Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Manuscrit signé
JAMMES FrancisManuscrit signé, intitulé « La maison du Soleil, Poèmes de Pierre d’Arcangues ». Sans date ; 3 pages in-4°. Le titre est de la main de F. Jammes. « Notre siècle niveleur semble ne vouloir accorder qu’une fonction à chaque homme, ce qui est la plus grande stupidité. Spinoza fut meilleur opticien que philosophe, mais on ne reconnut en lui que le second. La lyre d’Hugo renversa la tasse de café dont il fait des sépias souvent géniales. […] Mais cette mauvaise grâce à rendre justice au poète est surtout visible quand, par droit de naissance, il apporte à son œuvre la noblesse. Et pourtant, au cours de ma longue carrière, combien ai-je rencontré de ces gentils hommes qui se font de plus en plus rares, timides sinon modestes. […] Il en est bien ainsi de La maison du soleil, de Pierre d’Arcangues. Et que profondément le lierre qui la recouvre va puiser son suc nourricier jusque dans ces sources qui, de leur larmes pures, jaillissant de plus bas que les tombes, font fleurir sur celles-ci mille plantes rustiques : soucis, iris, roses-trémières. […] Ce que chante ce vent du sud à un homme tel que Pierre d’Arcangues, quel étranger le saisira pleinement à moins qu’il ne vienne chez nous, dès le premier printemps, faire la connaissance de la muse de ce poète inspiré. »
Lettre autographe signée
SATPREMLettre autographe signée, adressée à M. Bak. Pondichéry, 22 juin 1965 ; 4 pages in-8°, enveloppe timbrée jointe. Il est heureux que son livre sur Sri Aurobindo lui plaise. « À vrai dire, on n’est jamais seul, sauf quand l’on est à la surface bruyante des choses. Plus vous apprendrez à vous intérioriser et à écouter au dedans, plus vous recevrez clairement les indications nécessaires à votre progrès. En fait, tout est là, partout — il faut désencombrer la conscience. Et cette vérité intérieure, votre vérité, est le seul remède à toutes les défaillances de l’être extérieur — vent de la Force même, et c’est la joie, la paix, la sûreté. Les chercheurs sincères sont souvent soumis à de dures épreuves par la vie, justement pour les obliger à trouver la vraie solution intérieure. […] Pratiquement, la lecture de Sri Aurobindo et de la Mère peut vous apporter toutes sortes d’indications précises — les Lettres de Sri Aurobindo en particulier et sa Synthesis of page et les Entretiens de la Mère. […] Je ne suis pas un “guide”, je suis tout juste un disciple. J’ai appris que c’est en se mettant en route que l’on découvre le chemin. On peut se mettre en route n’importe où, même rue Saint-Sébastien [rue du domicile de son correspondant]. Plus vous serez sincère, plus vous voudrez la vérité et seulement la vérité, plus elle s’ouvrira à vous […]. La vérité est si simple qu’on n’a pas le temps d’y penser. »
Lettre autographe signée
COUSTEAU Jacques-YvesLettre autographe signée, adressée à Gilles Fonteneau. Los Angeles, 16 avril 1969 ; 1 page grand in-4° sur un aérogramme. Cette lettre, très importante, donne la position de J.-Y Cousteau sur la réorganisation de la société Les Requins associés pour la diffusion des films de l'équipe Cousteau : « Je regrette d'être parti si vite après votre décision de joindre notre équipe, et son aventure. Cette hâte m'a empêché de vous dire clairement que je me félicitais de votre décision, et que je vous souhaitais bonne chance. Les Requins existent depuis longtemps, mais comme une simple commodité. votre arrivée a été provoquée par notre décision de donner une existence réelle à ce fantôme. Donc, vous ne prenez pas de suite. Vous vous informez très en détail de tout le passé du fantôme, non pas pour prendre modèle mais pour : a) analyser ce qu'il ne faut pas faire. b) connaître l'héritage inévitable du fantôme : contrats, liens encore en vigueur, etc. c) inventorier l'actif: il est faible mais il existe. Le but est de rendre les Requins rentables et de les développer. Mais je n'ai pas la naïveté d'attendre une rentabilité rapide. J'accepte d'être en rouge, s'il le faut, pendant 2 ans. je pense raisonnable d'envisager des bénéfices au cours de la 3e année. Investissements : il faut dès que possible les évaluer : bloc de montage et de sonorisation idéal capable de monter et de sonoriser, par an, l'équivalent de 6 films de 1h de TV en couleur, plus des montages publicitaires en quantité inconnue mais modeste, plus un grand métrage 35 m/m tous les 2 ans (prendre conseil et rassembler documentation) Compléter éventuellement le matériel de prise de sons (en discuter avec Michel Deloire et Marcellin). Repenser le classement de notre cinémathèque et de notre photothèque. [ ] Fonctionnement : Au début, économies héroïques [ ]. A notre prochaine entrevue, je vous parlerai de notre politique ».
Lettre signée
GUISE Jean de Lorraine, cardinal deLettre signée, avec compliment autographe « Vostre humble serviteur Le Caral de Guyse », adressée au cardinal Saint-Ange. Fontainebleau, 20 février 1547 (pour 1548) ; 1 page in-folio, avec adresse au verso avec reste de sceau de cire rouge. Il voulait lui écrire dès son retour pour l’informer de « lestat et bonne disposition en laquelle jay trouvé le Roy et du contentement quil a eu de nostre negotiation. Aussi pour vous offrir a tousjours ma servitude et declaration expresse de la bonne et affectueuse volunté que je porte à vous et à toute vostre maison ». Rare.
Lettre autographe signée
BRASILLACH RobertLettre autographe, signée « Robert », adressée à Mlle Ennebic. « Dimanche » ; 2 pages in-folio.« Comment peut-on rester muet plus longtemps à une telle curiosité de Proust ? Non je ne veux pas blaguer et j’aurais dû vous écrire depuis longtemps, répondre à votre lettre si gentille et si affectueuse du mois dernier. Mais mes journées sont si drôles... […] Que je vous réponde sur Proust d’abord. Oui, paraît-il, Albertine était un Albert.[…] Un livre de René Crevel, intitulé Mon corps et moi où il y a quelques lignes à peine sur ce sujet. D’autres livres ? Ma foi, je n’en connais pas sinon quelques lignes embarrassées et réticences de Jacques-Émile Blanche, le peintre de Proust, qui le connaissait assez bien, dans son livre intitulé “Mes modèles”. […] Renée a fait son voyage de noces (Espagne) et est rentrées ces jours-ci à Paris, mais je ne l’ai pas encore vue en “Madame”. […] Vous me demandez des détails sur ma vie ici. C’est bien difficile, étant donné que je n’ai jamais eu vie plus morte, plus vide et plus exaspérante. J’ai passé ces premiers jours dans le cafard le plus noir. […] Figurez-vous l’impression qu’on peut avoir, habitué à hasarder comme je l’avais fait l’an dernier, après trois mois de trop longues vacances, de tomber tout d’un coup dans la plus ahurissante et la plus complète des libertés, car je n'ai jamais en ma vie de paresseux aussi peu travaillé que ce trimestre. Quand je dis que je n’ai rien fait, prenez-le à la lettre. Et on s’embête bien quand on ne fait rien. Mais cette école m’avait décourage. Pourquoi au fond ? Très difficile à dire. Puisque je n’ai pas de travail scolaire à faire, voyez-vous, je pourrais m’occuper d’autre chose. Oui, mais pas de courage. […] Je cherche donc des occupations sans ardeur. Je suis allé aussi peu que possible au théâtre. Je ne me reconnais plus. Il est vrai que de ma vie, je n’avais jamais dépensé tant d’argent inutilement. Je cherche des leçons. J’en ai deux pour le moment. Un gosse gentil à qui je fais du français et un gosse insupportable, enfant gâté et trop riche, à qui je fais du latin.»
Pièce autographe signée
HAMBOURG AndréLettre autographe signée, ornée d’un dessin représentant un chat. Saint-Rémy de Provence, le 1er avril 1979 ; 1 page in-4°. « Je t’embrasse “la fille”, et fais mes affections à tes parents... et à très bientôt ! »En post-scriptum : « Il fait beau, mais froid, mais Mimi ronronne et cela occupe ! »
Plan d’architecte signé
LORRAINE — LEILLING.Plan d’architecte signé. Metz, 8 septembre 1877 ; 590 X 520 mm, sur papier calque. Avant-projet pour la construction d’une église (sans la tour). La tour actuelle a été alors modifiée. Beau plan en couleurs, donnant la coupe dans l’axe du transept vers le chœur, la coupe transversale vers le transept, partie de coupe longitudinale (partie d’élévation latérale), plan général de l’église, à l’échelle de 0,01 par mètre, au dos 2 plans en coupe. Le plan stipule le montant des dépenses à envisager pour cette reconstruction d’un montant de 51 070 francs (ou 40 856 marks).
Lettre autographe signée
COLETTELettre autographe signée. 1 page in-8° oblongue, sur son papier bleu. « J’ai un peu d’embarras à vous dire que les salles de la semaine me font cette bonne surprise d’être louées... Si vous vouliez patienter un peu, les places seraient meilleures. » Pièce encadrée avec un cadre en loupe d’orme et un verre anti-ultraviolets.
Lettre autographe
MANCINI Marie-AnneLettre autographe, signée de son paraphe, adressée à son fils le prince de Turenne. « Orléans ce 27 juin 1686 » ; 2 pages in-4°, adresse avec cachet de cire aux armes (brisé).Très belle lettre. « Quoy que je croy que vous ne recevres ces lettres de mille ans je ne laisse pas de vous escrire pour vous assurer de la continuation de mon amitié et que je n’oublieré jamais rien de ce qui poura-vous estre avantageus ma sancté est asses bonne. Mr vostre frere est icy depuis trois semaines il senva a Evreus au commencement de lautre mois je nentreprendré point de vous mander des nouvelles en estant ignorante je vous prie de men donner des vostre le plus souvant que vous poures et de compter sur moy comme sur vous mesme. »
Ensemble de 6 manuscrits autographes
CHARDONNE JacquesEnsemble de 6 manuscrits autographes, adressés à Ginette Guitard-Auviste et évoquant la personnalité et les écrits de Paul Morand et d’autres amis disparus. 2 pages in-12 et 4 pages in-8 recto-verso. « Sa politique au service de Vichy était gaulliste » ; « il s’agissait de transporter la guerre vers l’Est et non de l’amener chez nous » ; « cette politique là de Morand fut ruinée par les communistes »; « on fait porter le poids 18 ans après à Morand. Honteux académiciens ». Dans un autre texte (brouillon de lettre qu’il adressé le 18 février 1966 à Morand), Chardonne lui parle de Gide, « ai-je été juste pour cet homme que je n’ai voulu voir dans ma vie que trois minutes et dont je trouve d’ailleurs les trois quarts de l’oeuvre médiocre » puis de son oeuvre poétique, « je ne fais aucune différence entre votre prose et vos poésies » Ensemble complété de la photocopie de 33 lettres de Morand annotées par Ginette Guitard-Auviste et non retenues par elle pour la publication de choix de correspondances à la Table Ronde.
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe « Ode », [publié dans Poèmes retrouvés (1918-1981). Ed. Lachenal et Ritter, 1982].[1968]; 1 page in-4°, pliure et déchirure en bas ne touchant pas le texte, réparée au dos. 15 vers à l’encre violette.« Demain c’est peut-être la mortet c’est tout ce que je désire toutl’éternité et votre regard et vos lèvreset votre vie votre vie votre vievos mains vos mains vos mainsvos ongles vos ongles vos onglesvotre joie ma joie votre joieet votre tristesse qui est l’éternitéVous êtes née un jour ce jour làet je ne le savais pas je ne savais pasvous vivez et je vis depuis ce jour où vous êtes néenous vivons les mêmes secondes les mêmes exactementles mêmes siècles depuis que vous êtes néeet nous oublions que ces secondes et que ces sièclessont les nôtres les nôtres et bien davantage. »
Très belle gravure de Pierre Le Pautre gravée par Sébastien Antoine. Belle perspective du chateau de Marly et du parc.
MARLY-LE-ROI.XVIIIe siècle (vers 1760). Vue du château et parc de Marly.« Veue du Chateau et parc de Marli ».Origine : Recueil des « Plans, Profils et Élévations du Château de Versailles ».Hauteur : 51 cm, largeur : 64 cm, petite fente sur 2 cm de part et d’autre.« A Paris chez De Mortain sur le Pont N.Dame aux belles estampes. Avec privilege du Roi. »Très belle gravure de Pierre Le Pautre gravée par Sébastien Antoine. Belle perspective du château de Marly et du parc.Très belle estampe.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à Mme Beaurain. [Paris], 27 octobre 1937 ; 2 pages grand in-4°, enveloppe jointe. En-tête « Immeuble Marignan 33 Champs Élysées ».« Alors ? Ma petite Claudine ne veut pas quitter son rhume ? Mauvaise saison pour tout le monde : la vieille dame de St.Tropez se révolte contre une fin de grippe qui traîne. Il faudrait (pour Claudine) un peu d’altitude moyenne, neuf cents mètres, mais à neuf cents mètres on risque de trouver la pluie. La fille de mes voisines et amis Van Der Heust fait la même chose que Claudine, en revenant du Midi, elle perd sa mine vermeille, et se met à avoir un peu de température. Depuis quatre ans ses parents sont obligés de la maintenir, l’hiver, à Megève, dans une maison spéciale pour les enfants, où ils peuvent bien se porter et faire leurs études. Questions de ganglions également. Ne restez pas trop longtemps sans me donner de nouvelles ! Pascal a trouvé, sans le chercher, le filon. Plus on descend dans le Midi, plus l’homme est fermé aux bêtes, et dur pour elles. Je n’ai pas grand-chose à vous dire de moi : je travaille et il pleut. Écrivez-moi bientôt. Ce que je vois de plus beau, ce sont les feux d’artifices de l’Exposition, du haut de notre lanterne, ils ont l’air tirés pour nous. Claudine y prendrait beaucoup de plaisir. On a inventé cette année des feux silencieux, qui sont admirables. » Il s’agit de l’Exposition internationale « Arts et Techniques dans la Vie moderne », qui s’est tenue à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937, première exposition organisée en France selon les règles de la convention de Paris de 1928 sur les expositions internationales. C’est également le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.
Lettre autographe signée
ROUSSEL AlbertLettre autographe signée [adressée à Jean Cras]. Perros-Guirec, 24 août 1918 ; 3 pages 1/4 in-4°. « Mon cher ami, j’ai lu avec le plus vif intérêt la note que vous avez jointe à votre lettre, concernant la “Musique des couleurs” et je souhaite ardemment que Bathori soit tentée par la réalisation de votre projet. J’avais déjà entendu parler avant la guerre d’une tentative de ce genre ; était-ce en France ? en Italie ? j’avoue que mes souvenirs sont très imprécis et je ne pourrais vous dire s’il y a eu vraiment un essai sérieux de cette idée sur une scène. En tout cas, cela mérite d’être tenté et je suis convaincu que ces combinaisons de lumières colorées, formant en quelque sorte des accords analogues aux accords musicaux seront, plus tard d’un usage courant dans tous les théâtres. […] Peut-être serait-il intéressant pour vous de voir jusqu’où l’on a été dans cette voie […]. Il n’est pas contestable que la “Musique des couleurs” ait sa place marquée dans l’avenir, sur toutes les scènes de théâtre où elle remplacera la “rampe”, les projecteurs et les jeux de lampes fixées plus ou moins adroitement aux portants. C’est l’évolution naturelle d’un état encore embryonnaire. À mon avis, elle ne doit pas pénétrer dans la “salle des concerts”, où seule doit régner la musique pure. […] Nous sommes à Perros-Guirec depuis fin avril et nous comptons y rester jusqu’au 15 septembre. J’y ai terminé l’orchestre de “Padmâvatî”, l’opéra-ballet en 2 actes que Rouché m’avait demandé avant la guerre et qui sera représenté, j’espère, dès que la victoire aura amené la paix. Je viens en outre de terminer deux courtes mélodies et je songe à ma future symphonie ... encore trop lointaine d’ailleurs ! »…
Lettre autographe signée
LETTRE DE SOLDAT.Lettre autographe signée du soldat Pierre Elloit Doret, du 15e régiment d’infanterie de ligne, en garnison à Brest. Brest, 17 juin 1808 ; 3 pages in-4°, adresse avec marque postale « 28/BREST ». Bel en-tête gravé d’une vignette imprimée en noir représentant l’aigle impériale au centre d’un écu festonné surmonté de la couronne impériale, le tout posé sur un fond de trophées, drapeaux, armes, canons, faisceaux de licteur et soleils rayonnants, tonneaux de poudre et obusiers. Modèle reproduit dans l’ouvrage de M. Pierre Charrié Lettres de Guerres 1792-1815, éditions du Canonnier (p. 175, ill. 88). Lettre dans laquelle le soldat s’informe de la santé de ses amis et de ses connaissances.












