Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Manuscrit musical autographe signé
JOLIVET AndréManuscrit musical autographe signé, La Flûte du Bœuf [K142], 1948 ; titre et 2 pages in-4.Musique inédite pour flûte pour Les Femmes du Bœuf de Jacques Audiberti, créée à la Comédie Française (salle du Luxembourg), le 23 novembre 1948, dans une mise en scène de Jean Debucourt et des décors de Raymond Peynet, Louis Seigner jouant le rôle du Bœuf.Jolivet a écrit cinq brèves interventions musicales pour la flûte (durée totale : 1’45’’). Le manuscrit, à l’encre noire sur papier à 16 lignes, a servi pour les représentations, comme en témoignent des notes au crayon ; il porte les cachets de dépôt à la SACEM, le 20 décembre 1948.On joint le manuscrit de premier jet au crayon (1 page in-fol., à 22 lignes), au dos d’esquisses pour la 3e des Trois Complaintes du soldat [K91].
Ensemble de 63 lettres ou pièces, autographes signées en réponse à lenquête savoureuse sur une citation de Claude Farrère.
[HUGO Victor].Titre violemment gênant de Claude Farrère : « Victor Hugo le plus grand imbécile du XIXe siècle » (Claude Farrère). Octobre-novembre 1934. Ensemble de 63 lettres ou pièces, autographes signées en réponse à l'enquête savoureuse sur une citation de Claude Farrère. On trouve les réponses de Joseph Ageorges, Maurice Ajam, Alcanter de Brahm, Arsène Alexandre, Jean Appleton, Aulnier, Henri Auriol, Mme Aurel (Aurélie de Faucamberge), Olivier Bascou, Joseph Barthélémy, Georges Beaume, Maurice Bedel, Louis Bertrand, Georges Bonnamour, Maurice Bouvier-Ajam, Charles Briand, Jane Catulle-Mendès, colonel Sadi-Carnot, Cazals, Madeleine Chaumont, Georges Claretie, Abel Combarieu, Jean Dars, Georges Daudet, Hugues Delorme, Joseph Denais, Pierre Dominique, Renée Dunan, Mme Dussane, Henri Falk, Fauveau de Courmelles, François Fournier, Léon Frapié, Funck Brentano, Urbain Gohier, Henry-Robert, Camille Mauclair, Mgr Mayol de Lupé et le nonce Casanova, Charles Méré, Jane Misme, Rachilde, les Rosny « aîné et jeune », Jean Royère, Émile de Saint-Auban, Saint-Georges de Bouhelier, etc. Par exemple, Rosny ainé : « Mon ami Claude Farrère a le droit d'exprimer son opinion sur Hugo, si violente soit-elle. Quant à moi, j'admire profondément le génie, l'immense génie du poète. Mais pour son intelligence très vive dans certaines zones, surtout littéraires, elle est assez faible dans les zones abstraites. Et il prend trop facilement le ton du prophète pour dire des choses simplettes au fond. »
Ensemble de manuscrits autographes signés
MAIZEROY René (René-Jean Toussaint, Baron, dit)Intéressant ensemble de 20 manuscrits autographes signés. Ces manuscrits ont été rédigés pour le Gil Blas et décrivent la vie parisienne scabreuse et élégante.
Lettre autographe signée
DENIS MauriceLettre autographe signée, adressée à Édouard Joseph. « Le Prieuré, Saint-Germain en Laye », [9 décembre 1940] ; 1 page in-16, adresse timbrée au dos. « André Clot, l’imprimeur lithographe me parle de votre désir d’éditer deux planches de moi dont les pierres commencées du temps de son père n’ont été ni achevées ni tirées. Les éditions Vollard ont absorbé depuis plusieurs années l’activité de Clot et la mienne. Puisque vous habitez rue de Furstenberg, vous pourriez peut-être venir à mon atelier d’art sacré, n°8, samedi prochain vers 5 heures. »
Pièce autographe signée
BRASILLACH RobertPièce autographe signée intitulée « Stances de Pierrot à Colombine ». 1925 ; 1 page in-8°. « Pour avoir vue au clair de luneSe pencher sur ses beaux espoirsL’enfant à chevelure bruneJe vous ai désirée un soir.L’ombre était pleine de murmuresNos regards ne pouvaient s’y voir. »Au dos figure un autre poème autographe signé (encre pâle) :« N’avez vous jamais évoquéSous une lune de VerlaineDans un parc discret et coquetLa Comédie Italienne ?La brise dit des mots d’amourQui volent de branches en branches, Et sous les mantes de veloursLes satins ont des clartés blanches. »
Lettre autographe signée
BRASILLACH RobertLettre autographe signée, adressée à Mlle Ennebic. « Canet, vendredi soir 6 septembre » ; 8 pages in-8°, enveloppe jointe. « Il faut que je vous gronde, d’abord, par ce que vous me racontez des bêtises dans votre lettre, je vous le dis franchement. Qu’est-ce que c’est que cette façon de dire que je vous ai trouvé à Paris, différente, incertaine et un peu sotte. “Et qui vous permet de dire ça ? Moi qui était si heureux de vous retrouver, et de vous retrouver pareille. Et bien souvent quand on se figure des choses comme ça des gens, c’est qu’on les pense d’eux-mêmes. Mais je ne veux pas vous retourner les choses méchantes que vous me dites. […] C’est parler bien longuement et disserter sur des pointes d’épingle. Mais il ne faut pas croire que je ne suis pas toujours votre vieux camarade. […] Je sais que mon interview des Pitoëff a paru dans l’Intran. Bien entendu, je ne le savais pas mais un de mes camarades il y a quelques jours m’y a fait une allusion ». Il remercie sa correspondante de l’avoir amené aux débuts de journalisme. « C’est un début qui est peu de chose, mais qui sait ? C’est peut-être important pour moi. Car je n’ai pas l’intention, vous le savez, si j’ai assez de force pour cela, de faire long feu dans l’université, puisque la littérature est une chose incertaine et difficile, qu’il faut avoir....du talent et de la chance pour y réussir, le journalisme est une porte de sortie passionnante. » Il lui parle de ses vacances fort réussies à Mont-Louis et à Font-Romeu. Il félicite le frère de sa correspondante pour la naissance de sa dernière fille. Il évoque le futur mariage de sa correspondante : « Alors, ma chère Marie, ce mariage est décidé. D'après ce que vous m’avez dit de votre futur époux, si je puis parler aussi noblement, je pense que vous serez heureuse. » Il lui raconte l’histoire d’une amie qui après être restée célibataire très longtemps, a rencontré un veuf, s’est mariée avec lui et vient d’avoir un enfant. « Je crois, ma chère Marie, que “l’état de mariage” comme on dit ecclésiastiquement, est l’état naturel de la femme (et peut-être de l’homme). Naturellement, vous devrez donc vous y habituer. […] C’est que je désire de tout mon coeur que vous soyez très heureuse. » I ll l’informe que sa soeur, Suzanne, a une place en Espagne mais « qui ne l’emballe pas ». Il lui parle de ses lectures : Les enfants Terribles de Cocteau, Poussière, Mrs Dalloway, etc.
Pièce autographe signée
BRASILLACH RobertPièce autographe signée intitulée « Sonnet. En souvenir de note dernière promenade nocturne et de tant d’autres ». 2 août 1925 , 1 page in-8°. « Pour Marie,C’était le dernier soir au bord des eaux sereinesNous étions dans la chevelure des roseaux,Et les roseaux chantaient aux caresses des eaux...La musique de nuits nonchalamment s’égrène...Voici qu’un souvenir aux douceurs souverainesSemble naître du chant recueilli des oiseauxLa fileuse des jours arrête ses ciseaux ;La paix des soirs défunts frissonne sur le plaine.C’est l’heure impérissable au dieu méchant ravie,L’instant où dans nos coeurs renaît le souvenirDe la route amicale au grand soleil suivie.Et le regret se mêle à notre amer plaisirDans ce beau soir, devant ce qui ne peut mourirMais qu’on ne verra plus, peut-être de la vie. »
Lettre autographe signée
ATTERBOM (Per Daniel Amadeus)Lettre autographe signée. Upsala 18 mars 1838 (?) ; 4 pages in-4°, en suédois.Très longue lettre visiblement très intéressante dans laquelle il cite un poème en français tiré des “Esquisses poétiques” d’Alphonse de Lamartine : « C’est le poète : il marche ignoré du vulgaire,Dans sa joie inconnu, dans des pleurs solitaires,Quelquefois incliné sous d’indignes travaux,Courbé par le besoin, enchaîné par les maux.Qu’importe ? Il a pour lui les tendres rêveries,Les regards, les concerts des muses attendries,L’innocence aux beaux yeux qui sourit à son coeur,L’espoir qui vient toujours ranimer son ardeur,Et ces plaisirs si neufs que donne la nature,Et l’avenir paré d’une teinte plus pure,C’est un enfant : voyez, un rien fait le charmer ;Aux rayons d’un beau jour son luth peut s’animer ! »
Lettre autographe signée
MAURIAC FrançoisLettre autographe signée, adressée à Jacques Laval. 19 mars ; 2 pages in-4°. Le R.P. Jacques Laval, dominicain [1911-2002] avait vingt-cinq ans de moins que Mauriac et son physique avait, semble-t-il, impressionné l’écrivain. Cette amitié fut interrompue en raison de certaines appréciations de Mauriac sur le livre L’Homme partagé que venait de faire paraître J. Laval. « Entendu, cher Jacques. Nous vous attendons vendredi soir. J’ai écrit au photographe pour l’avertir qu’il ne s’agit que d’une photographie de photographe : les traits de Rimbaud sont extrêmement flous. Aussi avant de lui faire parvenir cette photo à laquelle je tiens beaucoup. Je veux m’assurer que c’est un travail possible que vous lui demandez. J’ai été deux fois à l’expos. La Patellière : elle est très belle ; il a subi là l’épreuve décisive : le voilà consacré. Votre toile est une des meilleures. D’ailleurs le choix a porté sur des toiles de premier ordre. J’ai fait là, la connaissance de votre ami Yves Alix : très sympathique, et aussi de Mme de la Patellière. Je vous écris un peu ému : la Gestapo sort de chez moi : j’étais bien tranquille, puisque je n’ai rien à me reprocher et qu’il n’y avait rien à trouver. Mais enfin, une perquisition c’est toujours désagréable et même assez horrible ; et puis le papier le plus innocent peut quelquefois lancer la police sur une fausse piste. Ils m’ont dit que j’avais été dénoncé. Je me demande quel peut être l’individu qui a fait cela... À vendredi, cher Jacques. Je serai heureux de vous voir, de parler un peu avec vous. Je suis très en paix depuis quelques temps. Je commence à croire que la vieillesse ne sera pas si terrible... et même qu’elle sera douce, toute baignée de l’éternelle joie déjà proche. »
Lettre autographe signée
GRANDVILLE Jean-Ignace-IsidoreLettre autographe signée, adressée à son frère Hippolyte Gérard-Grandville. Paris, 29 août 1842; 3 pages in-12, adresse sur le 4e feuillet.Émouvante lettre, un mois après la mort de sa femme Henriette, le 27 juillet 1842, dans laquelle il laisse éclater son désarroi. « Je ne veux pas que tu sois le seul auquel je n’ai pas écrit et malgré la lassitude que j’éprouve d’avoir tant couvert de papier (voir les lettres adressées à Minette), il faut que je fasse encore un petit effort pour te répondre en me piquant de plus de justice que l’évangile qui d’après une de ses maximes m’autoriserait à te renvoyer le dernier, toi qui t’es empressé de m’écrire, je crois le premier. […] J’en suis toujours au 27 juillet... Vers ce moment tu me disais avoir hésité à m’écrire et cependant ta lettre m’a fait un grand bien, elle m’a fait pleurer et comprendre l’étendue de ma perte. Je n’avais jusque-là senti que la violence du coup. Depuis, j’ai bien des fois mesuré cette étendue et elle m’a parue chaque fois s’accroître. Je ne saurais te dire sous combien de faces et de formes diverses se présente cette douleur qui au fond est toujours un malheur sans remède pour lequel il n’y a pas de consolations à attendre et à espérer ni à désirer même. Parmi toutes les personnes qui ont remis ce soin entre les mains disons toutes puissantes du temps, une seule a tenté de faire un appel à mon amour propre, de me parler de gloire, de succès, de réputation, sans doute, par ignorance de ce que je suis ; l’ambition chez moi n’a jamais été assez égoïste pour que je n’aie pas trouvé et cherché dans le cours de mes petits succès à en étendre le bénéfice sur ceux qui m’étaient chers et sur celle qui surtout autre en jouissait plus pleinement. Il me semble qu’on aime la gloire, voire le succès, pour ceux avec lesquels on vit. Quand on les perd, le succès ou la gloire est un vêtement qui ne sert plus, qui gêne. Oui j’étais heureux dans mes réussites à cause du plaisir que cela donnait à Henriette, à cause de son amour propre que cela satisfaisait, bien qu’elle ne s’exagérât jamais la valeur de ces satisfactions d’amour propre. Aujourd’hui il ne me reste donc plus à envisager la réputation que sous le point de vue du gain et c’est une chose plus vide encore que la gloriole et en tout cas bien plate. […] Voici mon éditeur qui entre et s’étonne du peu de dessins que je lui ai faits. […] Il n’y aurait véritablement pour moi que deux choses à faire actuellement à savoir vivre au jour le jour sans penser sans me souvenir surtout sans espérer et, la 2eme, me cuirasser d’indifférence pour tous les malheurs, les accidents et événements à venir, mais la 1ère de ces deux choses est contraire à ma nature, à mon cœur. »
Lettre signée
FARNESE RanuccioLettre autographe signée, adressée au duc de Parme. Rome, 20 juin 1556 ; 1 page in-4°, adresse (fermeture en fer de lance), en italien.
Ensemble de lettres autographes signées
BERL EmmanuelEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées à Suzanne Muzard. [vers 1927-1953] ; 20 pages in-4°. Belle correspondance. « Je pense que personne n’est aussi fondamentalement bonne, pure, & désintéressée que toi. Tes admirables qualités te viennent de toi. Tes défauts t’ont été donnés par la vie : misère de l’enfance, déceptions de l’adolescence, difficultés & luttes de la maturité. [...] ton goût de l’Absolu est ce qui, en toi m’attire le plus. Il était chez maman. [...] Je souhaite un enfant de toi, non pour te retenir - mais pour t accomplir. Et moi-même […]- S’il est un de mes actes que je ne regrette pas, c’est mon mariage avec Suzanne Muzard ». Rare.
Lettre signée
PAGNOL MarcelLettre signée, adressée à Max Maurey, directeur du Théâtre des Variétés. Paris, 17 avril 1946 ; 2 pages in-4°, enveloppe jointe.Importante lettre sur sa pièce César sur le point d’être jouée au théâtre : « Il m’était hier au soir impossible de vous dire ce que je pensais de la répétition , devant la troupe. Voici donc le résultat de mes réflexions et mes décisions :1° J’ai appris avec étonnement qu’une assez sérieuse indisposition vous avait tenu éloigné du théâtre pendant plusieurs semaines, au moment même où M. Alibert, qui vous seconde fidèlement d’ordinaire, était lui-même forcé sur l’ordre des médecins, de se reposer à la campagne. C’est pourquoi la pièce, livrée aux comédiens, n’a pas été mise en scène.2° En votre absence, et en l’absence d’Alibert, d’étranges initiatives ont été prises. Hier soir nous avons eu la surprise d’entendre l’excellent Oudart nous dire “ Tel tableau n’est plus à sa place. Pour la commodité du changement de décor, je l’ai fondu avec le suivant. Ceci est absolument inadmissible.3° Les décors sont d’une ingéniosité charmante, mais ne peut en faire oublier la pauvreté, tout à fait indigne de mon oeuvre et du théâtre des Variétés. Je ne puis les accepter. 4° Le comédien qui joue le curé est tout à fait incapable de jouer ce rôle, qui demande beaucoup de délicatesse et dont l’exécution un peu appuyée peut blesser les catholiques.5° Malgré tout son talent, qui n’est pas en cause, M. Oudart ne peut pas jouer le rôle de César. […]Pour toutes ces raisons, je m’oppose formellement à ce que soit donnée samedi prochain la répétition générale de “César”. Veuillez, je vous prie, en informer la presse. […] Ce n’est pas au moment où l’Académie Française m’a fait le grand honneur de m’offrir la place de Maurice Donnay que je puis autoriser la création en France d’une œuvre dont l’importance semble vous avoir échappé, et qui semble montée à la sauvette pour remplacer une opérette défaillante ».
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à Alibert. Sans date [sans doute 1943] ; 2 pages in-4° sur papier à en-tête « Domaine de l’Étoile » à Cagnes-sur-Mer.Sur l’adaptation théâtrale de César : « Vieux Tintin, César impossible sans Jules. Je t’aime beaucoup, mais je ne veux pas risquer une pareille partie. Je ne ferai pas ma “rentrée” avec une création boiteuse. Mais pour arranger les affaires, voici ce que je te propose :1° Une reprise de Topaze, avec Charpin dans rôle de Pauley. Il y serait excellent.2° Grand tournée de Marius et de Fanny, qui te permettrait d’employer tous les interprètes engagés. Je te ferai un tarif de droits d’auteurs qui m’associera au succès ou à l’échec : je m’associerai à toi comme imprésario. Jules ne veut pas jouer César pour deux raisons également bonnes.1° La pièce n’est pas faite, parce qu’il est impossible de la jouer en deux heures.2° Jules ne sait pas César. IL lui faut deux mois pour l’apprendre, si je suis près de lui. IL ne sait pas les Affaires. Il est impossible qu’il apprenne deux pièces à la fois. Je serai à Paris le 15, si le train arrive bien. Je t’embrasse, Marcel. »
Lettre signée
RODIN AugusteLettre signée adressée à Charles Maurice. 31 mars 1908 ; 1 page 1/2 in-4°. « Monsieur Arthur Lynch […] qui est à Paris le représentant de Monsieur Pulitzer, directeur propriétaire du New York World, me demande de lui signer un article pour un numéro spécial et prochain du N.Y. World composé d’articles demandés à quelques noms connus (article sur une question d’art). Voulez-vous lui envoyer un fragment de notre étude sur le gothique, qui serait un bon spécimen de notre travail ? »













