Fais-moi savoir s'il te plaît. Je suis heureux que vous continuiez à écrire ces poèmes en prose - ils sont assez uniques. Votre premier article a-t-il même été publié dans une revue française? Tous les bons voeux à vous. Mis à part le problème avec ma vue, je suis en pleine forme et profondément amoureux d’une belle jeune actrice du Mississippi (depuis trois ans maintenant. Encore heureuse, plutôt ébloui). Sincèrement. Henry Miller.
Manuscrit de la première moitié du XIXe
ARMOIRIES — GÉNÉALOGIE FAMILLE DU BOSQUIEL.« Généalogie de la famille du Bosquiel ». Manuscrit de la première moitié du XIXe siècle en un cahier in-4° de 16 feuillets. Environ 110 blasons peints en marge du texte. Quelques blasons se présentant sous la forme de cartons. Cette famille semble avoir son berceau en Artois ou dans le Boulonnais. Beau manuscrit.
Lettre autographe
CAMPAN Jeanne Louise Henriette GenestLettre autographe, adressée à Nancy Macdonald, fille du maréchal Macdonald. Écouen, 26 mai 1813 ; 4 pages in-4°. Très intéressante lettre sur l’habillement des demoiselles de la Légion d’honneur : « Vous avez autant de goût que d’ordre et d’économie, tout le monde a été enchanté des objets que vous avez achetés pour Caroline Desaix. Elle a eu beaucoup de linge […] 3-12aines de chemises, 3-12aines de paires de bas, 5-12aines de serviettes de courtelle, 2-12aines de mouchoirs de batiste, 6 camisoles pour 3400 f à peu près. […] En attendant qu’elle se donne elle-même du linge et d’autres effets comme il convient surtout en province d’en avoir, car une femme ayant peu de linge et le changeant comme nous le faisons à Paris se voit lésée […] dans des familles où l’on ne fait la lessive que deux fois par an. » Elle raconte les inquiétudes de la jeune fille pour sa nuit de noces. Elle a dû rester auprès d’elle pour la rassurer jusqu’à minuit, pendant que le marié attendait dans une pièce voisine, mais « le lendemain, au déjeuner chez les cousins de Mr de Bellevaud , elle était gaie, bien portante et tout le tragique de l’affaire était parfaitement oublié. » Elle évoque « les espérances de paix ou de guerre, si nos héros […] les occasions d’étonner encore l’univers par leur valeur, l’univers a grand besoins de repos, et il est digne des nobles sentimens de l’Empereur d’en faire la première demande d’autant que son armée n’a jamais été ni plus belle, ni plus nombreuse, ni mieux disposée à combattre ». Mme Campan signait rarement ses lettres.
Manuscrit autographe
TARNAUD ClaudeManuscrit autographe. [Circa 1948] ; 1 page in-8°. Manuscrit autographe en 2 couleurs, rose et noir formant rosace dans un cadran avec au dos un autre manuscrit autographe, figurant le plan d’un texte. Cette rosace constitue ce que Claude Tarnaud appelait un « poème à occultation progressive ». Il s’agit selon toute apparence du premier jet du poème paru dans le n° 4 de la revue Néon, en janvier 1948 (page 3).
Lettre autographe signée
INDY Vincent d’Lettre autographe signée adressée à Emmanuel Chabrier. Paris 20 mai 1885 ; 4 pages petit in-8°. Relative au Chant de la Cloche, qui vient de remporter le Prix de composition de la Ville de Paris. D’Indy commence par féliciter son ami Chabrier pour son exquise Chanson pour Jeanne, avant d’évoquer les éditions Enoch à qui il n’a pas encore osé proposer sa Cloche, puis il commente, avec détachement et humour, le déroulement du vote qui lui a permis de remporter le concours. « J’ai eu tous les musiciens (excepté les bons) contre moi, un autre trouverait que ce n’est pas flatteur, mais je n’en suis pas fâché, l’Institut donnait en grand, nous avons enfoncé l’Institut, c’est un succès ». Donnant le nom de ses concurrents et des jurés, il détaille les cinq tours de scrutins qui furent nécessaires avant qu’il n’obtienne 10 voix contre 9 à Georges Hue et qu’enfin, tous puissent aller dîner chez le préfet Poubelle : « on pourrait appeler ça ‘de l’influence de la soupe sur les concours’. Les vraiment hostiles ont été Duvernoy, Dubois, Colonne et surtout Saint-Saëns ».
Manuscrit autographe abondamment corrigé.
CARCO Francis (François Carcopino-Tusoli, dit)Manuscrit autographe abondamment corrigé. 6 pages in-8°. Manuscrit relatant un entretien avec le poète de Belleville, Henri Marx [1885-1954].« C’est tout en haut de Belleville, dans une de ces vastes bâtisses modernes qui abritent des centaines de foyers […] que j’ai rencontré le poète aveugle Henri Marx entre les murs étroits d’une chambre dont il a fait son univers. Le poète des Heures ferventes, le dramaturge de l’Enfant maître, d’Arial, d’un Homme en marche, le romancier de Ryls un amour hors la loi, et de Sous un visage d’homme est à présent aveugle mais ces heures ferventes qu’il chanta n’ont rien perdu pour lui de leur intense et fécond rayonnement. La cécité, dit-il, contrairement à ce que l’on pense, ne m’a guère apporté qu’une très pénible infirmité ».
Pistolet à silex, transformé à percussion.
Pistolet à silex, transformé à percussionPistolet à silex, transformé à percussion. Canon octogonal damassé, rayé intérieurement. platine gravée de feuillages. Fût uni. Crosse incrustée de filigrane. Réserve dans la crosse, garniture de fer gravée. XIXe siècle. Bel objet.
4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres)
BLOY Léon4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres) adressées à René Martineau. [1910-1915]; 5 pages 1/2 in-8° ou in-12 avec ratures et corrections.— « Je vous informe que notre ami March. succombe. L’angoisse de ces derniers jours ne peut plus être supportée. » Il lui offre son livre [L’Âme de Napoléon]. « Voici en vous embrassant de tout coeur, l’humble cadeau du Mendiant à son ami R.M. pour le nouvel an. Puisse cette dédicace d’un écrivain horriblement triste & fatigué ne pas vous déplaire. » Il le prie de ne pas lui parler de son livre : « J’ai passé ma vie depuis environ 20 ans, à entendre célébrer mes louanges, alors que je périssais de misère & qu’il me fallait lutter contre le désespoir. »— « Je ne demande pas de récompense. Puisque vous êtes rené, mon cher Martineau, je voudrais bien savoir en quel temps vous avez bien pu naître pour la première fois [...] Tu as dit mon secret pour écrire mes livres. [...] J’ai écrit dans les ténèbres, dans mes ténèbres à moi, qui ne sont pas celles des autres, en comptant sur Dieu seul comme Jérémie. Et voilà tout mon prestige. »— «Vous me décernez la grandesse géologique. C’est enivrant & monstrueux. De là à vous précipité “ dans le cratère d’un volcan”, comme vous disiez à Toronto il n’y a qu’un pas. [...] Nous sommes avec vous de tout notre cœur, nous pleurons avec vous & nous prions. [...] Elle est devenue la compagne de Jésus qui nous est plus proche que toutes les créatures ».— Bourg-la-Reine 18 mai 1915. Au dos, brouillon de deux dédicaces à Léopold Levaux pour Le Salut par les Juifs et Celle qui pleure.
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à Alain Virmaux. Cagnes, 4 juillet 1965 ; 1 page 1/2 in-4°. Intéressante lettre sur César.« Je serai très heureux de vous rencontrer, et si j’étais à Paris, je vous appellerais aussitôt, avec le jeune Christian Metz. S’il vous arrive de descendre dans le Midi, appelez moi au 82-61-15, à Saint Laurent du Var. Je suis précisément en train d’écrire la préface de César, qui est la première œuvre dramatique de longue durée que j’ai écrite pour l’écran, et j’ai sous les yeux des centaines d’articles dont la grande querelle, en 1934, provoqua la floraison. Ils ne sont ni courtois, ni convaincants. Leur violence et leur nullité vous étonneront. J’ai constaté avec plaisir que les jeunes critiques d’aujourd’hui, qui ne sont pas des intoxiqués du film muet, commencent à me donner raison ».
Lettre autographe signée
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Lettre autographe signée, adressée à M. Boutet. Nohant, 11 août [1869] ; 6 pages in-8°, enveloppe jointe. « Vous allez donc vous rapprocher de nous dans deux ans, cher ami ? tant mieux, tant mieux ! Mais avez vous pris un coin bien assaini de la Sologne ? Est-ce un simple placement de fonds ou un projet de séjour, en vendant ou louant Palaiseau ? Probablement vous n’en savez rien encore. Maurice pense que vous avez fait une bonne affaire et que la terre peut, en effet rapporter 4 et 5 pour 100, quand on s’en occupe personnellement. Ici les fermiers donnent 2 1/2 % — ils vivent sur la terre, ils y élèvent leurs familles toujours nombreuses, ils paient leur ferme et leurs frais de culture et quelque peu actifs et intelligents qu’ils soient, au bout de quelques années ils mettent de côté et placent au soleil une somme au moins égale à celle qu’ils ont comptée en fermages au propriétaire. Donc la terre rapporte 5 % nets, même avec une médiocre culture. Comptez vous aller toujours en Normandie passer quelques jours ? J’aurais bien voulu avant de vous dire oui pour le jardinier, un peu de détail sur lui, que vous ayez du moins vu sa figure et que vous puissiez avoir de bons renseignements sur son compte. S’il venait de [M. Durand], votre grand jardinier de Bourg la Reine, je serais plus tranquille ; mais vous me dites qu’un mot sur cette trouvaille. Vous est-elle garantie par quelqu’un que vous connaissiez bien ? sinon, j’aimerais mieux attendre quelques jours de plus, afin de vous voir aussi sur, qu’on peut l’être, d’avoir fait un bon choix. […] Encore un détail de ménage, cher ami. Voulez-vous dire à Jacques de m’envoyer une provision de miel le plus tôt possible ? »
Pièce signée
CHERUBINI LuigiPièce signée. [Paris], 22 novembre 1840 ; 1 page in-folio. En-tête « Conservatoire de Musique et de Déclamation », avec vignette. Précieux document de la distribution des prix aux élèves pour l’année 1840 : « Le président déclare au nom du Jury un premier prix d’harmonie & d’accompagnement pratique est décerné à M. Massé (Félix-Marie) né à Lorient (Morbihan), âgé de 18 ans, élève au Conservatoire de Musique et de Déclamation. » MASSÉ Victor (Félix-Marie dit) [Lorient, 1822 - Paris, 1864], compositeur français. Précieux document.
Lettre autographe
MALIBRANLettre autographe, adressée à Mme Garat. Sans date; 1 page in-8°. « J’ai reçu, Madame, le billet que vous avez bien voulu m’envoyer. Recevez, je vous prie, mes remerciements pour la bonté avec laquelle, vous m’avez jugée digne d’être admise dans cette soirée. Je serais trop heureuse d’y assister, j’avoue même que j’en ai une envie démesurée, mais n’ayant jamais aimé d’aller là où tout le monde n’était pas d’accord pour me recevoir, j’aime mieux me priver de ce plaisir. » La cantatrice ne signait jamais ses lettres. Rare.













