Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 8 lettres autographes signées, adressées à Armand Salacrou
LIMBOUR GeorgesEnsemble de 8 lettres autographes signées, adressées à Armand Salacrou. Sans date ; 19 pages in-4°, quelques pages effrangées en bordure. Très intéressante correspondance entre les deux écrivains.— « Je ne regrette pas Paris, bien que ce soit là que la civilisation règne en dominatrice avec ses mille artifices, et où sont mes amis qui sont ce que les civilisations ont fabriqué de mieux, c’est Wiesbaden avec son petit tramway jaune qui vient du Rhin et l’air de musique au fond des vallées qui fait danser, c’est l’odeur des tilleuls sur les routes l’été , et le chant des crapauds de Schierstein, c’est avec le plus amer désespoir et une nostalgie telle que j’écrirais bien une lettre à M. Le directeur de l’Echo du Rhin afin qu’il me fasse revenir, le grand pont rouge qui à Mayence traverse le Rhin. Ce sont les allemandes mélomanes et les gros buveurs de bière au fond des cafés ouverts après une cour et une autre encore, au fond des maisons. Ce sont les pâtisseries de là bas, ce sont les eaux magnifiques et le vin du Rhin, le Rhin, le Rhin, celui qui a tenu dans mon verre, ce sont les cerises et les bains miraculeux, les Russes, un air d’ennui et six mois de volupté. Mais quel malheur que tu n’aies pas connu les petites villes de l’Italie du Sud, les petits ports où j’ai passé des journées précieuses. Le charme de ce voyage est à siècles derrière moi, maintenant, par delà l’Adriatique qui est une rivière, mais par delà les montagnes d’Albanie que Titan ne soulèverait pas. Les bateaux ont peur d’aborder à ce pays. Aussi descendu de ma barque, c’est ainsi que j’atteignis la terre albanaise. Une dizaine de sauvages m’attendaient sur le bord. Ils étaient couverts de haillons ...»— « J’irai à Paris le 19 qui est dimanche et par conséquent je pense que le grand maître jouira de son jour de repos hebdomadaire. Je n’aime pas les villes le dimanche (encore moins la campagne), mais il faut bien passer qq. part. Aussi habillez vous comme en semaine et ne mettez pas de chemise propre. […] J’ai eu un nouveau furoncle composé divisé en plusieurs salles et vestibules comme un temple égyptien ».
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé, Le Cinéma — Music-Hall : Une Soirée à l’Olympia. [Vers 1930] ; 5 pages in-4°. Amusant compte rendu, pour L’Europe nouvelle, du spectacle qui fait courir tout Paris : un opéra cinématographique en couleurs, parlant, chantant, suivi d’un divertissement de Louis Lemarchand, le « grand producer attitré des Folies-Bergères ». Soupault présente ce spectacle comme le triomphe du mauvais goût. Il raconte longuement « l’opéra », le Roi des Vagabonds, dont le héros est François Villon, puis résume la teneur des Régates à Deauville, sketch maritime qui se termine avec les pleins feux sur une femme nue.
Ensemble de lettres ou pièces signées
GALLIFFET GastonManuscrit relatif au second duel Galliffet-Lauriston. 2 pages 1/4 in-8°. « Analyse de la seconde rencontre. Dans un atelier loué exprès, ne pouvant se battre dehors à cause du grand froid, se sont rencontrés de nouveau Monsieur de Galliffet, guéri de sa blessure, et Monsieur de Lauriston, avec les mêmes témoins et le Mis du Hallay-Coëtquen toujours pour juge du camp. Le combat a duré près de 25 minutes, 4 ou 5 reprises ont eu lieu […]. M. de Lauriston a reçu une légère blessure dans la main qui ne l’a pas empêché de continuer et Monsieur de Galliffet ayant reçu une blessure à la hanche qui s’est arrêtée sur le haut de l’os de la cuisse ; Monsieur Baret, chirurgien qui assistait au duel ayant visité immédiatement la blessure de M. Galiffet, a déclaré qu’il ne pouvait continuer de combattre ; sur ce le juge de camp ainsi que les quatre témoins ont déclaré que l’honneur était satisfait et que le combat devait cesser après ces deux rencontres. […] Les deux adversaires réconciliés se sont donné une cordiale poignée de main. » Nous joignons la lettre du marquis du Hallay-Coëtquen, relative à ce manuscrit qu’il envoie à un journaliste et auquel il voudrait apporter des modifications (1 page 1/2 in-8°).On joint une très belle lettre autographe signée de Galliffet, adressée à Calmette. Paris, 9 octobre 1899 ; 4 pages in-16. « Il est possible (confidentiel) que le gouvernement soit amené à désigner un officier pour suivre au coté des Boërs la campagne du Transvaal. Le commandant Damade est déjà parti pour rejoindre le général en chef de l’armée anglaise. […] Le projet scolaire effraie beaucoup de gens raisonnables. C’est le droit du gouvernement. Mais est-ce le moment de s’en alarmer? Le Français devient nerveux quand le gouvernement se mêle de ses affaires privées. L’impression que causera ce projet résultera dans une certaine mesure du procès en cours devant le Sénat. Plus je pénètre dans les affaires du ministère, plus je constate que, uniquement soucieux de se créer une clientèle militaire, Monsieur de Freycinet a amené la confusion de tous les pouvoirs. […] Le projet de loi sur la constitution et le fonctionnement des conseils de guerre sera soumis par moi samedi au conseil des ministres. »
Pièce signée
COMPOSITEURSPièce signée par de nombreux musiciens dont : Arthur Honegger, Georges Auric, Arthur Bliss, Werner Egk, Marcel Poot, Jean Binet, Franco Alfano, Géza Frid, Ernest Van der Eyken, Maurice Schoemaker, etc. Bergen, 5 juin 1954 ; 1 page in-folio. « Réunis au congrès de Bergen, les compositeurs de musique qu’il est convenu d’appeler sérieuse, c’est-à-dire ceux pour lesquels la seule recherche du gain matériel ne constitue pas la raison première de leur travail, désireraient être consultés lorsqu’il s’agit de questions qui les intéressent directement et où leurs connaissances et leur expérience peuvent être utiles, qu’il s’agisse par exemple des contrats d’édition, des barèmes de répartition, de la double imposition, etc. Ils remercient la conférence des directeurs et des experts de la répartition d’avoir formulé en avril 1953 le vœu qui les concerne et recommandent chaleureusement son adoption par l’assemblée confédérale en espérant que toutes les sociétés le mettront en pratique. » Précieux document.
Lettre autographe signée
GIDE AndréLettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [La Roque,] « Lundi 2 juillet » ; 2 pages 1/2 in-8°. Il a quitté Paris, après le mariage de son cousin et s’est installé à La Roque. « Vous savez, je crois, que j’était garçon d’honneur et que pour le circonstance, j’ai du arborer le tuyau et l’habit. […] Tout s’est bien passé malgré notre grande émotion. Et maintenant me voilà de nouveau à La Roque, travaillant peu, lisant beaucoup et flânant encore plus. Quand il ne pleut pas, je prends un petit ballot de livres pour m’inciter à abattre de la besogne et je m’assieds dans les bois ; là comme la terre est humide, je mets mes livres sous moi pour ne prendre froid,... mais le résultat est le même. La campagne est charmante, on commence à faire les foins, et les prés encore couverts de fleurs ont un air de fête qui vous rend tout joyeux. […] Si vous saviez comme il est bon de se dire en se promenant, que dans un mois, on sera de nouveau tous ensemble et que cette joyeuse vie de l’été passé reprendra. »
Portrait du roi Albert Ier de Belgique
ALBERT IER DE BELGIQUEPortrait du roi Albert Ier de Belgique par Georges Tcherukine. 1938 ; 40 x 30 cm sur une feuille de 64 x 49 cm. Mine de plomb sur papier. Dessin signé et daté 1938. Georges Tcherukine, illustrateur russe, exécuta des portraits pour le Panthéon des gloires, en dessinant des personnalités de son époque d'après nature. Ces dessins originaux sont réalisés entre 1932 et 1938.
Lettre autographe signée
MAILLÉ Jean Armand deLettre autographe signée « Le duc de Brézé », adressée au prince de Morgues. Toulon, 21 novembre 1644 ; 1 page in-4°, adresse avec fermeture de fils de soies rouges sous cachets de cire rouge. « Je ne recoy pas peu de satisfaction de ce que les [ ] sen va trouver Votre Excellence puisque ceste occassion me donne lieu de luy renouveller par ces lignes lextreme passion que jay tousjours eue a lhonorer et servir, cest une verité (Monsieur) que je serois bien ayse de confirmer a Vostre Excellence par des marques plus essentielles et proportionnées aux veritables sentimens que jen ay, vous asseurant Monsieur quil ny a personne au monde qui fait sy parfaitement ny avec tant de zele que je suis vostre tres humble et tres obeissant serviteur Le Duc de Brezé ». Portrait gravé joint.
Lettre autographe signée
ZOLA ÉmileLettre autographe signée, adressée à Mme Georges Charpentier. [Paris 1er avril 1892]; 1 page in-12, adresse au dos (télégramme). « Je sors de chez Carré que je n’avais pu rencontrer hier. Il a été fort aimable, le Vaudeville est entièrement à nous. La question de la représentation le soir a été réservée: le soir, vous auriez deux mille francs de frais, le jour, à peine quelques centaines de francs; et vous déciderez. Enfin, Mayer est, paraît-il, très souffrant. J’ai senti que Carré préférerait ne pas nous le donner. Il m’a nommé Géraud, qui en effet serait parfait . Nous causerons de tout cela dimanche. En tout cas, vous pouvez marcher, car, je le répète, le Vaudeville est à nous. Affectueusement. Emile Zola.»
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé « Pour danser seulement ». [1946] ; 1 page 1/2 in-8°. Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.« Pour danser seulementMisere misere en lambeauxcrimes en dentellespour les cœurs et les cerveauxau rendez-vous des demoisellesSommes-nous nusou démontablesà la lueur des chalumeauxquand la lune se met à tableHeure des aveux pour les aveuglesminuit tapantaux portes des grandes villesoù le sang coule dans les ruisseauxSauvez la face sauvez le feuvolez au secours des oiseauxnous retrouverons les hirondellesles libellules les demoisellesPhilippe Soupault. »Tirée de Trois chansons du jour et de la nuit (1946).
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. Cagnes, 22 décembre 1957 ; 3 pages 1/2 in-4°. « Je vous appelle maître parce que dans l’immense fatras qui nous submerge, vous êtes l’un des très rares écrivains de ce temps qui n’aient jamais écrit pour ne rien dire, et dont les oeuvres resteront comme le témoignage d’une civilisation que notre temps s’applique à détruire. C’est pourquoi, sans avoir été mon professeur, vous étiez l’un de mes maîtres : si mes historiettes intéressent un grand nombre de lecteurs — c’est ce que Hachette vient de me téléphoner — ce sera parce qu’elles sont écrites dans le style qui me fut enseigné par Cicéron, Virgile, Montaigne, Pierre Poux, Goelzer et vous-même. Je vous dis ceci un peu vite mais je crois que vous me comprendrez. Je suis retourné sous mes oliviers. Après des tempêtes — qui ont fait rage en mon absence — le soleil est revenu et les géraniums sont en fleurs. Je revois Pollion, en relisant vos lettres — et l’après-midi, devant des bûches d’olivier, je traduis en anglais mon livre, pour un éditeur américain farci de dollars, qui a, paraît-il, compris cet ouvrage — qui me parait pourtant séparé de son peuple par plusieurs Atlantiques. On verra le résultat : habent sua fata libelli... Voilà une citation qui sera pédante si je la faisais devant un ignare... À propos de latin, il faut je vous en dise une bien bonne, citée par le dernier Crapouillot. Un homme politique important a dit à la tribune : — Messieurs, je suis forcé de vous répondre par un “non possumus” ; et même, comme nous sommes plusieurs du même avis, je devrais dire “non possumi”. Voilà, voilà où nous en sommes... que cela ne gâte pas nos vacances : il suffit de considérer que cet effort maladroit d’un orateur mal informé est cependant un hommage au génie latin. »
Lettre autographe signée
GERBAULT AlainLettre autographe signée. « Rouen » ; 1 page in-8° sur papier à en-tête du Firecrest.« Ci-inclus la liste des livres à envoyer et l’adresse de Gavardie qui avait écrit un article remarquable sur moi dans la Revue des Vivants. Je crois aussi que mon ami, Victor de la Tortelle ferait peut-être volontiers quelque chose dans sa revue Art et Industrie. Je trouve que les éditions de luxe devraient avoir chaque photo et carte imprimée à part une une feuille séparée. Cela ajouterait grandement à leur valeur. » On joint une photographie représentant le navire « Edgar Quinet » en novembre 1928, dédicacée « Alain Gerbault Yacht Firecrest, St Vincent Nov 28. ».En juillet 1928, il navigue au large de São Vicente (Cap Vert), où le bateau pendant son sommeil s’échoue. Les réparations durent plusieurs mois à Porte Grande d’où il repart le 6 mai 1929.
Pièce signée
ALEXANDRE II (Alexandre Nicolaïevitch Romanov)Pièce signée. Krasnoe Selo, 9 août 1867 ; 1 page 1/2 in-folio, en-tête imprimé, en russe.Nomination de chevaliers de lOrdre impérial et royal de Saint-Stanislas : Yvegeniy Vasiliev, major du 11e régiment de dragons de Riga de SAI la grande duchesse Yekaterina Mikhailovna, et ancien major du 12e régiment de hussards dAkhtyr de SAR Frédéric Charles de Prusse ; Mitrofan Yavorskiy, capitaine de cavalerie du 11e régiment de hussards dIzium du prince couronné de Prusse, et Vladimir Tukolki, lieutenant du 11e régiment duhlans de Chuguyev du général prince Dolgorukov, etc.
Dessin original signé
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 195 X 150 mm. Aquarelle à l’encre de Chine et couleurs. Les gouvernements : « Hein, vieux ! nos gouvernements à nous ... Ils tiennent plus longtemps !.... » Encadrée.
Aquarelle et encre signée
[COURTELINE Georges] GUILLAUME AlbertProjet de couverture par Albert Guillaume pour Le Train de 8h47. 13,5 x 21 cm, encadré.Aquarelle et encre signée vers le bas au milieu et titrée « Le train de 8h47 par Georges Courteline ». Albert Guillaume est lun des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.
Lettre autographe signée
DUFY RaoulLettre autographe signée, adressée à Christian Zervos. 1 page in-4°. Il annonce l’envoi d’un petit dessin « pour faire un cliché grandeur exacte aucune réduction. […] Robert vous remettra aussi la maquette pour la couleur de l’impression du fond bleu. Merci pour tout cela. Passerez-vous dans votre prochain numéro le Mozart et la Femme à la fenêtre de la vente Quinn ?».














