Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à Mme Beaurain. [Paris], 27 octobre 1937 ; 2 pages grand in-4°, enveloppe jointe. En-tête « Immeuble Marignan 33 Champs Élysées ».« Alors ? Ma petite Claudine ne veut pas quitter son rhume ? Mauvaise saison pour tout le monde : la vieille dame de St.Tropez se révolte contre une fin de grippe qui traîne. Il faudrait (pour Claudine) un peu d’altitude moyenne, neuf cents mètres, mais à neuf cents mètres on risque de trouver la pluie. La fille de mes voisines et amis Van Der Heust fait la même chose que Claudine, en revenant du Midi, elle perd sa mine vermeille, et se met à avoir un peu de température. Depuis quatre ans ses parents sont obligés de la maintenir, l’hiver, à Megève, dans une maison spéciale pour les enfants, où ils peuvent bien se porter et faire leurs études. Questions de ganglions également. Ne restez pas trop longtemps sans me donner de nouvelles ! Pascal a trouvé, sans le chercher, le filon. Plus on descend dans le Midi, plus l’homme est fermé aux bêtes, et dur pour elles. Je n’ai pas grand-chose à vous dire de moi : je travaille et il pleut. Écrivez-moi bientôt. Ce que je vois de plus beau, ce sont les feux d’artifices de l’Exposition, du haut de notre lanterne, ils ont l’air tirés pour nous. Claudine y prendrait beaucoup de plaisir. On a inventé cette année des feux silencieux, qui sont admirables. » Il s’agit de l’Exposition internationale « Arts et Techniques dans la Vie moderne », qui s’est tenue à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937, première exposition organisée en France selon les règles de la convention de Paris de 1928 sur les expositions internationales. C’est également le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier ancien gaufré avec une chromolithographie représentant un bouquet de fleurs.« Silencieux petit Claude, tu n’es pas malade, au moins ? Je suis inquiète. J’émerge d’un sacré remous de travail. Rejointe par “Marivaux” sur qui j’avais trop peu d’avance, et forcée de soutenir quand même mon feuilleton de critique... Quel métier. Il m’est toujours nouveau, pas ses dures surprises seulement. Nous t’embrassons, mon petit Claude, tendrement. Paris, l’hiver est affreux. Ta vieille amie, Colette. »
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier ancien gaufré avec une chromolithographie représentant un bouquet de fleurs.« Madame, cette feuille de papier doit avoir mon âge, c’est vous dire qu’elle est vieille. Qu’elle vous porte mes voeux, le souhait que je forme pour que le sort mette un terme à vos malheurs. Je serais bien ingrate si je ne répondais pas, tout de suite à une lettre aussi simplement belle que l’est la vôtre. Votre exemple m’aidera à supporter avec patience mon mal arthritique de la hanche, d’origine accidentelle, par conséquent inguérissable. Je vous envoie ma bien sympathique pensée, Madame, Colette. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. 5 janvier 1948 ; 4 pages in-4°. Contrat dactylographié, signé par Colette, Maurice Goudeket et MM. Flammarion et Cie sur « le droit d’éditer les Œuvres Complètes de Madame Colette […]. La Société Le Fleuron, autorisée par Madame Colette transfère à MM. Flammarion et Cie le droit de publier et de vendre cette édition des Œuvres Complètes aux conditions stipulées ci-dessous. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. 7 avril 1949 ; 1 page in-4°.Contrat (rédigé par Maurice Goudeket) signé avec Colette et la société Le Fleuron pour le droit de publier « un ouvrage d’elle intitulé Trait pour Trait […]. Le tirage de cet ouvrage est fixé à 450 (quatre cent cinquante) exemplaires numérotés et 30 (trente) exemplaires hors commerce. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. Paris, le 20 mai 1949 ; 1 page in-4°, effrangé sur le bord, déchirure en bordure. Contrat signé par Colette et Maurice Goudeket autorisant la Société Le Fleuron à publier « en un tirage limité, un ouvrage d’elle intitulé Journal intermittent. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. Paris, 7 décembre 1945 ; 2 pages 1/2 in-4°. Contrat signé entre Colette et Le Fleuron . « Mme Colette confère à la société Le Fleuron qui l’accepte et ce, dans les termes des lois actuelles et futures tant françaises qu’étrangères et des conventions internationales, le droit exclusif d’imprimer, de publier et de vendre la totalité de sa production actuelle et future dans une édition à tirage limité sous forme d’œuvres complètes ». Rare.
Pièce dactylographiée signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. Sans date ; 6 pages in-4°, avec corrections autographes. Très intéressant article dactylographié sur Balzac. « Quand je pénétrai dans cette jungle, La Comédie humaine, je navais pas plus de sept ans. Quon ne crie pas à la précocité : un enfant très jeune pet prendre plus dintérêt à Ferrragus XXIII, chef des Dévorants, et même à la Maison Vauquer, quà des publications genre Fantômas ou la quinzaine de Miquette. Par où entrai-je dans Balzac ? Jen i perdu le souvenir. Tous chemins sont bons qui accèdent à une première conquête. Jeus la chance que personne ne fermât les vingt tomes de lédition Houssieux en me disant : tu es trop petite, tu ne peux pas comprendre... Javançais librement. Non que je ne courusse le risque de me meurtrir ! Je me heurtai aux pages sans alinéas du Médecin de Campagne, du Lys dans la vallée, aux falaises typographiques doù Séraphîtus domine les fjords. Plutôt que de mes les approprier ligne par ligne, je les franchissais dun saut. [ ] De temps en temps je demandais à ma mère quelle laissât toucher lépingle de cravate de Balzac. Quelles mains détiennent maintenant la boule de sardoine rougeâtre, autour de laquelle gravitait un serpent dor ? Cest aujourdhui que je le regrette, aujourdhui que je la voudrais mienne, que jimagine les petites mains de Balzac disciplinant, sous lépingle bizarre, les plus dune cravate queût blâmé Henri de Marsay. [ ] Aucune oeuvre romanesque ne se compare à celle de Balzac. Célèbre, elle est mal connue. Nous ne sommes pas nombreux à la posséder, dirai-je, cadastralement, à pouvoir dire : ici est la maison du vieux Rouget, ici le toit où Fario rangeait son blé, là le champ où sébattaient les Tousard, ni de petits rapaces. [ ] La douloureuse fécondité dun écrivain traqué, ses déboires de financier, dimprimeur et de planteur dananas, je les ai ignorés tant qua duré ma gloutonnerie de lecteur. [ ] Dites-moi, redites-moi la forme de sa grosse tête, léclat de son rire, sa lèvre rebordée, le reflet de la fenêtre quand le jour se levait, sur ses cheveux lustrés. Dites-moi les dernières heures de sa vie, quelles soient contées par Mirbeau, daprès Gigoux ou que le récit de Mirbeau soit démenti par un autre. »
Lettre autographe signée
COGNIET LéonLettre autographe signée, adressée à une femme. Jeudi 4 décembre 1843 ; 1 page in-8°. « En souvenir de l’obligeance avec laquelle Mlle de Senainville nous a prêté son concours, je voulais lui offrir pour ses étrennes cette peinture faite à son intention ; mais son prochain départ dérangeant mon petit projet, je viens vous prier de vouloir bien la lui remettre de ma part. À défaut de l’époque d’indulgence que j’avais choisie la circonstance du mariage de Mlle de Senainville, et de son éloignement de son amie donnera peut-être à mon faible et tardif tribut quelque- propos. »
Lettre autographe signée
COGNIAT Raymond2 lettres autographes signées, adressées à Raymond Nacenta, directeur de la galerie Charpentier. Trous d’archivage.— Sans date ; 1 page in-4°. « Je viens de voir les aquarelles de Mademoiselle Simone Peyrot qui me semblent extrêmement intéressantes et dépassent beaucoup l’intérêt documentaire ou pittoresque que les artistes rapportent le plus souvent de l’Afrique du Nord. Je conseille à cette artiste d’aller vous voir car étant donné le nombre et l’importance des manifestations que vous organisez, vous pourrez certainement lui être d’un grand secours. »— Sans date ; 1 page in-4°. « Pourriez-vous recevoir Monsieur […] qui voudrait vous montrer des aquarelles. Elle me semblent fort intéressantes et il hésite cependant à aller vous voir sans être recommandé. »
Lithographie représentant deux profils face à face.
COCTEAU JeanLithographie représentant deux profils face à face. Lil est représenté à travers une forme de poisson, bleu et vert. Chaque personnage est représenté avec une chevelure évoquant une corne de bélier. Un profil bleu, lautre rouge. Il pourrait sagir dune représentation du visage de Jean Marais. Sans date [circa 1960] ; 58,5 x 49 cm (pour la partie imprimée). Non numérotée, cachet de latelier en bas à droite. Pièce superbe à toutes marges.
Lettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin
COCTEAU JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin représentant la tête d’Œdipe. Santo-Sospir, St Jean Cap-Ferrat [1959] ; 2 pages in-8°.Pendant le tournage du Testament d’Orphée.« Mon Jeannot chéri, nous sommes dans une étuve et je pense à tes mains en tournant pour la télévision avec des pleurs de sueur sur le corps. Je suis bien tranquille en ce qui concerne la beauté de ton travail. Figure-toi que Jean-Pierre voudrait “figurer” dans le film. Mais hélas ce n’est pas un accordéon et je ne peux y mettre des rallonges. Ne t’inquiètes pas pour la robe. Plus elle sera sale plus elle sera belle après ces drames de la peste et des yeux. Je me demande même si la barbe est indispensable - puisque cet Œdipe, c’est toi que je croise en aveugle - (les deux aveugles) perruque, peut-être, avec le beau ruban rouge de Mounet-Sully ou n’importe quoi qui te convienne. Il faudra aussi une longue canne blanche d’aveugle. Mais je m’en charge. J’ai le même problème que pour toi avec Crémieux. Ne t’inquiète pas je m’arrangerai de manière à ce que tout notre plan tienne entre les deux spectacles. Je t’enverrai Claude Pinoteau qui arrangera cela. Je t’embrasse, ton Jean. »
Lettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe.
COCTEAU JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin au dos représentant le profil d’Œdipe. Santo-Sospir, St Jean Cap-Ferrat, dimanche [1959] ; 1 page in-8°.Pendant le tournage du Testament d’Orphée.« Mon Jeannot, c’était bien doux de t’entendre mais je préférerais t’entendre et le soir. Je me réjouis de notre trop brève besogne et je voudrais que tu penses à être terriblement beau (toi) et s’il y a barbe, une simple petite moustache grise. C’est ton visage à toi que je veux et si cela te convient. Madame Janet qui fait les faux yeux peux t’en préparer. On les applique sur les paupières. Madame Jan et est la fée des vitrines et sera près de nous pour les détails de masques, trop grossiers à l’écran. L’optique du théâtre n’est pas la même. Ne te fatigue pas. Je t’aime de me rendre solide et pas trop moche. Je t’embrasse. Jean. »
Manuscrit autographe
COCTEAU JeanManuscrit autographe intitulé « Jean Cocteau ». 1 page in-4°. Manuscrit dicté par la voix de Jean Marais à Jean Cocteau : « Jamais Jean Cocteau ne m’a donné une intonation - jamais il n’a cherché à rendre droit mon rail courbe, courbe, mon rail droit, jamais il ne m’a conseillé de faire un geste. Sa méthode est autre. Vivre, parler, voir l’ensemble de belles choses, cultiver l’âme sans penser à l’Art qui n’est, à ses yeux, qu’une marge de la vie. Avec lui, le travail d’équipe n’est pas un rêve du journalisme cinématographique. Je constate qu’il ne choisit pas le moindre machiniste sans penser à la gentillesse totale du plateau. Il n’existe plus de première ni de dernière place. De haut en bas chacun doit se considérer comme un ami de l’entreprise et lui consacrer les forces du coeur. Il en résulte une atmosphère de bonne grâce et d’entraide qui ôte la fatigue et dont Cocteau pense que l’appareil de prise de vue l’enregistre. »
Manuscrit autographe « L’Eternel Retour », signé de l’étoile (et un début de signature biffé)
COCTEAU JeanManuscrit autographe « L’Éternel Retour », signé de l’étoile (et un début de signature biffé). [Avril 1943] ; 3 pages in-4°. Le film L’Éternel Retour révéla Jean Marais et en fit une star.« Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, sont les deux grandes histoires d’amour. Le coeur tourne autour de ces deux terribles et merveilleux mécanismes. L’auteur de L’Éternel Retour a emprunté ce titre à Nietzche mais il en diminue exprès le sens et veut dire que les grandes légendes se reproduisent éternellement. C’est, en effet, l’histoire de Tristan et Yseult, que ce film raconte. Les héros sont de notre époque. La même fatalité les entraîne dans les mêmes circonstances jusqu’à la mort ». Puis il en donne l’intrigue et ses rebondissements













