Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
GAULLE Charles deLettre autographe signée adressée à (Mr Sorel Jean Albert ?). Le 27 Juin 1950, en-tête “ LE GÉNÉRAL DE GAULLE ”, deux pages in-8°. « Cher Monsieur, Votre “ Histoire de France et d’Angleterre ” je l’ai lue avec un très grand intérêt. Vous peignez parfaitement bien ce drame perpétuel qu’est pour l’Europe l’insularité anglaise par rapport à l’instabilité française. Vous avons pu faire l’accord “ in extremis” par l’entente cordiale puis par le 18 Juin. Mais tout reste encore à faire, maintenant come toujours. En vous remerciant de votre envoi et de votre dédicace - qui m’a touché - ».
Lettre autographe signée
GAULLE Charles deLettre autographe signée adressée à (Mr Sorel Jean Albert ?). Le 27 Juin 1950, en-tête “ LE GÉNÉRAL DE GAULLE ”, deux pages in-8°. « Cher Monsieur, Votre “ Histoire de France et d’Angleterre ” je l’ai lue avec un très grand intérêt. Vous peignez parfaitement bien ce drame perpétuel qu’est pour l’Europe l’insularité anglaise par rapport à l’instabilité française. Vous avons pu faire l’accord “ in extremis” par l’entente cordiale puis par le 18 Juin. Mais tout reste encore à faire, maintenant come toujours. En vous remerciant de votre envoi et de votre dédicace - qui m’a touché - ».
Manuscrit autographe « Pimporello »
MARCEAU MarcelManuscrit autographe « Pimporello ». [1970-1980] ; 162 pages in-4°. Manuscrit d'un livre pour enfant écrit par le mime Marceau dans les années 1970-1980 (publié par Belfond en 1987). On joint 4 versions tapuscrites avec des corrections manuscrites ainsi que le synopsis. Le pantomime célèbre Marceau exprime son credo artistique personnel dans ce conte court et trompeusement simple. Pimporello, un pantomime italien de rue entre deux âges et désillusionné, traite en amie Nina, une orpheline timide et effrayée qui l'idolâtre. Chacun des personnages trompe l'autre avec un grand mensonge, dont le produit est lourd de conséquences. Pensant que son art reflète le désir d'humanité pour une meilleure vie (bonté, paix et justice), Pimporello juge qu'il porte un lourd fardeau. Comme dans un magnifique rêve d'epiphanie, évoquant un cirque, le lecteur peut se demander, ce qui a été réel ou illusoire tout au long du roman. Étroitement liée à la sentimentalité, cette histoire magique et engageante est une parabole sur la prise de risques de l'auteur entre réalité et artifice.
Minute entièrement autographe de sa lettre adressée au Roi
BERTRAND Henri-Gatien, comteMinute entièrement autographe de sa lettre adressée au Roi. Paris, 4 mai [1840] ; 1 page in-folio (32 x 20,5 cm). Supplique adressée au Roi, au nom de Bertrand, Montholon, et Marchand, exécuteurs testamentaires de l'Empereur, pour que les derniers honneurs soient rendus aux restes mortels de Napoléon : Paris 4 mai : « Les exécuteurs testamentaires soussignés du gendre de l'Empereur d'Autriche ont l'honneur d'exposer à V.M. qu'il leur était prescrit de demander au Roi d'Angleterre la faculté de rapporter en France les cendres déposés sur la terre de l'exil. L'accomplissement de ce vu dépend de V.M. son cur français, ne verrait pas sans peine que celui qui ceignit nos drapeaux de palmes immortelles fut encore escorté après la mort au pouvoir de ses ennemis. Sire, que du moins dans une terre consacrée par notre religion, le même marbre puisse couvrir à Ajaccio le fils à côté de ses pères. Les soussignés attendent avec confiance la décision de V.M. et déposent à ses pieds l'hommage de leur profond respect. » (Provenance : Archives du Général Bertrand).
Pièce signée
PASTEUR LouisPASTEUR Louis [Dole, 1822 - Villeneuve-l’Étang, 1895], chimiste et biologiste français.
Ensemble de 19 lettres autographes signées
CHARDONNE JacquesEnsemble de 19 lettres autographes signées « J. » adressées à Roger Nimier. La Frette-sur-Seine 23 février – 1er mai 1957 ; 24 pages in-4° et 13 pages in-8°, 19 enveloppes à l’adresse de Nimier aux éditions Gallimard, avec parfois la mention « personnelle ». Superbe correspondance littéraire entre le parrain des Hussards et le plus célèbre représentant de ce mouvement. Chardonne écrit quasi quotidiennement à son cadet de quarante ans, le félicitant pour ses articles, dans le Bulletin de Paris, Arts ou La Parisienne et rendant compte de ses propres lectures. Il donne son opinion sans complaisance sur de nombreux auteurs, de Paul Morand qu’il juge le seul écrivain du siècle à Montherlant dont les Carnets sont pesants et ennuyeux, de Marcel Proust ─ qui ressasse en mille pages ce qu’il dit parfaitement en trois lignes ─ à ce benêt de Maurice Barrès. Plusieurs lettres explicitent ce qu’il pense de l’œuvre de Proust. « En 1900, on faisait du faux-bois, du faux-marbre. Hérésie, horreur, n'est-ce pas ? Or, l'œuvre de Proust est pour les ¾ du faux-bois. C'est pourquoi, si lourde, elle est en partie creuse. Je décris longuement un chat. Puis je dis à mes intimes : vous savez, c'est un chien. Ça vous va ? » (1er mars). 21 mars : « Le malheur de ces temps, c'est qu'on lit trop vite. Et on juge trop vite. (Avec Proust, j'aurais pris mon temps. Aussi, je suis perplexe) […] . Faites-moi une grâce, lisez lentement, pesant chaque ligne ». Parmi les nombreux autres écrivains plus ou moins appréciés par Chardonne : Jules Romains (« il s’amuse. Mais il a passé l’âge »), Roger Antelme qui vient de publier L’Espèce humaine, Alfred Fabre-Luce, la comédienne Simone dont les Souvenirs viennent de paraître, Jean Cocteau « qui croit à la mode d'une époque, il se cramponne à ce bonhomme de neige, à moitié fondu », André Maurois « bêbête » ou encore Jean-Paul Sartre dont la vogue s'explique très bien : « Pendant quelques années, Sartre est le seul écrivain qu'une bande de jeunes futurs auteurs (de Sagan à Franck), ont lu. Sartre a été pour eux toute la littérature » (11 avril 1957). Mais c’est surtout le nom de Paul Morand qui revient le plus souvent tout au long de ces pages. Rendant compte d’un déjeuner en sa compagnie et de leurs discussions littéraires : « Montherlant est un Espagnol. Mauriac, un Maure. Bernanos, Grand d’Espagne. Dans la littérature française, il y a très peu de Français » (28 février). Morand est selon lui le seul écrivain intelligent (« et puis vous et moi, peut-être »), et il loue son génie, notamment après la lecture de Fleur du ciel (paru dans le recueil Fin de siècle) : « le talent, au degré extrême, le talent-virtuosité vraiment vertigineux. Auprès, qu’est-ce donc que Barrès, et son pauvre style à la pommade, et Malraux, et même Montherlant, et tous » (2 mars). Pour décrire le talent de cet écrivain qu'il rattache à l'époque naturaliste de Flaubert, Zola et Maupassant : « L'horreur des idées générales (lui, si intelligent) fermé à la ‘psychologie’, mais les yeux ouverts au monde extérieur. Au lieu d'être un peintre ‘naturaliste noir’, il sera éclatant. Il renouvelle entièrement l'art de peindre. […] Il est l’unique ‘écrivain’ du siècle » (3 avril). Quant à Montherlant, bien qu’il ait pris le temps de lire « lentement » ses Carnets, il confirme son impression : « L'auteur de ces ‘Carnets’ est un sot, rien d'autre, un ronchonneur, un ridicule paillard (ou impuissant qui se vante) et qui n'a rien dans la tête, sauf un peu d'histoire romaine. Voué aux lettres, il n'a même pas de discernement en littérature. S’il loue Colette, c'est pour des qualités qu'elle n'a pas justement (le naturel). Il a été subjugué par ce benêt de Barrès, par ce mannequin de vertus nommé Poincaré ; et, naturellement, il ne soupçonne pas que Malraux est un pitoyable écrivain. Tout cela pue le célibataire, c'est-à-dire un grand enfant. Il reste en d'autres livres un superbe écrivain, mais a jamais diminué pour moi » (15 avril). Il est parfois question de cinéma (avec Baby doll d’Elia Kazan) ou de politique, à propos des relations internationales et plus particulièrement de l’insane et honteuse propagande contre l’Amérique, « notre seul appui » (6 avril), ou du déclin de l’Angleterre et de la France depuis 50 ans : « La marche à l'abîme a été une marche aux flambeaux avec fanfare. En 15 ans, disparition des deux plus grands empires coloniaux du monde » (10 avril). Chardonne déconseille à son ami de circuler dans Paris en autobus ou en métro et de privilégier la marche : « On va plus vite à pied, on élimine les microbes du travail, les poisons du riche, les humeurs de la vie ». Enfin, la dernière lettre de cet ensemble, datée du 1er mai (rébus, à l’encre noire, au dos de l’enveloppe) relate une anecdote au restaurant avec un homme empli de religion voluptueuse et intense pour le déjeuner et le vin du repas. Puis Chardonne rapporte avec humour un propos de Dumas fils sur la postérité des auteurs de théâtre. « Une petite flamme de lucidité empêche les heureux de ce monde de s'endormir. On a compté que Dumas père avait 500 enfants naturels. - Balzac avait une note de 25 millions chez les fournisseurs de glaces. Nous sommes peu de choses ».
Ensemble de 12 lettres autographes signées
VILLIERS DE LISLE-ADAMEnsemble de 12 lettres : Lettre autographe signée, adressée à « Mes chers amis ». Sans date ; 3 pages in-8°. Pas signalée dans la Correspondance (ancienne collection Colonel Sicklès). « Je vous écris à la hâte. J'ai oublié, dans mon zèle, de vous dire le titre : c'est : Fiat in Oriente Hax !.. Je m'occupe du numéro avec des noms [ ], ainsi que vous m'avez autorisé à le faire. Réfléchissez bien et froidement aux avantages de la chose : le Gd duc Nicolas vient de quitter San Stefano, le vent est à la Turquie libérale, c'est l'occasion même en France. De plus ce sont des vers, quand le diable y serait !... Donc honorable de les publier. Quant à la suite, je n'ai rien à ajouter, vous avez du tout comprendre d'un coup d'oeil. Mes vêtements de gala m'arrivent lundi à 4 heures je serai chez qui de droit, et vous verrez. Si vous avez su tirer parti ultérieurement de la situation cela vous regarde ! Relativement au journal, c'est un pétard terrible, une vente quintuple ou sextuple assurée là bas, enfin les choses sérieuses en plus, pour le présent ou l'avenir. Pendant que je vous cherche le reste, faites composer le plus vite possible, revoyez les vers faibles, dans la description de la fin, - mercredi je serai chez vous à 4 heures [ ] J'enverrai l'autographe de Victor Hugo au mieux lundi. » Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. Sans date ; 1 page in-16. (N°481 de la Correspondance générale). « Ne cherchez plus ! J'ai trouvé, par un hasard plus qu'étonnant. Le paquet de cette épreuve 12 était roulé et enveloppé à votre adresse, et je n'avais oublié que de le porter. » Lettre autographe signée, adressée à Louise Dyonnet. [1864] ; 1 page in- 8°. (N°28 de la Correspondance générale). En 1863, il noue une liaison avec Louise Dyonnet, une demi-mondaine, mère de deux enfants, et accomplit un séjour de quinze jours en août à Solesnes, où il rencontre Louis Veuillot. En 1864, alors qu'il rompt avec Louise Dyonnet, il fait la connaissance de Flaubert et se lie d'amitié avec Mallarmé, son père fait une nouvelle fois faillite. « Ma chère Louise, je n'ai que le temps de jeter à la poste ce petit mot. [ ] Mardi, vous pourrez demander au comptoir du café dont nous sommes convenus, une petite boîte que j'ai laissée hier pour vous. Vous y trouverez une lettre, dans laquelle je vais ajouter un louis, pour votre voyage et votre dîner, puisque vous êtes pauvre en ce moment. Impossible de vous offrir davantage. [ ] Je ne pourrai pas venir mardi. Ne m'en veuillez pas et sans adieu ». Lettre autographe signée, adressée à sa femme. [1878] ; 1 page 1/2 in-8°. (N°183 de la Correspondance générale). « L'article de 5 colonnes paraît après-demain matin. Je suis au milieu de tout ce monde royaliste et convoqué pour l'hôtel Continental jeudi prochain à la séance des comités. [ ] Il faut faire l'impossible, si ce n'est pas au dessus de vos forces ; il faudrait absolument dix francs ! Songez donc, après sept années d'attente, c'est fini. Sept années, de disette, de Pharaon ! Elles ont précédé les autres avec moi. » Très intéressant ensemble entièrement inédit, concernant la préparation du drame Le Nouveau Monde, qui fut une de ses oeuvres qui donna sans doute le plus d'espoir à Villiers de l'Isle-Adam. H. Ballande, directeur du théâtre des Nations, contacta Villiers au printemps 1880. Tout en étant enthousiaste du drame, Ballande se montra prudent et entendait bien être couvert de ses frais à l'avance. La correspondance que lui adressa Villiers, et qui se trouve ici réunie, montre bien les atermoiements de Ballande durant le printemps et l'été 1880. L'affaire traîna en longueur, et la représentation ne put avoir lieu. 4 lettres autographes signées, adressées à H. Ballande, directeur du Théâtre des Nations. Formats in-8° : 21 mars 1880 : « Comme je doute que vous puissiez me donner mon manuscrit du Nouveau Monde demain au soir, à cause de la longueur des indications de mise en scène, et comme je vais à la campagne ce soir pour n'en revenir que mardi, je passerai moi-même, chez vous, mardi, vers quatre heures, pour prendre la copie et vous donner le drame en l'acte dont je vous ai parlé. Voici, ci joint, les Personnages du Nouveau Monde. J'avais oublié de vous dire que les indications de mise en scène, entre le dialogue, et à la suite des noms des personnages de ce dialogue, doivent être souligné à l'encre rouge. » ; 11 mai 1880 : « N'ayant aucune espèce de nouvelle de ce dont je vous avais parlé, ayant fait une démarche à laquelle il ne m'a pas encore été répondu, je me vois obligé, pour ne pas vous induire en des engagement qui pourraient ne pas être réalisables, de renoncer au moins, pour le moment, à la représentation du Nouveau Monde sur votre scène. » ; 20 mai 1880 : « M. Marras et moi nous nous sommes infructueusement présentés ce soir, au théâtre, pour vous soumettre le projet d'une démarche immédiate uni ne pourrait qu'amener d'excellents et effectifs résultats. Comme il s'agit d'entrer en répétitions, ou tout au moins en lecture, vers le 26 du courant et que cette mise à l'étude du Nouveau Monde est subordonnée à la location d'une cinquantaine de loges, il est un moyen de hâter cette combinaison. Le premier et principal avertissement sera donné samedi matin, 22, dans le The continental gazette, journal américain très important. De plus je me suis assuré le concours de quelques chroniqueurs influents qui présenteront la chose sous le jour excellent qu'elle mérite. [ ] Il faudrait, soit par une lettre d'introduction qu'il vous serait facile d'obtenir, soit tout simplement par une demande d'audience immédiate au ministre des États-Unis, M. Noyes, vous présenter chez lui. Sans lui parler aucunement de souscription, ni du prix même que vous désiriez louer les loges pour les trois premières soirées, vous priez M. Noyes de vouloir bien honorer de sa présence la représentation du 4 juillet. [ ] Et bien, en obtenant de lui ce simple assentiment, nus acquérons le droit d'imprimer, de publier dans la presse française et américaine, et anglaise , que le ministre doit assister à la première soirée, ce qui donne un caractère de patronage officiel à notre affaire. [ ] Maintenant, il n'est pas de réclame plus sérieuse, plus attirante du public de la location, que la mise à l'étude même de l'ouvrage, que les répétitions connues et commentées par la presse, presque tous les jours. De plus, lorsqu'il s'agit d'un drame distingué, d'un prix important, revêtu déjà d'une célébrité de presse exceptionnelle, devant être représenté à propos d'un événement national, [ ] dans une époque où devront fermer les principaux théâtres, comment voulez-vous que, non pas les trois premiers, mais les dix première soirées au moins ne soient pas assurées à l'avance et que la location s'arrête ? Je ne comprends donc pas bien la nature de votre hésitation quant à la mise à l'étude du Nouveau Monde. » ; 10 octobre 1880 : « Je prends la liberté, mon cher Directeur, de vous recommander de la manière la plus sérieuse (si toutefois même, il est besoin de cette recommandation), Madame Leroy. Je lui crois des qualités nerveuses (chose très étrange à dire d'une artiste dramatique !) et de plus une jolie et intelligente voix, qui passe bien la rampe et qui dit juste. Quant à sa personne, il suffit de la regarder pour être fixé très vite sur le charme qu'elle doit exercer sur une salle. » Lettre autographe signée. Janvier 1884 ; 2 pages in-8°. (N°269 de la Correspondance générale). « J'ai reçu vos deux derniers numéros et je ne sais comment vous remercier d'avoir compris qu'effectivement cette scène d'Axël, inintelligible seule (quelques efforts que j'ai faits pour la rendre même lisible, ne convenait pas au Monde militaire. [ ] Donc n'en parlons plus. Je vais donc vous donner, gratis (ayant déjà touché de l'or pour ce dialogue), un article rédigé pour le journal. Ceci le plus tôt possible, puisque, maintenant, je suis à peine debout. » Lettre autographe signée. 29 décembre 1884 ; 1 page 1/2 in-8°. (N°127 de la Correspondance générale). « Vous m'avez donné, le mois dernier, un coup d'épaule qui m'a été salubre ; complétez-le, voulez-vous ! Encore quelques jours de travail et je serai sauf. Je ne suis pas venu le 25, espérant pouvoir me passer du second billet de cent francs ; mais quelle fin d'année ! J'ai bon courage, ce n'est qu'un moment ! Je rembourserai. Lorsqu'on offre les chances d'un succès réel avec des décors ordinaires, on est joué vite, et s'il faut en croire tous mes amis, j'ai en mains quelque chose de sérieux dans ces conditions. Pouvoir achever et agir n'est plus qu'une question de strict nécessaire. » Lettre autographe signée, adressée à l'éditeur Scheuring. Paris, le 29 février 1886 ; 2 pages in-8°. (N°330 de la Correspondance générale) « Voudriez-vous s'il vous plaît m'envoyer, dans le courant de la semaine, le montant du prix de de la vente de mes Premières Poésies depuis notre dernier règlement (qui date de plusieurs années). On est venu me demander des dédicaces sur la première page de 24 exemplaires achetés ( et achetés cher) depuis moins de deux ans. » Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. 6 août 1887 ; 1 page in-8°. (N°417 de la Correspondance générale). « Il va sans dire que la nouvelle qui paraît ce matin par hasard et enfin, savoir l'Agrément inattendu, n'est pas la chronique intitulée L'humble modèle, spécifiée dans mon bon pour toucher, consenti à la maison Quantin. Cette chronique devant seulement paraître lundi matin. »
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
Manuscrit autographe signé
MONNIER ThydeManuscrit autographe signé, intitulé « Le Figuier stérile ». 1944-1946 ; in-4°, 270 pages. Le Figuier stérile est le tome VI de son œuvre Les Desmichels et le volume fut publié en 1947.Superbe manuscrit présentant de nombreuses corrections et ajouts, enrichi d’un dessin en couleur signé et d’un dessin à l’encre. Le manuscrit est signé au début et à la fin. Daté Saint-Pierre d’Allevard 11 septembre 1944 - Nice 21 novembre 1946. Il est présenté sous la forme d’un gros cahier assemblé sous un classeur à pince, dos en demi basane noir en lettres dorées.
Lettre autographe signée
MAINTENON Françoise dAubigné, marquise deLettre signée, adressée à la supérieure de la Maison royale de Saint-Louis [Marie de La Poipe de Vertrieux], à Saint-Cyr. Fontainebleau, le 10 août 1712 ; 3 pages in-4°, adresse. La lettre a été dictée à sa secrétaire Marie-Jeanne d'Aumale. Belle lettre au sujet des élèves et des surs de la Maison d'éducation de Saint-Cyr. « Jai grande envie ma chere mere que Mlle de Penchrech aille a Senlis. La pention que le Roy lui donnera sera aisement payée par les sollicitations de Mr Bloüin outre que jespere que la paix remettra toute chose en letat ou elles etoient qui etoit que toute pention au dessous de mil francs se payoit sans un nouvel ordre du Roy. Mlle d'Aumale a desja repondu de ma part a la Supre de Mante que Mlle de Chamboran na point dautre parti a prendre que de se retirer auprès de Md sa mere et que je luy donnerois deux cens francs pour aider a son voyage, sy c'est assés gardez lui vostre bonne volonté pour lavenir car deux ou trois pistoles par Mr l'évesque de Poitiers lui feront grand plaisir. Je ne suis point en peine ma chere fille des dispositions de vostre retraite, on ma apris qu'il faut juger de l'arbre par les fruits. Je ne puis trop entendre parler de la joye de St Cyr et je demanderai un compte bien exact du nombre et de la qualité des recreations, mon plaisir est parfait quand je sai nos filles saintes et gayes. Ma sr de Laigni me mande que ce seront les jaunes qui obtiendront la prise de Doüay pourvu que je la voie je me consoleray de la dispute qui poura selever la dessus dans la maison. Je ne suis pas sans inquiétude de la bataille dont on nous menace en Flandres et qui est bien vraisemblable sy les hollandois ne retiennent pas le prince Eugene, voilà encore un grand besoin de prieres. Navez-vous pas chanté le Te Deum comme on a fait partout » Elle évoque encore d'autres religieuses.
Pièce signée
NAPOLÉON Ier (Pièce signée « NP », Palais de Trianon, 22 mars 1813 ; 2 pages in-folio. Contresignée par comte de Sussy ministre secrétaire d’État ; Duc Decrès ministre de la Marine et des Colonies, et François Ferrier directeur général des Douanes. En partie imprimé vignette aux armes impériales et cachet sec. Passeport maritime accordé à un navire américain depuis le port de Bordeaux sous la raison de “A. Bareau & Bernard ainé” pour introduire des denrés et à la charge du navire d’exporter des marchandises française.
Lettre signée
JACQUES IILettre signée « Jacques R[ex] » avec 6 mots autographes, adressée au duc de Juliers Philipp-Wilhelm von Wittelsbach-Neuburg, en français. Château de Whitehall, 15 octobre 1685 [25 octobre 1685, nouveau calendrier]. 1 page in-4°, adresse au dos, cachets armoriés de cire noire avec vestiges de lacs de soie noire. « Mon cousin, le vin que le Sieur de Philippin votre escuyer et lieutenant-colonel de vos gardes m’a présenté de votre part, m’est d’autant plus agréable qu’il est une nouvelle marque de votre affection, et un surcroist de l’ancienne bonne volonté que la Maison palatine de Neubourg a toujours eue et conserve pour moy. Ledit sieur de Philippin, qui s’est bien aquitté de la commission dont il étoit chargé, vous asseurera à son retour de mon amitié, et du désir que j’auray en toutes rencontres de vous en donner des preuves. »
Lettre autographe signée
JACQUES IILettre autographe signée « J R [ex]», adressée au futur duc de Lauzun, en français. Château de Saint-Germain-en-Laye, 31 août 1690 ; 1 page 1/4 in-4°, adresse au dos, cachet armorié de cire rouge, petite déchirure due à l’ouverture sans atteinte au texte. « JE VOY QUE L’ON AVOIT LAISSÉ bOISLEAU DANS LIMERIKE AVEC LE PLUSPART DE L’INFANTERIE IRLANDOIS ET QUELQUE CAVALRIE ET DRAGONS, ET QUE VOTRE INFANTRIE ET LE CANNON DEVOIT MARCHER À GALLOWAY. JE SUIS FORT EN PAINE POUR VOUS AUTRES, SÇACHANT LE MÉCHANT ESTAT DE MES AFFAIRS par les lettres du d[uc] de Tyrconnel [Richard Talbot, vice-roi catholique d’Irlande, un des chefs militaires de l’armée jacobite]. J’espère que les vaisseaux du roy arriveront assez à temps pour pourvoir à votre sûrté, s’il en est le besoin […]. La reyne et moy faisons tout ce que nous pouvons pour vous justifier auprez du roy et vous pouvez […] vous assurer que je ne manqueré pas de le faire e[n] tout temps et en tout lieu. »LA RÉSISTANCE HÉROÏQUE DE BOISSELEAU DANS LIMERICK. Après la défaite de la Boyne (11 juillet 1690), l’armée franco-irlandaise de Lauzun et Tyrconnell se replia sur l’Ouest entre Galway et Limerick. Guillaume II assiégea cette dernière mais dut se retirer en septembre devant la détermination du maréchal de camp Alexandre de Rainier de Droué, marquis de Boisseleau qui commandait la place. Peu après, Lauzun et Boisseleau rentrèrent en France, laissant les troupes jacobites sous le commandement du futur maréchal de Berwick, fils naturel de Jacques II.










