Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
BERNANOS GeorgesLettre autographe signée, adressée à son ami Jean Bénier, médecin au Sénégal. [Pirapora, Brésil, mai 1940] ; 4 pages in-8°, enveloppe timbrée jointe. Que Bénier ne se fasse aucun reproche : « En réalité, nous ne faisons jamais ce qu’il faut, les uns pour les autres, et ça marche tout de même parce que le bon Dieu qui est très bon est aussi très intelligent. » Il donne des nouvelles de sa famille, notamment de la maladie d’Yves, « un drôle de gosse » qui deviendra « un bonhomme assez intéressant ». Il prie Bénier d’envoyer 200 francs à Guy, qui est sans le sou, afin de laisser à Bernanos le temps « de faire une combine avec Jean Paulhan, à la N.R.F., qui va publier des fragments du journal, et lui enverra, je l’espère, une mensualité. Mais il faut que vous envoyez tout de suite cette somme, ne faites pas l’auvergnat. » Il ajoute : « Je crois que je vais commencer la Vie de Jésus ». Belle lettre.
Belle gravure, avec son portrait dans un cercle
BERNADOTTE Charles Jean-BaptisteBelle gravure, avec son portrait dans un cercle, gravée par Charles Francois Gabriel Levachez, avec une vignette gravée représentant une bataille. Avec un texte biographique en dessous. XIXe siècle ; 48 x 30,5 cm, traces de mouillures dans la marge du haut et rousseurs. Mezzotinte dessinée et gravée par Jean Duplessis-Bertaux à partir de sa collection complète de 60 portraits des personnages qui ont le plus figurés dans la Révolution française.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Amédée Méreaux1). Paris, 11 septembre [1854/55] ; 1 page 1/2 in-8°. « Je pars ce soir. Veuillez envoyer vos partitions, quand vous aurez fini, à Mr Rocquemont2) 38 rue des martyrs. Il vous adressera aussitôt le manuscrit de l’arrivée à Saïs3). Dans celui-là je ne vois guère que le trio instrumental qui doive être arrangé à 4 mains ; mais en tout cas ce morceau veut absolument un tel arrangement ; il faut deux mains pour les flutes et deux mains pour la Harpe. Je serais bien heureux qu’il vous fut possible d’achever l’arrivée à Saïs d’ici un mois, à cause des études de chants que je veux commencer au mois d’octobre. Je suis on ne peut plus fier et reconnaissant des preuves de sympathie que je reçois de vous et croyez bien que je ne les oublierai jamais. » 1) Amédée Méreaux : 2)Rocquemont est le copiste de Berlioz afin de l’aider à recopier ses partitions durant une péiode où le musicien est très solicité et enchaine les projets. 3)L’arrivée à Saïs : L’arrivée à Saïs est la troisième partie de l’oeuvre L’enfance du Christ qui fut créée l’année même de la rédaction de cette lettre, en 1854/1855.
Lettre signée
BERLIOZ HectorLettre signée par Berlioz et d’autres artistes, adressée à M. Gautier, secrétaire de la Maison de l’Empereur. Paris, 23 juin 1858 ; 1 page in-4°. Les signataires, membres de l’Association des Lettres et des Arts, donnent leur appui à la Maison de l’Empereur dans l’intérêt des artistes pauvres. Ont signés Auber, Jean Alaux, H. Berlioz, Halévy, Henriquel, Ingres, Jaley, Jouffroy, Nanteuil, Petitot, Piron, A. de Pujol, Taylor, Ambroise Thomas, etc. Spectaculaire réunion de signatures.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée, adressée à Camille Pal, mari de Nancy Berlioz. Dimanche 20 avril [1851] ; 1 page in-8°. « J’ai reçu le mandat de cinq cent francs payable le 30 avril, que vous m’avez envoyé. C’est plus que de l’exactitude de votre part. Mille remerciemens. Le Ministre du Commerce ne sait pas encore que le Jury dont je fais partie devra se rendre à Londres ni combien de temps il devra y séjourner. J’attends. Mille amitiés à Mathilde. Louis est reparti avant hier pour le Hâvre, il reprend la mer après demain. Il est toujours content de son état. Tout à vous, H. Berlioz. »Avril 1851 : Berlioz est invité par le Ministre du Commerce à faire partie d’un jury international pour adjuger les instruments de musique exposés à l’Exposition Universelle à Londres.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée adressée à Ernest Legouvé. Jeudi matin 19 décembre [1838] ; 1 page in-8°, adresse au verso du second feuillet. À propos de l’aide financière que vient de lui apporter Paganini. « Oui, mon cher Legouvé, tout cela est vrai ; mais vous êtes l’homme du monde que la noble action de Paganini doit le moins étonner. Remerciez-bien pour moi Mme Legouvé de l’intérêt qu’elle a pris à cet heureux incident de mon roman »… Berlioz avait donné au Conservatoire, le 16 décembre 1838, un concert auquel assista Niccolò Paganini. Après avoir entendu Harold en Italie, le violoniste adressa une lettre louangeuse au compositeur, avec un reçu pour toucher la somme de 20 000 francs. Ce don, important, provoqua toutes sortes de remous et de commentaires dans le milieu artistique. Quant à Ernest Legouvé, qui avait également aidé financièrement son ami - à une moindre hauteur - il se vit dédier l’ouverture de Benvenuto Cellini en janvier 1839.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée« H. Berlioz » adressée au chef d'orchestre George Hainl. 22 juin 1867 ; 1 page in-8°. Au sujet de son Hymne à la France. [L'Hymne à la France sera donné à un concert de l'Exposition universelle le 11 juillet.] « Veuillez, quand on imprimera des affiches, et des programmes du concert du 4 Juillet, ne pas oublier d'y mettre le nom de l'auteur des paroles de mon Hymne à la France. C'est Mr Auguste Barbier ; il doit y tenir, car son poème est fort beau. Je compte sur vous pour cela ». Correspondance, t. VII, n° 3247.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée, adressée à son oncle Félix Marmion. Berlin 30 mars [1843] ; 4 pages in-8° (21,6 x 13,9 cm) sous chemise demi-maroquin rouge.Belle lettre sur son premier séjour en Allemagne et ses premiers succès à l’étranger.Berlioz, tout juste arrivé à Berlin, confie à son oncle, grand amateur de musique, de nombreux détails sur sa tournée de concerts en Allemagne où son nom résonnait déjà. En 1834, Liszt avait en effet transcrit pour piano la Symphonie fantastique et Robert Schumann faisait son éloge dans la revue Neue Zeitschrift für Musik. Ce “voyage musical” (décembre 1842-mai 1843), dont il rêvait depuis longtemps, verra ses premiers triomphes à l’étranger.« J’ai reçu à Stuttgard votre lettre et vos lettres pour Munich ; malheureusement je n’ai pu profiter des entrées qu’elles me donnaient dans tant de maisons recommandables ; des impossibilités matérielles sont survenues à cette époque, à mes concerts au Grand Théâtre de Munich ; j’ai donc en conséquence décampé au plus vite vers le nord de l’Allemagne, sans visiter la capitale de la Bavière et de la bierre [sic]. Je m’en applaudis tous les jours : plus j’avance et plus je suis festoyé, choyé, adoré et payé. Le Sud n’a pas le sou ; ce sont partout des villes désertes et inertes ; les gens y dorment jour et nuit. je n’ai pas besoin de vous dire que j’utiliserai dans l’occasion vos introductions et que je vous en remercie deux cent et une fois. Vous avez dû lire dans les journeaux [sic] de toutes les couleurs mes bulletins de la grande armée ; le Frrrançais se couvre de lauriers sur toute la ligne, on est content de moi ! Vous avez vu à Dresde les sérénades, à Brunswick les couronnades, les soupers, les vers, les toasts ! à Hambourg d’où j’arrive ils m’ont rappelé deux fois après le concert. C’est ici qu’il faut maintenant faire une charge à fond. Je gagnerais assez d’argent si je n’en dépensais pas si horriblement mais les suppléments d’orchestre que je suis obligé de payer, le transport de ma musique qui pèse 500 livres (vous voyez que ce n’est pas de la musique légère) et les intervalles qu’il faut mettre pour les préparatifs entre chque concert et me font faire de longs sejours partout, me ruinent. Enfin, tout va la cruche à l’eau qu’à la fin elle s’emplit, mais je suis abymé par cette vie de répétitions continuelles, qui comporte néanmoins des satisfactions : À propos de chanteurs j’en ai trouvé deux qui ont tout à fait remué le cœur des Saxons et des Hambourgeois avec ma cantate sur la mort de l’Empereur [Le Cinq Mai ou la Mort de Napoléon, composée en 1835 sur un poème de Béranger] traduite en allemand. Je vais remonter cela ici. J’aurai ces jours-ci une audience du roi de Prusse [Frédéric-Guillaume IV] à qui je vais dédier mon Traité d’instrumentation qu’on publie en ce moment à Paris. Tout le monde, Meyerbeer en tête, m’a fait l’accueil le plus empressé et le plus amical ; mais je vois devant moi deux cents sauvages à civiliser, c’est-à-dire deux cents musiciens nouveaux à instruire et j’en sue d’avance. Il n’y a rien en Allemagne d’aussi complètement bien qu’au conservatoire de Paris, mais il y a partout de l’excellent. Je dois même dire qu’en raison de la soumission des musiciens et de leur discipline aux répétitions, j’ai obtenu des résultats supérieurs sous certains rapports à ceux de Paris. Ainsi à Brunswick et à Hambourg et à Leipzig, j’ai été exécuté d’une manière irréprochable. Il y eu même des morceaux d’orchestre dits d’inspiration. Les chœurs sont en revanche partout très faibles, il y a un préjugé français en leur faveur dont il nous faut décidément revenir. Les chanteurs ténors et les femmes sont d’une médiocrité insolente ; on ne chante pas plus sottement. (Berlioz écrira cependant le contraire dans ses Mémoires). J’ai écrit ces jours derniers à mon père et à Nanci, j’espère que les détails que je leur donne leur feront plaisir. Après mes concerts d’ici, peut-être irai-je à Breslaw où l’on m’a déjà annoncé maintes fois ; et je ne suis pas trop éreinté ; sinon je retournerai à petites journées à Paris le centrum gravitatis du monde musical et de tous les mondes possibles. Adieu cher oncle, si vous m’écrivez avant le 10 avril, addressez la lettre à Berlin. Votre affactionné neveu H. Berlioz. »Berlioz, Correspondance générale, éd. P. Citron, t. VIII, n° 823 ter.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée. Saint-Pétersbourg, « 3 janvier russe » [22 décembre 1867] ; 1 page in-4°. Petit trou du à l’encre acide, restauré.« Mais triple étourneau, je vous écris, que je pars pour Moscou et vous me répondez à Pétersbourg où votre lettre m’a attendu. Je viens donc d’écrire à Rubinstein à Moscou et de lui expliquer votre affaire ; s’il obtient ce que vous voulez il me l’enverra et je vous le renverrai aussitôt. Le voyage de Moscou a été assourdissant sous tous les rapports. Nous avons eu un auditoire de dix mille six cent personnes au Ier concert donné dans le manège et des cris et des rappels sans fin […] surtout pour l’offertoire de mon requiem qui a révolutionné l’auditoire et pour ma symphonie d’Harold au second concert. Je vous raconterai tout cela à Paris. J’ai encore ici deux concerts à donner. H. Berlioz. »1er janvier (20 décembre 1867): Berlioz quitte St Pétersbourg pour Moscou.8 janvier (27 décembre 1867): Premier concert de Berlioz à Moscou.11 janvier (30 décembre 1867): Second concert de Berlioz à Moscou.12 janvier (31 décembre 1867): Réception en l’honneur de Berlioz.13 janvier (1 janvier 1868): Berlioz quitte Moscou pour St Pétersbourg. Le second voyage de Berlioz à Moscou est encore plus bref que le premier vingt ans avant; il ne dure que deux semaines, mais du point de vue musical est beaucoup plus réussi: Berlioz parvient à donner deux concerts, et le niveau d’exécution s’est beaucoup amélioré depuis 1847. L’information fournie par les écrits de Berlioz se limite maintenant à la correspondance du compositeur: les Mémoires se terminent en 1865 et ne comprennent donc pas le deuxième voyage en Russie. Berlioz, fatigué et malade, ne veut d’abord pas aller à Moscou et rejette les propositions qu’on lui fait (CG nos. 3310 [8 décembre/28 novembre] et 3314 [14/2 décembre]), mais deux jours après cette dernière lettre il est en pourparlers avec Nicolai Rubinstein, directeur du Conservatoire de Moscou et frère d’Anton Rubinstein le fondateur du Conservatoire de St Pétersbourg (CG nos. 3316, 3321, 3323).
Pièce signée
BERLIOZ HectorPièce signée. Paris, le 23 mai 1844 ; 1 page in-folio. Contrat entre Hector Berlioz et M. Strauss concernant un projet de fête musicale dans le local de lExposition de lIndustrie, soit du 15 au 30 juillet ou « dans les premiers jours daoût. Cette fête aura lieu pendant un ou plusieurs jours, selon la permission que MM. Berlioz et Strauss obtiendront des autorités compétentes. » Sont ensuite évoquées les conditions financières. Belle signature.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée [adressée à léditeur musical berlinois Eduard Bote and Gustav Bock]. Paris, 13 octobre 1864 ; 2 pages in-8.« Je nai pas reçu lexemplaire que vous mannoncez de votre édition de Béatrice et Bénédict. Je viens décrire à Mr Koennemann [le compositeur Mi os aw Koennemann, chef dorchestre régulier du festival de Bade où fut créé Béatrice et Bénédict] de vous envoyer les premières feuilles de la grande partition. Jai écrit aussi à Mr Pohl [le critique musical Richard Pohl, favorable à Hector Berlioz et qui traduisit en allemand le livret de Béatrice et Bénédict], bien persuadé quil ne fera aucun cas de ma lettre ; cest la cinquième fois que je lui écris sans obtenir de réponse. En conséquence, si vous nobtenez pas de lettre de lui dici à 0 jours, veuillez men informer ; je vous enverrai alors le dialogue français que vous pourrez faire traduire en allemand sous vos yeux à Berlin. À laide de la pièce de Shakespeare (Much ado about nothing) traduite par [August Wilhelm] Schlegel, il y aura seulement à copier en beaucoup dendroits et cela prendra à peine trois jours. Je ne sais pas ce que vous avez demandé à la direction de Stuttgardt pour ma grande partition ; veuillez me faire savoir si votre proposition a été acceptée et ce qui me reviendra sur cette somme. Votre tout dévoué, H. Berlioz. »Hector Berlioz composa son opéra comique Béatrice et Bénédict sur un livret dÉdouard Plouvier largement remanié par ses soins, daprès la pièce Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare. Loeuvre fut créée en août 1862 à Bade.
Photographie dédicacée
BERLEY AndréPhotographie dédicacée à Jean Mounier. 1930 ; 25,4 x 20 cm. Cliché Metro Goldwyn-Mayer.« Pour Jean Mounier avec mon souvenir ravis de mon séjour à Hollywood. André Berley ».
Ensemble d’une lettre autographe signée et d’un manuscrit autographe sur Colette :
BERL EmmanuelEnsemble d’une lettre autographe signée et un manuscrit autographe sur Colette :— 22 novembre 1972 ; 2 pages in-4° avec enveloppe jointe [à Mme Ginette Guitard] : « Très touché et embarrassé par votre lettre, j’hésite à y répondre. Pardonnez-moi le retard. Je n’ose pas écrire mon amie Colette “je l’aimais beaucoup, elle a été très bienveillante et bonne pour moi. L’amitié implique une égalité à laquelle je n’ai jamais osé prétendre. “Un” très Chère voisine vaudrait mieux. Pour la radio, je suis à votre entière disposition. Venez avec un micro, le jour à l’heure que vous voudrez — le mieux étant l’après-midi. […] Je pourrai vous parler de Colette, collaboratrice et Marianne et la Treille Muscate et de Palais-Royal. C’était un grand écrivain & un grand personnage. Je ne me jucherai pas sur sa tombe. »— Manuscrit autographe. 3 pages in-8°. Beau manuscrit sur Colette :« J’ai eu pour Colette beaucoup d’admiration et beaucoup de tendresse. […] Elle a eu pour moi et de la bienveillance et de la bonté. Quelque chose néanmoins... Quand on me dit: votre amie, en parlant de Colette. L’amitié implique, il me semble une certaine égalité qui ne pouvait être entre elle & moi. Non seulement à cause de la différence d’âge […] mais parce que Colette était réellement d’une espèce différente de mois & des autres, à un stade plus avancé de l’évolution.[…] Quand ses regards se posaient sur une fleur, sur un paysage, sur la mer, ils y laissaient une trace que je n’imaginais percevoir — et qui les changeaient […]. Et son esprit était toujours en travail afin de trouver les mots qui leur répondent. Je me le rappelle, méditant ainsi, devant un pan de mur & finissant par dire “C’est blanc foncé”. On ne pouvait prévoir ce qui allait lui déplaire ou la charmer. Personne n’était plus modeste. Elle répétait constamment que, si elle avait été riche, elle n’aurait pas écrit. Et personne toutefois n’avait une conscience plus juste de ce qu’elle était. Quand j’entrepris le journal Marianne, je l’invitai à déjeuner pour lui demander sa collaboration; je lui dis : “après tout, vous êtes le meilleur écrivain français. Tranquillement, elle me répondit : “ c’est probable”. Elle estimait toutefois que le dernier des poètes passait avant le premier des prosateurs ; parfait M. Francis James avec humilité et respectait l’ambition sinon la réussite des poètes qui n’ont pas touché la cible qu’ils visaient.[…]Je ne me jucherai pas sur le cercueil de Colette, pour prendre des poses avantageuses. Elle aimait le silence & sa mémoire doit inspirer d’abord le respect. »
Lettre autographe signée
BERL EmmanuelLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. Paris, 21 novembre 1959 ; 1 page 1/2 in-4°. « Votre aimable lettre me rend confus. J’admire beaucoup votre César. Je pense que, loin d’être imposteur, vous avez contribué plus que personne à démystifier Cléopâtre et à réduire à leurs justes proportions, ses charmes illustres. César a été sans doute un romain patriote. D’autre part les romains l’ont tué. De là, pour ceux qui l’admirent - comme vous et moi - une ambivalence à laquelle on ne peut guère échapper. J’estime, moi aussi, stupide, d’imaginer un César vieilli que sa passion pour Cléopâtre égarerait ; mais non pas de supposer qu’il eut institué en Égypte un régime différent et celui que ses successeurs établirent. Je me demande si on n’a pas un peu méconnu la civilisation hellénistique - quoique je sente les terribles défauts de l’administration lagide. […] L’Islam ayant pris contre l’administration romaine - une preuve par neuf trop évidente - il ne me semble pas interdit de supposer que César s’il eut échappé à ses assassins et battu les Parthes aurait mieux sauvegardé en Égypte la tradition pharaonique et la tradition macédonienne et qu’il eut consolidé au lieu de l’abattre, l’édifice vermoulu qui défendait Cléopâtre »...
Ensemble de lettres autographes signées
BERL EmmanuelEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées à Suzanne Muzard. [vers 1927-1953] ; 20 pages in-4°. Belle correspondance. « Je pense que personne n’est aussi fondamentalement bonne, pure, & désintéressée que toi. Tes admirables qualités te viennent de toi. Tes défauts t’ont été donnés par la vie : misère de l’enfance, déceptions de l’adolescence, difficultés & luttes de la maturité. [...] ton goût de l’Absolu est ce qui, en toi m’attire le plus. Il était chez maman. [...] Je souhaite un enfant de toi, non pour te retenir - mais pour t accomplir. Et moi-même […]- S’il est un de mes actes que je ne regrette pas, c’est mon mariage avec Suzanne Muzard ». Rare.













