Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé
CARCO FrancisManuscrit autographe signé. 1948 ; 3 pages in-8° à l’encre bleue. Très bel éloge funèbre du peintre Luc-Albert Moreau. « Le scrupule, la résolution de mieux faire, l’humour, l’espièglerie — il y avait du Grogh dans son comportement - et la curiosité coupable des êtres et des sexes constituaient chez Luc-Albert Moreau de si nombreux complexes qu’on ne savait souvent lesquels l’emportaient sur les autres […]. Un souvenir de sa petite enfance l’emplissait encore de dégoût et d’horreur. Il en parlait comme d’un cauchemar qui l’hallucinait à dates fixes. Pour le punir d’une faute qui restait mystérieuse, on l’avait enfermé à la cave et dans l’obscurité qui, déjà, l’effrayait. Il s’était par mégarde heurté à un baquet où d’énormes anguilles qu’on avait mis à dégorger, s’agitaient convulsivement. Poussé par la curiosité, le jeune garçon avait plongé les mains dans le baquet […] il lui était resté du contact de ces corps frémissants un tel bouleversement qu’il ne savait plus si, la nuit, par certaines voies obscures, il n’était point tenté d’éprouver la même sensation [...]. J’en connaissais rue de Chartres, dans des sous-sols où l’on apercevait des filles qui, pareilles à des bêtes captives, tournaient sans arrêt dans leurs fosses en attendant que quelqu’un descendît. J’y avais conduit Luc-Albert Moreau à l’époque où il composait les admirables lithographies de L’Amour vénal. Rue de Chartres, rue de la Charbonnière, quantité d’autres femmes nous hélaient à travers les vitres de leurs réduits. Luc-Albert Moreau prenait des croquis. Nous nous rendions parfois à la “Petite Chaumière” où Monsieur Marie, le patron, avait donné des ordres à ses jeunes gens - comme il disait - pour qu’ils n’empêchassent pas l’artiste de travailler. Luc-Albert s’amusait beaucoup à la “Petite Chaumière”. Dans des brasseries à femmes qui existaient encore près de Barbès, aux Halles ou à Reuilly, il était accueilli comme un ami de la maison ». On joint la retranscription sur papier pelure vert.
Lettre autographe signée
CARAN D’ACHE (Emmanuel Poiré, dit)Lettre autographe signée, adressée à un réparateur de vase. « Paris, le 5 juin » ; 1 page in-8°. « Vous serez bien aimable de venir chercher la vase que vous avez vu au 11 av. d’Eylau et que vous avez consenti à réparer aux prix de 250 fr. Il faut bien le plâtrer à l’intérieur pour qu’il tienne. C’est sur la recommandation de Mme Humbert que je vous écris. »
Lettre autographe signée
CARAFA Michele Enrico, prince de ColobranoLettre autographe signée, adressée à M. Dufau. Paris, 19 août 1844 ; 2 pages 1/2 in-4°. En-tête « Gymnase Musical militaire ». Longue lettre musicale : « Voici la musique que j’ai vue et corrigée de mon mieux. M. Onslow, qui est parti samedi après la séance de l’Institut pour l’Auvergne, m’a chargé de vous témoigner tous ses regrets de ne pouvoir assister aujourd’hui à votre distribution des prix. » Il donne ensuite son avis, jugeant et commentant les compositions musicales présentées.
Pièce signée
CAPUS AlfredContrat signé. Rome, 15 avril 1901 ; 4 pages in-4°. Contrat signé entre Alfred Capus et A. R. Riccardi pour faire représenter en Italie sa pièce La Veine.
Pièce signée
CAPUS AlfredPièce signée. 22 avril 1901 ; 6 pages in-folio. Convention entre Alfred Capus et Charles Frohman, directeur du Empire Théatre New York, pour la représentation de la pièce La Veine, en Grande-Bretagne, en Irlande et dans les colonies anglaises (Canada excepté).
Pièce autographe, signée en tête
CAPOTE TrumanPièce autographe, signée en tête, intitulée « Katie The Elevator Girl ». 8 janvier 1936 ; 1 page 1/2 in-4°, écrite sur une feuille d'écolier. Trous d'archivage. Ce texte a été écrit par Truman Capote, à l'âge de 11 ans, pour un devoir d'école anglais. « It was a bright hot July morning, as a rather sagged [sic] faced old woman was walking into a very ? Bank. As she went into her locked room, she met Jake the janitor of the building of which they exchanged morning greetings. Then she said to herself doggone I forgot to pack up Herbert's red flannels (for this was her husbandd [sic]). I bet he will be as sore heck [sic]. » The story continues with a character called Sadie slipping on some soap across a marble floor towards the clerk's desk, at which point the story becomes ever more surreal, with Sadie heading to the top of the building, where she exchanges jokes with the freight elevator man, and tells a story about a fortune-telling incident. In fine condition, with mild overall toning. Although Capote's most enduring shorter work, Breakfast at Tiffany's, was published in 1958, he had begun writing fiction age twenty-two years earlier in 1936 at the age of 11. As he recalled, I began writing really sort of seriously when I was about 11. I say seriously in the sense that like other kids go home and practice the violin or the piano or whatever, I used to go home from school every day, and I would write for about three hours. I was obsessed by it. Here is one of those earliest works by Capote, written in his own hand for an assignment when he was a student at The Trinity School in New York City. A wonderful example of a budding literary style and humor which he would perfect over the next forty-eight years.
Lettre autographe signée
CAPOTE TrumanLettre autographe signée, adressée à son cousin John Faulk. Sans date ; 2 pages in-8° sur papier jaune, enveloppe jointe. « Forgive me not replying sooner but I have been in Calif. I talked to my tax lawyer about your matter, and there is no way I can do it unless I can write it off as a tax deduction otherwise it would cost me $8,000 to give you $1,000 — because I have to give the government 80c out of every dollar I earn (isn’t that outrageous !) […] will see if I can get a tax write off […] affectionate wishes […] Truman. »
Pièce signée
CAPOTE TrumanPièce signée. 11 septembre 1957 ; 1 page in-4°, trous d’épingles en haut. Contrat type entre Capote et CBS télévision employant l’écrivain pour établir les grandes lignes d’une histoire sans titre et être indemnisé de 1 000 $. L’année suivante, Capote publiera Breakfast at Tiffany’s.
Pièce signée
CAPOTE TrumanPièce signée. 11 septembre 1957 ; 1 page in-4°, trous d’épingles en haut. Contrat type entre Capote et CBS télévision employant l’écrivain pour établir les grandes lignes d’une histoire sans titre et être indemnisé de 1 000 $. L’année suivante, Capote publiera Breakfast at Tiffany’s.
Lettre autographe signée
CANSON Anne-Jacques-Barthélémy Barou de La Lombardière deLettre autographe signée, adressée au sénateur Boissy d’Anglas. Annonay, 26 juillet 1807 ; 2 pages 1/2 in-4°, adresse avec marques postales.Très intéressante lettre sur le monument dédié aux frères Montgolfier. Il a cherché des moyens plus économiques auprès de M. Duvet « Nous avons reconnu qu’il n’était point en aussi mauvais état que nous avions lieu de le craindre et il nous a paru qu’avec l’aide et les avis d’un platrier intelligent que nous avons icy, nous pourrions parvenir à nous passer de secours étrangers, à l’exception toutefois de ce qui regarde les changements d’inscriptions et la suppression des armoiries de la province que l’aigle tient dans une de ses serres. » Il propose d’envoyer la table à M. Durandé pour changer les inscriptions et l’aigle. « Si le monument ne portait pas déjà et le nom et le médaillon des frères Montgolfier, on aurait pu graver leur chiffre à la place des armoiries. […] L’ouvrier sur lequel nous fondons nos ressources est absent depuis quelques jours, mais ne tardera pas j’espère de revenir. Au moment de son arrivée nous nous emparerons de lui et nous haterons autant que possible la besogne. Il nous tarde de voir enfin élevé le monument qui a éprouvé bien des retards et des contrariétés. »
Lettre autographe signée
CANROBERT François-Certain deLettre autographe signée, adressée à une comtesse. Paris, 2 février 1858 ; 2 pages in-8°. Il n’a pu lui répondre plus tôt, ignorant son adresse : « Je serais, certes, très heureux, Madame, d’avoir eu l’occasion de m’exister votre gratitude en ayant pu faire quelque chose qui vous fut agréable ; mais dans la circonstance à laquelle vous voulez bien faire allusion, je ne crois pas avoir eu cet avantage; et je regrette qu’une conversation à laquelle je n’attache qu’une importance secondaire, en ait acquis, à vos yeux, par la manière dont elle vous a, sans doute, été rapportée. »
Lettre signée
CANNING Charles-John, EarlLettre signée, adressée au vicomte Condeixa. 23 août 1844 ; 2 pages in-folio, en anglais ; on joint la traduction en français de 3 pages in-8°. En-tête manuscrit « Foreign Office ». « Je suis chargé par le comte d’Aberdeen de vous faire savoir en réponse au mémoire que vous avez adressé à sa signature, que, quoique vous ayez obtenu des lettres anglaises de naturalisation, cela ne donne pas le droit au gouvernement de Sa Majesté de requérir du gouvernement portugais de vous payer la pension et la dette que vous assurez vous être due par la couronne de Portugal en vertu de votre caractère de sujet portugais. »
2 lettres autographes signées
CANALS Y LLAMBI RicardoEnsemble de 2 lettres autographes signées, adressées à M. Teyssier :— Madrid, 22 juin 1903 ; 2 pages in-8°. « Je vous prie de m’excuser du retard à vous envoyer les deux esquisses. C’est bien de ma faute, pour avoir laissé le soin de faire l’envoi au même encadreur pendant une excursion que j’ai faite à Salamanca. À mon retour, j’ai du l’envoyer moi-même. »— Grenade, 25 mai 1905 ; 2 pages in-8°. Il fait un voyage en Espagne et en rentrant à Paris il « aurait grand plaisir à vous montrer mes nouvelles productions et comme de juste vous pourrez choisir. Je vous prie de m’excuser ce retard mais réellement j’ai eu beaucoup de mal avec ce tableau et m’a empêché de rien faire d’autre assez intéressant pour vous montrer. »
Ensemble de 2 lettres autographes,
CAMPAN Jeanne Louise Henriette GenestEnsemble de 2 lettres autographes, adressées à Nancy Macdonald (fille du maréchal Macdonald et qui épousa en 1810 le fils de Régnier, duc de Massa). Écouen, 24 et 28 juin 1811 ; 1 page avec adresse au dos et 1/2 page in-4° :— En avril 1811, Mme Campan venait de faire paraître Lettres de deux jeunes amies, décrivant la vie à Écouen. « Présentez vous-même à M. le Duc [de Massa], mon ouvrage sur Écouen, et agréer l’hommage que je vous en fais comme gage d’amitié bien tendre. […] J’irai souvent vous voir et vous embrasser, car je vous aime de tout mon cœur. »— « Sollicitez votre cher beau-père, mon enfant, en votre nom et au mien, obtenez une de ces deux places, vous me ferez un véritable mais bien véritable plaisir. »Autographe peu commun. Mme Campan signait rarement ses lettres.
Lettre autographe
CAMPAN Jeanne Louise Henriette GenestLettre autographe, adressée à Nancy Macdonald, fille du maréchal Macdonald. Écouen, 26 mai 1813 ; 4 pages in-4°. Très intéressante lettre sur l’habillement des demoiselles de la Légion d’honneur : « Vous avez autant de goût que d’ordre et d’économie, tout le monde a été enchanté des objets que vous avez achetés pour Caroline Desaix. Elle a eu beaucoup de linge […] 3-12aines de chemises, 3-12aines de paires de bas, 5-12aines de serviettes de courtelle, 2-12aines de mouchoirs de batiste, 6 camisoles pour 3400 f à peu près. […] En attendant qu’elle se donne elle-même du linge et d’autres effets comme il convient surtout en province d’en avoir, car une femme ayant peu de linge et le changeant comme nous le faisons à Paris se voit lésée […] dans des familles où l’on ne fait la lessive que deux fois par an. » Elle raconte les inquiétudes de la jeune fille pour sa nuit de noces. Elle a dû rester auprès d’elle pour la rassurer jusqu’à minuit, pendant que le marié attendait dans une pièce voisine, mais « le lendemain, au déjeuner chez les cousins de Mr de Bellevaud , elle était gaie, bien portante et tout le tragique de l’affaire était parfaitement oublié. » Elle évoque « les espérances de paix ou de guerre, si nos héros […] les occasions d’étonner encore l’univers par leur valeur, l’univers a grand besoins de repos, et il est digne des nobles sentimens de l’Empereur d’en faire la première demande d’autant que son armée n’a jamais été ni plus belle, ni plus nombreuse, ni mieux disposée à combattre ». Mme Campan signait rarement ses lettres.










